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ALVELDE s -ou ALFELDE. Ville d’Allemagne. Alselda.Elie est dans ia balle Saxe & de l’évcché d’Hildesheim,furia Leyne, au midi d’Hildesheim.
ALVÉOLAIRE- adj. m. & f. Qui appartient à un al-véole, ou petit canal semblable à un alvéole. Alveo-laris j c. On,dit en Anatomie, le bord alvéolaire dela mâchoire inférieure. WiníIow. Nerf alvéolaire. Ar-tère alvéolaire , qui fournit le íang aux dents.
lALVÉOLE, si m. quife dit des trous des petites cel-lules que les abeilles construisent dans les rayons ougâteaux de miel. Alveolus. Les abeilles vont recueillirla cire fur les fleurs, la pétrifient & en forment lesrayons & les alvéoles. Maraldi, Mém. de l’A-cad. 1711, p. 3°i. Une des premières occupationsdes abeilles, après qu on a mis l’eísaim dans la ruche,c est de former les alvéoles. Elles Rappliquent à ce“travail avec tant de diligence, qu’on îeur a vu faireen un jour un rayon qui avoir un pied de long & sixpouces de large, & qui suivant la grandeur ordinairedes alvéoles , en pouvoir contenir près de 4000. Ellescommencent leur travail en Rattachant à cequ’il y a deplus íolide dans la partie supérieure de la ruche, &elles le continuent du haut en bas & de côté & d’au-tre. Pour l’attacher plus solidement , elles emploient■quelquefois une cire qui est une espèce de glu. Lesabeilles portent chacune entre leurs ferres une petiteparticule de cire, & elles accourent aux endroits oùIon travaille aux rayons. Lorfqu’elles y font arrivées,«Iles attachent leur cire à l’ouvrage par le moyen desmêmes serres, qu’elles appliquent tantôt à droite , tan-tôt à gauche. Chaque abeille n est occupée à ce tra-vail qu’un temps fort court, après quoi elle s’en va;mais il y en a un si grand nombre qui se succèdentles unes aux autres , & avec tant de vitesse , que lerayon ne laisse pas d’augmenter assez sensiblement. Amesure que les unes travaillent aux alvéoles , il y a«satures abeilles qui passent & repassent plusieurs foiscn battant des ailes, & de la partie postérieure ducorps fur l’ouvrage, fans doute pour le rendre plus so-lide & plus ferme.
Voici f ordre qu’elles observent dans la constructionde Xalvéole. Elles commencent par la base, qui estcomposée de trois tombes ou losanges. Elles bâtissentd’abord un de ces tombes, 8c tracent deux plans furdeux des côtés de ce tombe : elles ajoutent un secondtombe au premier avec une certaine inclinaison , &tracent deux nouveaux plans fur les deux côtés de cetombe : enfin elles ajoutent un troisième tombe auxdeux premiers, & élèvent furies deux côtés intérieursde ce tombe deux autres plans , qui avec les quatreautres, forment Xalvéole , qui par cette disposition dela base , résulte nécessairement de figure hexagone.
Pendant qu une partie des abeilles est occupée àconstruire des alvéoles , il y en a d’autres qui s’appliquent à la perfection de ceux qui sont nouvellementébauchés ; ce qu’elles font par le moyen de leurs ser-res, avec lesquelles elles contournent les angles d unemaniéré reeherclrée, & finissent les côtés & les basesavec une si grande délicatesse, que trois ou quatre deces cotes , poses les uns fur les autres, n’ont pas plusd’épaisseur qu’une feuille de papier ordinaire ; & parcequ’à raison de cette délicatesse, l’ouverture seroit tropfragile & aisée à se rompre, lorsque les abeilles entrentêc sortent des alvéoles , pour y remédier , elles forti-fient les ouvertures de chaque alvéole avec un rebordde cire.
Les abeilles qui bâtissent les alvéoles , n’y sont occu-pées que fort peu de temps ; mais celles qui les polis-sent , y travaillent long-temps & avec beaucoup devitesse, & ne se détournent de leur travail que pourporter hors de Xalvéole les particules de cire qu’ellesôtent en polissant. Afin que cette matière ne soit pasperdue, il y a d’autres abeilles qui sont attentives à larecevoir de celles qui polissent, ou à laller prendrev dans Xalvéole même , d’où celles qui polissent fe reti-rent un moment, & à aller la mettre en œuvre en unautre endroit. 11 y a encore d’autres abeilles destinéesà aider ou à servir celles qui polissent ; car on en voirsouvent qui fe présentent pour leur donner, soit du
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miel, soit une autre liqueur, qui leur est nécessairepour leurs ouvrages, ou pour leur propre nourriture.
Chaque rayon a deux ordres d 'alvéoles opposés l’unà l’autre, qui ont leurs bases communes. L’épaisseurde chaque rayon est un peu moins d un pouce : ainsila profondeur de chaque alvéole fera d’environ cinqlignes. On a trouvé dans dissérens rayons, qui ont unpied de long, depuis soixante jusqu a soixante-six rangsd 'alvéoles-, on aura donc un peu plus de deux lignespour la largeur de chacun, ce qui est un peu plus d’untiers de toute fa longueur.
Presque tous les rayons sont construits avec des al-véoles de cette grandeur, excepté un petit nombred autres en quelques endroits de la ruche, qui en ontde plus grands. La largeur de ces alvéoles est de troislignes quelque chose de plus , & la longueur est desix lignes environ. Ces alvéoles sont faits pour y pla-cer les vers qui viennent en bourdons. On trouve en-core en divers endroits de la ruche trois ou quatrealvéoles plus grands que les autres, & faits d’une ma-nière différente. Ils ont la figure d’un sphéroïde ; ilssont ouverts dans la partie inférieure , 8 c attachés auxextrémités des rayons. On n’a pu connoître jufqu’icià quoi ces alvéoles sont destinés. On les suppose leberceau ou la demeure des rois.
Les baies de tous les rayons font posées à telle dis-tance les unes des autres, que quand les alvéoles sontfinis, il ne reste entre un rayon & l’autre , qu’un es-pace suffisant pour le passage de deux abeilles defront. Ces rayons ne sont pas continués du haut en bas,mais ils font souvent interrompus , 8 c outre cela ilsont de distance en distance des ouvertures qui don-nent une communication plus facile 8 c plus courte de$uns aux autres.
Chaque base de Xalvéole est formée par trois tom-bes presque toujours égaux & semblables, qui ont lesdeux angles obtus, chacun de 11 o degrés, 8 c par con-séquent les deux aigus, chacun de 76 degrés. Ces troistombes sont inclinés l’un sitr l’autre, 8 c íe joignent en-semble par les côtés qui comprennent 1 un des anglesobtus, 8 c ils forment par leur inclinaison mutuelle unangle solide, qui à cause des tombes presque toujourségaux , íe rencontre dans 1 axe, & répond au mili-eUde Xalvéole. Les six autres côtés des mêmes tombes »outre les trois angles obtus , forment encore trois au-tres angles par l’inclinaiíon mutuelle où ils fe joignentensemble par les deux angles aigus. Ces six mêmescôtés des trois tombes sont autant de bases fur les-quelles les abeilles élèvent des plans qui forment lessix cotes de chaque alvéole. Chacun de ces côtés estun trapèze qui a un angle aigu de 70 degrés, l’autreobtus de r 10 degrés , 8 c les deux angles du trapèzequi sont du côté de l’ouverture , sont droits. L’anglcaigu du trapèze est égal à sangle aigu du tombe de labaie, & sangle obtus du même tombe à l’angle obtusdu trapèze.
Les six trapèzes qui forment les six côtés de Xal-véole , se touchent deux à deux par les côtes égaux, Scse joignent aux tombes; enserre que les angles obtusdes tombes sont contigus aux angles obtus des tra-pèzes , 8 c les aigus des trapèzes aux semblables destombes.
Pour connoître la connexion que les alvéoles ontensemble, & commentse forment les deux ordres à'al-véoles opposes , il faut s’imaginer plusieurs autres ba-ses semblables a la précédente, c’est- à-dire composésde trois tombes avec les mêmes angles & la même in-clinaison l’un fur l’autre. Ces bases sont appliquéesles unes aux autres, encore que leurs angles analoguessc répondent. Par la jonction de deux de ces bases avecune troisième , trois tombes de ces trois différentesbaies , forment une base d’un nouvel alvéole , set 0 'blable aux premières , avec cette différence , que I 3concavité de l’angle solide est tournée vers l’autre facedu rayon, où il sc fait un autre ordre & alvéoles op-poses aux premiers ; & par la jonction de six bases aune septième , il se formera trois nouvelles bases q lUont la concavité de l’angle solide, tournée aussi dusens contraire à celle des sept bases. De même par l’op-