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Tome troisieme. K - P.
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743
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PYTHAGORAS.

m

(38) Justin.Libr. XX,6Y. IV.Votez. UTte-marque (O).

commettoient dans le mariage (F) : il ne crut point qué fans cela la paix publique, la liberté,unebonne forme de Gouvernement, 8c semblables choses ausquelles il travailloit avcc un grand zêle (G; -,

pussent

bas cum sodalmi juris facramento quodam nexi séparateurs d riage. Cela le mjt dans une, grande considération. ,ceteris civibus vitam exercèrent, quasi coetum clandestins, con- A I ‘ipávvfi©- xeprtXfist» cwtov d; dôx -mr y. H oioìu 4 ’thwjurationis haberent, cìvïtatem in se conuerterunt , qus eos, exSç xíon x,ot*x% >m ■te/‘ést<™>v m 3 q y.'fis , xpeyp-

cum in unam domum convenistent , cremare voluit. In quo ykwtt -àsrò Hvtyis , t&èj ^eput aébè aù-cr/t , m’ 9 -’ *!» ehrt aée* ArL».tumultu fexagmta ferme feriere , celeri in exilium proseâlì (38). xsM^ofiUxc 3 -MÌ fòi (■*» S-eAoyms mtencu &ïs cwizôv ymetlj. ê

Ni ce passage de Justin, ni ce qui le suit, ne sont pas ca- JV ’- — y - Pz™ «■«» -» 1 c nú m „„ mommomut

pables de nous aprendre si cette tempête fut excitée pen-dant la vie de Pythagoras. En prenant droit fur tout ce

narre, l'on doit plutôt croire que ce Philosophe ne futpoint compris dans cette persécution, que de croire qu’ily fut compris. II semble donc que Justin nous raconte làle même fait dont Polybe parle. Or selon Polybe les Py-thagoriciens furent brûlez dans la grande Grece, quelquetems avant la guerre que Denys Tyran de Syracuse fit auxCrotoniates (39): il semble doncqu’ils ne furent pointbrûlez pendant la vie de leur maître; car il y a izo ansentre la destitution de Tarquin , & cette guerre de Denyscontre Crotone (40). Or Pythagoras vint en Italie fous JeRégné de Tarquin, 8c mourut à Métapont après avoir sé-journé à Crotone pendant vingt ans (41). Volîìus obser-ve que Justin, Polybe, Porphyre, Jamblique, parlent dumême accident (4Z) ; or ces deux derniers observent qu’ilne se sauva de l’incendie que deux personnes, Archippe,5 c Lyíìs; ce ne fut donc pas,dira-t-on,une barbarie exer-cée fur l’Ecole de Pythagoras pendant fa vie. Car Lysiss’étant retiré à Thebes y fut Précepteur d’Epaminondas (43},qui mourut cent quarante-cinq ans après l’expulfion deTarquin. Ce font des doutes, j’en conviens; mais nonpas de fortes preuves contre ceux qui soutiendraient quel’incendie dont Lyíìs fut préservé arriva pendant la vie dePythagoras. Notez que selon Plutarque les deux Pythago-riciens qui échapérent furent Philolaus 8c Lyfis. II dit ce-la dans le Traité du Génie de Socrate (44) , ôc il y nom-me Cycloniens ceux qui attachèrent le feu au College dePythagoras dans Métapont. Dans un autre Livre il les apel-le Cyloniens , 8c il observe qu’ils brûlèrent Pythagoras.K A ô nsteístçx £âívT@- ifCTr^tjtrfios verò tSs Kvhmiie)v. stpuodPythagors vivo d Cyloneis illatum est incendium (43).

Si vous souhaitez de savoir le nom de l’Auteur quinous aprend que les Disciples de ce Philosophe se dépouil-loient de la propriété de leurs biens, je vous renverraià ces paroles d’Aulugelle : Omnes stmul qui d Pythagora.in cohortem illam disciplinarum recepti erant, quod quisquefamilk pecunhque habebat , in médium dabant, & coibaturJôcietas ìnseperabìlis , tamquam illud fuerit antiquum consor-tium , quod re atque verbe appellabatur (46).

(F) L’un de ses principaux foins fut de corriger les abusqui se commettaient dans le mariage . ] II représenta que lebut que l’on. se doit proposer dans l’union des sexes est deproduire légitimement un autre'foi-même; qu’il faut tâ-Gell .Libr.i, cher d’avoir des enfans bien faits, sains, & robustes; qu’ilCdPttC IX • lae frtnl* mi tvmrflil SLt r* 1 ^ J"Vv 1- — J de. S o_ 1 rt

( 39 )ïoly-bius, Ub.il.

f 40s Votez.Calvisius.fag. m. 95 ,I«S.

( 41 ) Justin.Libr. XX,Cap. IV.

(42) Vos-£us,dePhi-losophoi.Sectis,

Cap. VI,num • 26,pttg, m. 38.

(43) Díog.Laëit; Libr.Vlil,nur».ì.CornéliusNepos, inEpami-nonda.jElian.var. Hist.Fibre m,

XVII.

(44) Plut.de Socrar.Genio,A&S83.

( 4 S ) Idem,deStoïcor.B-epugn.peg.iosr.

(46) Aul.

Capite IX.Votez, attjjtLaerce,

Libro VIII,Hxm. 10.

i(0q rìv -nyffirus aitra r m h Kgciaíì. Hierony mus. vetoait descendisse ad inféras atque tìejiadi quidem animam columnsares vincutis adstriííam, stridentemque vidiste; Homeri au-tem, ex arbore pendentem, Jcrpentesque illam clrcumdantes ,propter ea qus de dïis finxerat. Eos item cruciari qui fuis uxo-ribus congredi nollent : ejusque rei gratia à Crotonìatis howora-tum (50). Cette Histoire est fans doute la même que cellequ’Hermippus a raportée. II dit ;; 1) que ce Philosopheétant arrivé en Italie s’enferma dans un^ logis souterrain^après avoir prié fa mere de tenir regître de ce qui sepasserait. Quand ìl se fut tenu là autant de tems qu’il lejugea à propos, fa mere comme ils en étoient convenuslui fit tenir ses tablettes. II y vit les dates, & les autrescirconstances des événemens: il sortit de ce lieu-là avecun visage pale, ík tout défait; il assembla le peuple* &il assura qu’il revenoit des enfers, & pour le persuaderil récita ce qui s’étoit fait dans la ville. II fit gémir &pleurer toute l’Assemblée, tant ses Auditeurs furent tou-chez de ce récit: ils ne doutèrent plus que ce ne fût unhomme divin, & ils lui donnèrent à instruire leurs fem-mes. Sans doute ce fut en cette occasion qu’il étonna lesmauvais maris, en leur disant qu’on punit avec beaucoupde sévérité dans les enfers ceux qui refusent à leurs fem-mes les caresses d’obligation. Aparemment il parla auíïïdes peines qui font infligées aux femmes galantes, & nousdevons croire que ce fut l’une des raisons qui obligèrentles Crotoniates à envoler leurs épouses à son école. Re-marquez bien la contradiction de ce grand Maître. IIenseignent d’un côté la métempsychose, sans se borneraux trois déménagemens dont parle Pindare (jz) : 6c del’autre il oioit dire qu’il avoir vu dans les enfers l’arned’Homere , celle d’Hefiode, &c, bien tourmentées. Lamétempsychose détruisoit l’enfer,comme il le déclare dansOvide.

O gentes attonitum gelids formidine mortis,

Sjuid Styga, qu'td tenebras, & nomina vana tïmetis 5Materìem vatum, falfique pericula mundi ?

Córpora five rogus stamma, feu tabe vetustasAbstulerit, mala postepatì non ulia pùtetis (33).

Mais il aima mieux s’aquérir de l’autorité, & se fendrepropre à extirper la débauche en se contredisant, que desuivre une méthode bien liée dé dogmatiser qui ne fût pasfi utile.

J’ai dit qu’il ne se bornoit point aux trois déména-gemens dont Pindare fait mention, & j’en donnerai unepreuve manifeste par les Vers d’Ovide que je citerai ci-dessoús (34). Forcatulus dit donc faussement le contraire.Constat, dit-il (33), Druiàum imitatorem Pythagoram, de-

les faut accoutumer au travail & à la sobriété, & les éloi-gner du plaisir vénérien jusqu’à l’âge de vingt ans, & leurrecommander ensuite de ne s’y porter que de loin à loin,

Necestum este ut pueri virgines in laboribus o 1 exercitatio-nibus omnibufque tolerantis ac temperantis generìbus congruen- fultoriam animarum migrationem nonnifi tertiam aster.uiste.

( 47) Omei-fius,j»Ethi-caÉythag.

pag. z z, ex

J amblichoin Vita l'y -thag. Libr.I, Cap.XXXI.

tibus educentnr ; ut conveniins vtílus ipfis adhibeatur, esr la-borum amans , temperans & cohtinens eorttm vita fit ■ ut deufu rei venerex sero crudiantur ; ac pueros fie institui c 7 edu-cari oporteat, ut intra vicefimum statis annum talem con-grestum nullo modo qusrant, Cum autem ad statem Venerìfnaturam pervenerint , hac raro utendum este ; incòntinen.tiam enim, bonamque corporis habïtudinem , rarius conjunétase Js e (47). II condamnoit hautement ceux qui se portent àcette action après avoir trop mangé, 8c plus encore ceuxqui s’y portent pendant qu’ils font ivres (48). II vouloirnon seulement que les maris renonçassent au concubinage,mais encore qu’ils observassent les loix de la chasteté & dela pudeur envers leurs épouses. Ils ne faisoient ni lun ni

C48) Idem,t “S- 39 , exeodtm, ibid.

(49) Jam-biiehus,

(50) bïó<r,Laeit .LibreVIH, mem.21 ,pag. 505.

(jt) ApuiDiogenem.Laeit. ,bid.nuvt. 41 ,ptig.521,522.Votez, atíjst leScholiastede Sopho-cle. MonfríMénagé iahunelocmnLaéitii,f“g. 37 2 ,373 , citeses parole.%

(52! OlyntiOde IR

(si) Ovidì.Mctam.Libr. XV,Vers. 153,

Nam fi perenni sérié animas in alia atque alia corpora tran-scripfijfet, quis qiiafo locus fuistet Elystis campis, aut cœli fe-dibusr quod miror fatyricis scriptoribus saisis admodum insulscdereliâîum. S)uicunque, inquít Pindarus, ter in utraque vitad. vitïts alieni fuerunt, viam fibì à Jove destinâtam ad'teread Saturni urbem, E’vJ» râtrrr Ù’xeu.’iiì'í; cujgg.t anqarr-

siism, ùrS'sy.oi J pcgvo-S çMpet , id est, Ubi beatorum infuiamOceanides aurs cìrcumfiant, z? stores aurei fulgent.

(G) Les choses ausquelles il travailloit avec un grand zè-le.] Son affection pour le bien public le détermina à por-ter ses instructions au Palais des Grans (56): il n’eut pasde peine à comprendre que s’ìl tournoit du bon côté l’es-prit des Princes, & des premiers Magistrats, il répandrait

fa Philosophie. II eut le bonheur 8c la gloire d’avoir for-mé des Disciples qui furent d’excellens Législateurs, unZaleucus, un Charondas, Sc quelques autres (37)- Quidit Législateur, dit un homme qu’on doit regarder com-me le meilleur présent qui puisse être fait aux SociétezjCeux qui ont donné des Loix font plus dignes d’admira-tion , 8c d'une louange immortelle , que les plus grans

1 autre, mais on dit que ses remontrances les touchèrent aisément 8c amplement sur les autres hommes les fruits dejusqu’au vif, 8c qu’ils travaillèrent avec zêle à se réformer, ^ ' T ’ - ' ' ' " ’ ’ '

Fertur ZV Pythagoras Crotonlatas d pellicum & illegitimarumfemtnarum consuetudine abduxiste ; maritos etiam monuiste ,ut erga uxores suas cafti & pudici forent: quo faftum ,ut Crô-toniats omnem incontinentiam cr luxukàm , qus tum tempo-rìs in urbe, ceu pefiis, grastabantur, e mèdio tollere labora-rint <49). Les habitans de Crotone mendient une vie dé- uuh , ocibidem can ílnsi Ih se marioient pout’la forme; ils prenoient une Conquérans. Néanmoins leur mémoire n’est point passée’ sf st nores > ds la neghgeoient, 8c la méprifoient, jusqu’à rtous avec le même fracas que celle des Gytus, 8c

a ^liorent qu a des concubines. Cétoit donner un des Alexandres; il s’en faut bien. C’est que notre espritmauvais exemple; cette conduite est contagieuse: ils ne étant peu capable de conoître la véritable grandeur, enc ,°. n „ 01er J P aS st 11 , 1 .! etoit a craindre que l’on ne les imi- attache faussement l’idée aux actions qui font dn bruit*A* - P™ " e re .T? à s en mettoient peu en peine. La II ne saurait discerner íe grand d’avec l’éclatant (58) : 8cMaxime jrangenti fidem frangatur etdem , n a que trop de ainsi la vie d’un homme qui s’occupe à remédier aux mauxheu par raport a la fidélité conjugale. Ce fut un désordre intérieurs de PEtat par de bonnes Loix, est un obi et quique Pythagoras entreprit de corriger. Si nous en croions ne frape guere; c’est parce qu’un tel ouvrage se fait dou-

Justin, il n eut besom que de la force de ses instructions- ’ ~ " - - ' ’ - -

mais quelques Auteurs insinuent qu’elles se trouvèrent tropcourtes, 8c qu’il salut recourir à une machine plus puis-sante: ce fut de feindre que l’on étoit descendu dans lesenfers, 8c que l’on y avoir vu dans les tourmens les ma-ris qui ne rendoient pas à leurs épouses le devoir du ma-

xxvn,»pui omei-íium, ibid,-í^. 40.

cernent, Mais si l’on subjugue des Villes 8c des Provin-ces, si l’on fait périr des millions d’hommes, fi l’ on enréduit dix fois autant à l’aumône, on s’acquieít un nomtellement illustre, que la postérité la plus reculée n’en parledes transports d’adíniration. Quoi qu’fi Ê n soit

qu avec aes tramports q admiration. Quoi cju’il en soit,ce sera éternellement une grande gloire pour Pythagoras’,

auprès

(54) Fansla %e7nar-que (Aí)*

(55) Forcatide Gallor.Imperio 5crhiloíb-phia, Libr mI, p. m, 90,

(56) 11^

t-

roiç

kAc Pytbtà-goraprincipesItalorum,Plutarchusjcum princUpibus virisPhilbsophoeste difpu«;tandum,P a fr 177 % ^

( 57 ) Vqùx,Jamblich.in Vita

Pythagoras

Libro /,

Cap, XXX±

(52) VotezPline lejeune,Epist.xVÍ

Libr t IIIy oïlil fait voiralia esteclaiiora,aliara.