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célébrait le jour qu’il étoit permis à la nouvelle ma-riée d’ôter ion voile, & de se laisser voir à tout lemonde. Anacalypteria. Ce mot vient du grec«haxaAvVT», découvrir. îfT On appeloit auffi de ce nom lespréíens que les parens & les amis faifoient à la nou- ,velle mariée.
ANACAMPSEROS. f. m. Orpin, reprise, joubarbedes vignes. Voycy ces mors. Cette plante eft decritedans le Dictionnaire de James.
|ÌCT Pline fait mention d une herbe magique, qu’il nom-me Anacampscros , qui fait, dit-on, revenir f amourqu’on a eu pour une personne. C’est bien dommageque cette herbe ne se trouve plus.
ANACAMPTIQUES, ou RÉFLECTOIRES. f. f. pi.Ce font les courbes que produit une ligne ou unfond quelconque, vu par réflexion fur une ligne droiteou courbe, donnée de position avec l’œil fur un plan.Mém. de PAcad. des Sc. 174.0 3 p. 57.
ANACANDEL. f. m. Espèce de serpent. On le trouvedans l’ile de Madagascar.
AN AC ANDRIA, s. m. Nom d’un serpent qu’ontrouve aux Indes, d’une force prodigieuse. Sa grosseur& sa longueur répondent à sa force. Il attaque les ani-maux les plus vigoureux, les suffoque, 8c leur sucelc jAng.
ANACANDRIAN. s. m. C’est le nom que les ha-bitans de File de Madagascar donnent à ceux qui sontdescendus d’un Rohandrian , ou Prince blanc qui adérogé, ou pris une femme, qui n’étoit ni de sonrang, ni de son état. Ces Anacandrïans 3 ainsi que lesRohandrians & les Ondzats, qui font tous blancs,ík les noirs divisés aussi en plusieurs peuples, habitentla province d’Anoffi. Ils n’ont ni temple ni religion.Ils ont seulement coutume d’immoler quelques bêtesen certaines occasions. Ils offrent les prémices des bê-tes au diable & à Dieu, nommant le démon le pre-mier: superstition qu’ils tiennent de leurs ancêtres quicroient Mahométans, & de leurs docteurs, grand im-posteurs.
ANACARDE, f. m. Anacardïum. Semence qui ne dif-fère de celle de l’acajou que par fa figure, qui appro-che d’un cœur aplati. Elle vient à l’extrémité d’unfruit charnu-, l’écorce 8c l’amande de F Anacarde fonttout-à-fait semblables par leurs effets, & par leur goût,à celles de l’acajou. Les plus gros anacardes n’ont pasun pouce de largeur 8c de longueur fur deux à troislignes d’épaisseur. On a cru que Farbre qui porte lesanacardes pourrait bien être l’œpata du quatrième vo-lume de 1 ’ Hortus Malabaricus j mais la description dufruit de cet arbre ne convient point avec notre ana-carde. On donne à cet arbre le nom de Biba. On em-ployoit autrefois les anacardes dans la compositiond’un électuaire recommandé pour les mémoires foibles.Confectio anacardina. Au défaut des anacardes , onprenoit les acajous, & dans quelques dispensaires onne les a distingués que par le pays d’ou ils nous fontapportés. O11 y nomme Anacardïum orientale 3 le vé-ritable anacarde 3 & Anacardium Occidentale , l’aca-jou. JonJlon& Rai 3 Hist. Ces mots, anacarde 3 &anacardium 3 viennent du grec «V, & , cœur.
Anacarde. L antidote d’ anacarde 3 présent divin. Ana-cardios 3 Antidotus theodoretus. Voyez-en la prépara-tion dans le Dictionnaire de James.
fC? ANACATHARSE. f.s. Terme de Médecine. Voy.Fart. suivant.
ANACATFIART 1 QUE. adj. Souvent employé subs-tantivement. On appelle rcmedes Anacathartiques ,Anacathartica 3 ceux qui facilitent l’expectoration, quiévacuent les humeurs par les crachats. Tels font lessirops de tussilage, de jujubes, de capillaire, d’althéa,d’éryíìmum, d’hyssope; les tablettes de guimauve, leíuc de régliíle, &c. Ce mot vient du verbe grec xaW-f«‘ï, purger 3 8c de «•«! ,fursàm 3 par en haut ■ d’où l’ona formé anacatharjis , expectoration, purgation par-le haut.
ANACÉPHALÉOSE. f. f. Terme de Rhétorique. Ana-cephahofis. Récapitulation, répétition courte & som-maire de ce que l’on a dit. Ce mot est grec, & vientd’«v«, qui dans la composition signifie retour & répé- j
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íion , & xftpaÀíl, chef. Ainsi anacéphaléose signifie h.répétition des principaux chefs d’un discours, 8c ré-pond à notre mot récapitulation.
ANACHIMOUSI. f. m. Anachimujìus , a. Peuples dede l’île de Madagascar, du côté du levant, près dela source du Mananghare.
ANACHIS. f. m. Anachis. Terme de Mythologie.Nonrd’un des Dieux Lares, ou des Dieux domestiques desEgyptiens ; ils en avoient quatre,Dymon,Tychis, Heros,& Anachis. Ils íe persuadoient qu’aussi-tôt qu’un hom-me étoit né , ils en prenoient le soin. Gyrald. Sy n "tagm. XV 3 croit que ces mots sont grecs & corrom-pus par les Egyptiens, & que ce n’est autre chose f aeDynamis 3 Tyche 3 Bros 3 & Anaké j c’est-à-dire,force j fortune 3 Amour 3 nécejjìté.
ANACHORÈTE, s. m. Prononcez Anacorète. Ermite»homme dévot, qui vit seul dans le désert, 8c qui lies’est ainsi retiré du commerce des hommes, que po u íavoir la liberté de tourner toutes ses pensées du cotede Dieu. Homo solitarius , Anachoreta 3 Erernit^Ces saints hommes se retiraient dans les solitudes»parce qu’ils prétendoient y rencontrer moins de sujetsde tentation, & moins d’objets pour ébranler la vertu*Du Pin. Saint Antoine, Saint Hilarion, ont été desAnachorètes. Saint Paul Ermite a été le premier d £SAnachorètes. Ce mot vient du grec - qui sig nl "
fie, je me retire à Vécart 3 par opposition aux Cefl°'bites , qui vivent en commun. .
Léo Allatius, au Liv. III, chap. 8 , de Cons. EcdfOccid. & Orient 3 8c après lui de Mons dans son Hf’des Religions du Levant 3 parlent allez au long de*Anachorètes Grecs. Ce sont, disent-ils, des moines qctne pouvant travailler ni supporter les autres chargédu Monastère, veulent vivre dans le repos de la 1 °'litude. Ils achetent une cellule hors du Monaste reavec un petit fonds dont ils puissent vivre ; St ils u/vont qu’aux jours de Fêtes pour assister à l’Ofhce »après lequel ils retournent à leurs cellules, où ils s’ect'ploient à leurs affaires, n’ayant aucunes heures arrê-tées pour la prière. Il le trouve néanmoins de ces Ansçhorètes qui sont hors de leurs Monastères avec ' econsentement de leur Abbé, pour mener une vie pl uSretirée, & pour s’appliquer davantage à la méditation*Le monastère leur envoie une fois ou deux le mois dequoi se nourrir, parce qu’ils ne possèdent ni fonds ctvignes. Mais ceux qui ne veulent point dépendre del’Abbé, louent quelque vigne voisine de leur cellule»dont ils mangent le raisin ; il y en a qui vivent de ^gués ; d’autres vivent de cerises, ou de quelques fruitssemblables : ils sèment des fèves dans la saison. L oNen voir de plus qui gagnent leur vie à copier des lbvies. On donne à ces Anachorètes le nom à’Ascète8c d’ Ermites.
Dandini, parlant dans son Voyage du.Mont-Liba’ 1 ’des religieux Maronites, dit au chap. 23, que c’est ulJreste des anciens Ermites , qui vivoient séparés dehommes, 8c habitoient les déserts de la Syrie j-de la Palestine. Ils sont retirés dans les endroits les P* 1 'cachés des montagnes, éloignés de tout commerce, Nsous de grands rochers. Ils vivent de ce que la tetctproduit d’elle-même, ne mangent jamais de chct r>même lorsqu’ils sont malades & en danger de in° a 'rit; & pour ce qui est du vin, ils n’en boivent' ss ietrès-rarement. Il faut consulter Cassen sur ces anci £!lSAnachorètes.
Il y a auffi dans l’Occident des Anachorètes. Pi £ ^Damien , qui étoit de l’Ordre des Ermites, en l 3 'souvent l’éloge, comme étant les plus parfaits d’ect s fles Moines. Il n’a aucune estime pour les Moines f fnobites 3 c’est-à-dire, ceux qui vivent en communact 3 'Il les regarde comme des Moines qui sont biengnés de la perfection de la vie monastique. No uS ,aimons, dit-il, comme l’on aime des ânes, ° ltcerfs , parce qu’ils sont utiles pour le travail* *- cDam. Lib. VI. Epijl. 12. ,
Saint Benoît, quia été le principal Auteur des Nnés qui sont dans l’Gccident, a auffi eu danss° n . .dre des Anachorètes. Il est permis par les Consth utl . oi ^de cet Ordre, de quitter la Communauté pour vd