PEIRESC. pelias. 6 Z 9
phiquesj, Jes raretez de la Naturelles productions de l’Art, l’Antiquariat, rHistotre, les Langues,étoient également l’objet de ses foins, Sc de fa curiosité. Vous trouverez le détail de toutes ceschoses dans fa Vie, composée élégamment Sc savamment par Pierre Gassendi (L). II ne sera pasinutile de remarquer que cet homme si célèbre par toute l’Europe , & dont la mort fut pleuréepar tant de Poètes Sc en tant de Langues (C) , Sc mit en deuil pompeusement les Humoristes deRome (A), étoit inconnu à plusieurs François,hommes de mérite Sc d’érudition (ct). II mou-rut le 24 de Juin 1637* Les Astrologues avoient prédit qu’il auroit femme Sc enfans, &C néan- ‘moins il ne fut jamais marié (E).
(î) Balzac,lettre à«Mr. l’Huil-Uer. cUJl Ull da 11■Itvre de l&
1 Partie des
Lettres^hoìsiçs,
48 Edi~
t‘on d e
Hollande,
(4) Le me-mt , LettreXIII àChapelain ,Livre 7 /,
M. 7 z.
(s) Malt*ferperamntfcio am
f*î <>, j n vit aPtiveikii àGojjendo re-lata, aliasfortajse doce-timzs. Gle-stientius,/»yita salma-sii.
(fi) Pierrefcoreì : s anAuctarìumVìtam^eircsciif*** imprime d" Haie PanI «5 S.
(7)
*75 & secs .
b) Naudé,dialogue deMascurat,$ag. 138.
(9) Ld-mê-
IZZ».
( Iû ) Et car-toina cfuidem* n defmttil *“dem Ita-j Latine ,
® r *cè récita-leElijjima.totiHs ttrbis2fl &ehia : fu~toebrem vero0 Yationemtopiosamfané , ^ ele-Sfintem pro -
nt *nciavitJoatines Ja-c ol>us Buccar-dtts deleSlnsidmuneris.CaíTend. i nyita Peires-ku ; Libr,
Rigaut, & de plusieurs autres Savans, (lesquelles il pour-roit faire un juste volume in 4 fous le Titre éìEpistoU Vi-rorum eruditorum qua extant ad Peireskium. Vous trouve-rez des choses curieuses touchant ces Lettres au commen-cement du Menagiana, z Edition. Voici un passage deBalzac qui ne fera point ici allégué mal à propos „ Je,, demeure d’accord avec vous, de ce que vous dites de,, plus haut & de plus magnifique de vostré ami; 8c iì„ vous me permettez de me servir en François d’une pa-„ rôle empruntée de Grece,j’ajouste que nous avons per-„ du en ce rare personnage une piece du naufrage de l’antì-„ quité , or les reliques du fiecle d.'or. T ouïes les vertus des„ temps héroïques s’estoient retirées en cette belle ame.,, La corruption universelle nepouvoit rien sur sa bonne,, constitution, & le mal qui le touchoit ne le souilloit pas.,, Sa générosité n’a esté ni bornée par la mer, ni enfermée„ au deçà'des Alpes; elle afemé ses faveurs & ses cour-„ toifies de tous costez ; elle a receu des remercimens des,, extremitez de la Syrie, & du sommet mesure du Liban.„ Dans une fortune médiocre il avoît les pensées d’un,, grand Seigneur, & fans l’amitìé d’Auguste il ne laissoit,, pas d’estre Mecenas (z)". Encore un autre passage.Peu Monsieur de Malherbe estait un de ses particuliers amis ,er m en parloit quelquefois ; mais seulement comme d’un hom-
Claudii Fabricii Perescii , laquelle contient effcâlivemtnt lesEloges de ce grand personnage , en quarante idiomes , er feus'en faut que je ne dise aussi en autant de charabltres diffèrent.D'oìt Scipion de Grammond, qui estoit présent à cette céré-monie, er qui mourut quelque tems âpres à Venise, prit occa-sion de composer ces vers, pour tesmoigner combien cette Pan-glojsie efloit advantageuse, tant audit Sieur Peyresk, quai*ville de Rome:
Indus, Arabs, Medus, Gallus, Germanus, Etruscus,Anglus, Idumaeus, Sarmata, Grajus, Iber,
Et quicunque venit gelido de cardine, 8c usto,
Eoisque plagis, occiduisque sonus;
Omnes Fabricio concordi voce patentant,
Qui norat proprios reddere cuique sonos.
Proh superi ! quanta est Romana potentia, quse nuncT ot populis, & tot gentíbus ora aperit.
Romana verè nunc clauditur orbis in urbe,
Gui tain multifido çompetit ore loquû
(si) Onàtort de lanommer Paît-deglossiedans M.orerI>& puis dansles Editionsde Hollande
Balzac témoigne quelque mépris pour la Pangloiîìe (12). de mettre„ A quoy songe le Seigneur Jean Jaques (13) avec son ^4^ L "st.„ espouvantable tiltre de Panglojfiet Pour aller jusqu’à qua- e e *j t y////«t a un nom- ,, tante, il faut qu il y en ait vingt-trois que Scaiiger igno-re extremement curieux , grand, amateur de relations er de „ roit, & que Pâme du Parnafíe soit louée en Basque & si,) c’efi-À*
nouvelles , grand chercheur de médaillés er de manuscrits, ,, en bas Breton. Voilà dequoy faire une Musique enta- dm Bou-
grandfaiseur de connaissance aux paît estrangers, grand admi- „ gée fur vostre Parnasse. C’est introduire les Barbaresrateur de tous les Docleurs de Leyden erc (4). „ dans ce lieu sacré, & 11’estre pas moins coupable que f mebr r e a sll
(B) Sa Vie composée - par Pierre Gassendi.’] Cet „ ceux qui ouvroient les portes d’Italie aux Prédécesseurs ,7 fi nomma
Ouvrage est fort estimé. Quelqu’un prétend néanmoins „ du Roy de Suede (14)”. Voiez auílì ce qu’il dit dans Joaunesque plusieurs choses n’y ont pas été bien raportées (5) : je deux autres Lettres au même Mr. Chapelain (r;). Jacobus
croi que cela regarde les endroits où il s’agit de Saumaise. (Z>) ll étoit tnconu à plusieurs François . ... de mérite uccat US *U11 Médecin de Castres (6), qui a recueilli quelques faits er d'érudition.] Balzac m’en fournit la preuve. ,, Croyez- , x )£alaae
j ^ .a-—a. _■ - - • - vous au reste, que Monsieur de la Rochefoucaut n’a- Lettre 3 ** 4
„ voit jamais ouï parler de nostre Mr. de Peiresc,& que xxvi L„ force autres personnes qui ne font ni barbares, ni igno- Chapelain,
„ rans,ne le connoissoient non plus que luy ? Vous voyez L,vr ‘ lv%
„ par là que fa réputation estoit bonne, mais que c’est le ^ ^
„ Seigneur Italien qui a entrepris de la faire grande, & xxvm„ que saPangloffie est plustost un effet de ses sollicitations, d » ivLivrei„ qu’un devoir volontaire dont les peuples se soient avi- dr la 1 du r,
. Voici un second passage; Je fuis trés-per- .
- -- - - - ' siSlBàS.
— -w —wttvo vjwì a icLuciiu quelques raies
dont Gassendi n’avoit point parlé, oublia d’autre côté di-vers éloges de Mr. de Peiresc, queColomiés a insérez dansfa Gallia Orientalis (7).
(C) Sa mort fut pleurée --- en tant de Langues.] Nau-
dé me fournira tout le Commentaire de ce Texte. „ (8) Jevoudrois-- t’entendre un peu discourir sur cette
_;/J-- -j.-r-:*.
_ w « 11 £/WV* Via IL IVil. WVWfcW
,, fameuse Académie des Humorijìes, où comme disoit un„ jour Monsieur le Baron de Riant, l’on avoit célébré» les obsèques de son oncle Monsieur l’Abbé & Conseiller
Vl
34s.
P a g. m.
„ qu
p f 1 -7 «juimcur islDDe k vonieiller „ fez (16) '. voici un ìecona pauage; -je juts très-per-
" Jss ' * en p u * ùe quarante fortes de langues toutes fuadé du mérité de Monsieur de Peyresc; mais c est de fa re- í' 1 * Ba T lz , ac" v nn f , if ì j T ^! P eu: *■bien juger de l’estime que putation que je vous parlais, er vous sç avez qu il y a un do- vuL L*
« ìeLnr Vel^nt-f ^ , puis que cet or- num famse que tous les doéles ne píjfedentpas /v qui fait Ch^pdaL,
" T . . f * , g 5 an . î*i teu ï ^ es sommes de connoìftre ceux qui le pojjedent , non feulement du Sénat zy 2 °*»
99 . * , o y ÍP e e avoir Monsieur Peyresk, en de VOrdre des Chevaliers, mais encore du menu peuple z? des 2o6m -
„ avoir voulu estre, & que comme il avoit honoré cette artisans (17). - .
” nrnnn 5 m^,r a i demie de r son 110111 ' elle moulut aussi reci- (E) Les Astrologues avoient prédit qu il auroit femme & L, Lettre” u n« 10,n ° rer à mémoire, par des devoirs que enfans-, er néanmoins tl ne fut jamais marié.] Gassendi, IV du mêmt
" LA f ss a voit rendus qua ceux par qui elle avoit l’Adversaire redoutable de ces gens-Ià, ne manque point Livre,p. ziz t” , n ■ V rnce » pc ce encores a cause de leur vertu & de leur marquer cette chasse; car aiant indiqué le jour &
jl ne e . x f aor dmaire .Naude cite là-dessus Monsr. l’heure de la naissance de son Héros, il ajoute, &uod at- C r8 ^ Ga bGassendi, qui dit qu outre 1 Oraison funebre que Mr.Bou- tingo folum , ne videar circa umporis circumftantiam non vika^nb^-chard y prononça en Latin, on y récita plusieurs Eloges fuisse satis diligens ; non verò ut faciam hariolandi ansam kil, ubr.du défunt enVers Italiens, Latins 8c Grecs (10); après conjeStoribus , qub jam post viri obitum, certius quàm ante , C!m > -'»>>.quoi Naudé observe que le Baron de Rians qui parle de 40 fat a retexant. Etenim mirum diíïu est , quàm multa mentiti[ an st > ues ’ ^ Mr « Gassendi qui ne fait mention que de trois, Aftrologi fuerint , feu annos spettes , quibus non vìxit ; feu ( í s) Menít '
uxorem, er libéras, aliaque, quibus caruerit-,feu entera mul-ta , qm est consequutus (18). II faut donc corriger l’en- Edition dedroit du Menagiana, où nous trouvons ces paroles; „ Mr. n° llm d e .
„ Peiresc avoit laissé à Monsr. Gassendi cent volumes à sjf corrísé„ choisir dans îa Bibliothèque ; 8c il salut obliger le fils dam u z *
„ par la voye de la Justice à exécuter le Testament de son Edition,s, pere (19).
( f) âllaii.
ont tous deux raison: car, dit-il (11) , éon ne célébra leslouanges de Monsieur Peyresk dans ï Académie , & en prejencedes Cardinaux, qu'en trois langues; mats l'on adjoufta parâpres au Recueil qui en fut imprimé à Rome cette Pangloffie,sive generis humani Lessus in funere delicii fui Nicolai
sit) Naudé, Dialogue de Mascurat,
141.
b)
aor.
A pollo-Libr. J*• 4î.
{ ill
Idem,
1b id.
P a X- 27 .
b>
'htd.
Idem,
45.
b)
% bid.
Idem,
p - ^, 45 .
îyCbhdat.v>de iv
**• Z 4 I,
II régna dans la Thessal^avec^eaucxiurrd’ini^ust:^ 6 Salmoné ^ fut n ° urri P ar une j u ^? nt C?)- Histof Ìan *tmt,ou par la mort ou Dar h d " j stlCe l car a P res avoir usurpé le throne,ils ymain- eh k xn,
mort, ou par la persécution de ceux qui avoient le ch-oit de leur côté {A). II n’osa ^
mort, ou par la persécution d^c^ix qui 'avòknt‘le ’droìt f íaoCeffion ' i] apartenoit, non à Pelias qui ne descFndoit
'* d Fole que par sa mere, mais à Eson qui en descendoitpar la ligne masculine. Notez qu’Eson & Pelias étoientfreres utérins; car Tyro fille de Salmonée, après avoir eude Neptune deux jumeaux, Pelias, 8c Neleus ( 6 ), se ^maria avec Cretheus son oncle, 8c lui donna trois gar- p a f. ,4r- hçons, Eson, Amythaon, & Pheres (7). II est clair quePelias, étant monté fur le thrône à l’exclufíon d’Eson,
^ , --j”' »«> me i//*p j a 7 /tHUft-t-lTlT, OH pHr
la mort , ou par la persécution de ceux qui avoient le droit deleur côtés ] Le Roiaume apartenoit à Eson, 8c non pas àPelias. Cela paroit par leur Généalogie. Eson étoit filsde Cretheus (1) , qui avoir Eole pour pere (z); maisPelias étoit fils de Neptune (3),8c d’une fille de Salmonéefrere de Cretheus (4). J’ajoûte que le Roiaume avoit étédonné à Eole tant pour lui que pour fa postérité par Ju-piter.
ráv oroTtZeíî Urratre hxyértfpàéhp > x*( rtxittì Tiuâv.
n r ' monté fur le thrône à l’excluíìon d’Eson, (7) idem,
Pestas, «m Eson 8c fa femme le redoutèrent de lb,d - Hi- 4îi
L *m JM» l-«>; -»«.
telle iorre, ^ Citent porter sécretement dans 1 antre derí-,; nn Sc publièrent qu’il étoit mort, 8c asm de mieux ( 8 ) pythiorí, r , t toutes les cérémonies des funé- Ode IV.
LLMìâM ."’î&zízfíi sst k"»-°à.- mà «.....