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Tome premier. [A - BOU.]
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$Fs Amasser, signifie encore relever de terre ce qui yétoit tombé. On amasse les fruits qui tombent des ar-bres. Plutarquen 'amasse que les fleurs qui se trouventtous ses pas, & ne se détourne point de son cheminpour en aller chercher d’autres. Les Glaneurs vontamasser les épis qui font restés fur le champ , âpresqu’on a enlevé les gerbes. On amasse ses gants, sonchapeau.

ssT Cependant on se sert ordinairement du mot ramas-ser dans ce sens ; & il est beaucoup plus en usage,quoiqu’en dise Ménage, qui prétend qu’on dit à lacour , amasse^ mes gants, & non pas ramassez uresgants. Si c étoit l’usage de son temps, l’uíâge a change.

Amasser, est auíìì réciproque. Le peuple s amasseautour des charlatans. Confluere. Le fable qui s amassepeu à-pe'u dans le port, le comblera un jour. Touteshs eaux damassent en cet endroit. Les maladies vien-nent des mauvaises humeurs qui s ’amassent dans lecorps. Nicod dérive ce mot du grec accumulo ;ou de l’hébreu massach 3 qui signifie mêler. Ménagéle dérive du latin admasfare fait de massa. Cepen-dant il vaut mieux tirer ce mot du grec , col-ligo , qui vient de l’adverhe >simul , ensemble.

AMASSE, ÉE. part.

AMASSETTE. f. f. Petit outil de bois , ou de corne,qui sert aux Peintres & a ceux qui broient les cou-leurs, à amasser les couleurs fur la pierre quand ils lesbroient. Cornu pigmentis legendis.

AMASTRIS. Ancienne ville de Paphlagonie. Amaflrìs.Elle etoit fur la côte méridionale du Pont-Euxin, unpeu a l’orient de l’embouchure du Lycus. Les médail-les á’Amasiris ne íont pas communes. La feule quej’ai vue porte cl’un côté un" bouclier en écailles., aumilieu duquel est une tête de Méduse. Au revers unevictoire, qui de la main droite tient une courons,&de la gauche une palme, qui porte fur son épauW,'avec ce mot amastpeíîn, lien est d’AMisor, qui ontprécisément les mêmes types. On l’appelle aujourd’huiTamaslro. Elle s’appelle aulìî, A m astre , Atnaslrurn.Elle est au 6o d. 43 m. de longitude, & 44 d. 25 m.de latitude. Elle a eti un Evêque.

11 y a auíli un fleuve de ce nom, Amaslris j quiarrose la Bithynie Sc le Pont.

AMAT ALIDE, s. f. Nom de femme. Amatalìs. Ce motest syriac, composé de amma 3 oú ama 3 qui signifiemere • & de Talis 3 nom propre. Ainsi Amatalide 3c’est la niere , ou. ì'abbejse Talìde. Voyez ÂiMEE. M.Ruleteau lá nomme Sainte Àmtiie Talìde 3 à la margede son Histoire Monastique d’Orient , comme si c’é-toit un nom & un ^surnom. Chast. y. Févr. C’est. une faute. $

AMATELOTER. v. a. Terme de Marine. C’est donnerun compagnon à chaque homme de l’équipage , ouassocier les matelots deux à deux, asin qu’ils se soula-gent l’un & l’autic, & qu’ils servent chacun à leur• tour. Nautas binos componere.

AMATEUR, s. m. Qui aime quelque chose. Amator. Iln e se dit point de l’amitié, ni des personnes. Ce termeest propre pour désigner les personnes des belles-let-lr es, qui ont du goût pour les Sciences, qui s’y ap-pliquent & les cultivent. U est amateur de l’étude ,des curiosités, des tableaux, des coquilles. Amateurde la musique, des beaux arts. U nous manque deVou ttianier la science de l’éducation des. enfans parUn a,n ateur qqi puisse pénétrer le lecteur des íenti-”] ens d°nt il est animé. Merc. Avril 1736. Le peu-P ic est amateur de nouveautés. Les Indiens font fortamateurs de la Poésie. Lettr. Ed.

n donne particulièrement ce nom aux curieuxde tableaux, de desseins, d’estampes, de pierres gra-Vrs S 3 coquilles & autres raretés. M. Quentin deL) tangere a mérité à juste titre la qualité d’ Amateur.I Er -SAínt. Lortque cette curiosité va jusqu à trou-’j er le repos de l ’amateur , jusqu’a devenir le termede tous ses désirs, & l’objet de toutes ses dépenses;, je, ais *ì cette passion ne tient pas de la cupidité &jq 'Avarice. Des Fontaines. La recherche des tá-n’est, à proprement parler, que ce que les ama-v ílir s appellent la petite curiosités Idem, Un homme

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d’esprit connoisseur & amateur á publié depuis peuleloge de M. Lancret son ami , Peintre du Roi. J ti-ge me n s siur quelques ouvrages nouveaux. Dans 1 Aca-démie de Peinture & de Sculpture, il y a des Acadé-miciens auxquels on donne la qualité d’ Amateur. Ilsont rang après le directeur, le chancelier, le recteur& les adjoints au recteur. Ils ne font ni Peintres, niSculpteurs, mais amateurs de ces arts, êc répondenten quelque forte aux honoraires des autres Acadé-mies.

Amateur , est austì un nom d’homme. Saint Amateur 3dit vulgairement saint Amarre, ou Amaitre, Evêqued’Auxerre. Baiil. I. Mai.

AMATHÉEN, ENNE. s. Habitant de la ville ou de lárégion d’Emath, ou d’Amath. Amatheus. VoyezEmath.

AMATHITE. Région, que l’on croit être la même qu’E-math. Voyez ce mot. Amathites. Il íortit de Jéru-salem , & les rencontra dans la contrée Amathìte. LMach. XII 3 2s-

AMATHUS , ou AMATLIONTE. Amathus. Ville deChypre, où Vénus étoit honorée. § 3 “ Elle y avoir unsuperbe remple où l’on sacrisioit d abord les étrangersfur ses autels. Cette cruauté irrita tellement la Déesse,qu’elle changea tous les habitans en taureaux, asmqu’ils servissent eux-memes de victimes dans ses sacri-fices. Elle ôta même toute pudeur à leurs femmes,pour les punir du mépris qu’eìles avoient témoignépour ses mystères, ensorte qu’elles se prostituoient aupremier venu. Quelques-uns croient que c’est aujour-, d’hui Li misto.

aMATHYSTE. Voyez Améthiste.

AMATIQUE. Ville autrement nommée Saint Thomasde Caftille. Amatìqua , Fanum Sancli Thomx. Caftel-lanì. Elle est dans la province des Honduras, dansl’Amérique méridionale, à quelques lieues de la metdu Nord.

AMATIR. v. a. Terme d’Orfévre. C’est rendre mat, ôterle poli, laisser Por ou í argent fans le polir, ou le bru-nir. Aurum impolitum reddere. Amatir fe dit propre-ment de Por: à 1 égard de Pargent, on dit plus sou-vent blanchir.

fíCT AMATI, IE. part.

AMATITUE. Rivière de lá nouvelle Espagne, clans l’Á-mérique septentrionale. Amatìtucus. Elle arrose la pro-vince de Soconuíco, & fe jette dans la mer du Sud*entre la rivière de'Colalte, & celle de Quicatian.

AMATO , ou L AMATO. Rivière de la Calabre ultérieure,aù royaume de Naples. Amatíus 3 Lametus. Elle fortde l’Apennin, baigne la ville de Nìcastre, & se dé-charge dans le golfe de Sainte-Euphémie, un peu aumidi du bourg de ce nom.

ÁMATRE. s. m. Nom d’homme qui s’est fait par corrup-tion d ' Amator 3 latin. Voyez Amateur. Saint Ama-tre j connut'par révélation queía fin étoit proche, Scque Germain devoir lui succéder. Fleury,

AMATRICE. Ville del’Abmzze ultérieure, au royaumede Naples. Amatricïum 3 Amatrice , Amatriae. Elleest a la source du Tronto, peu éloignée d’ Aquila.

AMAT ZQUITL. s. m. Plante dont la substance est lé-gère comme celle du figuier. Ses feuilles ressemblentà celles du citronnier, mais elles font velues & pluspointues. Son fruit est austì gros qu’une noix, diviséen graines blanches de la même figure que celles delactìgpe. Cette plante croît dans les pays chauds ,comme à Chietîa. L’écorce de la racine en décoc-tion, est extrêmement salutaire dans les maladies fé-briles.

AMAURI. si m. Nom d’homme. Amalaricus 3 Aimai -ricus. Ce mot nous est venu des Goths, qiii disioientAmalaric 3 comme je l’ái dit ailleurs. Nous en avonsfait Amalric : puis changeant al en au 3 comme ilarrive souvent, nous avons dit Amauric 3 Sc enfin Amau-ri. Et en effet on dit Amalaric, ou Amauri 3 Roi desVisigoths au VI e siècle. Amauric , ou Amauri 3 est doncen françois la même chose cul A mairie en langage go-thique.'Mont-sort l’ Amauri. Un Professeur de l’Uni-versité de Paris, nommé Amauri , natif de Béne, aildiocèse de Chartres , après avoir enseigné la logique