Haras j ses angles s’appellent cornes, le milieu s’appellebalai , & la courbure s’appelle arc , 8c elle a commu-nément une rose en sculpture au milieu.
Les ouvriers, dit Mauclerc, appellent auffi Abaqueun ornement Gothique , qui a un íïlet ou chapelet, le-quel est la moitié de la largeurde l’ornement, & quel'on nomme le filet ou chapelet de l’ abaque. Harris.
Dans Tordre Corinthien Y abaque <A\. la septième par-tie de tout le chapiteau. Id.
Andrea Palladio appelle Abaque la plinthe qui est :autour de l’ove , ou quart de rond appellé Echine. Ilsert comme de couvercle à la corbeille ou panier defleurs qu'elle représente. On l’appelle autrement Tail-loir > parce qu’étant quarté, il reslemble aux assiettes debois, qu’onnomme Tailloirs. Il se met en plusieurs for-tes d’endroits. Ce mot vient du Grec -à;, qui lignifieBuffet j crédence ou table. Étienne Guichard remonteplus haut, & tire Aunes 8c del'Hébreu *pR, ex-tolli 3 elevari, être élevé: de forte que abaque ligni-fie proprement une chose élevée pour servir de siège ,&répositoirede diveríes choses : ou bien de rpstmre ,poussière bien menue, parce que Y abaque ctoit une tableoùl’onétendoit de la pouilière bien menue, fur laquelleles Mathématiciens traçoient leurs figures.
ÀBARANER. Petite ville, ou grand bourg de la Turco-manie, en Asie. Abaranum. L'Archevêque de Naksivan,qui est Arménien, fait fa résidence à Abaraner.
ABARAUS, ou ABARAAS. petite ville d’Afrique. Aba-raum. Elle est dans la Guinée, fur la rivière de Volta.Maty.
ABARE. f. m. Abaricus. Nom de peuple. Voye\ Avare.M. de Cordemoy &leP. Danielécrivent A tares. C’é-toient les restes de la nation des Huns. Sigebert ayantappris les courses du Roi des Abares , alla au-devant delui dans la Thuringe. La feule figure de ces Huns avoirde quoi épouvanter des gens moins intrépides que lesFrançois. Ils étoient pour la plupart d'une taille qui ap-prochoit de la gigantesque , d’un regard farouche , &dune laideur à faire peur. Ils avoient de grands che-veux rejettés fur les épaules, séparés avec des cordonsdc par treíses, qui rendoient leurs têtes allez semblablesà celles de ces Furies qu’on nous dépeint toutes héris-sées de serpens. P. Dan.
ABAREMO-TEMO. f. m. Arbre du Brésil. Il est d’unehauteur médiocre ; il croît fur les montagnes ; ses feuillesfont d’un vert triste & petites ; il jette des goullesd’un rouge noirâtre , courbées en différentes ma-nières. Son écorce est couleur de cendre ; le bois au-dedans est d’un rouge foncé. On attribue à ses feuillesdes qualités astringentes. Son écorce , qui est amère ,quand on la réduit en poudre, ou qu’on la fait bouillir,sert à faire des fomentations, qui guérissent les ulcèresinvétérés , ôí même les cancers.
ÇCT ABARGALE. Contrée de l’Abillìnie, avec titre degouvernement, dans le Royaume de Tigré.
ABARIM. f. m. Mons ou Montes Abarim. Vulg. Mon-tagne de l’Arabie, à l’orient du Jourdain , vis-à-vis deJéricho, dans le pays des Moabites. C’estl’avant der-nière station des Israélites dans le désert, & le lieu d’oùMoyse vit la Terre-promiíe. Nombres XXVII. 8c oùil mourut. D eut. XXXII. Une de ces montagnes s’ap-pelle Nébo, 8c l’autre Phafiga, ou Phisga. Montez furcette montagne d ’Abarim , & considérez de-là la terreque je dois donner aux enfans d’israël/SACY. Nomb.XX VII. 12.
Ce nom est purement Hébreu, & vient du Verbeabhar, passer ; d’où se fait “ION , ebher, passage, 8cau piurel ermay, Abkarimffs passages. A la manièredont les Septante ont traduit au Livre dés Nomb. C h.XXVII. V. I 2. A'va'jSn&i tîs ri 1 pis ri ì, rS vìptui ri îpis lajêa'v ;qu comme d'autres exemplaires portent : e> r* ripa, T ?ispí'l'í ; il semble que les Interprètes aient crû quece nom avoir été donné à ces montagnes,ouparce qu’ellesétoient au-delà de la montagne Nébo, ou parce qu’ellescroient au-delà du Jourdain. Nil’un ni l’autre ne paroîtvrai. Le premier fur-tout ne paroît pas soutenable, puis-que Nébo, qu’ilsappellent N«c-,,ouN»e«v, étoitunedeces montagnes. Maty prétend qu’elles ont eu ce nom dece que les Israélites allant prendre possession de la T erre-
ABA
promise, passerentpar ces montagnes ; mais il semble cer-tain qu’elles ont eu ce nom avant le paflage des Israé-lites. La véritable raison de cette dénomination, si jepuis parler ainsi, est que ces montagnes étoient vis-à-vis d’un gué du Jourdain, 8c que dans les cols de cesmontagnes, étoit le grand chemin qui y aboutilloit, &par lequel on palloit de l’Orient dans la terre de Cha-naan. Il est encore moins raisonnable de chercher dansle Syriac une étymologie à ce nom, & de dire que danscette langue il signifie froment: car outre que c’est enHébreu & non en Syriac, que ces montagnes font nom-mées Abarim , c’est que froment en Syriac n’est point.abhar ni abher, mais fcfiapl , abhourro, qui assuré-ment n’auroit point au pluriel Abarim.
ABARIME ou ABARIMON. f. Abarimon. Grande val-lée que forme le mont Imaiis dans la Scythie. Pline.L. II. C. 2 .
ABARIS. f. m. Scythe de nation, contemporain de Cré-sus & de Py thagore : il étoit Prêtre d’Apollon l’Hyper-boréen. On dit que ce Dieu lui fit présent d’une flé-ché d’or, qui avoir une vertu merveilleuse; car Aba-ris étoit porté sur sa fléché au milieu de l’air.
ABARO. Abarum. Bourg , ou petite ville de Syrie, si-tuée dans l’anti-Liban, apparemment dans un col oupassage de cette montagne; car c’est la signification dece nom en Syriac & en Arabe. Voyc~{ ce que nousavons dit fur Abarim.
IfT AB ARTICULATION, f. f. terme d’Anatomie.Ab articulatio. C’est ainsi qu’on appelle une articula-tion des os évidemment mobile. On dit plus commu-nément Diarthrose.
ABAS. f. m. Poids dont on se sert en Perse pour peserles perles. L ’abas de Perse est d’un huitième moins fortque le carat d’Europe. Cet ab as , ou carat Persien, estce que les Espagnols nomment quitale, dont les Mar-chands & Joailliers, fur-tout les Espagnols ,se serventordinairement pour peser les pierres précieuses. Il estd’abord divisé en quatre grains: chacun de ces grains íedivise en demi-quitale , en quart de quitale, en hui-tième de quitale, en seizième de quitale; 8c c’est avecces divisions que les Marchands & Joailliers peuventdonner précisément la juste valeur aux pierres précieu-ses, 8c aux perles.
ABASOURD1R.V. a. Etourdir , consterner, jetter dansrabattement. Le bruit des cloches abasourdit. Cettenouvelle, cet événement l’a abasourdi. Ce verbe estvieux, 8c ne peut passer que dans le discours familier.Les Auteurs du grand vocabulaire auroient dû nous enavertir; mais la remarquen’étoit pas faite dans les au-tres Dictionnaires.
ABASSE,ou ABASCE.f m. 8c f. Abaffus ,Abasdus. Ha-bitant de l’Abaísie. Les esclaves Abaffes font recher-chés en Turquie, à cause de leur industrie & de leurbeauté. Les Abaffes enferment leurs morts dans un troncd’arbre creusé, dont ils leur font une bière, qu’ils atta-chent ensuite aux plus hautes branches d’un grand arbre.
ABASSI, ou AB ASSIS. f. m. Monnoie d’argent qui estronde, & qui a cours en Perse & en Orient, qui vautun peu plus de dix-huit fous six deniers. Il faudroitécrire Abbassi , parce que ce mot vient (Y Abbas, nom.de deux Rois de Perse, au nom desquels cette mon-noie a été frappée. En leur montrant un AbaJJi , quiest une monnoie d’argent de la valeur de deux réales deCastille,ils firent espérer une récompense à ceux quileur voudroient servir de guide. Wicqefort.ABASSIE, ABASSINIE , ABASSINS. Voye^ Abis-
SINIE.
ABASSIE. f. f.Abaffa. Pays de la Géorgie prise en général.
Il a la Mingrélie au levant, la Circaflìe-noire au nord8c au couchant, la Mer-noire au midi. Quelques Géo-graphes la confondent avec YAvogafie • d’autres les dis-tinguent 8c mettent YAbaffie au levant, & YAvogafieau couchant.
ABASSIE, ou ABASCIE. f. f. Rivière de la Mingrélie,en Asie, Abaficia. On prétend que c’est le Glaucus desAnciens. Elle se décharge dans le Fasso ou le Phâfe.
ffiT AB ASTER. s. m. Terme de Mythologie. C’est, selonBocace, le nom d’un des trois chevaux qui tiroient lechar d.e Pluton. Ce mot signifie noir ■ le second s’ap-
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