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donne le diadème. Le Congiaire de Nerva a cinqfigures: Congiar. P. R. Une allocution de Trajan,ou il y a sept figures. Une d’Adrien au peuple , o àil y en a huit íans légende. Une autre aux soldats ,ou il y en a dix. Une médaille de Faustine, PvelLjEFavstinian.£ , où il y en a douze ou treize. UneAllocution de Probus qui a douze figures. Vota pu-blica de Commode , où il y en a dix. Science desMédailles.
ALLODIAL. adj. Qui est en franc-alleu, exempt de toutecharge & redevance, immunis 3 Liber. En latin barbare,alio dialis. Cet héritage est allodial: il ne paye pointde lods & ventes, & n’est sujet à aucunes redevances.Les fonds allodiaux ne reconnoissent aucun supérieuron féodalité. Propriétaires 8c possesseurs d’héritages al-lodiaux. Allodial est opposé à féodal.
ALLODIALITÉ. s. f. Immunitas. Qualité de ce qui estallodial , franc-alleu , indépendance d’une terre , oud’un héritage. Louis XIII, par une Déclaration du 4Décembre 1641, ordonna que toutes personnes nobles& roturières, propriétaires 8c possesseurs d’héritagesallodiaux, 8c franc-Bímrgage, & franche Bourgeoise,qui n’ont justice, fussent & demeurassent confirmées,& leurs successeurs à perpétuité, à leur allodialité ; letout en payant chacun d’eux les sommes auxquelles ilsseroient modérément taxés. Tes sereau.
ALLOISE. s. f. Charge, Dignité ou Juridiction d’Alloué.On trouve dans Y Histoire de Bretagne 3 Tom. II. p.108 y. que le Duc François donna au Duc de RaysAmiral de France, 8c à ses héritiers, privilège de con-gie & de menee à se délivrer à les généraux plaids deantes, au quint jour d’iceux, fans que eux, leursOthciers & Sujets, &c. soient tenus obéir à YAlloìsede Nantes.
IséT ALLOGNE. Voyev Alogne.
ÍVT ALLONGE , ALLONGEMENT , ALLONGER.
Voye% Alonge, Alongement, Alonger.ALLOUER, v. a. Approuver quelque point, ou article,passer une depense employée dans un compte. Appro-bare. Cet article a été alloué après qu’on cna reprefentéla quittance. Pasquier dit que ce mot vient de los 3ancien mot François, qui signifie louange 3 ou appro-bation. Et en effet, il vient du mot elaudare 3 qui si-gnifie approuver 3 selon Nicod. D’autres le dérivent deallocare 3 disant qu’il vient de locum dare : d’autres delocare 3 conducere ; ce qui convient aux compagnons, artisans, qu’on appelle Alloués.
Allouer, se dit quelquefois dans les conversations. Cetteproposition est trop hardie, c’est un article qui ne paffera pas, qui ne vous fera point alloué. Il s’en faut beaucoup qu’on ne vous alloue tout ce que vous dites. Celaest mauvais, même en conversation.
ALLOUÉ, ÉE, part. Approbatus.
Alloué. adj. pris substantivement. Se dit chez les artisans,des Compagnons qui ont fait le temps de leur appren-tissage, & qui s’engagent encore pour quelque tempsà servir les Maîtres. Locatus 3 Conductus. Les Compa-gnons font ceux qui servent à la journée, & les alloués.ceux qui ont promis de servir pendant quelque temps.-Alloué. C’est aussi un garçon qui s’engage pour un tempschez un Maître, fans avoir fait d’apprentissage. Il ypeut apprendre la profession ; mais cela ne lui donnepas droit de parvenir à la Maîtrise.
Autrefois alloué s’est dit du Lieutenant-Gcnéral de
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Duc de Bretagne, faite le premier Avril 1415, portAlloués 3 ou Baillifs. Yl Alloué de Rennes, &c. Voyt1 Histoire de Bretagne du P. Lobineau, T. II. p. 9 ^ 1Alloué s e dit aussi de celui qui agit au nom de quequ un : onl’appelle aujourd’hui Procureur , on le trous. e ffoe sens dans les vieux titres, lui , ou ses alloe%. ^ALLOUTNEUR. Petite ville de Ifile de Ceilan. Allu
neura. Elle est dans le royaume de Candy, fur la 1vière de Mauwillagougue , que les Cartes nommePranquilemale 3 ou Vint ana 3 entre 1 embouchure <cette rivière & la ville de Candy. Au reste il est a r
marquer que tous ces noms font peu connus da:le pays.
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ALLOUVI, IE. adj. Qui a une grande faim , telle quecelle d’un loup, qui est difficile à rassasier. Famelicus.Les jeunes gens qui sortent d’une maladie sont allou-vis; ils veulent manger par excès. Ce mot vient de loup 3de lupus. Il est bas, 8c ne se dit que par les nourrices dcParis. Cet enfant est tout allouvi.
ALLOUYSE. s.f. Charge, dignité d’Alloué. JudicisSub-sidiarii dignitas 3 munus 3 Magistratus. Hift. de Bre-tagne j Tom. II. p. 1199. Institution pour M. RaoulPastourel de 1 ’Allouyfe de Nantes. On a dit aussi Al-loíse.
ALLOI. Voyez Aloi.
ALLOYAGE. 1. m. Voye% Aloyage.
ALLOYÉ. Voye ^ AloyÉ.
ALLOYER. Voycq Aloyer.
ALLUCHER. v. a. Vieux mot. Allumer.
Luxure est un péché que gloutonie alluche ,
Et fi le fait flamber plus sec que sèche bûche .
ALLUCHON. f. m. Le bout d’un hérisson, qui est uneespèce de dent, ou de pointe , qui entre dans les fu-seaux, ou la lanterne des moulins, & autres machinesqui se meuvent par roues 8c pignons.
ALLUCZN. f. m. Voye\ Aman, montagne.
ALLUMELLE. Voye\ Alumelle.
ALLUMER, v. a. Produire de la lumière en mettant lefeu à quelque matière combustible, capable de donnerde la clarté. Accendere. Allumer un flambeau. Allumerla lanterne. Allumer la chandelle, des bougies.
On le dit aussi du feu qu’on attife, & qu’on soufflesimplement pour avoir de la chaleur. Ignem suscitare.11 est aussi réciproque. En soufflant le feu il s’ allume.Le feu d’une forge $ allume davantage en y jetant quel-ques gouttes d’eau.
Allumer, fe dit figurément en Morale des passions, 8c8c signifie, enflammer, exciter, Incendere 3 inflamma-re. Son excuse au lieu d’adoucir son maître, a alluméfa colère. Ce n’est pas peu pour vous d’avoir allumé lecœur d’un homme aussi froid que je fuis. Voit. La loide Dieu excite, 8c allume en nous son amour de plusen plus. Port-R. Les efforts qu’on fait pour fe déli-vrer de l’amour, ne servent bien souvent qu’à Xallumer.La Bru y.
Ma flamme par Hector sut jadis allumée :
Avec lui dans la tombe elle s’est renfermée. Rac,
Il y a des boutefeux qui allument des séditions, desguerres. On dit, qu’une violente passion allume les hu-meurs ; pour dire, qu’elle les fait fermenter, & les metdans une disposition prochaine à la fièvre. Acad. Fr.11 est aussi réciproque au figuré. Si la guerre vient às Allumer, La bile s’ allume .On dit aussi en débauche ,allumer la lampe ; pour dire, verser du vin dans unverre à quelqu’un pour l’obliger à boire.
ALLUMÉ, ÉE. part.
Allumé , en termes de Blason , se dit des yeux , quandils font d’un autre émail que le corps de l’animal. Ru-bris oculis. Robert 1, Duc de Bar ,portoit d’azur à deuxbars, ou barbeaux dor, dentés & allumés d’argent.
Allu me , se dit aussi de la flamme d’un bûcher, d’un flam-beau , & d’un baron qui est brûlant. Saint François dçPaule portoit d’or au phœnix de gueules, fur un bûcherallumé de même.
§3* On le dit aussi des yeux qui font d’un autre émail quele corps de l’animal.
ALLUMETTE, f. f. Petit fétu de bois sec, ou de roseau
, trempé dans du soufre, qui sert à allumer la chandelle.Sulphuratum. On dit du mauvais bois à brûler, qu’ijbrûle comme des allumettes.
> C es mots viennent de la préposition ad 3 8c de lumen 3lumière 3 qui vient de lucere 3 luire.
ALLUMEUR, f. m. Celui qui allume le feu, les bougies,les chandelles, &c. Ceux qui ne sortent point de dessusle théâtre, & ceux qui n’y montent jamais -, les premierspersonnages, & les allumeurs de chandelles; tout celasera égal à la fin de la Comédie. Bus s y.
ALLURE, f. f. La manière de marcher, demarche, façon