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Ì?tïTÈANÙ 5 .
V
Néanmoins c’est: un Ouvrage qui témoigne qu’il étoit plus éclairé fur les véritables intérêts deSa Majesté Catholique, que ceux qui ne s’occupoient que des affaires d’Etat. On lui attribuafaussement une Satire contre le Roi Jaques (F). On assure qu’il rendit un très-grand service
Ceux qui voudront voir les louanges que divers Savans lui ont don-
— r : — —'-lire la Censure de
Pope
au Roi de Pologne (/) t
Lc les honneurs que lui ont faits quelques Princes* n’auront qu a
nees
(/) Vois t ì*7ic»>. (H)',
traire, mais que d’autres personnes importantes le ptoté-geoient, & qu’on espéroit que leur protection le sauve-roit. On sera sans doute bien aise de trouver ici le nomde ces Protecteurs: c’est une partie de l'Histoire de Pùtea-nus. Ob am'ttos quos plurimos habit , nihil illi periculi fore
Princes. Ils ont assez d’autres gens à consulter ; l’avenir estinconu aux plus sages têtes; & fort souvent les mauvaisconseils font suivis d’un bon succès : tant il est vrai que lafortune dispose des choses selon son caprice. C’est Sallustequi parle ainsi. Scio ego, dit-il (37), quam difficile atque
futabat.Sibi addidìffimum habet,Varambomm Arthiepìfiopum sérum satin fit, constlium dare régi, aut imper atort; posiremo
Cesariensem Infanti à sacris, Chiffletium Medicum, qui plu- cuiquam mort ah, cujus opes tn excelso funt : qttippe cum Z? illis
rimum apuâ Str. Jnf. poffiimt, zv altos, fed infefium Rosat» consaltorum copia adfint; neque defuturo quifquam fatis calli - Repubhca
Prafidem Htspanís obnoxium, ZV paci ut dicitur, advtrjum, dus, fatisque prudens fit. Quinettam sape prava masts, quam 01 nan 3
qui etiam eaufaeffe putatur, cur decemjam menjibus, mils ex bona confilìa prospéré eveniunt: quia plerasque res fortuna ex lu-■' " ■ ' - ' bidine sua agitas. On se repent mille fois d avoir íiiivi le
conseil des bonnes têtes, parce qu’il arrive des choses quifont juger,que si l’on avoir suivi une autre route, l’on au*roit frappé de grands coups. Ceux à qui l’on a affaire fontdes fautes dont on ne les croioit point capables. Un bonConseiller ne compte point sur ces fautes : il dissuade doncdes entreprises qu’un fou, ou qu’un étourdi ; proposent ; 8e
Mifp litera ad iifnvoynài. Infans quoqueCardinalis ,qui jam inJBurgundia,non ‘minus quàm Eugenia, illi bene v.olunt, Dettmrogo,zsf btne faciant, neque ob mttffiría* hanc gravites antmad-■vertant, in virum candorìs melle penitus ímbutum. La chosese termina selon les souhaits de ce Médecin. II ne faut pasque j’omette qu’un Anonyme écrivit contre cet Ouvragede Puteanus. Cette Réponse fut intitulée Anti-Puteanus
Oïl Sallui-tius, O rat.
11 ad Çs-fatein dé
mn. pog,m. J27,
fìfi) Votez,let Antì deMr. B aille t.M.m. is8.
( 27 ) Impri-mé Coímo-poli, apudBatavumpat ria: li-bertatis& pacisamantiíli-mrnu j iniz.
Jr8) Imbense
cauet , nealias ejjé vì ■eisatar quamex sucroramaretinr. Lîtr-l»’s, Epift.CCX1V,
M- 45 »,Tom. 1 .
five Politico-Catholicus Stateram Puteani inducias expendetitis il fe trouve que ces fautes imprévues; ou d'autres événe-
_ ) ! _ f-, a - i- - J f a* A. \ f’-- .... „..3-4 V l i„VA^«-t3nni ^ ^ . *-fl .a M r, ìnnm'rar, vnn r)n 4 m r4-l rt «1 /-tllíikl A* ì > ^nt’V*PTÌ)M Íí-» íî’
alia Statera expendens (26). J’ai un petit Livre (r 7) qui con-tient la Statera de Puteanus, & la Réponse de l’Anonyme,avec deux Lettres où se trouve le Jugement d’un Hollan-dois fur cette Réponse. L’Auteur de ces Lettres soupçon-ne que l’Anonyme étóìt un homme d'Eglise (2.8), & mê-me un Moine ( 29 ) , & il le tourne en ridicule pour avoirdit que le courage 8t la prudence ne se trouvent que dansl’Eglise Catholique (30); que les finances de la Hollandes’épuisoient; qu’elle faisoit gémir son peuple sous la rigueurdes impôts; que ses troupes étoient poltronnes; que sesvictoires lui avoient été plus préjudiciables que profitables;que le Roi d’Efpagne fe pouvoit passer commodément desvilles qu’il avoit perdues; que lesHollandois dévoient leursconquêtes à la trahison, 8e qu’ils les avoient achetées beau-coup plus qu'elles ne valorem. Au premier jour, lui ditson Critique, il nous aprendra qu’il est utile à l’Espagneque nos troupes aillent camper au cœur du Brabant, car lesterres en deviendront plus fertiles parle fumier que nos che-vaux y laisseront. Nec minus ridiculus eft,cum tribuns Zéf exac-timibus supra quam sas efi Bataves frémi querttur, qui iftoscens us fe Dominis fuis debere , ZV felicttatis fus ac fortunarumnon niji spiálegium este credunt. -- Verum emmvero ,
mens inopinez.auroient rendu immanquable l’entreprise.iïl’on s’y étoit engagé. Le plus sûr est de ne se pas érigeren donneur d’avis fur les affaires publiques. Salluste enconoiffoit bien les raisons,
(F) On lui attribua faussement une Satire contre le RoiJaques.'] En voici le Titre: If Ca/atiboni Corona Regia,id est , Panegyrìcì cujufdam verì aurei , quem Jacobo I. MagntBritannia être. Régi, fidei defenfori delinearat , Fragmenta abEuphormione inter fchedas § fffimgsplrx inventa , colletla ,<V inlucem edita 1615. pro officìna regia Jo. Bill Londint. Mr. Al-meloveen me prêta ce Livre (38) fan 1693. II étoit alorstrès-rare; maisMr.Thomafius l'a fait imprimer depuis dansson Historia Sapìentis zs? Stultitis humana. II ne se peut rienvoir de plus satirique: jamais ìes plus méchans Princes nefurent plus maltraitez par un Ecrivain médisant, que le bonRoi Jaques eltdéchiréla par le terrible Scioppius; canine fautpoint douter que Scioppiusne soitl’Auteur de cette sanglan-te Piece. Nous allons citer un homme qui nous aprendrâque Puteanus se défendit pub iquement d’en être PAurcur„Non potuit fatyricorum manus effìtgere Jacobus Britannia Rex,utut dofíiffimus & laudatiffimus Princes s: eut fub fpecíe Pane -gyrìci Pojìumi a Casaubono scrtpti, cujus quasi prairnenta inter
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117 pagef^
quam lipide fatUUS efi hic firiptor, eum milites Federatorum fchedas ejus reporta, per infignem nequttiam , continua myçle-
timidos lepores vocat, cum Bataves pugnam semper decli-mxc feribit : victorias nobis magis nocuilïe, quam profuis-se. ttlane feribere non veretur pofi cladem Turnhoutanam C?Flandricum ! An & tune Henricì Bergii culpa terga vertit Hif-fanusì Et quando quafo Régi Htfpaniarum ac suis perfuadebitSylvam Vucis, Vefaliam , Venloam, Ruramundam , TrajeSlumad Mofam, expugnatst ad Scaldim & alibi caftella, viShtm Ber -cam nobis nocere ! Regem vero suo commode iis carere ? quia nonfine magnis mpenfis ea vicimus. Dicet propediem, utile e/JeBrabantis, exercitus nofiros in tpfo pene Brabantis. meditulliofiare csr in hostico ali , ut ab equorum multitudine Jìercorati agriubtriorem segetem ferant (31). O11 conoît depuis long-reins
l’Auteur de cette Critique(32); c’est Barleus. J’ai un autrepetit Livre (33), qui outre la Statera belli z? pacis, 8c l’ Anti-Putennm, contient une Dissertation Politique de PuteanusDe lnducìii Belgicis,8z une Lettre de Lipse 8c des Notes furcette Lettre (34'', Sc quelques autres petits Ecrits. La Let-tre de Lipse fut écrite de Louvain le 3 de Janvier 1595 àun grand Seigneur qui lui demandoit, bellumne an potiusinducia expédiant Régi Hifpaniarum cum Gallo, Angle, Ba-tavo. Elle est pleine de malignité contre la Hollande, 8cde maximes «finées de Politique , 35'. L’Auteur des Notesles réfuta solidement, 8c fe donna le nom de Justims Bo-n/tfidms Mont. II maltraita Lipse. Voiez (36) les plaintesqu’en fit le Jéiuite Petra Sancta;
L’événement a justifié que Puteanus ávoit raison - car fil’Espagne avoit conclu, ou une paix, ou une treve, avecles Provinces L mes l’an 1033, elle fe seroit épargné biendes chagrins 8c bien des pertes, & peut-être qu’elle seroitaujourd’hui dans une posture plus floriffinte. Je ne prétenspas excuser ce Professeur; il eût mieux fait de fe contenirdans fa sphere: la prudence ne permet pas que l’on publietoutes sortes de véritez; mais il ne faut pas croire que sonLivre ait apris rien de nouveau à la Hollande; on y conaissait assez le mauvais état du Pais Bas Espagnol. C’estla prémiere chose dont les Politiques prennent" instructionpar raport à leur ennemi, & le peuple en croit ordinaire-ment plus qu’il n’y en a. Quoi qu’il en soit,ce Professeurne médita pas assez fur les paroles de Salluste qu’îl mit aucommencement de son Livre, 8c qui lui montraient si bienles raisons pourquoi il est dangereux dé donner conseil aux
( 13 ) Imprimé i Le jfa officìna Elzcvitiomm 1633 in , 2 . ( J4 ) Nou r cu
£triBt*ra Politk * ai J U JH Lipfii EpijioUm. ( 3 } ì Cette Lettre de Lipse avait
e,e tefmée Pan ISIS par j can Gael, Avetat dt la Ha ic,~ (,s ) Dans lafemarqw (C) rit eurikleíltih '
(ip 1 ) Vì£étM?cthMlttì gst-ienm induis,se » arn gexlea
cncudlura y
itos ami cetonìurani 3 &ex e-idem orej Ain Theològojam militedìinA Audi s »Idem,Epist.CCXUlyfag. 451 .
{ 30 ) InïtincipeAurìaconec fortitudinem, necprudéntiamagnofcit,Itîtc ftetiisratio ne,quia Ca-tholicusnon est.Audi ver-ba : Ad.num. 90 .lu sala Ee-tlejiâ Catbo-lica vero ejìfortitudo -érprtídcnúti.
Idem, ibid.p^. 4 S 3 .
( 31 ) Idem,ibid. p. 4J4-
(32 )CesdeuxLattes fini1“ CCXIIldr la CCXIVele celles tic
ïaileus.
rifino horrmda flagitia objiciuntur. Lepide alioquin script us li-ber efi; cui titulus, Casauboni Corona Regia, &c. -«
Refertur in Georgii Rìchteri vitâ Epstolts ejus prœfixà pag. 21 .è Colloquio cum Erycio Puteano acceptfie Rtchterum , quoiPuteanus ejus libelle autor habitas suent: cujus rei veto fa-mam ille innixì declinans velut Apologu loco scriptum quod-dam exhibuerit , cui nomen, Perjurium RUFFI & GIB-BOSI, frasants, qtto delatormn suorum -virulentìs ac Jtnis-teritati satis fuisse obviaeiem exi/lir»averit (39). Ces paro-les de Monír. Morhof n’ont pas été bien entendues dansl’Extrait que l’on a donné de son Livre. ,, On peur aussi,, mettre dans le même rang les Satires qui attaquent i’hon-„ neur des personnes les plus vertueuses, comme celle qui» 3 pour titre, Casauboni Corona Regia, 8cc. qui a été at-,, tribuée fans aucun fondement à Mr. du Puy , 8c qui-, impute à Jaques I. Roi d’Angleterre des crimes énor-,, mes, dont Mr. du Puy l’a suffisamment justifié dans sonPerjurium Ruffi zv Gibbost (40)”. II y a deux fautes là-dedans. I. L’Auteur de l'Extrait a cru fans doute, qu’Lcrycius Puteanus est l’illustre Pierre du Puy dont Mr. Ri-gault a fait la Vie. Quand on dit tout court Mr. du Puyen parlant de Livres 8c de Savaqs, on doit enten.ne ce-lui-là, on doit entendre le Bibliothécaire du Roi de Fran-ce; cet homme admirable qui avec son digne frété four-nissoit tant de secours aux Hommes de Lettres , 8c quitenoit de si doctes Conférences. 1 1. II n’est pas vrai quel’Auteur dont parle Morhof ait justifié le Roi Jaques descrimes énormes qu’on lui impute dans cette Satire; il s’estseulement justifié d’avoir écrit ce méchant Libelle, Sc %marqué l’envie maligne de les délateurs. Raportons unpassage bien curieux. On attribué encore à Jean Bardaiune Satyre tres-mordante ecrtte contre Jaques Roy de la grandaBretagne,intitulée Corona Regia, dans laquelle, fous le nomspécieux de Panégyrique, il attaque vivement le régné de Hen-ry VIII, l’origine zv le cœltbat de la Reyne Elisabeth, ZPsur tout la naissance z? les aâlioiis de Jaques , qu il déchirépar un discours autant ingénieux qu il est injurieux. La cu-riosité a fait glisser ce libelle par toute U Europe; z? ce Prmces'y voyant dépeint avec des couleurs fi noires, procura de fisAlliez, que l'on fit me exagle recherche de 1 Aut heur pour l cpunir. Quelque soupçon estant tombé sur F.rice Putean, p ro .fesjeur de l’Eloquence en /’Université de Louvain , l'*Ar r L;Albei
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(39) Mbî-;
holìils,ïolyhist.L’br, I , Capì,vm,p. 7 «ì
(4 o)BÍÎî!ÍoíthequeU ìiiveiscl-îe, Tome
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(4O M-larè Aca-démie de*Sciences,Tom. I,p*i{