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'AMFIAM. s. m. Piante des Indes. Voye\ Banque. C’estla même chose.
f£F AMFIGOURI. s. m. Phrase ,, discours , ou poèmeburlesque, dont les mots ne présentent que des idéesfans ordre, & n’ont aucun sens déterminé. Acad. Fr.Il est du discours familier.
|£Cr AMHAR ou AMHARA. Royaume d’Afrique, dansl’Abiffinie, fous l’obéissanee du grand Negus, étendudu levant au couchant dans le milieu de cet empire.
'AMFORA. Ruisseau du Frioul, dans l’Etat de Venise.Amfora . Il se jette dans le golfe de Venise, près d’A-quilée.
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'AMI, 1E. adj. subst. Celui ou celle avec qui on est liéd une amitié réciproque. Amicus 3 familiaris; Arnica.On dispute encore si être ami de quelqu’un c’est l’ai-rner, ou en être aimé, ou l’un & l’autre tout ensemble.La pluralité des Lustrages va pourtant à soutenir, qu’ilest nécesiaire que l’amitié soit réciproque, pour pren-dre, ou pour donner la qualité à’ami. Í1 n’y a point deplus douce consolation dans les adversités, que de lesépancher dans le sein d’un ami fidèle. S. Evr. Ces fauxôc lâches amis, dont la politique donne à des ennemisqu’ils craignent, des égards qu’ils dérobent à leurs amis,ne méritent pas d’en porter le nom. Cet homme a tropà.’amis pour en avoir. S. Evr. U ami du genre humainn’est point du tout mon fait. Mol. A peine pourroit-on imaginer une véritable amitié entre Alexandre &César : ils seroient rivaux plutôt qu amis. Il est plushonteux de se défier de ses amis 3 que d’en être trom-pés. Rochef. Je veux un ami qui sache me corrigeravec prudence , & qui n’ait pas une molle complai-sance pour mes défauts. S. Evr. Il n’y a rien de plusrare que les véritables amis. Socrate s’étant bâti unemaifon/ort petite : comment vous faites- vous une mai-son si étroite, lui dit quelqu’unì Plût aux Dieux, ré-
{ >ondit-il, que je pusse la remplir de vrais amis. Jamaisa fortune n’a élevé un homme si haut, qu’il n’eût be-soin d’un ami. Seneq. de Benef. Liv. VI. ch. 2 p. DeRoch. Voilà un coup à’ami , un tour d‘ami. Traiter enami ; c’est traiter fans cérémonie, vivre familièrementensemble. Montagne parle d’un Juge qui rencontrantdes questions douteuses & problématiques, mettoit àla marge de son livre, question pour Vami; parce qu’a-lors on peut faire grâce à son ami , sans blesser la Jus-tice. Dans légalité des raisons l’amitié détermine l'efprit.
Mais sache ^ d'un ami discerner le flatteur. Bon..
Un sage ami toujours rigoureux 3 inflexible 3Sur vos fautes jamais ne vous laist ’e paisible. Id.
ftCP Point d’homme fur la terre qui n’ait des défauts ; laquantité ou la qualité en font la différence. Prenons lesyeux d Argus pour connoître les défauts de l 'ami quenous voulons faire, afin de juger plus sainement si nousaurons la force d y resistet ; mais la liaison étant con-tractée , devenons aveugles. Rendons de bons offices ànotre ami avec assez de délicatesse pour ne pas blesseren lui l’amour propre qui régné toujours chez les plusdélicats.
Socrate étoit fans doute digne d’avoir des amis , &il en avoir ; cependant aucun d’eux ne s’apperçutqu il étoit fans manteau pendant l’hiver, ôc aucun ne’sir réflexion qu’il n’étoit pas riche, d e sage Philosophe nes’en plaignoit point, & fa tendresse leur épargna jus-qu’au chagrin d’entendre qu’on leur demandât ce qu’ilsavoient négligé de lui donner : il se contenta seule-ment de leur dire, j’aurois acheté un manteau, si j’avoiseu de l’argent. De Sacy.
jjjJCF Ami , se dit encore de ceux qui ont les mêmes inté-rêts , ou qui ont contracté des alliances qui les unis-sent. Peuples amis, maisons amies.
On dit, ami de table, ami de bouteille, ami de dé-bauche ; pour dire , un ami avec qui on n’a d’autre
AMI
liaison que celle qui est fondée sur le plaisir de la table,de la débauche. Et on appelle, ami de Cour, un hom-me qui n’a que de faux-semblans d’amitié, dont l’ami-tié n’a rien de solide. Ami de la faveur, ami de la for-tune , un homme qui ne rend des foins, qui ne Ratta-che qu’à ceux qui sont en faveur, en fortune. Ami jul-qu’aux autels, disposé à tout faire, excepté ce que lareligion défend.
C’est quelquefois un terme de familiarité ou de hau-teur. Un Supérieur dit, monamij allez faire cela.
On le dit encore des animaux, pour marquer leuíaffection pouiThomme, ôc des choses inanimées pourmarquer la sympathie. Le chien est ami de l’homme-Le fer est ami de l’aimant ; la vigne de l’ormeau. Le vinest ami du cœur.
On dit proverbialement, les bons comptes font lesbons amis. Entre amis tous biens font communs. Ami'corum on$ma communia. Quitte à quitte & bons amis •Ami au prêter, ennemi au rendre. On connoît les amisau besoin. On dit aufli dans l’école, ami de Socrate »ami de Platon ; mais encore plus ami de la vérité.
On dit proverbialement, il n’y a de si bons amis quine se quittent. Pour un ami endormi, l’autre veille »que les amis doivent se rendre service.
Ami , est quelquefois un terme de galanterie. Amator jAmastus. C’est son ami ; pour dire, son amant.
Ami , Amitié , se dit des couleurs qui sympathisent en-tre elles, & dont les tons ou les nuances produisent unbel effet. Cette union, cette sympathie s’appelle ami'tie. Le blanc ôc l’incarnat íont des couleurs amies-Dict. de Peint. ôc d’Arch. On entend encore patcouleurs amies 3 celles qui étant mêlées ne se détruisent
point.
Amie. s. s. S’est dit autrefois pour signifier une maîtresse»une personne avec qui on est en commerce de galan-terie. On dit proverbialement, jamais honteux n’eutbelle amie ; pour dire, qu’en amour il faut être entre-prenant.
AMIA. f. m. Nom d’un poisson dont Pline ôc Aëtiusfont mention, & dont ils ne nous apprennent rien departiculier, sinon que fa chair est indigeste , ôc qu’ilcroît très-promptement,
AMIABLE, adj. de tout genre. Doux, gracieux. Hum ti-nus 3 benignus. C’est un homme fort amiable 3 desparoles amiables. On appelle un amiable compositeur,celui qui accommode un procès en ami, & qui ne jugepas avec la rigueur d’un arbitre, en retranchant un peUdu droit de chacune des parties, ce que ne peut pasfaire l’arbitre qui remplit la fonction de Juge.
ífs 'On appelle nombres amiables 3 deux nombres, dontl’un est égal à la somme des parties aliquotes de l’au-tre , ôc réciproquement, comme 184 ôc 2.2.0. Acau*Franç.
A l’amiable. adv. Par douceur, fans procès. Amice >placide. Cette vente, ce décret, ont été faits à l 'ami* 1 'ble pour éviter les frais.
Amiable, s. m. Terme de Fleuriste, tulipe qui a du blaU cde lait, du rouge, du brun velouté.
AMIABLEMENT. adv. C’est la même chose qu’ù trmiable. D une manière honnête, douce , par voie deconciliation. Le meilleur est de terminer ce procès 3l’amiable, ou amiablement.
AMIANTE, f. m. ou f. autrement Asbeste. Amiantus U'pis. Pierre qui íe sépare presque toute en des filâmes 5allez fins, cassans, néanmoins un peu souples,soyeu*ôc d une couleur gris argenté, à peu-près comme le tajfde Venise j elle est presque insipide au goût, ôc u e * edissout point dans l’eau; exposée au feu elle ne s’y co* 1 'fume, ni ne s’y calcine point, si ce n’est au miroir ar-dent, où elle se réduit en petites boulettes de verre » 3mesure que ses filamens se séparent ; mais le feu ordi-naire ne fait que la blanchir. Ces filamens font de dij'férentes longueurs ; les plus longs n’ont guère phis ; ., ehuit à dix pouces, & quelquefois ils font si courts q u 1 sse réduisent en bourre. Cette sorte de pierre se trouverenfermée en d’autres pierres très-brunes, tantôt brune^ou noirâtres, & semblables à la craie noire de Briançon , tantôt blanchâtres & cristalines. On en tire de.îles de l’Archipel, de plusieurs endroits des Pyrénées -