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Tome premier. [A - BOU.]
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position de douze nouvelles bases atix huit précéden-tes , il se formera neuf autres bases avec la concavitéde sangle , tournée à l’oppoíìte des douze ; & c’estpar cet artifice admirable que se forment les deux or-dres d’alvéoles dans les deux faces du rayon. Par cetteconstruction il y a trois ordres de rombes en trois dif-ferens plans, si bien suivis, que plusieurs milliers detombes du même ordre font tous allez exactementdans le même plan. Ainsi il est étonnant que tant demilliers d’animaux, par le seul instinct naturel , con-courent tous eníembîe à faire avec tant d’ordre & derégularité un ouvrage si difficile ; & rien ne montremieux qu’une Sageste infinie les a formés, & présidea leurs travaux, qui ne peuvent être l’effet du hasardd’une cause aveugle.

Cette construction des alvéoles a de grandes consé-quences par rapport à tout souvrage. Chaque base atrois rombes, & íur chaque côté de ces trois rombes,11 y a un plan qui sert de côté à un alvéole opposé ; orces trois plans , outre 1 usage qu ils ont de íervir decoté à la partie d un alvéole , servent aussi de sou-tien & d'appui a la base d'un alvéole oppose,& supléentà ce qui peurroit manquer à cause de la grande déli-catesse de souvrage. Secondement la concavité de1 angle solide qui est au milieu de la base , sert, parUne providence admirable, à tenir ramassées dans unpetit espace les particules de miel que les abeilles four-nistent chaque jour au petit ver dont nous avons parléau mot Aeeille , peur la nourriture , & dont il estenvironne quelques jours après fa naissance. Sans cettedisposition de La base, le miel qui est liquide , en s’é-coulant, aurc.it pu abandonner l’embryon, & le fairepérir.

U ^ ran ^ eur ^ cs angles des trapèzes dépend decelle des angles des rombes. Or on trouve que les an-gles aigus des rombes étant de 70 degrés, 31 minutes,oe les obtus de 109°, 8i', ceux des trapèzes qui leurlont contigus, doivent etre auffi de la même grandeur.

, P ar . ce . Ke r siìtantiré d’angles des rombes , san-

gle íolide de la base est egal a chacun des trois anglessolides faits par sangle obtus du tombe avec les deuxobtus des trapèzes. 11 résulte de cette grandeur d angles non íeulement une plus grande íacilité tk simpli-cité dans la construction , à cause que de cette ma-nière les abeilles réemploient que deux lottes d’angles ;mais il en résulte encore une plus belle symétrie dansla disposition & dans la figure de f alvéole.

•Enfin les abeilles font leurs alvéoles de figure hexa-gone régulière , par une espèce de connoissance de laGéométrie, comme a remarqué Pappus , célébré Géo-mètre du secondsiècle après.: É s us-C hris t.C ette figurea la propriété, c.ue plusieurs étant posées les unes au-près des autres , rernphflent un eípace autour d’unmeme point, lans .'ailler aucun vide entre une figureoc 1 autre. II y a deux autres figures régulières cui ontla meme propriété , le triangle équilatère & le carré;mais ces deux figures n ont pas savantage d'avoir au-lant de capacité que 1 hexagone.

C est donc avec sageste, dit ce Géomètre , que lesabeilles se lont lervies de 1 hexagone préférablement®ux autres, puisque si son emploie une même quan-£ lte "o matière dans la construction de chacune de cesgures, f alvéole hexagone est celui qui contient dansa Ca pacité une plus grande quantité de miel. Ma-dan^ 1 " H- s ci si uic bien clairement de tour cela , quedustr‘ f nnci P e qui lì réglé, & qui a donrfé cette in-mais 1C a >M eS an ™ auï 5 il n’y a ni nécessité , ni hasard :ou : ^ Ul iy saut rcconnoître une Sagesse admirable,man ‘:' t0u | ' : dirigé aux fins qu elle se proposoit de la

Al vÉOLF C r i^ Us convenable.

t < x , 5 le ^ dit aussi en Anatomie, des trous ou cavi-

br ^ s S - ^ ents iont enchâssées. Les fosses sontau nom-j C , "r 12c à chaque mâchoire ; ce sont des alvéoles

Aiyí S e c I Uc ^ s font emboîtées seize dents. Dionis.

/ ’ terme à Botanique. En Botanique on appellePlus J ^ CS coires formées par l’arrangement de^ leui 'é / écailles pliées le plus íouvent en gouttière ,séparent les semences les unes des autres. LesCnccs des soleils, ou Corona Jolis , & celles du

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chardon à bonnetier, ou Dipfacus , font enchâsséesdans des alvéoles.

ALVERNO,ou Alverne. Montagne du Florentin, enItalie. Mons Alvernus 3 Mons Alvernu. Elle est unpeu au septentrion de Borgo-San-Sepolcro. Ce fut íurle mont Alverne qUe faine François reçut les stigmatesde Jésus-Christ.

ALUES. Terme de Coutume. Beaumanoir nous apprendce que c’est, quand il dit : On appelle alués 3 ce qu ontient fans faire nulle redevance à nului.

ALVIDONA. Bourg du royaume de Naples. Levido-na j Levidonia 3 Alvidona. Il est dans la Calabrecitérieure, aux confins de la Basilicate, fur le golfe deRolíano.

ALVIN. Voye^ Alevin.

ALUINE. f. f. Voye -\r Absinthe 3 c’est la même chose.Absynthium. Quelques-uns dérivent ce mot de celuid’Aloès 3 à cause de son amertume, quasi aloìnum 3ou alojynum Guichard dérive ces mots de shébreuI!?"?, ou rnpV, amurimdo 3 Amertume.

ALVINER. Voye^ Aleviner.

ALUMELLE. í. f. C’est la partie tranchante des cou-teaux , des rasoirs, des canifs , des ciseaux , laquelleest faite de fer & d’acier. Lamina 3 Lamella. Ce motcommence à vieillir. On dit une lame.

On dit proverbialement, qu’un homme s’est tué defa propre alumelle 3 quand il a trop fait la débauchede vin ou de femmes.

Les Maîtres Tabletiers- Peigneurs appellent Alu-melle j l’outil d’acier avec lequel ils polissent & achè-vent leurs peignes.

Alumelle, f. f. Lance, Fer d’une lance. Hasla 3 Hajl*Lamella. '

Ou son a vu de guerre mains ébats 3Aventuriers émouvant gros combats 3Pour leur plaisir fur petites querelles 3Glaives tirer 3 & briser alumelles. Marot.

ALUMIERE. f. f. L’endroit où l’on travaille l’alun. Alu-minis Officina. Les Alumières de Civita Vecchia.Géofr. j}cad. 1702. Hift. p. 20. Les Alumières deSolsatara. V jyey ce mot. U y a auffi des Alumièresdans les provinces d’Yorck& de Lancastre , en An-gleterre, & en Suède. Les Alumières de Civita-Veochia font celles qui fournissent le meilleur alun.

ALUMINEUX, ELISE. adj. Qui est de nature d’alun,quitient de 1 alun. Aluminosus 3 Aluminatus. Des terresalumïneuses 3 des eaux alumineuses.

ALUN. f. m. Alumen. Sel minéral d’un goût acide , Scqui laisse dans la bouche une douceur accompagnéed une âpreté ou astriction considérable. |CF Commecette pierre est pleine de bitume & de soufre, elle s’en-flamme aisément. Elle est mêlée avec une base argil-leufe, qui forme des priímes triangulaires. L’alun tedurcit à la chaleur, & fe dissout au froid & dans seau.On peut établir, avec les anciens Naturalistes, deux

t fortes d'alun sun naturel, & faune artificiel. Le na-turel se trouve surtout au fond & aux environs desmines d’argent. Ce font des espèces de plâtras blancs,legers & poreux, chargés de filamens argentés & serrés.On se servoit autrefois de cet alun en Italie, fous lc00m d ‘alun de plume, Alumen plumaceum. & sciffile.Dioscoride nous en a laissé une bonne description. Cetalun vient de la Laponie & de sîle de Malte. On lenomme quelquefois Trichites 3 parce qu’il sonne uneespèce de chevelure soutenue d une terre brune. Il envient encore d’Egypte & des îles de Sardaigne. Celuiqu’on appelle sciffile 3 parce qu’il est facile à diviser ,est de couleur blanche, Sc vient de sile de Milo dansl’Archipel. Tourne tort, dans son voyage du levant ,parle des cavernes d’où on le tire. L’artificiel fe pré-pare de plusieurs manières, suivant les matières donton est obligé de fe servir. En Italie , près de Civita-Vecchia , en un lieu nommé la Toffia 3 on tire d’unemontagne des pierres dures, lesquelles étant cassées ,calcinées, & exposées ensuite a 1 humidité de Taie, feréduisent en une chaux ou terre qu’on fait lessivercomme les vieux plâtras dont on veut extraire le sal-pêtre. Le reste de la manipulation est semblable à celle