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Tome premier. [A - BOU.]
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AME

Rue je recouvrerai la santé de mon ame. Mad. de laVall.

Vous sembloït-il croyable 3Qu un cœur toujours nourri d "amertume & de pleurs 3Dût connaître F amour 3 & ses folles douceurs ?

Racine.

Amertume , se prend quelquefois dans une signifi-cation synonyme avec aigreur, dureté. On dit des re-proches amers 3 une réprimande amere , & mettre de* amertume dans une réprimande, dans une remon-trance. Ce mariage lui a inspiré toute Y amertume dunemarâtre. Patr.

vé? AMESSEMENT. s. m. Vieux mot dont on se servoitpour lignifier faction d’entcndre la Meise. On auroitj! u le conserver ou lui en substituer un autre. Nous nemurions aílez répéter que nous devons craindre d’ap-pauvrir la langue.

a MESUREMENT. f. m. Terme de Coutume. Eítima-tJ on faite par la Justice , ou par le Juge. Il signifioitauísi mesure, modération.

AIvíESLiRER. v. a. Terme de Coutume. Estimer, réduireji mesure légitime , proportionner. En si pci de tempsmen devroit estre li outrage amefuré par le Souverain.Reaumanoir. Voyetj cet Auteur & Pierre des Fon-taines. On dit auilì , amesurer son sujet ; pour dire ,exiger de son sujet f estimation & le dédommagementdu meífet par lui commis , avec f amende encourue.

, r?ye\ Beaumanoir.

AMET .'Voye\ Amé.

AMET.!!, ÉE. adj. & participe du verbe améter, abon-ner. Terme de Coutume. Il veut dire abonné. Un fiefamete. Ce mot vient de meta , mot latin, qui signifieborne. On a dit d’abord ab orné 3 d’où s'est fait abonnésqui dans son origine signifie une chose à quoi l’on a misou donné des bornes , & de même amété.

AMETHYSTE, f. f. Quelques-uns disent amathyste ;mais améthyjle est beaucoup plus usité; Ménage n’enconvient pas. Pierre précieuse qui est la plus belle aprèsf émeraude. Amethíftus- Quand elle est taillée en cadranà huit pans, elle a la couleur satinée. Quand sa table esttonde, &*en cabochon, elle est veloutée. U y en a detrois lottes. Les Orientales, qui font les plus dures, lesplus rares & les plus estimées, font de couleur colom-p ne > celles de Carthagène, de couleur de pensée ; ceì-os d’Allemagne, violettes ; & on les nomme quelque-*ois Rubis violets 3 quand leur table est en cabochon.A y en a auffi d’Orientales qui ont la couleur de pour-P re > d’autres blanches, 6 c semblables au diamant. LesUmens les mêlent ensemble dans leurs ouvrages. Elles°Ut une grande vivacité 6 c une grande dureté, & re-Çmvent un poli admirable. On trouve de belles amé-tjfjles dans les Pyrénées du côté de la pleine de Vie,f dans les montagnes d’Auvergne. Plutarque dit quelo u nom vient de ce que fa couleur ressemble au vinUem pé d’eau, & non pas à cause qu’elle empêche des enivrer ,'comme plusieurs ont crû fort légèrement,CJm e n pendoient pour cela au cou des buveurs. Ceuxstui croient que cette pierre précieuse empêche de s’eni-

A er . J font venir ce mot de l’« privatif, & de /°"^xw,ln ebri 0 '

^M^sEMENT. f. m. Quelques-uns disent mal em-une r nient - Assortiment de meubles dont on garnitlit Supellex, ©n le dit particulièrement d’un

los a-f ^dges, & même de la simple étoffe dont onAMEURJ 1 !: H a acheté un bel ameublement,

. . LER. v 0 A Satrve. /Ione nnf r.híiml

meubles

v. a. Mettre dans une chambre tous les

. n « qu’il faut pour la parer. Supdleclde domumln Jlruer e . Ce mot n’est plus usité ; on dit en ía placemeubler.

AMEUBLÉ, ÉE. part.

AMEUBLIR, y. a . Terme de Palais. Convertir en naturede bien meuble. Rendre meuble ce qui est proprementUu immeuble. In supelleclilem convertere 3 supellec-tLl <- addicere. On stipule dans les. contrats de mariage ,? Ue de la dot qu apporte une fille, soit en argent ou enstages, il en sera ameubli une certaine somme pourmrer dans la communauté, 6c que le teste demeurera'Fome, I,

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propre à elle, & aux siens. Il a vendu tous ses héritagespour les ameublir 3 & en disposer plus facilement.

Ameublir, en termes d’Agriculture, donner à uneterre de fréquens labours , au point qu’elle deviennecomme de la poudre. Terram Vertere , invertere. Parce moyen les arbres profitent de tous les arrosemens duCiel, qui dissolvent les sels de la tetre, en provoquantla fermentation, & font pousser aux végétaux de beauxjets 6c de longues racines. Il se dit auffi de la terre quiest dans les caisses d’orangers , ou dans des pots defleurs, lorfqu’eife est endurcie vers la superficie, 8cqu’on y fait de petits labours pour famollir, 6c pourdonner entrée à Peau qu’on y verse, afin qu’elle péné-tre jufqu’aux racines.

Ce verbe en ce sens vient de mohìlis , mobile, quise remue aisément, ou comme on disoit autrefois meu-ble ; & signifie , rendre mobile. Les Jardiniers disehtencore une terre meuble 3 une terre douce & meublepour mobile.

AMEUBLI, IE. part.

AMEUBLISSEMENT. f. m. Qui signifie faction d’ameu-blir, & ce qui a été converti en meuble. Quod ïn ra-tione supelleclilis computatur. Supelleclicaria 3 orum.fjCF C’tst une fiction de droit par lacuelle une portionde la dot d’une femme, qui est immeuble de fa nature ,& réputée meuble cu effet mobilier, en vertu d’unestipulation expresse faite au contrat de mariage, a l’èstetde le faire entrer en communauté. C ’ c st c ’ i n ? i. c m e n tle tiers de la dot qui est ameubli. Si l’épouse est ma-jeure , elle peut ameublir tous ses biens. L’ameuHfe-ment ne se peut faire que par contrat de mariage. Quandune mineure se marie, il est nécessaire que ion tuteur& ses parens consentent à 1 ’ameublijfement , si on enfait par le contrat de mariage, & que leur avis soit ho-mologué en Justice. Voye y Bacquet, des Droits deJujlice j & Brodeau fur. Louer. Si la femme renonce àla communauté, elle reprend ses ameublijfemens : au-trement ils demeurent confondus dans la communauté.

AMEUTEMENT. f. m. Action d’ameuter. Assemblagede chiens dans une meute. Pomïy. Canum caterva.

AMEUTER, v. a. Assembler les chiens courans pourcourir la bête. Canes aggregare. On ameute les jeuneschiens avec les vieux , qui font dé j a exercés , pourdresser.

Ameuter, se dit figurément des personnes qu’on assem-ble pour faire du bruit ou du mal à quelqu un. Ex-citare 3 simulare 3 incendere aliquem in alium. Il aété rechercher tous les ennemis, tous les créanciers decet homme, & il les a tous ameutés contre lui, il lesa excités à le poursuivre. Il y a dans les séditions desboutefeux, des gens qui ameutent le peuple, qui f ex-cirent à faire du bruit.

Ameuter. Mettre l’union & la concorde dans un corps.Conciliare , consociare. S’attacher à bien ameuter sonrégiment, à y établir l’union , & à détruire les cabales.Bombelles. Le premier foin des Lieutenans-Colonelsdoit être de bien ameuter leurs régimens. Id. C’est-à-dire, les réunir , y mettre f union & la concorde. Ons’explique de fa peine avec des amis, on en fait part àdes parens , 011 ameute toute une famille. Bourdal.Exh. II. p. 33p.

Ameuter , dans fa propre signification, veut dire,attrouper & animer plusieurs personnes pour les faireagir de concert, & se prend en bonne ou mauvaise part,suivant les circonstances.

Ameuter. M. de Bombelles, dans ses Mém.sur le ser-vice de F Infanterie 3 se sert souvent de ce verbe poursignifier, mettre des soldats dans une meme chambrée,afin cju’il {*c sonne entve eux 1 union 3 c 1 amitié fi défi-râbles dans les troupes.

Ameuter, est auffi récip. Il signifie, F assembler. Conve-nire. Ils se font ameutés ensemble.

AMEUTÉ ,-ÉE. part. Des chiens qui ne font pas encorebien ameutés. Des gens ameutés.

AMEXICORE. f. m. & f. Peuple de f Amérique méri-dionale. Amexicorus 3 a. Les Amexicores font vers legouvernement de Rio Janéiro, au Brésil.

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