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Tome premier. [A - BOU.]
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anciens Héros de l’Orient que nos Romans ont prisjeurs hippogrifes, & leurs Andriargues 3 fur leíquelsleurs Chevaliers ont exécuté des entreprises íì mer-veilleuses. Douze coups de discipline qu'cn se donnebien à propos, font bien plus agréables à Dieu, que deuxmiìic coups de lance qui tombent fur desgéans,lurues lutins, ou des Andriagues . Hift. de Don Qui-eAore, toni. III. c. S. p. 107. J’ai pour ma part, dity°n Quichotte à Sancho, deux aventures que je nedonnerais pas pour la bataille de Leuctres & celle decalamine ; & tu en as deux autres que je ne te conseille-I '°is pas de changer pour le combat d’Amadis avec 1 ’An-dnargue , & pour celui d’Aquilan & de Grisou avec leMonstrueux Horile. T. V. c. 27 ,p a g. j 6g. Le mot d ’An-driague pourroit bien être dérivé des Egdeha des Orien-taux, qui lignifie en leur langue des Dragons, des Chi-Meres & des'Pégases. D’Herb. 11 est plus vraiíembla-ost qu'il vient du grec, comme Hippogriphe, &qu il est compoíé de &’**) , --«-tp»- somme 3 tk*su , duco ,a go.

^ ADRIEN, ENNE. subst. & adj. Qui est d’Andro.Andrius , a, um. L ’ Ândrienne de Térence est la pre-mere Comédie de cePoëre,quicstainíìappellée, parceque Glycénum qui en fait le principal sujet, étoit,ou plutôt palíoirpour être Andriennet.

ANDRIHNHE. s. f. Robe à sillage des Dames Françoi-les. A la repréientanonqui fi. rit en 1704 de l’Andrien-ne j comédie en vers de baron, la DemoiselleDan-court qui y jouait le principal rôle, avoir une robea v uttue avec des paremens, que toutes les Dames trou-vetent de íî bon goût, quelles en firent faire de même,

qu on nomma dès-lors Andriennes. Me r c. Dec.1729.

^ 7 - TNDRIMACHIDES. Nom d un peuple d’Afrique.01 Ion en croît Alexander ab Alexandro, ces peuplespréscntoient leurs filles au Roi, a fin qu’il cueillît laneur de leur viginite , avant qu’elles habitassent avec lemari qui leur etoit destiné.

ANDR 1 NOPLE. f. fi Adrianopolis , Hadrìanopolis. Ily a eu plusieurs Villes de ce nom. La plus considéra-ble est une ville deThrace, furies bords de l'Hébre cu dela Marize. On dit qu’elle a été fondée par Oreste; quellefut auffi nommée Vfcudama ; qu’ayant été ruinée parUn tremblement de terre, & Hadrien ayant été frappéde folie , l’O racle répondit, que pour mieux guérirn s emparât de la demeure de quelque furieux ; qu'Ha-dnen appliqua cette réponse a la ville d’Oreste-, la fitrétablir apres^sa guérison, &: lui donna son nom. Adria-

nopohs signifie, Ville d’Hadrien. Elle fut dans la fuitemétropole, fous le patriarchat de Constantinople, &elle eut onze suffragans. Aujourd'hui elle estauxTurcs,qui la nonimeut línder cu AndernopolL Sa longitudeest de 5 3 >, 3 ofi fi latitude 43 20' .

il y a eu d’aucres Andrinoples , une en Pisidie,une cn Bithynie, une dans l’Etolie, une dans l’Epìred ) ; - il est parlé dans le‘Concile de CalcédoineA étion I. Spartien remarque qu Hadrien avoir donnéCu nom à plusieurs villes, & il ajoute à celles-ci Car. Cage, & une partie d'Athènes.

ANûRIOT ou áNDRIOTE. fi m. & fi Andrius. Quie st d Andros. Les Andriotes souhaitent depuis long-. 5 - Cll V s nous voir établir dans leur île. Les Andriots ne«°ÌH 1 pas mieux? On dit Cypriot & non pas Cypuejtc, (Q l £s Cypriots. Au reste, quoiqu'on àlife An-J ! : ot > non pas Andrien , on dit cependant 1 ’An-^TLennz de Térence, en parlant de la Comedie de ceA V 1 iví 1 E ir ‘tu h e Andria.

F i ! yé ^C de la mer .Egée, ou de l’Archipel. Andros

Le e ‘i au nord de celle deNégrepont. Cette Île nestAnn S ^ lai;c ^ c - w.ais elle est fertile.

, est aussi ie 110m de la ville capitale de cette île.

As ros. La ville d'Andro a un Evêque suffragant d’A. Utenes.

Le golfe d’Andro est dans l’Archipel, entre celuie Monte-Sancto, & celui de Saloniki, dans Du Loir,

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vx par conséquent c est celui que (Inus.

d’Ajomama ylkìzs Anciens °'0 . S anS à

^ROGÈONIES.C fi pi. jeux celtes to ^

Athèu es dans le lieu appelle Céramique. A ë

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ils avolent été institués par Minos, Roi de Crète, ehmémoire de fou filsAndrogée, que quelques / .Iicìkjis& Mégariens avoient inhumainement massacré. Plut.in Thés. *

ANDROGYNE, fi m. & fi Hermaphrodite, qui a lesdeuxíexeSj qui est maie & femelle tout ensemble. An-drogynus 3 Hermaphroditus. D n grand nombre deRabbins ont cru qu’Adam avoir été créé A; drn,yue;c’est-à-dire , mâle d un côté, & femelle de 1 autre, en-sorte que c'étoit deux corps, l’un d'homme & 1 autrede femme, joints ensemble par un de leu;.-» cotes, &que Dieu ne fit que les diviser en deux pour formerEve. Dans les Dialogues de Platon il y a une fable def Androgyne. U suppose que certains hommes naií-foient doubles, & avec les deux sexes; & pa.ee quecette duplicité de tous les membres leur donnoit beau-coup dé force & de vigueur, ils devinrent inioiensjufqu’à déclarer la guerre aux Dieux. Jupiter pour ré-primer leur audace, partagea ces Androgyt. es en deux ;enferre pourtant qu’ii est tcujours resté à ces deuxmoitiés divisées une forte paillon de fe réunir : 1 .c -làvient l’amour entre les deux sexes. Pline, Liv. VL.ch.1. dit qu un certain Calliphanes avoir écrit qu’ii yavoir un peuple & Androgyne s en Afrique, & cu’A-ristote ajoute qu ils avoient la mamelle .droite e. mmeun homme, & la gauche comme ure femme, v^’estunefable.

Ce mot est grec, IiXplymg, & lignifie , /rm/e & fe-melle. Les Astrologues appellent planetes Andrcpyneàcelles qui font tantôt chaudes & tantôt humides; ccm-me Mercure, qui est sec N chaud étant p.ès d n soleil,& humide proche de la lune.

fT ANDROGYNE, en Botanique; la même chosei qu’Hermaphrodite, qui a les deux sexes. A -àis il y a des. plàntes Hermaphrodites de deux sottes. Les unes ont' les deux sexes dans la même fleur. Vaillant les a nom-mées Androgynes. Les autres portent les fleurs rnâ-, les, séparées des sieurs semelles, quoique ces deuxsieurs fe trouvent fur le mime pied. Ce font les Mo-ncecia de Linnaius. Vaillant les a nommées Herma-phrod.it es. Peur éviter ics périphrases, dit M. Euha-! mel, 011 devroit convenir de cette distinction établiepar Vaillant.

ANDRQÏDE. fi m. Andróidest. Automate de figure hu-maine, qui par le moyen de ressorts N de machines,marche & parle. On dit qu Albert le Grand avoirfiiit un Androïde . Henri de Villaines avoir lait un An~droide à Madrid, qui fut brisé parle commandementde Jean II. Roi de Castille. Virgile, le Pape Sylvestre,Robert de Lincolne, & Roger Bacon , ont eu de sem-blables têtes. Naudé. Ce mot est grec,composé d &VL,“«viso homme , & í</v , forme. Ahdro'nles. Qui a laforme d’homme. Prononcez Androïde de q narre syl-labe. (flP Le siûteur Automate de M. Vaucanson,que nous avons vu à Paris en 1738, étoit un An-droïde.

ANDROLEPSIE. fi fi Naudé s’est servi de ce nom dansion Mascurat, p. 296. Mais il n’est point françcis , nireçu pat 1 usage. C’est un mot grec, qui vient d'A A ,homme , & a, capio , & signifie proprementla prise des hommes. Quand un Athénien avoir èretue par un citoyen d’une autre ville, íì cette ville nevouloir pas livrer le coupable peur qu’on le punit, iletoit permis de prendre trois citoyens de cette ville ,& de leur faire souffrir la peine de 1 homicide; c estcéqui s appeloit- r p 0 a n -i. /&, o u «<Fp°xH /ûv ; en latin Clariga-tio. Naudé le prend dans un sens un peu différent,êç pour ce que nous appelons représailles en fait debiens feulement. La vente de Tes meubles ( du Cardi-nal Mazarin) a duré, dit-il, plus de six semaines, &j 1 été faite la première feis par forme de confiscation ;la leconde pat androlepfie , ou clarigation, à causedes dégâts vrais, ou préíuppolés tels, que faisoient lestroupes du Comte de Gtancé en beaucoup de maisonsûes habitans de cette ville; & il ajoute, Représaillessignifie la même chose que pignoratìones Bud&o , autÇ-iarïgationcs Hermolao ■ Car pour ce mot grec d an-drolepfe , il vaut autant dire que pignerandi potejìasen latin.