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force de superlatif, selon le génie de la langue hébraï-que & de ses filles, la syriaque, & la chaldaïque ; de-íorte que amen amen dico vobis , signifie très-certai-nement, /evôus dis. Les Evangélistes ont conservé dansle grec le mot hébreu «VA, amen. S. Luc l’exprimenéanmoins quelquefois par «/u&àí, véritablement, ou
, certainement ; comme on le peut voir en com-parant Matth. XVI, 28 avec Luc. IX, 27. Matth.XXIV, avec Luc XII, 44. Marc XII, 43 avec LucXXI, 3. Matt. XXIII, 36 avec Luc XI, 51. Ce quiprouve l’explication que nous venons d’en donner. Ilparoît encore par ce que nous venons de dire, queRochefort se trompe, quand il dit qu 'amen est un termearabe , qui signifie , la fin de quelque chose ; 8 c quec’est ce que les Latins ont exprimé par ces mots ,Explicit 3 finis.
On voir les différentes significations du mot amendans ces vers , rapportés par M. Du C ange.
Verum , ver 'e , fiat, amen tria denotat ifla ,
Si verum nomen , adverbium fit tibi verè.
Amen, amen, vere duo junt adverbia verè.Amen pro , fiat , tibi verbum deficiens efi.
Ce mot Àmen a passé dans presque toutes les lan-gues fans aucún changement, quand il veut dire, Ainfifioit-il. On le trouve dans les Liturgies, les versionsde la Bible , & les prières de toutes les nations, lin en est pas de même quand ïl veut dire Certaine-ment-, en vérité. Les Abillîns appellent Amen -, le Sa-crement de l’Eucharistie ; apparemment parce que, se-lon un ancien usage, dont nous trouvons des vestigesdans les Peres, lorsqu’on leur donne l’Eucharistie, ilsrépondent amen. En cette occasion, amen est employépour affirmer que l’on croit qu’une chose est ainsi. Ilest dit dans le Missel de Paris, que le communiant,ajpres avoir entendu ces mots, Corpus Domini, doitrépondre amen, pour marquer un acte de foi : ct ence sens, il signifie, cela est vrai, je crois que cela estainsi. S. Ambroise l’a entendu dans ce sens. Les Ma-hométans disent auffi, amin, à la fin de leurs prières,de même qu’en témoignant le désir de voir arriver cequ’ils souhaitent.
Quand on nous interrompe, quand on prévient ceque nous allions dire, ou qu’on nous fait une diffi-culté que nous allions,prévenir, on dit, vous n’at-tendez pas jusqu’à amen ; ou bien, attendez jus-qu a amen, c’est-à-dire, jusqu’à la fin , jusqu’aubout, & je vous satisferai, je dirai ce que vous de-mandez.
ff-MEN, se dit pour une marque de consentement, d’ac-quiescement, d approbation. XI. deTurennea bien en-vie de revenir, ct de mettre humée dans les quar-tiers d’hiver; tous les officiers disent amen. Mae. SÉV.
On dit proverbialement, il dit amen à tout ; pourdire, il approuve tout. Tout cela n’est que du stylefamilier.
MENAGE, s. m. Terme populaire qui signifie tantôt„ action d’amener, & tantôt le salaire que l’on donnea celui qui a eu la peine d’amener. Advectio , Sub-Ve <dio. L ’aménagé des marchandises ne se peut fairePar charroi dans les pays de montagnes. J’ai tant payéPour \'aménagé de chaque muid de vin par terre, &Par bateau.
j AMENAGEMENT. f. m. Terme ^exploitation &j^Tpmmerce 4 c bois. C’est faction de le débiter pour
AM ' usages.
AGER. y. a. Terme d’exploitation & de corn-es h*'^ bois. Aménager un arbre, c’est le débiter soit«sage^ c f arpente j soit en bois destinés à d’autres
MENce. si si Vieux mot, qui veut dire , folie. Amen-
AlUu' ^ VleiU CÍC Ce mot larin.d Nl ?ABLE. adj. m. & si Qui mérite d’être con-^anine a l’amende. Mulet andus. Cette Communautépendable. On dit auffi parmi les Artisans, qu’undefecti ç ^ í , amenda f l ^> quand on en peut corriger famoine. Il ne le tait point de confiscation des ou-
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vrages amendables ; on ordonne seulement qu’ils se-ront amendés.
AMENDE, si f. Peine pécuniaire imposée par les Juges,pour quelque crime, quelqu’infiaction de la loi, oumauvaise procédure. Mulcla. Camende ordinaire dusol appel est de 12 livres : celle des appels comme d’a-bus & en plusieurs autres cas, est de 24 écus. Il fautconsigner une amende de cent écus envers le Roi, &de 40 écus pour la partie, avant que d’cbtenir unerequête civile. Par l’ordonnance de 1667, une omis-sion de compte par un comptable, emporte une am endeou peine du quadruple. Cela est défendu sous peineà’amende. U amende du fol appel estl 1 amende à laquelleest condamné l’appelant, quand la sentence dont estappel est confirmée. Celui qui est simplement con-damne à une amende pécuniaire, n’encourt peint in-famie. Les amendes imposées au criminel, pour tenirlieu de dédommagement à la partie civile, font appe-lees des réparations civiles. Une amende pécuniaireest payable par corps. Entre les droits seigneuriaux ily a des cens emportant profit, saisines, & amendes. Ily a des receveurs des amendes. Ce mot vient du latinemendatio.
Dans tous les temps, & chez toutes les nations,l ’amende a été une peine que l’on a mile en usage.Chez les Cyréniens, les Juges prononçoient des amen-des , & déclaraient infâmes ceux qui y étoient con-damnés. Les Grecs obligeoient les parties à déposer unesomme dans le Prytanée, afin que celui qui feraitcondamné, perdît la somme déposée. Les Romains ob-servoient la même chose, & la consignation se faisoit en-tre les mains des Pontifes. Les Empereurs Gratien, Va-lentinien & Théodose, introduisirent les amendes con-tre les folles appellations. En France nos Rois ont faitpublier dans tous les temps des ordonnances fur lesamendes. C amende pour récusations déclarées inadmis-sibles est de deux cens livres aux Cours supérieures :de cent livres aux Requêtes de l’Hôtel & du Palais ;de cinquante livres aux Préíidiaux, Bailliages ctSéné-chaullees, ct de ticnte-cinq livres aux Châtellenies,Prévôtés, Vicomtes royales, Elections & Justices desseigneurs, tant duchés-pairìes, qu’autres qui ressorti f--sent nuement aux Cours supérieures. Dans les appella-tions comme d abus, celui qui est condamné, paye uneamende de soixante & quinze livres envers le Roi, &de la moitié envers la partie. Il n’y a que les magistratsqui puissent condamner à Y amende. Les Juges Ecclé-siastiques ne peuvent condamner à Y amende , fans pro-noncer qu’elle fera employée à quelque œuvre pie. Onne remet point Y amende à cause de la pauvreté , maison accorde une surséance.
On appelle Amende-honorable , une peine afflictivequi emporte note d’infamie, quand on est condamnéd aller nu en chemise, la torche au poing, & la cordeau cou, devant une église, ou dans un auditoire, de-mander pardon à Dieu, au Roi & à justice, de quel-que méchante action. Mulcla honoraria. On dit au Pa-lais, que cette amende est faite cum figuris. Les Ro-mains ont compris quelquefois le bannissement fousle nom d amende. Mais ils n’ont point connu ce genrede peine que nous appelons Amende-honorable.
ifX L’ Amende-honorable , qu’on appelle Sèche, moin-dre que la précédente, n’en dissere qu’en ce que lecoupable est conduit par le Géolier , ct qu’il n’a pasla corde au cou.
Onappelle encore plus particulièrement, faire amen-de-honorable à quelqu’un, quand on est condamné àvenir en Justice, ou en présence des personnes choi-sies par la personne offensée , désavouer les injuresqu’on lui a dites, ou les mauvais traitemens qu’onlui a faits, lui en demander pardon, & lui en donneracte.
Amendes coutumières, font celles qui font taxées parla loi ct par la coutume du pays. Elles font différentesdes amendes arbitraires , qui se taxent par le Juge.L’ amende fimple, ou de gage , est de sept sous six de-niers dans les coutumes. La grosse amende est de 60 fous.L ’amende de tôt entrée , est celle qui est due au sei-gneur, en quelques lieux, par celui qui s’est mis en