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Tome troisieme. K - P.
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752
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(J) Ce sutCan iz?S.Scultetus,in Narrât.Apoìoget,çag. ii.

( c ) Il futdepuis Elec-teur*

( ï ) Votez,VolTius, deScient. Ma-them. pag,zo6, & alibi,

(z) TychoBrahe»Epístola adConradumAíTachiun >apud Mel-chior. Ada-Vi*

tis Theol.pag. 840.

(z) îlludvero miran-dum j qmdhomo Theolo-gus , in Ma-thematumfiítdiìs,nullo ,nifi se magîs-tro , eo ttsqiteprogressas est:ut editisfcrìptis , dis-'kipììnte illiusgloriamnis Mathe-Jeos profestb -ri bus prA-ripuerìnt ..Melchior.Adam. ìbid.

(4) QuxnamîristìjjìmisTheologorumEttemgelìco -rum ctrtami -ni bus média •»4 repeririqueat. Seul-têt. Narrat.Apologct.

45.

(4)LaCroixdu MaineBiblioih.Françoise ,pag, 408 , lefait natifd’^Angoulef -

(H) Votez, laderniere %e-marque*

fl) Ce duTillet ne sutjamais niEvêque ni.Archevêque,mais feule-ment Chanoi-ne CT, Archi -diacre d 1 ^.An-goulême.Voitz. ce quele frere dePapyre Maf-‘son a. joint àla Vie deCalvin à. lafin du l'a-píriiJVÍaíïo-nis Elogiavaria.

/p PITISCUS. PLACE.

beaucoup de preuves de son mérite il y fut choisi (b) pour être Tun des Précepteurs du PrinceFrideric IV (c). II s’aquita si heureusement de cet emploi, que le Prince Casimir Administra-teur du Palatinàt le destina à la Charge de second Prédicateur de son pupille, qui étant devenumajeur fut tellement satisfait des Sermons de son Précepteur, qu’il le sit prémier PrédicateurAuìique. Pitiscus exerça glorieusement cet emploi jusques à sa mort qui arriva le 17 de Juilleti6iz {d). II ne faut pas oublier qu’il se rendit très-babile dans les Mathématiques {A),& qu’il publia un Ecrit où il faisoit voir qu’il seroit très-nécessaire que lesProtestans cessassent defaire des Livres de Controverse les uns contre les autres (B). II le fit d’office, je veux direqu’il y eut une Consultation sur ce sujet, après laquelle on le chargea de ce travail. II publiaquelques autres Livres ( C ).

(A) ll se rendit tr'es-habile dans les Mathématiques.'] T1publia en Latin cinq Livres fur la Trigonométrie Fan 1599,qui furent réimprimez avec des Augmentations l’an 1611.L’on trouve dans cet Ouvrage VI Livres de ProblemesAstronomiques : un Livre Problematum Geodœticorum fwede agro piano metiendo ac dividendo : Problemata Geographica :Un Livre Problematum Gnomonicorum ac Arcbiteétcnìcorum,in quo se ait pnccipua Architecture mili taris mysteria référas-se (1). Tycho Brahe estima beaucoup la capacité de Pi-tiscus dans les Mathématiques & souhaita que le nombredes Prédicateurs Mathématiciens fût plus grand; Car il crutque cela leur donheroit un jugement plus solide, 8c seroitévanouir plusieurs Disputes* Voici ses paroles: Dottijsmìilluts Bartholomú Pitisci de triangulis Acuturn es? compendìo-sum lìbellum lubens accepì : rogoque ut illi ex me grattas agas.Optaretn , plures ejufmodi conúonatores reperiri : qui Geome-trica gnaviter callerent : jorte plus ejfet in iis circumspeâti c?solidi judicii, rixarutn inanium zy logomachiarum minus. Siis mihi alìquando feripferit ; z? de iis studiis mecum contule-rit, inventes refponsorem non invitum ( 2.1, Le souhait deTycho Brahe, que' vous voiez là suivi d’une très-bonneraison, a ses inconvéniens. L’Eloquence armée de pom-pe, 8c de figures, est nécessaire aux Prédicateurs: un rai-sonnement sec 8c précis à la Mathématicienne ne leur con-vient pas, 8c ne seroit point fur les Auditeurs les impres-sions que F état de l’homme demande. Notez que Pitis-cus aprit de lui-même tout ce qu’il savoit de Mathéma-ques (z).

( B ) sjue les Proteftans cessassent de faire des Livres de Con-troverse les uns contre lès autres ] L’an 1608 on délibéradans le Sénat Ecclésiastique de FElecteur Palatin fur le re-mede qui se pourroit aporter aux combats funestes desThéologiens Proteftans (4). Scultet Prédicateur de sonAltesse Electorale , 8c quelques autres, opinèrent qu’ilétoit de l’avantage de FEglise, qu’à l’avenir les Réformezne fissent plus ni Apologies, ni Antilogies, ni semblablesPieces de Procès de Religion ; qu’on 11e pouvoir ni riendire ni rien écrire qui n’eût été dit 8c écrit depuis long-tem s; que les Confessions de Foi avec leurs Explicationssufisoient à toute personne qui cherchoit sincèrement lavérité; qu’on ne voioit aucun exemple de cet acharnementà la Dispute parmi les Prophètes 8c les Apôtres; que cet-1 te forte de Livres mûltiplìoient les diférens au lieu de lesterminer, 8c que Faigreur satirique que les Auteurs y ré-pandaient faisoit rire les profanes, 8c triompher les Papis-tes, 8c inspirait l’irreligion à beaucoup de gens. Le Latinqui fuit exprime cela avec plus de force,8c avec plus d’é-

tendue. Nec componi , fed multiplicari controverfias istiscontenticnibus : paucos veritatis inquirenda, glorioU vans. au-eupanda grat'tâ , multos in artnam dijputanâì defeendere : Dia-bolum hoc agere, ut totus Spiritus Théologiens, & quicquidferé D e 1 providentìa donorum huic Jeculo contulit , conten-tionibus impendatur ; & Praires stylo Satyrico se mutuo exa-gitent zy déforment , utque adeo fer ifiiusmodi scriptiones bonià vocationis sua offciis avocentur, malt in capitali, quo abàntagonistis dissident , odio firmentur\ denique mutuis ist 'ts con-vìtiis , quibus libri inter fe litigantium featent , creari profa-nis rijutn , Pontifiais jubilum , cr magna audìtorum partiomnis religionis contemtum (;). La conclusion fut que no-tre Pitiscus représenterait ces choses pathétiquement 8cgra-vement dans un Ouvrage public. Ils’enaquìta très-bien (6):il exhorta les Proteftans à fe réunir contre l’ennemi com-mun , 8c à laisser là toutes les Disputes de persona Chriftizsr de cœna Vom'mi ; il leur montra que rien n’empêchoitqu’ils ne vécussent dans une parfaite concorde, bien qu’ilsdiférassent fur le sens de quelques passages de l’Ecritu-re (7). Cet Ecrit fit plus de mal que de bien; car com-me s’il eût été un nouveau signal de guerre, les Théolo-giens de Saxe 8c ceux deTubinge coururent aux armes detoutes parts, 8c soutinrent avec une ardeur extrême queles Luthériens ne pouvaient faire de paix avec ceux quinient la manducation orale. Verax zy hic fuit, quod pro-verbii locum obtinuìt , fapìentis effatum : Scepè optimè cogi-tata peffimè cadunt. Vix enim lutem publicam afpexerat piatxhortatio tlla , cìtm , quasi clajsicum cecinissent nostri , adarma undique concurrìtur in Saxonid zy Sueviâ , magnoquestudio zy labore orbi Chrìftiano demonstratur : oralis mandu-cationìs in Eucharistie patronos non posfe pacem colere cum Re-formaté (8). Scultet avoir fort à cœur la réunion desLuthériens 8c des Réformez. II y exhorta 8c de vive voix8c par Lettres les Théologiens de Wirtemberg, il leur re-présenta les malheurs que la discorde faisoit naître, FA-théïsme des Auditeurs, le mépris des Ministres, la joiedes Papistes (9). Cela ne servit de rien; on lui réponditque pour r Amitié Politique elle n’avoit jamais été refuséeaux Réformez, 8c ne le seroit point à l’avenir, mais quel’Amitié Tliéologique ne leur seroit jamais accordée.Truftra omnìa : Responfum enim : se in amicitìam politicamnos femper récépissé, recepturosque deinceps ; in Theologicam,hoc est, fraternitatem Christianam nunquamfio).

(C) ll publia quelques autres Livres .] La plupart en Al-lemand; mais celui qu’il fit contre un Jésuite de Maiencc,8c qui a pour Titre Anti-Rosartum, est en Latin. Voiezles Anti de Mr. Bailler (n).

PLACE (Pierre de la) en Latin Plateams ou à Pìatea , natif du pays d'Angouì-moìs (s), fut dès fa jeunesse fi bien instruit aux bonnes lettres , que lui seul entre tous ses freres fe ré-solut de suyvre Veflude des Loix , esquelles il profita en telle forte que n'ayant pas encore attaint sauge devingt & deux ans il composa une Paraphrase Jur les Aidions ( b ), environ ce temps-là commença àfréquenter ïfi fiuyvre le barreau du Parlement de Paris , ob il acquit le tesmoignage d'homme de bonesprit , bien disant , & sur tout de bonne conscience (cs Cela fut cause que François I le choi-sit pour son Advocat en sa court des Aydes à Paris. II s’aquita de cette Charge avec une exti ê-me probité, & de là vint que Henri II l'efieut luy-mefme (d) entre plusieurs pour efire son pré-mier Président en la mesne court des Aydes. 11 embrassa intérieurement dès Tan Iff4 la foi desEglises Reformées (A), Sc il en fit profession ouverte après la mort de François II; mais les

trou-

(A) ll embrassa intérieurement dés l’an 1554 la foi desEglises Réformées.] On volt dans le Discours de fa Vieque Dieu l’appella à fa cognoijfance en ce tems-là par unefaçon fort efirange. „ Estant escalier à Poictiers environ,, vingt ans auparavant,Dieu luy avait fait voir feu Mais-„ tre Jean Oalvin, lors passant par ce lieu avec l’Arche-„ vesque du Tillet (1),lequel personnage il ouit volontiers„ parlant magnifiquement de la cognoissance de Dieu en,, général : mais quand il fut question de parler du pur„ service de Dieu, il s’arresta tout court, comme estant,, grand zélateur de la religion en laquelle il avoir esté,, fougueusement nourry. Si est-ce que dès lors il luy,, demeura quelque scrupule en sa conscience, qu’il pour-„ roit bien avoir esté trompé, à quoy il pensait souvent,„ comme il a depuis tesmoigné : ce qui estait comme„ un préparatif pour nourrir ceste petite semence , jus-„ qu’à ce qu’elle vinst à germer 8c sourdre en la saison.>> ordonnée de Dieu. Cela advint un jour qu’estant de-» v »nt son logis, un certain estranger par une admirable» providence divine, lans avoir aucune cognoissance de

„ luy, mais le voyant homme de qualité, 8c ayant be-„ foin d’estre secouru en son extrême poureté, s’adressant„ à luy fort humblement, luy fit un long discours en fort„ bon Latin de la cause de sa misere. Lequel luy ayant„ semblé bien suffisant homme, il le fit entrer jusques de-,, dans son estude, pour le sonder un peu mieux à loisir.„ A donc ce panure homme , comme enuové divine-„ ment, commença à librement deschifrer tous les abus„ de FEglise Papale, 8c déclarer le vray 8c seul moyen,, de seruir Dieu. Ce qu’ayant entendu assez paisible-„ ment, il l’honora de quelques presens, 8c le pria fort„ cependant, de ne retourner le voir, pour la crainte„ qu’il auoit des feus, qui estoient preparez contre ceux,,, qui estaient tant soit peu suspects de la doctrine Euan-,, gelique, comme de fat ct ce pauvre estranger peu de,, temps après fut esprouvé dans la fournaise à Paris. Or,, depuis cela , Pierre de la Place ne cessa de feuilleter,, tant les saincts Livres, qûe tous les anciens Docteurs,,, jusques aux Scholastiques, a fin d’avoir moyen de pou-„ voir osier ce scrupule, qui jour 8c nuict luy tormen-

( 1 ) Tirs itMelchiorAdam , inYitis Theo-log. Ger-man. .. 3 z?,& Jeq»

(5) Scultet*Narrat.Apoìoget. ;pag. 45.

(6) Son Li-vre fut écritenAllemandm,

(7) Scultet.Naxrat.Apoìoget*.pag. 46.

(îî) Idem 9ibidem.

(9) Expostcisrnalìs , quxex mutuisEudnielìco -rum digla*diationibusorirentur 9atheifmo au-ditorwtycon-temsta mi»nìstrorumvtrbi , jubilaPapifiarpím mIdem,ibid. pag. 72.ad ann .

1616.

(10) ldem 9ibidem .

su) AuCCXIX.

(c) Vois z. lesOpusculesde Loiíel,p.jn, 525.

(d) VanI553. Voicti 'les «nêmesOpuscules ,pag. 5IU

î)