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a que ce Saint qu’il faut ap.peler ÂUard. Ce n’ést quepour lui que l’usage a fait ce changement. C’est de-làque vient le nom à’Allard, que portent en France plu-sieurs familles parmi le peuple. M. Chastelam écritAfiard, & dit dans ses Notes sur le MartyroL i. J. S.Adelard est nommé S. Afiard aux anciennes vitres ducloître de Corbie; & on Rappelle- encore ainsi àHuise■près d’Oudenarde, où ceux du pays allurent qu il est■ né. S. Afiard a laissé un traité de la Lune paschale. Il-mourut en S16..
ALLA'SCHIR, s’ALLASCHIR. v, récip. Vieux mot. Per-dre cœur, devenir lâche.
ALLATH. 1 . f. Déesse que les Arabes adoroient autre-fois. Ils avoient trois Déesses, Allath , Ménach &Alluza , qu’ils regardoient comme les filles du grandDieu. Ce mot en arabe est le féminin & Allah, qui si-gnifie Dieu*
ALLAT U R. Ville de Moscovie. Allatura. Elle est fur larivière de Kuma, dans le royaume de Cafan. Allaturn’est pas peuplé.
ALLEGREMENT, f. m. Ce mot qui est un peu vieux ,signifie, amorce, appât. Illecebra. Il ne fe dit qu’au fi-guré. U faut fuir les vanités mondaines, qui font lesalléchemens du péché. Réirster aux alléchemens de lavolupté. Ablanc. Les alléchemens des voluptés n ontpas été si grands, tandis que notre Empire ne s’cst pasétendu au-delà de lltalie. Id.
ALLÉCHER, v. a. Attirer par quelque appât. Allicere,illi-cere , pellicere. On allèche des souris avec du lard ,ou des noix, pour les faire tomber dans la ratière. Il estplus en usage au figuré ; attirer par le plaisir , par ladouceur, la séduction. Mais comme il vieillit, on nele peut guère employer que dans le style plaisant. Ladouceur des plaisirs allèche les hommes à la volupté.
ALLÉCHÉ, ÉE. part. Illectus , alleclus.Ctm.oz est vieux,& ou ne l’cmploic plus que dans le Comique.
Maître Corbeau, fur un arbre perché,l'enoit en son bec un fromage :
Maître Renard par ! odeur alléché ,
Lui tint à peu-près ce langage. La Font.
ALLEE. f. f. Course , voyage. Itus , itio. ss? On ne ledit qu’au pluriel, en le joignant au mot venues. Allées& venues, pour désigner les démarches qu’on fait pourle succès d’une affaire. Il a terminé ion procès après plu-sieurs allées & venues. Il a perdu Ion temps en allées& venues. Expression familière.
Alle E, signifie auisi un paflage, ou un corridor, dans desbâtimens, par où l’on va d’un lieu a un autre, & qui enfait la communication. Xyflum.
Allée, soit dans un jardin, soit ailleurs, est un chemindroit, & parallèle, bordé d’arbres, ou d’arbrissaux, &généralement tout lieu qui n’est point planté, ni la-bouré, ou béché, mais battu , & qui a été laissé pourfe promener, pour aller d’un endroit à un autre. Am-bulacrum , ambulatio. Une allée est ordinairement cequi partage les carrés d’un jardin, ou les autres partiesconvenables aux jardins. Lig. Par le mot d 'allée jen’entends que la place employée pour la promenade ,& rien autre choie, comme font quelques- uns, quiappellent allée tout ce qu’il y a de place depuis le murjusqu aux buissons du contr’espalier, ou de ce qu’il ya de distance d’un buisson à Fautre dans le partage descarrés. Cette place d 'allée ne doit jamais être moinslarge que de cinq à six pieds, quelque petit que soit lejardin, Sc n’en doit guere exceder dix-liuit ou vingt,quelque grand potager que ce p mile etre. La Quint.Ce qui fait la différence d’une allee d avec un sentier,c’est que dans Xallée il faut au moins fe pouvoir prome-ner deux personnes de front ; & ainsi elle ne peut guère.avoir moins de cinq ou six pieds de large. Iv. On ap-pelle contre-allée , les deux petites allées qui font à côtéde la plus grande. Ambulatiuncula’majorem juxtd po-sta. Dans un jardin une allée est une espèce de cheminferme , labié pour l’ordinaire, avec une bordure quisépare les carrés les uns des autres. Les Jardiniers dis-tinguent plusieurs fortes dallées, les couvertes, & lesdécouvertes; les allées simples Sc les doubles ; les allées
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blanches & les vertes ; les fous -allées , les contr e-allees.Théor. & prat. du Jard. M. Thévenot dit dans sonvoyage de l’Indoustan , qu’il y a dans la province deDelhy une allée de iyo lieues de long.
Allée 'de front, celle qui va droit en face du bâtiment.Ambulacrum adversum.
Allée de traverse, celle qui coupe une allée de front àangles droits. Transversum.
Allée diagonale , celle qui coupe un carré de bois, ou departerre, d’angle à angle. Diagonium.
Allée biaise , celle qui par sujétion, ou d’un point devue, ou d’un terrain , n’est parallèle, ni à l ’allée defront, ni à celle de traverie. Obliquum.
Allé e rampante , celle qui a une pente sensible. Declive.
Allée en sic-gac , celle qui étant trop rampante, & su-jète aux ravines, est traversée d’espace en espace, pardes plate-bandes de gazon, en manière de chevrons bri-sés pour en retenir le fable. Serratum. On appelle auisiallée en sicpac, celle qui dans un bosquet, ou dansun labyrinthe, est formée par divers retours d’anglcspour la rendre plus solitaire, ôc en cacher l’issue. La-byrintheum.
Allée en perspective , celle qui est plus large à son entréequ à l’issue , pour lui douner plus d’apparence de lon-gueur. Opticum.
Allée couverte , celle qui est bordée de grands arbres,comme tilleuls, ou ormes, qui par l’entrelacement deleurs branches donnent du couvert, & de la fraîcheur:ou une allée qui est faite d’un berceau de treillage.Opertum.
Allée labourée, & hersée, celle qui est repassée avec laherse, & où les carrosses peuvent rouler. Occatum.
Allée sablée , celle où il y a du fable fur la terre battue.Sabulo subjlratum. On ratisse les allées de fable pourles tenir propres.
Allée de gagoti, c’est une allée où l’herbe croît & qu’ona foin de temps en temps de faucher , pour rendre letapis plus uni & plus agréable aux yeux. Liger. Cespititium.
Allée bien tirée, celle que le Jardinier a nettoyée de mé-chantes herbes avec la charrue , & qu’il a ensuite re-passée avec le râteau, pour unir & approprier la super-ficie. Raftello complanatum. On l’appelle auisi , alléebien repassée, ou bien retirée. La Quint. Cela se faitavec la herse, le râteau, & quelquefois le rabot. Id.
Allée de compartiment, large sentier qui sijpare les car-reaux d’un parterre. Areolis diflinclum.
Allée d’eau, chemin bordé de jets, ou bouillons d’eaitfur deux lignes parallèles. Salientibus aquis pratextum.
ALLÉGATION, f. f. Citation d’une loi, d’une autorité,d’une pièce authentique pour appuyer une proposition,ou autoriser une prétention , ou lenonciation d’unmoyen. Allegatio , prolatio. Au temps de Pasquier ,c’étoit la coutume de remplir ses discours & allégationsd’Auteurs grecs & latins; &, comme il parle dans unede ses lettres, de rapiécer, ou, pour mieux dire, rape-tasser l’éloquence de divers passages. Cette nouvelleforme de plaider, si je ne m’abuse, est venue, dit-il,d’une opinion que nous eûmes de contenter feu M. HPremier Président de Thon, devant lequel ayant àplaider, & voyant son savoir être disposé à de tellesallégations, nous voulûmes nous accommoder à l’o-reille de celui qui avoir à nous écouter. Pasquier, quiavoir du goût, blâme fort cette manière de plaider, Scil ajoute : or, puisqu’il a plû à Dieu l’appeler à soi ( Ai-de Tho u) je désire auisi qu’avec lui soit ensevelie cettenouvelle manière d’éloquence , en laquelle , pendantque nous nous amusons à alléguer les Anciens, nousne Élisons rien d’ancien. Les Grecs ni les Romains, dit-il encore, lorsqu’ils furent en vogue de bien dire, n’enuíerent de cette façon ; ni ceux même qui vinrent futle déclin de leur éloquence, entre les Latins , commenous voyons par leurs panégyriques.
Allégation, íe dit auisi de la simple proposition d’unechose qu’on met en avant. Il y a lieu d’admettre la pren-ve de Xallégation de cet alibi. Répondre aux alleg a ~dons de la partie adverse.
ALLÈGE, s. f. Bateau de suite ou de convoi qu’on atta-che vide à la queue d’uH grand, pour l’alléger & pren-