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Tome premier. [A - BOU.]
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ALF

ALFANDIGA. s. f. C’est la douane cie Lisbonne , capitalede Portugal : on fait allez que c est: dans ce lieu que fepayent les droits d’entrée & de sortie, comme il le pra-tique dans toutes les autres douanes des divers Etats.Aîais on fera bien aise de savoir, que tous les galons,franges , brocards & rubans d or & d’argent , y fonttonfifq ués comme marchandise de contrebande ; n étantpermis à qui que ce soit en Portugal, d employer deFor ni de l’argent sur les habits, ni pour les meubles. J

ALFANGE. 1. f. Espèce de laitue. Les alfanses , les chi-cons, & les impériales, qui font laitues à lier, se plan- j

, f ent au mois d’Avril. Chomel.

ALFAQUES, ALFACHUSA. Ville de Barbarie , autre-fois épiscopale. Elle est dans le royaume de Tunis, furla côte occidentale du golfe de Capes.

ALFAQUI, ou ALFAQUIN. f. m. Maurorum Sacerdos.Les Alfaquins font une forte de Prêtres des Mauresqui font encore aujourd’hui cachés en Espagne. Ce motMent du verbe Arabe ìpS - qui signifie, faire , exercer1 office de Prêtre, être ministre des choses saintes. De-là ip£] ,fuhi j ministre de la Religion, & parmi les Chré-tiens, un clerc. Au reste, ces mots semblent venir ori-ginairement de rtpS, f ah a , qui en Arabe signifie sa-pera j intellïgere , doù se forme rpp®, Fakìaton , unSage, nom très-convenable aux ministres de la Religion.D’autres diíent Alsaqui. Dans le voisinage de la pre-mière & plus considérable Mosquée de toute la villede Casbin, on a logé Y Alsaqui, ou le grandSayd, qu’ilsappellent Maphy ■ c’est un vénérable vieillard Arabe ,de la postérité de Mahomet. Wicquefort. Amh. deliguer. Le P. de Quintanilla, dans son Oranum Ximenïivirtute Catholicum _, dit que les Maures d’Oran appe-ioienr Ximéncs Alsaquin . au lieu de Fappeler Arche-vêque. Le principal Alsaqui de la grande Mosquée deFez, qui est comme l’Evêquc , est souverain dans leschoses spirituelles, tic en quelques cas où il ne s 1 agitpas de mort. Ablanc. Trad. de Marna. Liv. IF. Ch.22 . Les Alsaquis sont les docteurs de la loi Mahomé-tane , qui ont le pouvoir de Fexpliquer. Ils sont en grandcrédit parmi les iurcs, qui les respectent comme despersonnes sacrées : ils font fous la juridiction du Mufti.

ALFELD. Voye-q Alvelde.

ALFEO, ou ÀNAPO. f. m. Rivière de Sicile. Anapus.Elle arrose la vallée de Noto, & le décharge dans lamer Ionienne près Saragouffe.

§3“ ALFET. s. m. Ancien mot Anglois, qui signifioit lachaudière qui contenoit l’eau bouillante, dans laquelle1 accusé devoir enfoncer son bras jusqu au coude, parforme d’épreuve ou de purgation.

ALFIDENA. Petite ville du royaume de Naples. Aljl-dería. Elle est dans FAbruzze citérieure, fur la rivièredu Sangro, vers les confins de la Terre de Labour, Scdu comté de Molise.

ALFIÈRE. s. m. Porte-enseigne. Ce mot est étranger, &se dit en France pour signifier les Officiers Espagnols,ou Flamands, qui servent en cette qualité. Vexillarius.ïl vient de f Espagnol Alsere ç j Sc originairement de

. Aquilifer , qui signifie Porte-enseigne de l’Empire.

ALFONSE. s. m. Alphonsus. Nom dhomme très-com-mun, sur-tout en Espagne. C’est le même qu’lldephon-f e - car je trouve dans Nebrixa pour Alonso , qui est leniot Espagnol, Alsonsus , Sc Aldefonfus , nom ancien.T r Aldefonfus est le même qu’Ildefonfus. Il est arrivea ce mot ce qui est arrivé à beaucoup d’autres, l’e de-'\ c * lu muet ne s’est plus fait sentir, & insensiblement dedefonse , on a fait Aldsonse , puis en adoucillant laprononciation le d s’est retranché , Sc l’on n’a plus dit^'s^tfonse j Sc même en Espagnol Alonso. Je trouveaL1 i Aa/z Elisonto , S. Ildefonse ; & l’Álphonsine esta . n °mmée du nom de S. Ildephonse. Selon Covar-ruvras, ce nom est Cot/r, ct ce sont les Goths qui Fonten Espagne : il vient, dit-il, du nom de la lettrey'pha , ct signifie premier , principal ; parce que cettecttre est la première lettre de l’alphabet. Quoique lesoths aient pu savoir le nom d’une lettre grecque, &C Four signifier premier , depuis qu’Uphilas,

au siécle leur donna les lettres, & qu’en disterens^rnps: ils aient fait des irruptions dans la Grèce, je ne5ls J H ne feroit pas vraisemblable qu ’alaph étoit un1 orne I.

Aï, G a i $

ancien mot godiique qu’ils avoient retenu de la pre-mière langue, dans laquelle en ester il lignifie, être lepremier, le chef, le maître , le conducteur, & d’oùla lettre aleph Sc alpha a pris ion nom. Il y a íept Al-so nses Rois de Castille.

ALFONSIN, INE. Voye-q Alpiionsine. adj. f.

ALFONSINE. í. f. Aclus Alsonsus. C’est le nom quel’on donne dans l’Universiré d’Alcala à un acte de théo-logie qu’y soutiennent les bacheliers. Il s’appelle ainsi ,parce qu’il se soutient dans la chapelle de S. Ildefonsedu grand collège. 11 a soutenu son Alsonfine avec beau-coup de distinction, comme on dit à Paris fa Sorbo-nique.

ALFORD. Petite ville d’Angleterre. Alsordia. Elle estdans le comté de Lincoln, vers la côte.

ALFRETON. Petite ville du comté de Barbi en Angle-terre. Alsretonium. Elle est à quelques lieues au nordde la ville de Barbi.

ALFRIDARIE. C f. Espèce de science par laquelle ondonne successivement le gouvernement de la vie à tou-tes les planètes, chacune gouvernant un certain nom-bre d’années.

ALFTAFIORD. golfe situé fur la côte occidentale d’Ir-lande. Alf t a.

A L &.

fpp ALGAGIOLA. Petite ville des états de Gènes, dansFile de Corse, sur la côte occidentale, à l’embouchurede la rivière d’Aregno. Samson & de Fille l’appellentArgogliolo.

ALG ALIE, s. s. est un instrument de Chirurgie, ou unesonde creuse qui sert à faire pister ceux qui ont une ré-tention d’urine. Ce mot est originairement arabe. Mé-nage le fait venir du grec barbare « pya?Phi.

ALGANON. s. f. Terme de galérien. C’est une petitechaîne qu’on met aux galériens , seulement pour laforme. Catenula. On l’appelle aulsi Arganeau.

ALGARADE, s. f. Insultatio. Ce mot, qui ne doit êtreemployé que dans le style simple & familier , signi-fioit autrefois, course imprévue sur l’ennemi : aujour-d’hui il signifie seulement les injures qu’on fait à quel-qu’un qu’onméprise, une insulte faite avec bravade.Il s’est absenté de cette maison , parcc qu’on lui fai-soit mille algarades.

Plusieurs croient que ce mot est venu d’Alger, parceque de tout temps les Algériens ont fait des inva-sions subites , des courses & des pillages dans le Dé-troit de Gibraltar , & fur les côtes de France ct d : Es-pagne.

Covarruvias dit que ce mot signifie proprement uneespèce de stratagème pour tromper Fennemi, qui con-siste à faire ùn grand nombre de feux, & faire plusieurspassades tout autour en jetant de grands cris , pourfaire croire qu’il y a plus de gens, qu’il n’y en a en esset ;ce qui épouvante quelquefois les ennemis d’une tellefaçon, qu’ils délogent au plutôt. Cet Auteur croit quece mot vient de l’italien garada 3 qui vient de garrirece stratagème ne réussissant, comme nous avons dit ,que par le grand bruit qu’on fait à l’entour de ces feux.Cette étymologie se prouve par une loi d’Espagnc ,qui défend de vendre aux Infidèles du fer, ou du boispour faire des Algarades aux Chrétiens. Nébrissensisexplique ce mot par celui de tumulte.

ALGAROT. f, f. Terme de Chimie. C’est une poudrequi se fait avec le beurre d’Antimoine , & qui n’estproprement que le régule de ce minéral dissous parles acides, dont on le sépare par le moyen de plusieurslotions faites avec de l’eau tiède qui se charge de cesacides. On l’appelle aulsi Mercure de vie , ou simple-ment poudre émétique. Cette poudre purge fortementpar haut & par bas. Si on ramasse toutes les lotions ,& qu’on en faste évaporer les deux tiers, il reste uneliqueur fort acide qu’on appelle Esprit de vitriol phi-losophique.

ALGARRIA. Nom d’une partie de la Castille nouvelle.Algarria. Guadalaxara etoit autrefois fa capitale, &elle renfermoit Madrid & Tolède.

ALGARVE,ou ALGARBE ouLES ALG ARVES,au plur.Algarbia. Province de .Portugal, qui a au nord l’A-