PICCOLOMINÎ. PIENNE.
'(&) Tiré dejaques Phi-lippe To-maíin,Eîog. I Par-te ^ pag, Z 08à-fij.
(tì) Id. ibid.
(c) Cecisigtu-fie t/m lesProfejfeurs ti -raient quelquegam de usDisputes,
(d) Ex To-maíìoi,Eiog, Part,
Ui pag. 2 Q$.
(s)Imper. inàlào His-torico, pag,rij-
( 6 ) Ú faittnen,\ÌQn deP une de cesDéputationsdans PEpt'tredédicatoìre defan Livre deierum defi-BÌtíoníb.usdatée de Sienetan 1600,
(7) Platonî -cam difcipli-nem fsre col-Upfam dr le-gjendo dr fcri-bendo in inte-grain restitue^re conatus ejì\illud tnprimi»ihitens ut P la-tonent camxAnstotele inplmibus conci-liaret.Tama.-sin. Eíog,Parte /, pag,209.
( 8 ) Dans la
(d) gui fia
fuit Maréchalde FranceCan l;;s.
(1) Le La-boureur ,Addit. auxMémoiresde Castel-nau, Tarn.II, pag. 41J).
714 ,
de , qu’on le voulut avoir à Padoue pour le même emploi. II y obtint la Chaire de Professeurextraordinaire en Philosophie l’an isSo, 6c au bout d’environ quatre ans celle de Professeur or-dinaire en la même Faculté. 11 publia sur Aristote plusieurs Commentaires que l’on estima beau-coup à cause de la clarté 6c de la subtilité que l’on y voioit briller. II tâcha de rétablir la Philo-sophie Platonique (L), 6c de montrer que dans le fond elle s’accordoit avec celle d’Aristote (d),II eut pour Antagoniste le fameux Jaques Zabarella, & il publia quelque chose contre lui. Jedirai ailleurs en quoi il le furpassoit (C). Aiant pris garde que les Disputes que les Professeursfaisoient faire l’après-midi étoient une source de divisions 6 c de querelles, il les suprima sage-ment il prit ce parti avec d’autant moins de répugnance, qu’il jouïïíbit d’une pension dequatorze cens florins (c). T'rop heureux s’il eût pu rémedier aux querelles de fa Famille , com-me à celles de ses Ecoliers, mais il eut des fils qui s’entre-haïrent fl violemment, 8c qui valurentfi peu, qu’ils plongèrent fa vieillesse dans mille inquiétudes. II renonça aux fonctions de Pro-fesseur après les avoir glorieusement remplies pendant cinquante-trois ans ( D ), 6c fe retira à Sie-ne où il mourut fort âgé (E) : il laissa beaucoup de bien à fes héritiers (d). Ses funérailles té-moignèrent d’une façon íînguliere l’estime que les Sienois avoient conçue pour lui; car toute laville prit le deuil, 6c l’on ferma tous lesTribunaux (e). II avoit été Disciple du fameux Zima-ra, 6c Condisciple de Félix Perrette qui fut Pape fous le nom de Sixte V, 6c qui fe glorifia tou-te fa vie d’avoir pu répondre à fes Objections dans une Thefe publique (/) (F).
(e) Fœlix etiam quod insolite civium fqualore, justitio, Ucrymìs ejus in patrie fufms elatttm. Imper, in Musio Hist. pag. Iix.
(/) Idem, ibidem pag. 114.
ques alors. La publiant en cet état à Venise l’an 1583, il bus h&ret, noms at subinde dottrina cumulìs urget, ut libandaauroit pu mettre au Titre ce qu’on a vu , quoi'que ce potius quàm gustanda propofitorum Veritas offerri vuhatur ,ne fût qu’une seconde Edition. Notez qu’il inséra dans propterea bene fentientium calculis sancitum, hujus scripta ma-in Morale imprimée l’an 1583 un Traité de la Méthode, gis proveSliorum aurìbus inservire, illìtts autem juniorum.où il combâtit son Collègue & son émule Zabarella. Ce- (D) Il renonça aux fonêlions de Professeur après les avoirlui-ci se défendit; mais Piccolomini revint à la charge remplies pendant cinquante trois ans.'] Tomafín l’affûre ; maispar un Livre qu’il intitula, Cornes politicus adverses Jaco- on ne peut l’accorder avec Jean Impérialis qui nous contebum Zabarellam. que ce Professeur demeura un an à Macerata , dix à Pe-
ss) ll tâcha de rétablir la Philosophie Platonique ] Selon " roule, & vingt deux à Padoue. Cela ne fait que trente-l’Imperialis il ne s’apliqua à cette étude qu’après avoir re- trois ans. Ne m’allez pas dire qu’il a oublié la Profession en ^ io j Glul; _nonce aux fonctions de Professeur; mais selon le Tomafini Logique exercée à Siene; car elle n’a pu durer vingt ans, ni, Teatro,il y travailla & par fes Leçons & par fes Ecrits à Padoue puis que Piccolomini n’en avoit que vingt-cinq lors qu’il Tom. 1, pag.même. Voici les paroles de l’Imperialis (5 ): Hac igitur fut pourvu de la Profession en Philosophie à Macerata. Le Lc stmregregie navata Venetis opéra fer annos duos ct viginti patriam Ghilini adopte les cinquante-trois ans de Tomafin (10): D j“*’ ”*fibi tandem visendam censuit , in qua extremos etiam fpirìtus il est en tout cas plus digne d’excufe que Paul Freher (n), Biogr. adhaufit. Ac intérim pluribus ad magnum Etrur'u Ducem le - qui les adopte après avoir assuré que François Piccolomini «»»• i«o 4 ,gationibus (6) perfunHus plurimifque honoribus auSlus amœ- fut fait Professeur à Macerata à l’âge de vingt-cinq ans,nijfima platonis philofophia vacare cxpit , quam etiam com- qu’il ne garda qu’un an cette Profession , qu’il n’exerça e 52 ans ‘mentariis exornandam sufceperat , ipsum narnque dicere soli- celle de Perouse que dix ans,& celle de Padoue que vingt- ç n o Freliertum accepifnus, Platonis c? Ariflotelis philofophiam duos quasi deux. Voilà les égaremens où l’on tombe quand on in- i„ Theatro ’
oculos humant aciem intellecius dirigere , quorum alterutro (ì corpore ensemble des narrations oposées. pag. 14SS.
qttis careat Cyclopis instar in hac rerum univerfitate labatur ( E ) Il mourut fort âgé.] Tomasin & l’Imperialis s’accor-necejfe est : sed communia fata pretclaros hosce illius conatus dent à lui donner quatre-vingt-quatre ans de vie : ils ont f 12 ) TIlea “interciderunt. Volez à la marge les paroles du Toma- oublié de marquer l’an mortuaire mais nous l’aprenonsfini (7), & faites vous-mêmes les comparaisons qu’il par la date de son Epitaphe dans le Ghilini (iz), c’est 62" '
faut. Pan 1604. L’Imperialis observe que ce vénérable vieillard
(C) Je dirai ailleurs (8 ) en quoi il furpajfoit Zabarella. J eut le bonheur de n avoir jamais besoin de lunettes (13). fêtante
Mais il faut que je dise ici qu’il lui étoit inférieur à cer- (E) Sixte V — se glorifia toute sa vie d'avoir pu ré- f t éh Tmd” *
tains égards. II n’aprofondissoit pas les matières comme pondre ases Objections dans une Thefe publique.] Je vous don- omlorumvímlui, il voltigeoit des unes aux autres, il ne les présentoir nerai ce fait tout tel qu’on le trouve dans l’Imperialis. Et null ° nw ì atrmpas tant comme un vin à boire . que comme un vin à quidem Fœlix adhuc Minorita quodfemelproposttarum m tem- v
goûter. Voilà ce me semble la penfee de 1 Impérialis. ploThestum ex utraque philofophia publicumimpugnatorem sorti- imp. i n MisPiccolomineus , dit-il, (y), oratione qutdem utitur expedita , tus erat Francifcum , s&pius porro pontifex ejus diei memoriam feo Histoii-gravi, çy illaborata, c&terum fententtarum wxu frequentior recolebat, fibi dìgnijstmum reputans cum acerrimo , ut ipse aje- co > M?, n;-quam forte conveniat, excurrit enim vero , nec in conclustoni- bat, tngenio in celebrì consejju haud segniter dottrina atque in- f l4 ; Impe -'Rem. (^t) de L’Art. ZABARVLiA. (9) Imp. in Mufoo Hist., pag. 115. gemì glorìam suftìnuijfe f 14). ilalis, itid.
pag. X14.
PIENNE (Jeanne de Halluin Demoiselle de) fille d’honneur de Cathe-rine de Medicis, fut passionnément aimée de François de Montmorenci (s), fils aîné du Con-nétable Anne de Montmorenci. II lui fit une promesse de mariage fans en rien dire ni à son pe-re ni à fa mere (^), tant il craignoit qu’ils ne s’opofassent à son dessein. II n’y a point d’apa-
rence
{A) ll lui fit une promejse de mariage sans en rien dire nià son pere ni à sa mere. ] Mr. le Laboureur, qui avoitles Originaux de toutes les Procédures, raconte fr), qu’ellescommencerent par l'interrogatoire des deux Amans fait auLouvre le 5 d’Octobre 1556; que Jeanne de Halluyn lapremiere appellée dit efire âgée de 19 à 10 ans , & qu’il yavoit y ou 6 ans que Messire François de Montmorency,, luy avoit parlé de Mariage au Palais de Paris ou à St.„ Germain , où leurs propos furent qu il la prenoit à femme,, c/ elle répondit qu'elle le prenoit à mary. Sien dit qu’au-„ paravant il luy en avoit plufieurs fois parlé , mais ne le„ vouloit accepter , par ce quelle le voyoit bien fort jeune , ©■„ aujji quelle craignoit que M. fe Connestable le trouvât mau-„ vais ; à quoy il répondait qu il attendrait fi long-tems , &„ qu il lui feroit fi obeyfiant quil le lui feroit trouver bon„ O 1 quelle ne l'eut point déclaré fi ledit S. de Montmorency,, n’en eut parlé à cause du Mariage de Mad. de Castre. Elle„ dit encor n’avoir receu aucun don ny présent en nom„ de Mariage, & que tout s’estoit passé en parole , fans„ témoin & fans qu’elle en eut parlé à aucun parent.„ Qu’il luy en avoit eferit durant fa Prison, mais qu’elle„ avoit brûlé les Lettres , a» il en avoit , continué les propos„ depuis son retour & mesmernent en l'Abbaye de Vauluisant»» dernìerement quil y estait : Cr mesme le jour dl hier au lo-» S ,S de Mr. le Connestable il lui repeta encore lefdits propos ,„ O 1 la pna ne fe fafcher point. Elle adjousia ne /savoir que
,, ledit Mariage fust clandestin cy de/fendu, & quelle penfoit,, bien quil fe put marier quoy quil eut pere cy mere, par„ ce que le Mariage est de Dieu , cy les Cérémonies de l’E-» gtife. Au surplus elle s’en rapporta au S. dé Montmo->, rency & ligna fa réponse. Celle de ce Seigneur fut,, toute pareille ; & après avoir dit estre âgé de 26 ans,
„ il avoua tout, jusques à luy avoir encore promis le soir„ précédent de l’épouser en luy parlant de la peine où il„ estoit ; sinon qu’estant enquis si ayant pere & mere il„ ne sçavoit pas qu’il ne pouvoit contracter Mariage lans„ leur consentement, il dit , que quand il fit cette folie il,, ne considérait pas toutes ces choses-là , cy que l’âge ne le„ portoit pas , cy s’il avoit à le faire à cette heure il y pen-
„ feroit davantage -- fr). Ces Dépositions furent en-
„ voyées à Rome avec tout ce qu’on put ramasser d’au-,, thoritez de l’Ecriture Sainte & des Peres contre les ?4ri! / e /X„ Mariages faits fans le consentement des Parens, Se le -„ Pape reçut le tout assez benignement d'abord, fit grand„ accueil au S. de Montmorency & luy promit toute forte
,, de
fr) Le La-boureur ,Addit. auxMémoiresde Castel-nau, Tom, II,
Brantôme»dans l’Elegedu Connétablede Montmo-renct , Ions-1 1 de fes
Mémoires, pag. 137. Ainsi que Mr. le Connestable luy avoit moyenné —- ‘mariage entte luy Sc —- la fille naturelle du Roy Henry >—. comme le P e / eluy annonça, 8 c le jour des nopees, Monsieur de Montmorency luy sit lelpce, qu’il ne pouvoit entendre à cela , dautant qu u avoit promis a Mademlelíe de Pienne. Qui fut estouné ce fut le bon homme, qui eut plus de tecoà ses larmes, Sec.