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Tome premier. [A - BOU.]
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possession d’un-héritage, sans en être vêtu ou ensaiíinépar le seigneur.

On dit proverbialement, c’est la coutume de Loris,où le battu paie l ’amende , lorsqu’on blâme, ou quel’on condamne celui qui a raiíon. Vlyyz 1 origine dece proverbe à Coutume. On dit ironiquement à unhomme qui ne sait que faire, va-1-en battre le prévôttu gagneras double amende.

Ce mot, selon quelques-uns, vient òl emendare ,parce que l ’amende est une peine qui corrige le cou-pable : selon d’autres on a appelé l ’amende de ce nom,parce que par elle le coupable expie & efface fafaute. Reus extra mendum 3 id ejl 3 extra culpamponitur. ,

AMENDEMENT, f. m. Changement par lequel on de-vient meilleur, tant à l’égard de l’arne que du corps.Emendatio 3 Correctio. Dieu veut ïamendement dupécheur, & non pas fa perte. Ce malade est toujoursde même, il n’y a point d 'amendement.

Ce mot, dans l’article 184 de la coutume de Pa-lis , signifie correction ct réformation : ainfi, quand ilest dit dans fart. 184 de cette coutume, fans qu’onpuiífe demander f amendement 3 il faut entendre quel une des parties ne peut demander qu’il soit jugé au-trement que sur le rapport, ou qu’il soit corrigé &réformé. Elle peut cependant demander qu’il soit pro-cédé à un autre rapport, ce que les Juges accordentsouvent ; mais en ce cas, Coquille, Quejl. 3 0 0 3 tientqu’il doit être fait aux frais de la partie requérante,sauf à les répéter en définitif.

Amendement , signifie auflì, engrais , qu on met sur desterres, comme marne, fumier, cendres ,&c. Sterco-ratio. L ’amendement est un secours qu’on donne auxterres usées, pour les obliger de produire quelquechose de plus Beau en prenant une nouvelle substance,& de nouveaux sels ; ct cet amendement est ce quenous appelons fumier 3 de quelque nature qu’il puisseêtre. Ces terres font si maigres, qu’elles ont grand be-soin d’ amendement. Le seul bon endroit à mettre lesamendemens est vers la superficie. Le fumier le plusmal placé pour les tranchées, est celui qui se met dansle fond. La Quint.

AMENDER, v. a. Terme de Palais.' Condamner à l’a-rnende. Mulclâ afficere. La Cour prononce souvent,débouté de son appel, & Y amendera 3 c’est-à- dire,il payera l’amende du fol appel, qui est de 74 livres.

Amender. Corriger, rendre meilleur. Emendare , Cor-rigere. Il n’y a que Dieu qui puisse nous amender. O11dit aussi, amender une besogne ; pour dire, en corrigerles défauts. On dit encore, il 11 ’amendera pas son mar-ché à plaider ; pour dire, qu’il ne le rendra pas meil-leur par son opiniâtreté.

Amender, se dit particulièrement des terres, & signifie,les engraisser, les améliorer en y mettant du fumier,de la marne, & autres amendemens. Stercorare. Tou-tes sortes de fumiers pourris, de quelque animal quece soit, sont bons pour amender les terres employéesen plantes potagères. Celui du mouton a plus de selque tous les autres, ainsi il n’en faut pas mettre en sigrande quantité. Il en est à peu près de même de ce-lui de poules & de pigeons; mais je ne conseille guèred’en employer, à cause des pucerons dont ils font tou-jours pleins. La Quint.

Ce mot vient du latin emendare. Nicon. La Quin-tinie & Liger écrivent amender & amendement parun a. C’est une faute ; il vient & emendare.

fjsr Amender, v. n. Devenir en meilleur état, se mieuxporter. Ce malade n’a point amende malgré tous lesremèdes. Convalescere 3 recreari ex morbo.

Amender, v . n. signifie aussi, diminuer de prix. Le bléamende quand l’argent n’est pas commun, toutes lesmarchandises amendent. En ce sens r amender est plusen usage.

Amende. Terme de Coutume, signifie aussi, profiter,tirer quelque avantage de quelque chose. Emolumen-tum consequi. Cet héritier n’a rien amendé de cettesuccession, il y avoit trop de dettes.

Amender, est aussi réciproque, & signifie, se corriger,se rendre meilleur. Corrigi 3 emendari. Les Juifs fu-

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rent exhortés à s’ amender pour se rendre dignes duroyaume des cieux. Je ne sens qu’une rrès-íoible réso-lution de m’ amender. God.

On dit proverbialement, mal vit qui ne s’ amende;pour dire, que c’est faire un mauvais usage de la viede ne sepoint corriger. Jamais cheval, ni mauvais hom-me, C amenda pour aller à Rome ; ou bien, bon cheval& méchant homme, ri amende point pour aller à Rome.

AMENDÉ, ÉE. part.

AMENDOLARA. Nom de lieu. Amygdalia. C’est I enom moderne d’une Ancienne ville de Calabre, nom-mée autrefois Peripolium. C’étoit une ville des Lu-cres, appelés Epiffiphyriens. Quelques-uns prétendentque ce fut la patrie de Praxitèle, fameux statuaire dutemps de Pompée, & premier inventeur des miroirsd’argent, que d’autres prétendent avoir été de Péripo-lis, aujourd’hui Pagiapoli.

AMENE. adj. m. & f. Vieux mot. Agréable. Amcenus •ClMarot.

AMENER. V. a. Mener, faire venir à f endroit où l’onest. Adducere , deducere. Les Ambastadeurs ont étéamenés , & conduits à l’audience du Roi. Xerxès amenaen Grèce un million d’homilles. On a amené du se-cours. Les marchands amenent du blé, des bestiauxaux marchés. Il a amené fa marchandise par terre, parbateau, par mulets, par charroi. 11 faudra amener ducanon pour se rendre maître de ce château. Advehere.Il a amené son Avocat à l’audience.

£CT On dit proverbialement, quel bon vent, quel sujetvous amene 3 pour dire, vous fait venir ici ? Et ondit, par indignation, qui m’a amené cet étourdi, cetimpertinent ;

fCf‘ Amener , signifie quelquefois simplement tirera foi-Amener un bateau à bord, le faire venir. Les Forçatsamenent les rames à eux.

ìfjé Quelquefois il signifie entraîner 3 mener par force.Trahere. Un sergent amene un prisonnier pieds ctpoings liés.

Voilà donc le triomphe ou j’étois amenée ,Moi-même .à votre char je me fuis enchaînée .

Racine.

ifT Amener, se dit dans un sens figuré, en parlant desinventions nouvelles , des modes, des usages, poutintroduire, mettre en vogue. Ce font les coquettes ctles petits maîtres qui amenent les modes. Ce Méde-cin amena l’usage du quinquina. Les Italiens ontamené en France l’usure, la maítôte. Inducere , ai'ducere.

fCT Amener, se dit dans le même sens, pour porter,déterminer quelqu’un à faire, ou à croire quelqu^chose. Adducere aliquem ut agat , credat. Je l’ alamené où je voulois. Pour amener les autres à votifsentiment, il faut les ménager avec une souplefl eétudiée , dont on ne sente point l’artifice. Bell.fCT En matière de Littérature, principalement en p ar "lant des pièces dramatiques, on dit qu’un épisode »qu’un incident est bien amené ; pour dire, qu’il f pménagé, préparé avec art, ct placé à propos. Un ep 1 'sodé produit un agréable effet dans la Tragédie, quanyil est bien amené 3 ct qu’il y a quelque chose qui psicede, ct qui y prépare l’esprit. Cette reconnoissance e*bien amenée.

AIT En matière de contestation, on dit qu’une preU veest amenée de loin ; pour dire, qu’elle n’est pas naturels'qu’elle n’a pas de rapport, de liaison avec l’objet dla contestation. Alienus.

Amener, se dit aussi des choses qui se suivent les ois■ les autres ordinairement, ou même des causes na tl1relies. L’aurore amene le soleil. Ce vent nousnera de la pluie, du beau temps, la peste. Lapfo ccette place nous amenera la paix. fsoT Un malheur eamene un autre.

Mais enfin , Iindigence amenant la baffejf e ->

Le Parnasse oublia sa première noblefiè.

Amener, se dit aussi dans les jeux de hasard, des deSj