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à Tautorité de l’Eglife , que de s’abandonner aux foi-blés efforts de notre misérable raison. Nicol.
On dit d’une femme qui íe prostitue, qu’elle s 3 aban-donne à tout le monde. On le dit quelquefois absolu-ment. Le mauvais exemple porte une fille à s 1 abandon-ner.
Abandonner, signifie encore. Quitter, jetter là. Abji-cere. Il abandonna ses armes.
Abandonner, signifie encore, Quitter un lieu, en sor-tir. Deserere. 11 a abandonné le pays. On lui fit aban-donner la ville. Abandonner la maison.
Abandonner, signifie encore, Lailler, donner une choseà quelqu'un, lui permettre d’en faire ce qu’il lui plai-ra, lui en laisser l’cntière disposition. Dans une traduc-tion en prose où l’on abandonne tous les termes dela langue au Traducteur, il demeure souvent au-des-sous de l’original. S. Evr. Je vous abandonne cetteaffaire, je vous en laisse le maître. Je vous abandonneà vous-même Sc à votre propre conduite. Je vousabandonne tous les fruits de mon jardin.
Abandonner, signifie encore , Exposer , commettre à.Abandonner quelqu’un à la haine publique. S’abandon-ner au danger de perdre la vie pour la Religion.
ÇCT Abandonner, ledit auffi pour Renoncer à quelqueprofession, à quelqu’entreprise. Abandonner une en-treprise. Un Marchand abandonne le commerce. CeMagistrat a abandonné les affaires pour vivre dans laretraite. C’est le génie del’erreur, qu’auísitôt qu’elle sesent pressée , elle reprend ce qu’elle avoir abandon-né. Peliss.
Abandonner , dans le commerce. Faire cession deles biens à ses créanciers. Ce Marchand a abandonnéíes biens à ses créanciers.
On le dit dç même du délaissement volontaire d’unPropriétaire. Un per eabandonne ses biens à ses ensans.
On le dit encore de la résignation que nous saisonsà Dieu de nous-mêmes , & de tout ce qui noustouche. Il abandonne tout à la Providence. Il a aban-donné fa vie , son honneur entre les mains de Dieu.
^CT Abandonner Voïseau , terme de fauconnerie : c’estle mettre libre en campagne, ou pourl’égayer, ou pourle congédier, & s’en défaire entièrement.íst Abandonner un cheval , terme de manège : c’estle faire courir de toute fa vitesse, fans lui tenir labride.
AB ADONNÉ, ÉE. part. pass. Sc adj. Il a toutes lessignifications de son verbe. Derelictus^destitutus , per-missus. On le dit des choses auxquelles on renonce ;dont on celle de prendre foin ; des personnes qu’on laiflefans appui, fans secours, &c. Maison abandonnée. Lemerite neíert de rien quand il est abandonné de la for-tune. B. Rab. L’amitié généreuse court aux personnesabandonnées , pour essuyer leurs larmes. M. Esp.
On dit auffi, abandonné des Médecins; pour dire,que la guérison de quelqu’un est désespérée. Aban-donné à ion sens réprouvé. C’est une expression de l’É-criture , pour désigner un homme qu’on laisse à seségaremens, & à la perversité de son cœur. On ne doitpas attendre des lumières bien pures de ceux que Dieua abandonnés aux ténèbres inséparables des grandscrimes. Nicol. On dit auffi , qu’une cause est aban-donnée ; pour dire , qu’elle est déplorable & insoute-nable. On dit absolument : c’est un abandonné , enparlant d’un débauché , d’un libertin. On dit de même,c’est une abandonnée : on dit mieux, une femme aban-donnée , prostituée. M. Paschal a dit, il saut que vous1 oyez les plus abandonnés calomniateurs qui surent ja-mais.: c’est-à-dire, des gens déterminés, capables d’em-ployer les moyens les plus odieux pour noircir la répu-tation d’autrui.
ffT Abandonné , en droit, se dit des biens auxquels lePropriétaire a renoncé volontairement, & qu’il necompte plus au nombre de ses effets.
On appelle auffi abandonnées , les terres dont la mers’est retirée, & qu’elle a laissées à sec.
On dit, en termes de vénerie, un chien abandonné ,oui prend les devans d’une meute, en poursuivant labêtes
Oiseau abandonné , cheval abandonné , termesTome /.
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de fauconnerie & de manège. Voye\ le verbe.ABANGA. f. m. Nom que les Habitans de lïle Sain t-, Thomas donnent au fruit du Palmier. Ce fruit est dela grosseur d’un citron, auquelilreílèmble beaucoup(Bailleurs.
ABANHI. f. m. Foye\ Abanbo. C’est le nom que lesAbiffins donnent au Nil.
AB ANNAS. Foyqr Abaunas.
ABANO. Village de l’État de Venise en Italie. Apo-num , Aponus j Aqua Aponi j A qu a Patavinorum.C’est un lieu célébré dans T antiquité par ses eaux. Onles appelle aujourd’hui Bagni c! Abano , les bains d ’A-bano. 11 y a des inscriptions anciennes qui en font men-tion. Abano est environ à six milles de Padoue: Foyexle Comte Charles Sylvestri, dansl eRaccolta d’ Opus-culi, imprimé à Veniíe, tom. VI. p. 3/3. & íuiv. Cenom ne íe trouve qu’aux cas obliques dans les Anciens;ainsi on ne sauroit décider s’il faut dire en latin Apo-num , avec M. le C. Sylvestri ; ou Aponus , avec lesautres Modernes.
Suétone dit que Tibère allant en Illyrie , con-sulta l’oracle de Géryon, proche de Padoue, par Tordreduquel, pour connoître T avenir , il jetta des de z d’ordans la fontaine d ’Abano , & que de son temps onvoyoit encore ces dez au fond de 1 eau. Theodoric lafit environner de murailles, comme nous- TapprefidCaffiodore. Suétone la nomme Fons Apon. De Seine ,dans son voyage d’Italie , dit qu’il y a une autre fon-taine à Abano qui pétrifie tout ce que Ton met dedans.
ABANTÉENS. Ab an t ú. Les peuples d’Argcs font ainsiappellés dans Ovide, Met. XV. v. 164. du nom deleur Roi Abas.
ABANTES. f. m. plur. Abantes. Peuples de Thrace ,qui passerent en Gréce , & y bâtirent une ville qu’ilsnommèrent Abée, dont nous parlerons ci-après. XerxèsTayaut ruinée, ils se retirerent dans l’íle de Négrepont,qu’ils nommèrent AbantideséLes Abantes font les habi-tans de TEuboée, ou d’une grande pairie de TEtiboée,c’est-à-dire, del’île que nous appelions aujourd’hui Né-grepont. Ils avoient pris leur nom, selon Étienne de By-zance, d’un Abas , fils de Neptune. Ils ne laissoient croî-tre leurs cheveux que par derrière,de peur que leurs en-nemis ne pussent les prendre pardevant, & les terrasser.Ils tenoient, dit-on, cette coutume des Curetés , quis’étoient établis avant eux dans la même île.ABANTIDE, ou ABANTIADE, f. f. L’Euboée ,ou Né-greoont dans Étienne de Byzance, ou la partie del’Eu-boee qu’occupoient les Abantes, s’il est vrai , commeHérodote semble le dire, qu’ils n’en occupassent qu’unepartie. Abantis _, Abantias. Au reste il faut dire en Fran-çois Abantiade ou Abantide , Sc non Abantias ou.Abantis.
On appelle auffi Abantide un pays de TÉpire,oùlesAbantes furent jettes, auffi-bien que les Locriens, aprèsla prise de Troye, & où ils s’établirent. Voye% PaU-ftnias.
ABANVfWAR. f. nj. Province de la haute Hongrie.Abanvivaria 3 Abanvivarienss Comitatus. Elle estsituée dans les monts Krapaks , entre les Comtés deSaros, de Torna , de Semlim & d’Ungwar. Abanviwafqui donne le nom à ce Comté, & Cassovie Capitalede toute la haute Hongrie , font les principaux lieuxqu’on y remarque. Mat y.
ïfA ABAQUE., f. m. Abacus. Petite table couverte depouffière, fur laquelle les anciens Mathématiciens tra-çoient leurs plans & leurs figures.
Abaque de Pythagore. Abacus Pythagoricus.Table de nombres inventée par Pythagore,pour appren-dre plus facilement Tarithmétique.jsF Abaque , chez les Anciens ; espèce d’Armoire, detable, ou de buffet, destinée à différens usages, suivantles lieux où elle étoit placée.
|ÎCT Abaque, est encore une espèce d’auge dont on sesert dans les mines, pour laver Tor.
Abaque. Abacus. Tanne, d’Architecture. C’est la partieíupérieure, ou le couronnement du chapiteau de la co-lonne. Il estquarréau Toscan, an Dorique, & à bio-nique antique, & échancré sur ses faces aux chapiteauxCorinthien & Composite. Pans ces deux ordres, dit
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