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íàprouva fort la méthode de Viette, & inventa un che-min plus court par le moyen de certains caractères quimarquoient les sommes, les différences, les rectangles,les carrés, les cubes & leurs sommes, leurs différences,&c. Harriot, autre Anglois, contemporain de Oustitred,niais qui mourut avant lui, lailla entre plusieurs autresouvrages, une analyse, ou algèbre, que Warner im-prima en 1631. M. Harris prétend que c’est de ce Har-riot que M. Descartes a pris tout ce qu il a mis dansfa Géométrie, & qu’on ne peut comparer ces deuxouvrages fans en être convaincu; car il est impossible,dit-il, que s un de ces deux auteurs n ait pas copié l’au-fre. Or, l’ouv rage de Descartes ne parut en françois qu’en*637, Le en latin en 1649, au lieu que celui d’Harriotfut imprimé après sa mort dès 1631. Quoiqu’il en soit,on prétend que la méthode de Descartes est autant au-deílus de celle de Viette, que celle-ci est audessus desautres. WhUst, de quelques autres, ont auili contestéa Descartes Thonneur de cette découverte, & l’ont at-tribuée à Harriot, mais M. Hudde Sc M. Prester , enont restitué la gloire à Descartes.
Comme la multiplication des lettres dont 011 a parléoi-dessus, exprime la multiplication des dimensions,de que le nombre en pourroit être si grand, qu’il se-mit incommode de les compter, on écrit seulementla racine, & Ton ajoute à droite l’expolanr de la puis-sance, c'est-à-dire, le nombre des lettres dont la puis-sance qu on veut exprimer est composé a 1 aï a^ n 4 .Le dernier veut dire un a , multiplié quatre sois parloi-mcme; & ainsi des autres à proportion.
Les principales notes de l ’algèbre font telles :
signifie plus: ainsi 9 —t— 3 , veut dire , 9 plus 3.
~ Signifie moins : ainsi 14 — 2, veut dire ,14moins 2.
= Est la note de Légalité : ainsi 9 -4— 3 =^= 14 — 2 ,veut dire, neuf plus trois, est égal à quatorze moinsdeux.
£3" Les menus signes font employés avec les lettres der alphabet.
b —H c signifie la quantité c ajoutée à la quan-tité b.
k — c j la quantité c retranchée de la quantité b.
b — c j la quantité c égale à la quantité b.
Le signe qp signifie plus ou moins, b ïpc , la quan-tité b plus ou moins la quantité c.
Signifie plus grand. Signifie plus petit, b c.La quantité b plus grande que la quantité c. b <Q c. La.v-S nanrire ^ plus petite que la quantité c.
C J' Le signe 00 lignifie infini 00b la quantité b infinie.
: : Ces quatre points entre deux termes devant, &deux termes après, marquent que les quatre termesíont en proportion géométrique : ainsi, 6 , 2 , : : 12 ,4, veut dire, comme 6 est é deux, ainsi douze est àquatre.
-—. Est la note dune proportion continue : ainsi,-q-3 3 9,27, veut dire , que trois est autant de fois dans9 , que neuf dans 27.
: Ces deux points au milieu marquent la proportionarithmétique entre ces nombres : ainsi 7, 3 : 13 , 9,Vcut dire, 7 surpasse 3, comme 13 surpasse 9. D’au-ttes au lieu de ces deux point en mettent trois dispo-ses de cette manière '
t Cette note marque la proportion arithmétiquecontinue: ainsi, 4 3 , 7, 11, veut dire, 3 est surpassé
e 7 autant que 7 par n.
4 e j eux lettres ensemble marquent une multiplication
btes, comme 2 ^ 4, don'le premier s’appellc b , &1 autre d.
v Signifie racine: ainsi, 1/ 4? c est-à-dire, la racinede 4, qui est a ; lequel multiplié par lui-mcme fait 4-, O» dit figurément, ciuand quelqu’un n entend riena quelque chose qu’il lit, ou qu’il écouté, que eeitde \ algèbre nem lui. . . ,
ALGEBRIQUE, adj. m. & f. Qui appartient a lal-gèbre. Les notes ou les caractères algébriques, fontceux dont on a fait mention ci-dessus. Calcul algebri-, As; Opérations algébriques. . .
A1 -GLBRlSER. v. a. & n. Mot nouveau qu’on emploieTome I.
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dans la conversation, pour signifier: s appliquer à l’al-gèbre, en parler, ou en remplir les écrits. 11 y a eu untemps que les Journalistes de Trévoux algébrisoienttrop leurs Mémoires, ou dans leurs Mémoires. Us sesont corrigés depuis quelques années, & le public leuren fait gré.
ALGÉBRíSTE. f. m. Homme qui fait, ou qui enseigneTalgèbre, qui résout tous les problèmes d’algèbre. Al-gebr a veritu $. Les favans algébrijles modernes ont étéViette, Descartes, le P. Malebranche, &c.
Outre les Auteurs algêbrifies dont nous avons par-lé , en voici encore quelques-uns. Labyrinthus Algc-bra per Joan. Jac. Perguson. 1667 , in^s. KerseysAlgcbra , 2 vol. i«-fol. Lond. / 68g. Bakers Géomé-trical Kei of Equations , Lond. 1681. Analyjls Geo-metrica Auctore Hug. De Omerico Sanlucarenfe ,Cadix 16 Q 8. Jeacks Aritmetiks , Lond. 16p6.Brans-kers Algebrarby. De Pell. Lond. 1668. BartholiniDioriflice , Bas nia 1663. Traité de l’Algèbre de Mon-conis. De Billys Diophantus redivivus , Lugd. 1670.Wells Arithmeùcét numerosa & speciosa Elementa ,Oxon. i6()S. Oughtredi Clavis Mathematica denuolineata, Oxon• 166/. Harris Algebra, Lond. 1 /0 j,& Arithmetica Universalis de Newton, Cambridge1707. L’Analyse démontrée, 2 vol. i/2-4 0 . à Paris. Uy a encore des Traites d’Algèbre de Moor, de Par-ions, deSturnius, de Balaam , de Wads, de Hays,
de Niuwentyt, &c.
ALGEDO. Terme de Médecine. C’est le nom d’un acci-dent qui arrive quelquefois dans la gonorrhée viru-lente, & donc. Cockburn a donné la description. Cetaccident consiste dans la suppression de l’écoulementcommencé.
ALGENIR. Terme d’Astronomie. C’est le nom d’uncétoile fixe de la seconde grandeur, qui est au pied droitde Persée. Sa longitude est 51 d. 27'. Sa latitude 22 d.Son ascension droite 44 d. 1 f Harr.
ALGER. Ville de Barbarie en Afrique. Algerìa, Alac-rium , Algana. Alger est le Resneurum des Anciens,& non pas Julia Caszrea, que Juba sic bâtir à l’hon-neur de César. Alger est un port de Mer fur la Mé-diterranée , & une retraite de pirates. Voye 3- sa des-cription dans Matmol, Liv. V. c. 41. Le royaumeAlger prend ion nom de la capitale, & est divisé encinq provinces. La province d’ Alger, Lune des qua-rte qui composent le royaume de Trcmezen, est cellequi *íe nemmoit autrefois Césarée. Marm. Voye\ cetAuteur, T. II, pag. 398, ou Liv. V, C. 39.
ALGER!, ALGHÉRI, ALGUER. Ville de Sardaigne.Algara, Algana, Algarium. Elle est sut la côte occi-dentale de 1 ile, entre Salsari & Bosa. Selon bien desAuteurs, c’est l’ancienne Corax. On croie aussi que sonport, qui est sort bon, est le Caracodes portus des an-ciens. On le nomme aujourd'hui le port de Coude.L’Evêque d ’Algeri est suffragant de Sassari.
ALGERIEN, ENNE. f. m. Sc adj. Algerianus. Qui est& Alger. Les Algériens ,ou les pirates Algériens , n on tosé attaquer les vaisseaux françois, depuis que le Roia fait bombarder Alger.
ALGEROTH. f. m. Mercurius vita. Mercure de vie.Préparation d’antimoine & de Mercure sublimé, ainsinommé d ’Algérothos, Médecin de Vérone. Ce u estautre chose qu’une préparation du beurre d’anrimoincsous la forme d’une poudre, par le moyen de 1 eauchaude. Cette poudre est violemment émétique.
ALGÉZIRE. Ville d’Andalousie, province dtspagne.Algeyira. Elle est sur un petit golfe du détroit de Gi-braltar , un peu à l’occident de la ville de ce nom.On prend Algésire pour l’ancienne Carteia.
ALGIAR. Ville de la principauté de la Mecque , dansl’Arabie Heureuse, gaaramum , Zahramum. Elle estsur la côte de la mer-rouge, à 1 embouchure de la ri-vière de Laakie.
ALGIBAROCA. Voyei; Acjubarote.
ALGOL, ou Tête de Méduse. Terme d’Astronomie. C’estune étoile fixe de la troisième grandeur, qui est dansla constellation de Persée, & dont la longitude estji d. 2/ , la latitude 22 d. 22/, Sc la déclinaison
39 à. 39 k
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