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premiers siècles de /Eglise. Cela paroît évideínmentpar l’Auteur des Questions attribuées à S. Justin, p. y6.Par Origène, Liv. V. fur le ch. 6. de /Epître aux Ro-mains , qui dit, que c’est là une tradition apostolique-,Par un Concile d’Afrique , où S. Cyprien rapporte,C/u//, a d Fidum , qu’il fur décidé d’un consentementunanime de tous les Evêques , fans en excepter unseul, qu’il falloir baptiser les enfans immédiatementa près leur naiiíance, & ne point attendre 3 par le Con-cile de Milève, Can. 2. le Concile d’Autun, Can. 18.le second Concile de Maçon, Can. z , le Concile deGirone fous Hormiídas ; le Concile de Londres en
I - 3 7 3 Can. 3 ; le Concile de Vienne lous Clément V ,'e Concile de Trente, Self. VII, Can. 11 & 13, Seíl. V,Can. q, par les Papes Siricius , Ep. ad Rimer. Inno-cent I, dans son épître au Concile de Milève ; Clé-ment V, de fummâ Trinit. & fide Cath. Innocent III,Extra C. Majores de bapt. par S. Irénée Liv. II , ch.39 - S. Cyprien dans la lettre que f ai citée ; f Auteurmt Livre de la Hiérarchie Eccleí. attribue a S.^ De-n )' s > au dernier ch. S. Augustin Ep. 2.0 à S. Jerome,ou il dit que ce ne fut point un nouveau decret quecelui de S. Cyprien, qu’il ne sit que conserver la foide /Eglise ; le même Saint, dans le Sermon 10 Deverb-. Dom. Liv. III. De peccator, mer. ch. 1 , 26. Liv.
De Bapt. ch. 2j. S. Amb. Liv. De Mystico Pasch.ch. j. S. Jérôme Oral. 3, contre les Pelag. l’Auteur duLiv. de la Vocat, des Gent. ch. 6. S. Grégoire Liv. I,Ep.17,6’c. De plus, les Catholiques tirent encore de ZEcri-ture merne desargumens très-forts contre les Anabap-tistes ; car en premier lieu il est certain que les enfansíont capables du Royaume des Cieux , & qu’ils peuvent erre sauves : JÉsus-Chiust falsure en S. Marc
Rj & en S. Luc XVIII, 16. Il les fait approcher,le:-,bénit. Cependant Jésus-Chris t dit en S. Jean III, 5 ,qu on ne peut entrer dans le Royaume de Dieu, qu’onne soit baptise. Il taut donc que les enfans qui peuventy entrer, puislenr être baptisés. Les Anabaptistes ré-pondent, que ceux dont Jésus Christ parle croientdéjà grands, puifqu’ils pouvoient venir à lui ; qu’ainíìils étaient capables de faire un acte de foi. Mais celaest manifestement contraire àl Ecriture, qui en S. Matthieu, Sc en S. Marc , les appelle « > & en S. Luc, de petits enfans. Et le meme S. Luc dit, qu onles apportoit à Jesus-Chiust ; preuve qu’ils nepou-Voient encore marcher, & qu’ils n’étoient point auíngrands que les Anabaptistes le disent. En second lieu, levénérable Pierre, Liv. I, Ep. 2,disputant contre les Pé-ttobuíìens , tire un argument contre eux des parolesde S. Paul dans le ch. V de l’Ep. aux Rom. où il dit ,que/f par le péché d’un seul homme la mort a régnédans le monde ; à plus forte raison ceux qui recevrontVabondance de la grâce & du don de la justice , régne-ront dans la vie par U moyen d’un seul. Car , dit ceDocteur, parce que tous font coupables par un seul,nous concluons, que les enfans font coupables. Donc,parceque tous font justifiés par un seul, nous devonsconclure autsi que les enfans font justifiés ; ce qui nef e peut faire lans le Baptême. Tout cela etant clair ,
II s’eníuit que les enfans peuvent avoir la foi requisepour recevoir le Baptême. Or cette foi ne peut errec i Uc > ou une foi actuelle, qui précède le Baptême ,comme une disposition nécessaire à le recevois, ouUnc s°i habituelle, qui fuit le Baptême, & qui estUn 0« effets qu’il produit. Les enfans ont suffisam-ment 1 une & 1 autre avant que de recevoir le Bap-tCrue : ds ont la soi actuelle , non par eux-memes ,comme le dit faussement Luther, car ils ne font pasCa| ^ 1 s de produire aucun acte, mais par d autres ,c cit a djre, leurs parrains & marraines, qui répondentPour eux. Lt il n’y a rien dans cette disposition deLleu - «on-feulement cue de très-miféricordieux ,maisRue de très-juste & de très- raisonnable; car ìlestjuste,stuc puifqu ils n’ont péché que par la volonté d’au-l o , s Puissent auffi être justifiés par la volonté d autrui.* • Us ont ia foi habituelle ; car le Baptême produit enc5^J cs habitudes de la foi, de /espérance & de laÍa a --Amsi ils croient comme ils ont péché : le dé-
‘ 7 dc foi ne petit donc les empêcher d’ctre baptisés 3
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& c’est en vain qu’on nous oppose le vers. i( du ch»XVI de S. Marc. Foyeç Bell a R M. Liv.I. de Bapt. S S9 j 10 , & c.
Les Anabaptstes ont adopté plusieurs autres dogmesqui leur font particuliers. Ils ont quelque chose decommun avec les anciens Gnostiques. IÌs ne croientpas que Jésus-Christ air tiré fa substance de la sainteVierge ; & ils se fondent fur ces paroles du ch. I deS. Matth. vers. 20. Ce qui es conçu en elle vient duS. Esprit » Comme si la chair de Jésus-Christ ttoicspirituelle, Sc de même estence que la substance deDieu. Ils ònt la-dessus, & fur plusieurs autres choses,une philolophie particulière, selon laquelle ils expli-quent aussi le mystère de /Incarnation. Ils font paroî-tre au dehors une grande modestie dans toutes leursactions & dans leurs habits. Ils font persuadés que dèscette vie 011 peut acquérir une pureté parfaite, &exempte de tout péché. On remarquera enfin , queSixte de Sienne , qui réfute íouventles Anabaptistesdans fa Bibliothèque sainte , leur attribue plusieurserreurs où ils ne font point présentement.
Les Anabaptistes s’étant beaucoup multipliés , sedivisèrent en plusieurs sectes, à qui l’on donna lesnoms, ou de leurs Chefs, ou des erreurs particulièresqu’ils ajoutèrent aux erreurs communes des Anabap-tistes. Les principales de ces sectes font les Muncé-riens , les Séparatistes, les Cantaristes , les Aposto-liques, les Enthousiastes, les Silentes, ou Silentieux ,les Adamites, les Géorgiens , les Libres ou indépen-dans, les Esurires , les Melchioristes, les Menncuites,les Bulcholdiens, les Augustiniens, les Servéiiens, lesDenchiens, les Monastériens, les Libertins, les Déo-rélitiens, les Semperorantes, c’est-à- dire , prians tou-jours, les Polygamites, les Ambrosiens, les Clancu-laires , les Maniiestaires, les Bacillaires, les Pacifica-teurs , les Pastoricides, les Sanguinaires, les Démo-niaques, &c. Jovet. Il y a cependant de ces noms ,qui fonrplurôt de différentes épithètes données aux mê-mes Hérétseues, que des noms de différentes sectes.Ceux de Moravie lurent appell és Apostoliques } ouJSludipedales , c’est-à-dire, Pieds nus, Mennonitcs enHollande & en d’aurres endroits du Nord. Us conser-vent le nom d ’Anabaptstes en Angleterre. Hcrnbeck,dans fa Somme de Controverse-, définit un Anabap-tiste j un Socinien ignorans, & un Socinien, un Ana-baptiste plus instruit. Arnoldus Mezorius nous a donnéune Histoire fort exacte des Anabaptistes en sept Li-vrcs.Hstoria Anabaptifîicœ libri septem.Colonia., 1617.
ANABASIEN. f. m. Anabastus■ Les Anabasens étoientchez les Anciens, des courriers à cheval, ou en char-rier. Saint Jérôme en parie dans son III Livre, contreRustìn , ch. 1. Voye'ç encore le Glossaire de DuCange. Ce mot vient d’-»»/?«--,-, adscensus monté ;ainsi Anabasien est un courrier qui est monté, quin’estpas à pied.
(stF ANABASSES. Foye^ Annabasses.
jCF ANABIBAZON. L m. Nom qu’on donne en Astro-nomie à la queue du dragon, ou nœud méridionalde la lune.
ANABLE. adj. m. & f. Habile, capable. C’est un vieuxmot qui fe trouve souvent dans les vieilles Chartes.Aptus j idoneus. On lit dans un ancien titre de l anH61. Le Roi Philippe de Valois est bien personneanable a donner bénéfices.
ANABROCHISME. f. m. Opération que l’on fait fur lepoil des paupières qui offensent les yeux. Elle consisteà engager les poils qui font de trop dans une efpecede nœud, au moyen d’une aiguille ensilee avec dufil fin en double, ou avec un cheveu, âpres avoirpasté/aiguille à travers la partie externe des paupières,près du poil. Cesse fait mention de cette opération.Liv. Fllj c. 7. De , nœud coulant.
ANABRQSIS. f. f. Terme de Médecine. Ce mot est grec.On entend par çinabross la sortie du sang par /ouver-ture de la veine corrodée. Anabross. On dit en grec“•a/Spojcrjj , quí veut dire, eroso.
ANACALIFE. s. m. Insecte venimeux de l’île de Ma-dagascar. Ses piqûres font mortelles.
ANACALYPTERIE. f. f. Fête du Paganisme. Elle fe
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