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Tome troisieme. K - P.
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ib) Pindar.Od. IVPythior.

( c ) Voiez. U1 \em, (^ 4 ).

{d ) Votez,Diodore dcSicile, Lìvr^lV,Ch.LU>& stfiv,

(í) Votez,ies paroles deVarron dansia T{emar-<}«' (C).

fy) Diodor.Siculus,Libr. IV,Cap. Ll,p. m. 24t.Votez, attffìApoIIodor.Piblioth.Libr, /,pag % 69.

(îo) Idem,ibidem •

(n) Apol-iodor. ibìdt

(iz) Diodo-re de Sicile,Libr. IV,Cap. L K y,pag. 257, lutdmne ce nom,& par làMeziriac furles Epitresd’Ovide,pag. J4t, 4corrigé plu -Jieurs pajfa •

L"-

(ll) Lisez,,SiJ>fP<újuivant laCorreffion deMeziriacapprouvée parMr. leFevrede Saumurdans ses No-tes fur

Apollodore,

pag. 268 .

(14) Apol-lodoius ,

Biblioth.Libr. 1,

M?- 45 -

(is) Idem,ibidem.

(lí) Dio-dor. Sicul.Libr. IV,

Cap. LXX,

f*g. 2j8.

(17) Pausan.Libr. I V,pag. 112.

(18) Valer.Elaccus,Argon.

Libr. I,

Vers. 22.

(19) Voiez,Benoît íurPindare,Ode IVPyth. pag.ÌSS

642 P E L I A S.

point emploier la violence contre Jason son neveu, qui alla lui redemander la couronne de sonpere (b), il aima mieux éluder la justice de cette demande en proposant à ce jeune Prince uneExpédition pieuse, & très-propre à le combler de réputation (B). Ce fut là Conquête de latoison d’or. Jason s’engagea à cette entreprise. Le bruit aiant couru qu’elle lui avoit été funeste,Pelias devint plus hardi dans ses cruautez (c). II en fut puni par les artifices de Medée , sespropres filles l’égorgérent fous l’espérance qu’elle leur donna de le faire rajeunir (d). II souhai-toit si ardemment qu’elle lui rendît ce service qu’il lui dit, Je vous permets de m'écorcher tout vi-vant, pourvu que vous me remettiez dans l'êtat d'un petit garçon (e). Quelques-uns disent qu’elle luiredonna la jeunesse effectivement. Cicéron est de ceux-là, je ne pense point que tout exprès ilait voulu prendre l’un pour l’autre , comme Muret se l’imagine (C). Jason en usa généreuse-ment

ils ne se gatentirent pas eux-mêmes de la cruauté de Pe-lìas; car il contraignit Eson à boire du sang de taureau, ildonna ordre que l’on fît mourir Amphinome femme d’E-:son , & il fit tuer Promachus leur fils (9). Ce fut pendantle voiage des Argonautes, & fur un faux bruit qui avoitcouru de leur mort. Notez qu’Amphinome s’étoit retiréevers les Dieux pénates de Pelias, 8c aiant fait contre luimille imprécations, le poignarda elle-même (10). d’au-tres disent qu’elle se pendit (n). Je ne parle point de laviolence de Pelias envers Sidero labelle-meredeTyro(i2).II la tua fur l’autel même de Junon ; ce fut pour venger famere Tyro qui avoit été fort mal traitée par cette marâtre.

TeXeiooiêvreç Sè ùveyvúpitrav rijv fojTÉpa, xxì rijv fwjTpuíàv ârréxretvxvereSypep (l z). Kxxovfiévuv yctp yvóvreç tir’ eevrx' rijv jzv.Tcpx 1 Ipuy-erav 1 t’ abréfi. Il' Sè <pOzra<ra, eèç tò tîJç h px; ré/zevoi xxrétpvyev.IìeAixç Si la-’ abrâv riïv ( 3 a>iziïv xvrijv xxréo-cjix^e. líaì xxûâXou Sie-réxet rijv Bpxv âTijzá'Çm. Qui (Pelias 8c Neleus) cum act justamintegramque atatem pervenijjènt , agnìta maire , novercam,quod ejus opéra parentem mala affetiam percepijfent, faéîo meam impetu occideruntque, eametfi imra Junonis templumconfugere ‘antevertijfet , eam tamen Pelias super aram ipsam ju-gulavìt : ZV in omnibus rébus 3 -unonem negltgebat (14)- L’Au-teur qui m’aprend cela ajoûte une chose qui ne sera pasid hors de propos, c’est que Pelias & Neleus freres ju-meaux vécurent en dilíention, 8c que Neleus succomba8c fut contraint d’aller chercher une autre demeure:

’Z’çucríxtrov Si ílqepov or fie; âyfaoeç.xaì NijÁeùí fih èxireoúv, fixe»eìç M eeroyvw, xxì TlÚAov xríÇa ■ A t qui poftea inter se discordìamexercere non defierunt. Neleus àemum regno pulfus Messenamtommigravit, ey Pylo urbe condlta erc (15). Diodore deSicile fait mention de cette discorde des deux frétés, &il remarque que Pelias aiant obtenu la ville d’Iolcos, & lespaïs adjacens, leva une armée, & la mena au Peloponne-se (16). Pausanias raconte que Neleus s’enfuit d’Iolcosparce qu’il redoutoit Pelias (17).

(B) ll proposa a Jason une Expédition pieuse , C? très-pro-pre à le combler de réputation .] fine infinité d’Auteurs s’ac-cordént à dire, qu’il ne favorisa le dessein des Argonautes,que parce qu’il crut que ce feroit le moien de se défairede son neveu Jason, dont le mérite lui faisoit peur. Ci-tons seulement Valerius Placeur. Le passage fera un peulong, mais n’importe, puis qu’on y verra un autre fait,c’est-a-dire l’étendue des Etats de ce Tyran.

Heimoniam primls Pelias srenabat ab annh:

Jam gravis; <& longus populis metus : ilïwsomnes,

Iontum qutcunque petunt : Me Othryn ©" Hemum,

Atque imumfelix versabat vomere Olympum.

Sed non ulla quies animo, fratrisquepaventiProgeniem , divûmque minas , hune nam fore régiExitio vatesque canunt , pecudttmque per arasTerrifici monitus itérant, super ipfius ingensInftat fama viri, virtusque haud Uta tyramto.

Ergo antetre metus , juvenumque exjìinguere pergitJEsonium: letique vias , ac tempera versât (18).

Pindare, fi je ne me trompe, est le seul qui nous aprenneque Pelias fit entrer dans cette entreprise les intérêts de laReligion, & qu’il anima son neveu par ce beau motif (19).Voicy la substance du discours de ce grand Poète, je me ser-virai des paroles de Meziriac. Jason ayant atteint l’aagede vingt ans , sortit de l’antre deChiron, ey revint au logisde son pere JEson, ou il sut visité d'un grand nombre de sesparons, entre lesquels estaient ses oncles Pheres,esr Amythaon ,ej- ses cousins germains Acajtus cr Melampus. Il employacinq jours entiers à les festiner; Z? à- se restouir avec eux, c?le stxiesme jour, avec toute cesle compagnie il s’alla prefinterà Pelias, er le somma de luy restituer le Royaume qui luyappartenait legitimement. Pelias le voyant st bien accompagnéfut contraint de filer doux, luy respondìt, qu il estait preflÀ luy cedér la Royauté ; mais qu’il l’exhortoit d'executer aupa-ravant une entreprise autant pieuse que glorieuse , qui efioitd’aller en Colchos pour appaiser les Manès de Phryxus, cyraporter en Thessalie la toison d’or, d’autant qu il y avoit fortlong temps que l’ombre de Phryxus lui apparaissait souvent denuit , ïadmoneftoit d'envoyer quelcun en Colchos pour appellertrois fois son ame sur son sepulchre,zir pour en raporter la toisond'or , &r qu ayant consulté l’oracle là-dessus , Apollon luyavoit ordonné la mesme chose. Il adjoufta que n’eust esté sonextreme vieillesse, luy mesme eust voulu faire ce voyage : maisque Jason n’avoit aucune excuse légitime pour s’en exempter ,

attendu qu’il estott en la fleur de ses ans, & en un aage oùle defìr d'acquérir de la gloire devoit avoir plus de pouvoir furluy, que la vaine ambition de regner. Au reste , qu il luypromettait ey jurait solemnellement de luy remettre le Royau-me, aussi tost qu il feroit de retour (zo).

( C ) Cicéron est de ceux-là .- je ne pense point que tout ex-près . comme Muret ft l'imagine. ] Faisons faire ici

à Mr. Ménagé l’office de Commentateur. ,, (zi) Cette„ Fable d’Eion rajeuni par les enchantemens de Medée est„ amplement récitée dans le septième livre des Metamor-„ phofes d’Ovide. Mais ce qu’Ovide dit d’Efon en ce li-„ vre, Plante dans son Pseudolus (zz) le fait dire de Pe-„ lias à un Cuisinier :

,, 6 )uìa firbitione faciam ego te hodie meà,

„ Item ut Medea Peliam concoxìt senem;

„ Quem medieamento zsr suis venenis dicitur

,, Fecijfe rursus ex sent adolescentulum,

„ Item ego te faciam.

,» Cicéron dit la mesme chose sous le nom du Vieux Ca-,, ton, dans le Dialogue de la Vieillesse: quo quidem me„ proficiscentem haud sanè quis facilè retraxerit ; nec p tam.„ quam Peliam recoxerit. Cependant, fi l’on en croix„ Ovide & Apollodore, Pelias ne fut point rajeuni par„ Medée. II fut, à la persuasion de Medée, égorgé Sc„ tué par ses filles, qui pensoient le rajeunir de la mesme„ façon que Medée avoit rajeuni un vieux Relier. Muret„ au Chapitre dixième du Livre sixième de ses Diverses,, Leçons, croit que Plaute& Cicéron ont affecté cette mé-„ prise de noms; Plante, dans la personne d’un Cuisinier,

» ne Métamorphosé aucune,

„ Sc Cicéron dans celle d’un Vieillard, à qui la mémoire„ manque souvent. Et en cela il a esté suivi par Came-„ rarius, par Scìoppius, par Freherus, & par plusieurs., autres Critiques. Pour moi, je fuis très-persuadé que„ Plaute & Cicéron ont parlé tout de bon, 8c que ce qu’ils,, disent de Pelias,avoit esté dit par quelques Auteurs an-,, ciens, qu’ils ont suivi, comme Ovide en a suivi d’an-„ tres”. Mr. Ménagé ajoûte que ce qu Ovide dit d’Eson,pere de Jason, Pherecyde cy Simonide l'avoient dit de Jasonmesme, comme nous laprenons de lArgument de la Medéed’Euripide : Cbepexóiïx; Si xxì Qatrìv , â( H M'jSstx ávetptf-

axxx tìv Ixrovxtvéov xoiécrete . Ainst vraysemblablement

quelque Ancien avoit écrit que Pelias avoit esté rajeuni par

Medée, de mesme que sonsrere Eson . Et Plaute &

Cicéron ont suivi cêt Ancien, comme Ovide a suivi lAuteurdu Poème intitulé N óçot, cest-à-dire Les Retours; car nousaprenons de lArgument de la Medée cy-dejfus allégué, quecét Auteur avoit écrit d’Eson dans ce Poème, ce qu Ovideen a escrit dans ses Métamorphosés.

Je ne saurois me persuader que Plaute ait avancé unmensonge afin de garder les bienséances, ou le vraisembla-ble: on auroit beau me dire cent 8c cent fois qu’il siedbien à un Cuisinier fur le Théâtre de falsifier une Histoire.Mais je croirois encore plus malaisément ce quel’on suposede Cicéron, qu’il a cru que le décorum exigeoit de lui qu’ilfît broncher la mémoire de Caton, vieillard plein de gra-vité. II vaut mieux imputer cette méprise à Cicéron mê-me , si méprise y a : 8c c’est auísi P une des ressources deMuret. Taie aliquid hic quoque comminifcendum est: namaut décorum id ey consentaneum Catoni credidit, quod cy me-moria vacillare yepovrixóe ìçiv, csr interdum habet aliquidgravitatis in magnis viris minus accurata fabularum ey ta-lium rerum cognitio: aut hoc quoque inter puuicovixit Ciceronisàtiaprèparx numerandum est (zz ). II n’est guere poffiblede réfuter la prétention de Mr. Ménagé; car les Anciensraportoient fi diversement les Avantures Mythologiques,qu’il n’est pas hors d’aparence que quelques-uns aient dé-bité que Pelias fut actuellement rajeuni. Mais, dira-t-on,s’il avoit reçu de Medée ce bon office, ç'auroit été avantla discorde qui s’éleva entre elle 8c Jason. Or quelle apa-rence qu’avant ce tems-là elle eût voulu conférer un sigrand bienfait au meurtrier du pere 8c de la mere de sonépoux. Cette Objection est foible, puis que la plupart desAuteurs suposent qu’il ne fit point mourir le pere de Jason.La tradition la plus commune est qu’Eson pere de Jasonfut rajeuni par Medée, 8c il y a des Auteurs qui disentqu’il mourut possesseur paisible de son Roiaume, 8c qu ilhissa la tutele de son fils à Pelias (2.4). Nous avons vu (zs)

que

(20) Mezi-riac fur IciEpitresd’Ovide,

P- 54 2 » Í 43 -a Discoursde Pindareest dans ro-de IV desPytbiqûes.

(zt) Ména-gé, Obser-vât. surMalherbe,p. 349,3 S°-

(22) C est a»Vers 80 de i*

II Scene du

III Mile,pog. m. 54*.

(23) ***Varia*-Lecti «st;Libr. ^ h

Ca ?’ nt 9*

(24)

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rJbr. X**ií cite

(ts)? in ‘le p 4 *í' d .pindare «'