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Tome troisieme. K - P.
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PERIANDRE. PERIBE'E.

66z

(i 8) II ne.marque quela findu Gou-vernement ■Monarchiquede Corinthe :mais c est lamême choseque la mortde Periandre .

(19) Scali-tzer, Aai-Maâv. inEuseb. num,**9,pag. m,*1» col, 1. ■

f 20 ) Ibidem ,*«w. S29,t“í- 89.

(ri) Diog.

Laëttius,

Libr. T,

totem, 9j u

(22) Dansla 2 Editionde Hollandeon a mis

Sociate.

(zì) lAtmdï>iogenemT-aettium,

Lìbr. 1 ,num, 95.

(24) Voiez.^M-enage inLaërtium,Libr. 1 3 nutp,

S 5 ,? 6 A 55 .

pu PE'íUtà quoi s’ex-Poseut les"Tyrans quiabdiquent.

s*) Pbalar.

-» Epist.

(25) Balzac,aw chip ireXLV daPrince,/ mj.M. 33, z4.

(26) Joan-' nés Henri-

cus ftleibo-mius, i n^ita Mace-

27 , 88.

< 27 ) C'efi-Ì.4'>re i n

°&avio,

V’-xxvm.

Meibomius

f 'xJ‘ LU ?'

XXlX.

pies, pour mettre cette action de Periandre au nombre des grans exemples de l’amitié conjugale.II régna quarante-quatre ans, selon Aristote (h) ou quarante selon Díogene Laërce (i). II flo-rissoit environ la 38 Olympiade (A). Mr. Moreri a fait quelques fautes (F).

On trouve dans un Ouvrage d’Heraclide certaines choses qui ne font pas désavantageuses à Pe-riandre. S’il défendit aux habitans de Corinthe d’avoir des valets, il leur défendit aussi de vivrevoluptueusement. Ce n’est pas une mauvaise Loi. II n’imposa aucune taxe à personne, & secontenta de certains péages provenants de la vente & de l’entrée 5c de la sortie des marchandisesII haïssoit les médians, & il faisoit noier toutes les personnes qui s’apliquoient au maquerellage (/).Enfin, il établit un Sénat, Sc il régla la dépense de ceux qui le composoient (m).

(m j Tiré á’Heraclides de Folitìis, far. 17 Editioms Ctítgii1593 in 4.

fine periculo fore cenfiret. Eam etiam inculcat Zonarat ;quod qui semel imperìtarint , tuto privâtam vitam agere nullomûdo pojfint. êguo senfu jam olint Periander interrogatus,quur non deponeret imperium, refpondit: Quoniam per viminjperanti, etiam ultro imperio abire periculosum , ut ex.Xenophontis lib. de Memorabil. Socrat. refert Stob&us Serm. xli.§uin c? Macenas ipfe in Orat. apud Dìonetn , non alia rationtdepofitionem imperii Auguflo dijfuadet , quant quod oftendatneminem Senatui populoque reddita Rep. ipfî parciturum,qui multos oífenderit. Hos gpim rerum summam ad setrahendo, id acturos, ut se vel ulciscantur, vel ipsum fibiadversantem è medio tollant. Docet id exemplis Pompeji ,jMu Cafaris, Marii, ac SulU: quos abdkata potestas vel pef-sum dederìt , vel pejsum datura fuisses, fi diutius vixijfent.On peut ajoûter à cela une Réponse de Solon. Ses Amistro.uvoient fort étrange que le nom de Monarchie lui fîtpeur, 8c qu’il n’osàt se servir des conjonctures pour aqué-rir P Autorité souveraine. II leur répondit (2,8), La Prin-cipauté v? la Tyrannie font bien un beau lieu, mais il n’y apoixt d’issue pour en sortir quand on y est une fois entré. Per-sonne , ce me semble , n’a mieux réussi sur cette penséeque Xenophon. II introduit un Tyran qui fait une des-cription fort vive des malheurs de fa condition; ensuitede quoi Simonide lui demande. Pourquoi y demeurez-vous ? Pourquoi ne la ;quittez-vous ? Ecoutez bien la ré-ponse: C’est là le plus grand malheur de la Tyrannie, qu’iln’y a point de moien d’y renoncer. Comment voulez-vousqu’un Tyran qui a abdiqué rende les sommes qu’il a pil-lées; dédommage ceux qu’il a mis en prison; faise revivretant de gens qu’il a tuez ? Si l’on a jamais un juste sujet dese pendre, c’est lors qu’çn exerce la Tyrannie. Le passageGrec charmera ceux qui le pourront entendre. Faisons-leur donc le plaisir de le raporter. K a) wç (’/p„) J 1 ,

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Et qui fit, inquit Hieron , ut fi adio misera res est tyrannidemgerere , idque te non fugit , non abjieias tam ingens malum !Neque tu, neque alius quisquam unquam lubens tyrannidemdeposuit, ubisemel naííus efi. <S)uoniam, inquit, ô Sìmoni-des, tfto nomme miserrima ejl tyrannie, quod ab ea non licetdiscedere. Gfuornodo enim quisquam tyrannus unquam suffe-cerit ad pecuniam rependendam ìis quos spoliavit ? aut quomo-do reftituet tot animas extintlas Us quos occidit ? Sed fi cui-quam alteri, ô Simonides, expedit laqueo finire vitam, feitoinquit, me compertum habere, ut id saciat nulli magis expe-dire quàm tyranno , quandoquidem huit uni mala nec retinerenet àeponere expedit (29). Denys le Tyran disoit qu’au lieude retourner à cheval à la condition privée, il faloit s’ylaisser traîner par les pieds. Tire Live raporte cela;mais il y joint une autre pensée qui énerve la prémiere,ultima primis obstant, & qui détruit le lieu commun que jetraite ici. On en va juger, car je raporte tout le passage.Sed evocatum eum ( 30 ) ab legatis Tem.arata uxor, filiaHieronts, infiata adhuc regiis animis, ac muliebri jpirku,admonet sape usurpata Dionyfii tyranni vocis : qua pedibustratélnm , non mfidentem equa relinquere tyrannidem dixeritdebere. Facile este momento quo quis velit, cedere poffeffionemagna fortune : sacere cr parare eam, difficile atque arduumeste. Paululum sumeret spacii ad consultandum ab legatis:eo uteretur ad accersendos ex Leontinìs milites, quibus fi pecu-niam regiam polltcitus effet, omnia in poteflate ejus sutura,Hac muliebria confilia aíndronodorus neque tota afpernatusest, neque extempïo accepit (3r). II n’est pas nécéssaire desuposer que la seconde Maxime est de Denys; car selontoutes les aparences elle est de cette femme ambitieuse queTite Live fait parler. Cicéron remarque que ce Tyran. n’eût pu renoncer à sa condition, & à sa mauvaise vie,sans fe perdre (32).

(1) C est ainfi que je traduis roi q vrpoayco’yoùq Trárceç Kurewávrire,

Ciagius entend par là les prostituées,

J’ai bien de la peine à croire que cela ne soit pas sembla-ble aux contes de vieille, où les Géans mangeurs d’hom-mes font si mêlez.

(F) Moreri a fait quelques fautes .] Je ne touche pas àses péchez d’omilîìon : chacun les pourra conoitre en com-parant son Periandre avec le mien. I. II supute mal, lorsqu’il dit que Periandre commença son Régné en la 38Olympiade , & mourut en la 48, après avoir régné qua-rante-quatre ans. II auroit pu dire cela, si Periandre aiantsuccédé à son pere au commencement de l’Olympiade 38étoit mort sur la fin de l’Olympiade 48. Mais en ce cas-là il .auroit falu marquer cette précision. 11. II ne faloitpas citer Eusebe ; car il ne donne point la durée de qua-rante-quatre ans au Régné de Periandre. 11 en met lecommencement au 1 an de l’Olympiade 38, & la fin (18)au premier an de l’Olympiade 48. Je trouve une grossefaute dans ces paroles de Scaliger: Obiit (Periander) annoult'mo Qlympìadis xivm. Tyrannidem obtinuit an. n.autlore Laértio. Ergo ejus initium an. primo Olympiadixxxvn.i ut bit reíleastgnatum (19). II est faux, selonEusebe, que Periandre soit mort la derniere .année de l’O-lympiade 48. Mais si Eusebe avoir mis la mort de cePrince sous cette année-là, si ne s’accorderoit pas avecDíogene Laërce, qui ne l’a fait régner que quarante ans.Scaliger s’exprime mieux cinq pages après (zo). III. Pe-riandre ne répondit point à ceux qui demandoient pourquoiil retendit la domination, qu'il étoit aujfi dangereux de la qui-ter, que de la perdre. Cette réponse est équivoque & em-barrassée : elle est fausse dans tous les cas où l'on perd ladomination avec la vie; .car ceux qui la perdent de cet-te façon ne courent plus aucun risque. II faloit dire qu’ilrépondit, il y a autant de danger à se défaire volontaire-ment de la Tyrannie, qu’à s’en laisser dépouiller par sesennemis. En François nous n’avons pas le privilègede parler obscurément II faut se précautionner contre laCritique, beaucoup mieux que les Anciens ne le dévoientfaire. Je dis cela parce que je mets ici les termes de l’O-tloro cgúi’mS-elç éÁ.jj. 21 ivppmot , ’íÇui , írt è ro íuílaiaqro xjKÇatçeTìívcu^xttùvycii Rogatus aliquando

cur m tyranmde persistent -, quia, inquit , & [ponte & invt-tum cedere aque periculosum est (21). IV. A quoi bon citerSosicrate (22), qui ne dit rien de ce que l’on met dansl’Article de Periandre, & qui est même d’un sentimentop osé à celui que l’on adopte touchant lage de ce Tyran?II le fait mourir quarante 8c un ans avant la 49 Olympia-de (23). J e fiai bien qu’en changeant la ponctuation onaprocheroit son sentiment de celui d’Eusebe (24). MaisMonsieur Moreri savoit-il cela ? Et faut-il citer les gensfur des Leçons disputées ? Cela n’est permis qu’à ceux quiont averti, qu’ils adoptent la correction d’un tel ou d’untel Critique.

Voici des paroles deBalzac qui se raportent à la réponsede Periandrer Le danger n'efi pas moindre de fe deffaire dela Tyrannie, que de s’en saisir. Phalaris (*) efioit toutprestde la quitterq mais il demandoit un Dieu pour caution quilui refpondist de fa vie , s'il fe depouilloit de son autorité', e?fa toufiours esté une commune opinion, que ceux qui ont prisles armes contre leur Pays, ou contre leur Prince , font enquelque façon réduits a, la necejfité de malsain, pour le peu defoureté qu ils trouvent à faire bien. Ils n osent devenir ìnno-cens, de peur de se mettre a la mercy des loix qu ils ont of-fensées, £7" continuent leurs fautes, à cause quils ne pensentpas qu on fe contentas de leur repentante (23). Ce fut l’unedes Maximes dont Mecene se servit, lors qu’Auguste dé-hberoit avec lui 8c avec Agrippa, s’il rendroit au PeupleRomain la liberté. Agrippa lui conseilla de le faire, 8cMecenas de ne le point Lite. Raportons ici les Recueilsdu savant Meibomius. Tangit Xtphilinus, dit-il (26), exparte caujfam , qua motus M&cenas , Augusto suaferìt , utimperium retineret. Regnum nempe justum 8c légitimécomparatum imprimis conducere rerum magnitudini gu-bernandét : nec aliud discordantes patrias remedium essequam ut ab uno, ut loqmtur Tacitus Ann. lib. 1 y. cap. 1 x.unumffit Eeip. corpus unius prœfidis nutu, quasi anima 8cmente regatur, ut monet Floruslib. 1 v cap. 111. Pot'tor ta -men , <& altéra caufia fuit, quam Suetonius adducit locoquem dixi (27), ffioà Augustum, si privatus viveret, non

PERIBÉE, en Lutin Perìbœa , fille d’Alcathous Roi deMegare, femme de Telamon Roide Salamine, Sc mere d’Ajax. Voiez la Remarque (C) de l'Article Telamon.

PE-

(h ) Aiiflor.Polit. L:br.V, Cap. XII.

( i) Libr. f,num. s 8.

( o Ibéd.

(28) lyzlòv/zìv íìvcíi77}9 TUpccmí-Sx %apíov,OÌ1K ¥%£1V Sìùzróstar/y.Prceclarmnfandum tyrtannidem efse %sed non hdbertexìtum. Plu-tarchus, inSolone»

( 29 ) Xeno—phon, inHierone,iive Ty-rannic.o,PH* 5 ZZ,Edit. Henr %Stcfihani1581.

(30) C'est-d-dire ^4ndro~tiodore, quel'on exhartoitdans Syracuseà se défairedu trop grand,pouvoir dontil s* étoitemparé,

( 3 1) T. Li-vius, Lih.XXIV,

Cap. XXH m

(32) lAtqueei ne inte -gmm quiiemerat ut aijufiitiamremigraret;civt busquélibertatem &jura ndderer.

enim f e

àdoltscens

ìmprovìda

ouate irretU -rat erratis ,edque com -miserat utsalvus ejsenonpcjset Ji sanusesse cœpijset .Cicero,Tufcul V,Cap, XXE