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Tome premier. [A - BOU.]
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la. vocation d’Abraham jusqu’à la venue du Messie.La nouvelle alliance. J celle que le Seigneur a faiteavec tous les hommes par Jésus-Christ. cette al-liance dure depuis la venue du Messie , & durerajusqu’à la consommation des siècles. Ces deux allian-ces contiennent éminemment toutes les autres.

Alliance , se dit figurément pour Union, mélange deplusieurs choses. Societas 3 commercium. Faire al-liance des maximes de l’Evangile avec celles dumonde. Pas c. Il faut que l’art vienne au secoursde la nature , parce que c’est leur parfaite alliancequi fait la souveraine perfection. Boil. L ’alliancemonstrueuse que vous faites de la sainteté avec lescrimes les plus détestables, est une preuve que vôusn’avez nulle idée de la piété. Nicol. Les alliancesfermes 8c durables font appelées des alliances desel 3 parce que le sel est incorruptible, ou bien quele sel est le symbole de la sagesse , qui fait présumerqu’elles ont été faites avec mûre délibération.

§■3“ On appelle auffi alliance , l’anneau de mariage.C’est une bague faite d’un fil d’or 8c d’un fil d’ar-gent entrelacés , ou une bague d’une feule matière,montée de deux pierres de différentes couleurs.Sponsalium annulus . Les femmes mariées portenttme alliance au doigt.

ff-?' ALLIAR - yERIS. C’est ainsi qu’on appelle en Alchi-mie, le cuivre des Philosophes, c’est-à-dire, de ceuxqui travaillent au grand œuvre.

ALLIBAWN. Contrée de l’Écosse septentrionale. Ca-ledonia , Albania. C’est le pays des anciens Calé-doniens , qui comprend aujourd’hui les Comtés deJJ ol C de Loquebar, & d’Athol.

fis? ALL1EMÊNT. s. m. Nom que les ouvriers quiíe servent de la grue ou d’une autre machine à éleverdes fardeaux , donnent au nœud qu’ils font à lacorde qui doit enlever la pièce.

ALLIER, v. a. Mêler, incorporer ensemble plu-sieurs métaux par la fusion. Dans ce sens il estaustî réciproque Metalla commiscere. On allie l’or& l’argent. L’or 8c le fer ne s 'allient point ensem-ble pour se mêler, non pas même pour fe souder ,si ce n’est par le moyen du cuivre. L’étain fondu avecl’or Pallie tellement , qu’on ne le peut séparer ,& il gâte toute une fonte. Ce mot vient d ’ alligare.

Allier , se dit figurément en Morale ; pour dire, joindreune famille à une autre par quelque mariage ; <k alorsil fe dit avec le pronom personnel. Inire affinitatem.Cette maison s’est alliée plusieurs fois avec des Prin-ces. S’allier en bon lieu , à une bonne famille , ouavec une bonne famille.

Allier, signifie auffi, en parlant d’Etats & de Souve-rains , fe confédérés, fe liguer pour les intérêts com-muns. Fcedus icere , sandre. Les Suisses se font tou-jours alliés avec la France. C’est l’intérêt de leursÉtats qui allient les Princes.

Allier , fe dit figurément pour Mêler, joindre ensemble.Jungere 3 conjungere 3 sociare. Vous allies les loixhumaines avec les divines. Pasc. Avec le pronompersonnel , il se dit pour s’associer , fe joindre. Lamisericorde 8c la vérité Pallieront heureusement.Lort-R.

ALLIÉ , ÉE. part. pais. Sc adj. Affinis , conjunctus 3 so-. ciatus, foederatus, dans le sens de leurs verbes.àiÉ , est auffi substantif. Confédéré. Socms f œdera-, Les Rois ont grand foin de prendre les ujteiet^urs alliés. Il a fait rendre les places pnses luses alliés . Assister , secourir les allies. Cette Kepu-*,4 f st notre alliée. ' , i

^ On se dit encore substantivement, en parlant de

eeux qui s ont joints par quelque degre d affinité.Affinis. C’est mon allié. Nous ne sommes pas pa-rens-, nous ne sommes qu alliés. r n l r-w

ALLIER. si m . Ce mot n’est que de deux syllabes. Estertendu fur deux bâtons, propre à prendre des cai es& des perdrix. On lappelle aussi Trimalher, parcequ/il est Fait de trois doubles de mailles. Rete tripiïci hamulo consertum . Les dllicts font défendusPar les Ordonnances.

Tome. L

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Ces mots viennent du latin alligare , lier.

ALLIER, f. m. Vieux mot, qui signifioit autrefois cer-tains oiseaux qui vivent de rapine , comme on l’a ditau mot Alérion , espèce d’oiíeau de proie.

ALLIER, s. m. Rivière. Elaver. U Allier sort de lamontagne de Losève , la plus haute du Gévaudan ,traverse l’Auvergne & le Bourbonnois , & se jettedans la Loire au-dessus de Nevers , à un endroitappelé pour cela Le Bec d Allier. Os Elaveris. Allierest un noin formé par corruption , du 110 m latinElaver 3 qui se trouve dansCéíar. Pour le Bec á’Al-lier 3 quelques Auteurs veulent que ce soit une cor-ruption de bucca Elaveris , la bouche A’Allier. Peut-etre auffi a-.t-on appelé cet endroit-l'à Bec , roflrum 3a cause de la pointe de terre qui fait le confluent desdeux rivières.

ALLIGATION. f. f. Quelques Arithméticiens ont ap-pelé Règle d ’alligation , ce que d’autres nommentRègle d’alliage.

ALLIGATOR, f. m. C’est le nom d’un animal de l’A-mérique , que l’on volt principalement à la Jamaï-que. L’Auteur de l’Etat présent des îles du Roi d’An-gleterre , dans l’Amerique, dit qu’il y a peu de bêtesnuisibles dans cette île, excepté 1 "Alligator. Il y en ade 15 & zo pieds de long. Ils se tiennent en em-buscade dans les rivières &Jcs étangs où les autres

- bêtes viennent boire. Ils ressemblent à une pièce debois sec & immobile, qu’on croit pouvoir approcherfans rien craindre : ils ont quatre pieds avec lesquelsils marchent , & ils nagent & se remuent prompte-ment , quoiqu’ils ne se tournent qu’avec difficulté.Ils font armés fur le dos & fur lès flancs d’écaiîlesimpénétrables , & on ne les peut percer que par lesyeux & par le ventre ; ils pondent íur le fable des œufsde la grosseur de ceux des Poules-d’Inde , qu’ils lais-sent éclore au soleil. Ils attaquent rarement les hom-mes ; leur graisse est un baume souverain contre lesdouleurs des os & des jointures ; ils ont des testi-cules de muse , dont l’odeur est si forte , qu’elle lesfait découvrir & fuir par les autres animaux. Toutcela ressemble si bien au Crocodile , que c’en pour-roit bien être un, dont cet Auteur parlé fous le nom& Alligator.

ifT ALLINGUES. f. f. pi. Pieux que l’on enfonce dansune rivière flottable environ à une toise & demie dela berge , pour faire entrer lé bois qui vient à flot,afin de le tirer plus commodément , 8c lempiler furla berge.

ALLIOTH. Terme d’Astronomie. C’est le nom d’uneétoile de la queue de la grande Ourse , dont l’obser-vation est d’un grand usage sur mer. Elle sert auffi àconnoîtrè la hauteur du pôle. Observez quand YAl-lioth passe le méridien sous le pôle : prenez alors lahauteur de l’étoile polaire avec un quart de cercle,& de la hauteur trouvée , retranchez z°. 2 f , qui estla distance du pôle à l’étoile polaire , ce qui resteest la hauteur du pôle. Harr.

ALLOBROGE, f. m. Allobrox. C’est ainsi qu’on áp-peloit autrefois un ancien peuple de la Gaule Nar-bonnoíse, peuple puissant, dit Polybe , Liv. XXX.C h. 50 . qui les appelle en grec, auffi-bien quePto-lomée , ctÀAí/Bpirtí, Allobriges. Quelques-uns p reten-dent qu ’Allobroges s’est dit pour Ariobriges , forméd’ap£ioí } martial 3 belliqueux , 8c brige, qui en cettelangue signifioit Peuple , Nation. D’autres le deri-vent d ’ccaaos BpffiAoí • & disent qu’il signifie une na-tion qui habite un pays coUpé de montagnes 8c devallées. Etienne Barléta cru que ce nom étoit com-pose d’aAAoí & de a,& qu’ils le prirent par vanité jpour dire , qu’ils étoient autres que des hommesmortels. Ils croyoient , ajoure-t-il, que le soleil estLimage corporelle de Dieu invisible , & ils l’ado-roient par certe raison. Les Chaldéens nòmmòientDieu Alla, 8c les Allemands Brux, ou Brox , routemédaille où est gravée une rete. D ’Alla 8c de Broie ,a été composé Allobrox. Ce sont des rêveries. CI 10 -rier a grande raison d’en juger ainsi. Un ancien Scho-liastc de Juvénal dit , qu’en gaulois broga signifiechamp 3 terre 3 8c qu” Allobrox est composé de alius 3

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