PACE 56.
66. Détachement formé au delà du pont de Lindenau pour couvrir laretraite. Les sapeurs, chargés de faire sauter le pont de pierre deLindenau, croient, à l’approche des tirailleurs ennemis, que toutest passé, sauf quelques troupes en désordre, et mettent le feu àla mine trop tôt. Tout ce qui reste à Leipzig , entre cette ville etle pont, au nombre de 15 mille hommes est fait prisonnier, entreautres les généraux Lauriston et Reynier.
Le brave Poniatowski se précipita dans l’Elster et y trouva la mort ;Macdonald, plus heureux, parvint à le franchir.
La carrière entière de Napoléon prouve assez que cette explosionprématurée ne fut pas de sa faute, elle peut être attribuée à l’im-prévoyance de son major-général.
ALLIÉS.
T. Langeron se prolonge dans les jardins au nord de Leipzig ; ses tirail-leurs viennent jusqu’au pont de Lindenau , où ils jettent l’alarme.
V. Les colonnes pénètrent de toutes parts sur les boulevards qui sé-parent la ville des faubourgs, et menacent d’arriver ainsi à laporte de Ranstedt, seule issue qui reste aux troupes qui défendentencore la ville même de Leipzig .
PltMCHE XIX, V 4.
BATAILLE DE HANAU,
jOoréc U 30 octobre 1813.
Après la défaite de Leipzig, l’armée française, réduite à 80 mille combattants, regagnait la frontière du Rhin parla route d’Erfurth à Mayence ; elle était précédée et suivie, à deux journées de marche, par un cortège de 25 millemalades ou blessés qui embarrassaient ses mouvements. Le roi de Bavière , qui n’attendait qu’un dernier revers del’armée française pour se déclarer contre Napoléon, voyant qu’il allait être enveloppé à Leipzig , pactisa avec lessouverains alliés et donna l’ordre à l’armée, qu’il avait sur les bords de l’Inn, de se rapprocher du théâtre desopérations. Tout à coup, le général de Wrède, renforcé de l’armée autrichienne qu’il avait fait mine jusqu’alor6d’observer, passa le Danube, le 19 octobre, à Donauwerth, et se présenta, le 24, devant Wurtzbourg , dont il tentavainement de s’emparer par un coup de main. Le 27, il détacha d’Aschffenbourg 10 mille hommes sur Francfort , etpoussa son avant-garde à Hanau . Elle venait de s’y établir lorsque l’escorte d’un premier convoi de blessés l’en délogea,le 26 , et fila sur Francfort ; mais le soir, l’armée austro-bavaroise reprit la ville et intercepta de nouveau la route.Napoléon ne fut instruit de cet incident qu’à Gelnhausen dans la soirée , par les rapports de quelques maladeseffrayés qui étaient venus s’y réfugier. Il n’y avait pas à balancer; il fallait passer sur le ventre à ces nouveauxennemis pour ne pas laisser le temps à l’armée victorieuse de prendre part au combat. En effet, Blücher avait quittéla route d’Eisenach pour s’élever vers les sources de la Nidda, à la hauteur du flanc gauche de l’armée française ; leprince de Schwartzenberg cherchait à gagner sa droite en forçant de marche par les montagnes de la Franconie , tandisque Bubna, à la tête de son corps d’armée et d’une cavalerie nombreuse, la harcelait en queue. Napoléon n’avait que30 mille hommes sous la main, son adversaire en comptait 50 mille, mais il les avait imprudemment adossés à laKintzig, au débouché de la forêt de Lamboi. Cette circonstance aida à tirer l’armée française d’embarras.
2. Le maréchal Macdonald attaque, avec la division Charpentier , l’ailedroite de l’ennemi et la refoule sur le pont de Lamboi.
•ï. Le maréchal Victor attaque vainement en tirailleur le centre de l’en-nemi avec la division Dubreton ; il est soutenu successivement parles divisions Curial et Friant, de la garde, qui finissent par l’acculerà la Kintzig.
4. Le général Sébastiani appuie cette attaque avec sa cavalerie et exé-cute plusieurs belles charges.
1. Arrivée de la garde, sous le général Nansouty, attaquant la cavalerieaustro-bavaroise et la refoulant par le pont de la Kintzig dans laville de Hanau .
6. Le maréchal Marmont attaque aussitôt la ville de Hanau et en chasseles grenadiers autrichiens, qui conservent néanmoins quelquespostes dans les jardins environnants. Au jour, elle prend positionhors de la ville.
Le 31 octobre, le corps de Marmont fut relevé par celui du généralBertrand, et celui-ci par la jeune garde, aux ordres du maréchalMortier, formant l’arrière-garde de l’armée.
ALLIÉS.
aa. Division bavaroise Becker postée dans le bois de Lamboi sur la rivedroite de la Kintzig.
cc. Cavalerie austro-bavaroise, aux ordres du général Splény, formantplusieurs lignes à gauche de la route de Gelnhausen.
thl. Cosaques du général Denisof.
ee. Division Fresnelle, à droite de Hanau . Cette ville est occupée par unebrigade de grenadiers autrichiens.
ff. Brigade autrichienne de Klénau formant la réserve de l’aile droite surla rive gauche de la Kintzig, près du pont de Lamboi,
g. Cosaques du général Czernichef, observant la route de Friedberg.b. Cavalerie austro-bavaroise, à leur soutien.
i. Position de l’infanterie austro-bavaroise dans la nuit du 30 au 31octobre, après avoir été battue; elle est en arrière de Lehrhof surla route d’Aschaffenbourg .
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