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Tome troisieme. K - P.
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PYTHAGORAS,

font raportées diversement (P). Je nommerai quelques Auteurs qui ont traité de ses dogmes (i?),Ce qui le concerne entant que Médecin se voit dans l’Histoire de la Médecine (h).

Je veux joindre à ce que j’ai dit de la fable de ses miroirs (z) un Conte que je viens de liredans un Nouvelliste (R).

(h) Imprimée à Gencue l’an 1696 , dr comooséc par D L. C. D. M. P est-à- dire David le Clerc Docteur Médecin,

11 est frété de Mmfr. le Clerc Professeur i Amsterdam. ( i ) Dam U Pemarq. (L).

(îl8) Plut.in Numa,pag. 65.

(119) Hemïlutarchus,ibidem , B .

(120) Hie-lOcLes, inPrœfatione^Carminéaurea circafinem. Voiez.aujji StobéeEclog. X 1 ,Can. III,o:í il dit ,^jù)}ùq kwìS ,IÏAítfTzyv

TtS

TJvJ&'ppot, j•tïAôç o-

f 49 Ía<ny AxA.Soctares& Platoquemad-modurnPythagorasfinem dixe-runt, deiíïmilitudi-

xiem.

(r2i) Joan-

nesSchefre-

ius, de na-

tura 8c con-

ftirutione

Philofo-

phiaîItali-

CíE , Cap. X 978.

(122) nid.Cap. Vil.

(123) Idem,

ibidem , Cap.

VUI i pag.$6.

(I24Ì eApíidPiiotium,CodìcèCCXL1X ,pag. 1313.

(l2,j) Afw-

TSpOV CV 7ïf

sC Troieuf.S-es^tSto3-eictí fit-ftsíoraç.JJetnAe benede aliis me-rendo t Deitnim boc pra mp num est 9i'i toqueDeurn imi-tatur. Pho-tius, ibid.

(i2fi) ./Elia-iius, var.Hist. LibroXII » CapiteLIX.

(127) Diog.Laertiiis,Libro VIII y

sn?n. z 9.

fous les sens, & qui ne peut être'que l'objet de l’entende-ment (118). Oi/vs yé «/-ôsîE- H 7 wfrsif , 3

sb ùx.épst'h* u] V01JT9» eìsaq fi orfâ'&v. Neque emtn

itle fenjut nu t ulli dolori expofitum rerum prmeipium esse , sedinvifibile , incorruptum , fola mente ex'ijtimavïí apprehenfi-bïle ( 119).

Quant au but de nos actions & de nos études, on nepeut rien voir de plus admirable, ni de plus Chrétien,quece qu’en a dit Pythagoras ; car il vouloit que l’étude dela Philosophie tendît à rendre les hommes semblables àDieu. IîgK 'Ote) frétois òftgíairir àsáyi , rfii fie IIvjKjjgaxïsOíAos roplae rh reXc-tos-nr oriofiv , ad divtnatn Jttni-

litudtnem ducunt , Pythagorìc&que philosophie finem perfeôlif-fmurn osiendunt (120). Voilà l'éîoge que l’on donne à unePiece de Poésie qui contient les dogmes de ce Philosophe.Ils contenoient deux Parties que l’on pourroit fort biencomparer à la voie purgative , & à la voie unitive, dontnos Mystiques ont dit tant de belles choses. Hierocles , quicommentarios eruiitìffimos in Carmen Au-reum Pythagora reli-quit, statìm ab initia de Pythagorica Philofophia diffèrent, ap-peliat, eam n$a.ç<rn ^ riìaÍTtfot ì purgationem , Sc perfec-tioneni. Qua duo cum fubìndicent officium ipfius duplex acpropofitum, ut loco alto monfiravi , duplkem videri pojfunt Py-thagoras Pythagorici habttijfe philo/opbiam, quartim illa fitmfijulbiù ), hstc vero reXudt , illa, quelptirgat à malis , séparasà mater ta w corpore, libérât à vinculis &r car tore-, h&c, quaperficiat , evehat çr reportes fursum , Cacr' -êíisaç, ut loquitur Hierocles , id efl habitas prioris formam m-

ducat, fimilesque faciat Deo.

Id quod ipse indicat

Hierocles in sequentìbus, quando dieït , 'Zo&éyfi (carmenaureum)orúwjç <&tXotrdípttxç or^cctikurtc fiosç'slr/ris tri rcfisolss léyp-esep, êt uv«v 7ìç tocv'Sv rs/éjuofil lébmkávtn tùj -rbj) (coxfic fi os òptsíems céroystrs.

Continet philoíophiseomnispracticaeac theoreticàe décrétasummá qtubus quis & purgare se , & fimilem Deo facerevaleat (m). L’Auteur que je cite allégué (ih) plusieurspassages qui témoignent que, selon ce Philosophe, Pac-quisition de la vérité étoit Punique moien de parvenir àêtre semblable à Dieu ; mais que pour conoître la véritéil la faloit rechercher avec une ame purifiée, & qui eûtdomté les pallions du corps, d’où il conclut ce que l’on valire : Ex Us qua fuperiori capite attulimus , mantfeflum est ,philofiphiam Pythagoricam id habere fibi maxime propofitum ,ut ad quaniam fimilitudinem cum Deo feâîatores fuos ducat ;id vero fieri aliter non poffe , quam fi veritati atque fapientiapura integraque mente incumbatur (123). Joignons à cela letémoignage de l’Anonyme qui avoir écrit la Vie de Py-thagoras. II dit ( 124), que les Sectateurs d,e ce Philoso-phe enseignoient qu'on se perfectionne en trois maniérés.1. En conversant avec les Dieux; car pendant ce commer-ce on «'abstient de toute mauvaise action, Sc l’on se rendsemblable aux Dieux autant qu’une telle chose est possi-ble. 2. En faisant du bien aux autres; car c’est le proprede Dieu, c’est Fimitation de Dieu (125). 3. En sortantde cette vie. Les plus beaux présens que le ciel ait faits àPliommc, selon Pythagoras, font de.dire la vérité, & derendre de bons offices: ces deux choses, difoit-il, ressem-blent aux œuvres de Dieu (126).

(P) Les circonstances de fa mort font raportées diverse-ment,’] 11 demeuroit à Crotone chez Milon avec ses Dis-ciples, & on l’y brûla. Un homme, qu’il n’avoit pointvoulu admettre dans cette société, mit le feu à la mai-son (127). Aparemment la physionomie de ce personna-ge n’étoit pas heureuse; car Pythagoras ne recevoit pourDisciples que ceux dont la mine lui revenoit, après savoirexaminée selon les régies de Part. C’étoit la prémiere deses démarches. Jam à princìpìo adolescentes qui fefe ad dis-cendum obtulerant, itpvtnoyseefiss{. Id verbumsignifient, mo-res naturasque hominum , conjetlatione quadam de oris & vul-tus ingenio , deque totìus corporis silo atque habitu, ficiscitari.Eum, qui exploratus ab eo tdoneufque fuerat, recipi in difcipli-nam ftatitn jubebat (128). II y en a qui disent (129) qu’ilfut soupçonné de machiner Pusurpation de la Souveraine-té; & que pour aller au devant de cette entreprise , lesCrotoniates mirent le feu à son logis. 11 se sauva au traversdes flammes, & sortit hors de la ville; mais comme il en-troit dans un champ de feves, il s’arrêta,& il aima mieuxse laisser tuer, que d’ouvrir la bouche, & que de gâter lesfeves (130). Selon Dicearque (131) il s’enfuit au Temple

(130) 'AKíSfoq ustllos n Tm-nitms àvutgefituq 3 u^éîrUt ? XtMtnc »\>i pisstat quam has dare peiílun , cœdique tatius est quam quicquam loqUem , u,;!' Merle Caíaubon cotijeSure qu’a» lieu de KuKv^xt il faut lire khvotvagan, errer miferaUemem, (131J Idem, iíidem, num. 40,

des Muses à Metapont, & y mourut de faim après un jiì-ne de quarante jours. D'autres disent (132) qu’au retourdu volage qu’il avoir fait à Plie de Delos, pour y fermerles yeux à son Maître Pherecyde, Sc pour l’enterrer , iltermina lui-même le cours de sa vie en s’abstenant de nour-riture. Selon d’autres (133) il mena tous ses Disciples ausecours des Agrigentins contre ceux de Syracuse; ík aiantété batu il fut tué pendant qu’il fuioit autour d’un champde feves. Cela ne s’accorde guere , ni avec les quatre-vingts ans que l’on dit (134) qu’il a vécu,ni avec les qua-tre-vingt-dix (135), encore moins avec les quatre-vingtdix-neuf (136), on avec les cent quatre années (137) qued'autres lui donnent. Volez fur tout ceci les savans Recueils-de Mr. Ménagé (138). II n’oublie pas de citer Arnobe,quiassure que Pythagoras fut brûlé vif dans un Temple. Py-thagoras Samius suspicione dominationis injusts vivus concrema-tus in fano est : numquid ea , qua docuit vim propriam perdi-derunt , quia non fipiritum [ponte , sed crudelitate appeti-tus effudit (139)? Jullin insinue qu’il mourut fans violenceà Metapont, où il s’étoit retiré après avoir demeuré vingtans à Crotone; qu'il y mourut, dis-je, si admiré, que fa'maison fut convertie en un Temple , Sc qu’on Phonoracomme un Dieu. Cum annos vigmti Crototu egifiet , Meta-pontum m'tgravit, ibiqne decejfit , cujus tant a admiratio fuit ,utex domo ejus templum facerent, eumque pro Deo colerent (140).ValereMaxime ne va pas íi loin; mais il se déclare haute-ment contre ceux qui disent qu’on le maltraita. Cujus ar-âentem rogum plenis venerationis oculis Metapontus afpexit : op-pidum Pythagora quam fuorum cinerum nobilius clariufve mo-numento (141).

Saint Epiphane s’est abusé grossièrement lots qu’il a ditque Pythagoras mourut au païs des Medes (142).

( A.) Quelques Auteurs qui ont traité de fes dogmes, ]Je me borne aux Modernes. Guillaume Canterus a misen Latin les Fragmens de Pythagoras que Stobée a recueil-lis. Erasme (143), Philippe Beroaldus, leGyraldi, Clau-de Minos, François Berni , Nicolas Scutelli, Sc quelquesautres, ont fait des Notes fur les Symboles de ce Philo-sophe. Consultez aussi Lipse (144); les Commentaires deRittershufius fur Malchus; la Dissertation d’Holstenius DeVita es* Scriptis Pythagors ; le Pythagoras de Roderic deCastre ; Paganinus Gaudentius de Pyrhagorea animarum tranf-migratìone ; le Dialogue d’Ambroise Rhodius de transmigra-tions : la Dissertation de Claude Figuier de Sefla Pythagori-ca; la These de Marc Mappus de Ethica Pythagora, soute-nue à Strasbourg fous le Professeur Schallerus; la Disser-tation de Schilterus de Disciplina Pythagorica ; le Livre deJean Scheffer cité ci-dessus; le Livre intitulé Ethica Pytha-gorica (145) composé par Magnus DanielOmeis Professeurà Altdorf. On peut voir aufíi notre La Mothe le Vayerdans l’Ouvrage de la Vertu des Païens. On croit que lesVers dorez de Pythagoras font l’Ouvrage de son DiscipleLyfís. Un ancien Philosophe d’Alexandrie nommé Hie-rocles les commenta: nous avons son Commentaire com-menté par le fils de Casaubon. Nous avons aussi les Com-mentaires qu’ont fait fur les mêmes Vers Virus Amerba-chius, Théodore Marcilius, Henri Brem, Michel Nean-der, Jean Strasclius, Guillaume Diezius, Sc Magnus Da-niel Omeis.' J’avois oublié l’Ouvrage de Joachim Zehne-rus (146).

(R) Un Conte que je viens de lire dans un Nouvelliste.]

„ Un Autheur moderne a avancé que feu le Maréchal de„ Schomberg, commandant les Troupes Françoises en„ Portugal, lorsque ce Royaume secoua le joug des Es-„ pagnols, écrivoit ce qui sc passoit dans ce Païs-là , fur„ un verre , & que l’exposant à la Lune le Cardinal Ma-,, zarin, qui étoit à Paris, à la faveur d'un Télescope,li-„ soit dans cet Astre, tout ce que le Maréchal vouloir lui„ faire savoir : si ce secret étoit aussi véritable que fabu-„ leux, 8ec (147) ”. Puis que le Nouvelliste juge saine-ment de ce prétendu secret, il ne me reste qu’à marquerles Anachronismes de ce qu’il raporte. Mr. de Schombergn’arriva en Portugal qu’au mois de Novembre 1661 (148).Le Cardinal Mazarin étoit mort depuis huit mois ; & il yavoir plus de dix ans qne le Portugal avoir secoué le jouede l’Espagne.

(1 il) lie m)ibidem.

(133) Idem >ibidem .

f T 34) Idem,ibid. num*44.

(I3j) Idem,ibidem .

st 3 S) Tzet-y.es, Cliil.X I, Vers.z6â.

(137) Ano-nymus, apxdîhocium,pag. iziz.

(138) Me-

nagius íaDiogen.Laerc. stg.371 irfeq-

(139) Ar-nobius, Li-bro 1, pag.

2,.

(140) Justi-nus, Libr»X X , CapiteIVi pag.

3 Si.

(141) Vaîe-rius Ma.tí-nius, LibreVIII, Cap.K//, num. z>in Ext.

(142) Epî-phanius,Hsr. XV,pag- 14.

(143) Au

commence-ment de fesChiliades deProveibes.

(144) Ma-nuductio a 4Philosoph,Stoic. LibreI, DijsertJTmVI.

(545) Imfn^.me k. sAh~dors, 169Z.

(146) Pajìor ac Superìntendens Schleugenfis, Il publia a Leipfìcy ï*an 1603 » Vitam &Fragmenta Pythagors. ( 147) Tiré de tapage 68 d'un petit Livre intitulé La Clefdu Cabinet des Princes de l’Europe, ou Recueil Historique Lc Politique fur lesmatières du tems, Juillet 1704. On croit cfue ce Livre a été imprimé à Luxembourg:il y a au Titre , Imprimé chez Jacques le Sincere à i’Eníeigne de la Vérité»M. D. CCIV. (148) Votez, les Mémoires de Fteniont d’Ablancouit*

12.

PYTHEAS