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Tome premier. [A - BOU.]
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de Tra-los-Montes, fur le Lamégo, entre Braca &Lamégo.

AMARANTINE. f. f. Terme de Fleuriste. Sorte d’ané-mone dont les grandes feuilles font d’un rouge Ida-"fard: c’est encore, en termes de Fleuriste, une tulipepanachée de pourpre, Iur d u blanc, ïe la peluche d’uncamarante brune , fur laquelle vient quelquefois unehouppe ou Hoquet incarnadin. Morin.

AMARILLIS. f. f. Nom de femme. En termes de Fleu-riste, c’est une espèce des œillets piquetés.’ L ‘Amaril-lisj l’Agréable, la belle Amynte, & FEtoile dujcur ,font quatre piquetés a peu près de même forte, & nedifferent que parleur couleur Sc leur feuillage j maisnon pas en largeur, ni en grosseur. C’est auíìì une Tu-lipe qui a trois couleurs, rose sèche, pourpre foncé &blanc.

AMARINER. v. a. Terme de Marine. C’est envoyer dansun navire pris, des officiers, des soldats & des ma-telots à la place de ceux qui y étoient, Sc qu’on a faitsprisonniers. J’eus une peine infinie à amariner ces deuxvaisseaux. Du Gué Trouin. Le troisième fe rendit àla fin, & nous les amarinâmes tous trois d une fa-çon à fe défendre, s’il en étoit besoin. Id. Je chargeaile Chevalier de Nefmond & mon frere, d’achever d’u-maríner le vaisseau pris. Id.

AMARITUME & AMARITUDE. f. f. Ce mot n’estplus d’ufage, il veut dire Amertume. Borel.

AMARMOCHDI. Ville du Zenguebar , en Afrique.Amarmochedum. Elle est dans le royaume de Mé-linde, à la source de Quilimanco.

AMARQUE. f. s. Autrement, Bouée, ou balise. Mar-que , signal, soit par un tonneau flottant, soit par unmât élevé, pour avertir les vaisseaux qui font route ,de s’éloigner pour ne pas échouer, & pour éviter lesbancs, ou les rochers. Signum.

AMARRAGE, f. m. Terme de Marine. C’est l’ancrage ,ou le mouillage des vaisseaux. La science d’un Piloteest de bien faire ses amarrages. Ancor& jaclus , ap-pulsus j c’est-à-dire , d’ancrer en bon lieu. fsT C’estaulsi l’attache des agrès avec des cordages. Faire unamarrage , pour exprimer qu’on attache , ou qu’onarrête quelque chose. On appelle ligne d’ dmmarrage ,une petite corde goudronnée. Toutes fortes de cor-dages font propres à cet usage.

Amarrage, signifie aussi l’endroit où deux grosses cor-des, ou la même mile eh double , est liée par unepe-petite. Nodus } vinculum.

|CT AMARRE.!, f. Terme de Marine. Cordage servantà attacher un vaisseau , ou diverses choses dans le vais-seau. Les amarres d’un vailleau. Retenir le canon avecdes amarres. Funis nautrícus , rudens. On lie un cableavec des amarres , On dit qu’un vailleau a toutes sesamarres dehors , pour dire, qu'il a mouillé toutes sesancres.

Amarre-de-bout. Cable ou grelin qui est au-de-vant du vaisseau avec son ancre.

ísF Amarre. Commandement à un matelot de ne plustirer une manœuvre , mais de la tourner ou atta-cher a un endroit désigné. Amarre firibord 3 amarre. bas bord , pour commander de lier ou attacher unemanœuvre à droite ou à gauche.

AMARRER, v. a. Ferme de Marine. C’est lier cu atta-cher fortement avec une amarre, un cordage, íoit unvaisseau, soit quelqu’une de ses parties, cu de lés agrès.Rudente 3 fune nautico ligare navim. Dans la pêchedes perles , chaque plongeur porte un grand rets enforme de íâc, suspendu à Ion cou par un long cordage,dont l’extrémité çfi. amarrée iut le bord de la barque.P. Le C. Ce mot vient d amarr mot bas breton, qui•signifie lien.

fsT Amarrer , a les mêmes significations fur les rivières,C’est toujours attacher par le moyen d un cable; maisfermer est plus usité. Les voituriers par eau entendentpar amarrer Rapprocher de terre.

AMARRÉ , ÉE. part. Ligatus.

AMARRES, en Architecture , font deux morceaux debois qu j ont une ouverture dans le milieu, pour y fairepalier le bout d un moulinet. Ckelonìa. On les appellehoches ou boites j Sc les Charpentiers de Paris fouìeres.

AM A

AMARUMAIA. Rivière de l’Amérique méridionale.Amarumaia. Elle a fa source près de Culco, dans lePérou ; elle entre dans le pays des Amazones, & Vilfe joindre au fleuve de ce nom, un peu au-delsous desHamagues ou Homagues.

AMAS. f. m. Multitude de choses, soit de même nature,soit d’une nature différente, assemblées en un nrémelieu. Acervus , cumulus. U faut faire un grand amas dematériaux avant que de commencer à bâtir. L’allti-vion fe fait par un grand amas de gravier, de limon ,qui s’arrête en quelque lieu. Colluvies. Camas demauvaises humeurs dans le corps cause les abscès, le§maladies. Colleclio. Que sert à un avare l’amas de tantde richesses qu’il faut qu’il quitte ? La plus grande par-tie de la Philosophie humaine n’est qu’un amas d’obs-entités, d’incertitudes, ou même de faussetés. Nic.oi*La vie n’est qu’un amas de craintes, de douleurs, detravaux, de soucis , de peines. M. Desh.

Tout ce pompeux amas d'expressions frivoles.

Sont d’un déclamateur amoureux de paroles. Boiri

Ce long amas d’dieux que vous diffame% tous ,

Sont autant de témoins qui parlent contre vous. In.

Un long amas d’honneurs rend Thesée excusable.

Rac.

Il se dit aussi des personnes. Colleclio. Ce Princefait un grand amas de troupes, de soldats, pour fairela guerre.

AMASÉE. Ville du Pont. Amafia , en grec ,

Elle étoit dans le nord du Pont, comme le témoigneStrabon dans le XII e livre de ía Géographie. Il estd’au-tant plus croyable, qu il étoit d 'Amasée 3 comme ledit Etienne de Bysance, & comme Strabon lui-mêmel’insinuc à l’endroit que l’on vient de citer , en Rap-pelant notre ville. Il dit que c’étoit une des meilleuresvilles du Pont & des plus peuplées.Gélase deCyzique,dans son Histoire du Concile de Nicée, L. L 3 C. 1 0 >dit qu elle fut ruinée par Licinius , comme toutes lesautres villes du Pont. Ce fut dans cette persécutionque saint Basile, Evêque d 'Amasée , souffrit le mar-tyre. dans le Concile de Calcédoine, Acl.I. Eusébe,Evêque d’ Amasée 3 dans la traduction latine est dit,Amafia civitatis Metropolitan^, • mais dans le grec ily a seulement, A ’^adtas.

ÁMASÈEN, EN NE. f. m. &f. Qui est d’Amasée. Amfi

feus 3 a j um. Strabon le Géographe, Philosophe Stoï-cien , étoit Amcséen. On disoitaulsi, Amaséote, Amci -seotis. F'oye% Etienne de Bysance.

AMASEMENS.s. m. pi. Terme de quelques Coutume?*Edifices, bâtimens, maisons.

AMASEN. Ville de la Nigritie, en Afrique. AmasenusElle est dans le désert, fur le lac de Botno , òc estcapitale du royaume qui porte son nom.

AMASIE. Ville ancienne de l’Anatolie, ou Asie mineure*Amafia 3 Amasea. Elle est sur le Calalmalch, dans l’A'masie, ou Beglierbelik de Siwas, contrée de l’Anato-lie. Amafie a eu un archevêché. Le Martyrologe Ro-main , au 13 Janvier Sc z 6 Avril, la met dans le Pont,fous l’empire de Licinius. C’est apparemment la mêm equ Amasée.

fsêT AMASSER, v. a. Faire un amas. Noye^ ce mot*Colligere. On le dit des choies & des personnes. Ap-pliqué aux choses, il désigne une quantité de chess'assemblées dans un même sien. On Amasse des ma-tériaux pour bâtir. Un avare amase de l argeur. £ nparlant des personnes, c’est en assembler beaucoup*Charlatan amasse la canaille auteur de lúi. On atnfffdes troupes pour faire la guerre. Quand amass er estm lSfans régime , on sous-entend toujours argent. ^ etavare ne fait qu’amasser.

La vieillesse chagrine incessamment amasse. Bois*

fsT On dit figurément amasser des preuves dans une affaire, amasser des matériaux pour un ouvrage; p° udire, rassembler.