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Tome premier. [A - BOU.]
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ANE

Èlle ctoit dans la tribu d’Issachar, Sc fut attribuée auxLévites. Dans Josué, XXI. 29 , elle est appelée En-gannim.

*R ANÉMASE Sc ANÉMIE. Foyei An^mase &

Ancemie.

ANEMOGRAPHIE. f. f. Description des Vents.■^ n ^ m °graphia ; mot composé du grec décrire,

& «vs^ss , vent ' UAnemographie est absolument néces-iaire pont l’intelligcnce de la Carte marine Sc pour lanavigation.

ANEMOMETRE, s. m. Instrument qui sert à mesurerla force du vent. Machine qui marque continuelle-ment sur le papier, non-seulement les vents qu’il a fait,êe à quelle heure chacun a commencé Sc fini ; mais auffileurs différentes vîtestes ou forces relatives. M. d’On-fenbray, de l’Académie des Sciences, lut un Mémoirea la rentrée de l’Académie de l’année 1734, fur la des-cription & les usages de cette machine. Pour en avoirnue idée , voyez le Mémoire Sc le Mercure de Juin

, 1^34.

ANEMOMÉTRIE. f. f. L’art de mesurer le vent. Ane-mometrìa. Caramuel traite de l’Anémométrie.

,Ce mot vient d’ vent, , mesure.

ANÉMONE, s. f. Anemone. Vanémone proprement dite,chez les Fleuristes, est une plaryte qui a ses racinesnoueuses, tubéreuses, d’où naissent des feuilles qui fonttantôt arrondies, tantôt fendues en trois ou quarte feg-niens, Sc tantôt découpées fort menu. Du milieu deces feuilles s’élevent des tiges nues jusque vers leur mi-heu, où font attachées trois feuilles, quelquefois qua-tre 3 qui rfont point de pédicule, & qui forment partoe base allez large un colet aux tiges qu’cllcs emhras-ient : le haut des tiges soutient une Heur à plusieurspétales , dont la couleur varie à l’infini ; & il n y a pointde couleur bifarre qu’on ne trouve dans l ’anémone ;rien n est plus charmant que le doux mélange des cou-leurs qu’on observe dans quelques-unes de ces Heurs.On appelle anémone simple, celle qui outre ces péta-les colorées donne seulement des étamines d’un violetobscur qui environnent le pistil, dont toute la surfaceest chargée dune infinité de semences menues, enve-loppées d une coiffe cotonneuíe. Anémone double, estcelle qui au lieu d’étamines, n’a que des béquillonsqui font quelquefois Heurdelisés, & qui ne font autrechose que les étamines de la Heur simple aplaties &agrandies, leurs sommets étant avortés. Cet amas debéquillons est nommé la Peluche , Sc par quelquesFleuristes la Fanne 3 mais commp souvent toutes lesétamines n’avortenr pas, elles forment auffi entre lespétales de la Heur, Sc la peluche, ce qu’on appelle lecordon de Vanémone j il est tantôt composé de petitsfilamens plats Sc courts, tantôt grenés ; Sc on le nommecordon grené. On dit, le vase Sc le calice de la Heur ,pour exprimer l’épanouissement de la Heur d une ané-

mone. La culotte d une anémone, c’est la naissance despétales ou feuilles de la fleur, comme le manteau estl’extrémité de ces mémes pétales. On dit, la culotte decette anémone est bleu violet, & le manteau rire st lrle blanc. La fanne de l’ anémone font ses feuilles. Uneanemone doit être bien dômée pour être belle , c’est-^âire, que fa peluche doit être bien arrangée, faire leo^e, Sc couvrir en partie les pétales qui la ioutien-|^ nt * î.CT La peluche doit être garnie de béquillonsl arrondis parle bout, qui ne s’engagent pointfa'^ ,k>étales de la fleur. Le cordon doit un peu se[b Uc & ne point déborder, excéder les premiersle qU j > ui faire le bourlet par son épaisseur. Quandlu de plusieurs couleurs différentes de ía pe-

•í*q. j, , e > 1 anémone en est plus belle.

i t 5ec luillon vient du mot bec , à cause de sa restem-Ui' 11106 ' Ost dit un béquillon fleurdelisé, lorsqu’il estIo' 1 découvert à son extrémité. Quand les béquil-ti ^ droits 3 011 appelle 1 ’ anémone un chardon. Lage de r anémone doit être basse & bien garnie. L’oi-j, n ou bulbe, dé anémone s’appelle patte.v y a des^ anémones de jardin, & des anémones sau-sortg S ' à Ion en voit quantité de l’une & de l’autre^ D e> S ue Ion ne fauroit distinguer que par la couleurai - r a multiplicité de leurs feuilles. U y esta de rou-1 ome J,

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ges, de blanches , de violettes*, de bleues, de pana-chées, &c. Ces couleurs différentes leur ont fait don-ner beaucoup de noms pour les distinguer. La Calleblanche, est celle dont la houpe est incarnate, la/ lan-dre blanche , celle dont la houpe est verte ; la Sermo -nette blanche, celle dont la houpe est cramoisi couvert;le Cayetan colombin , est blanc ; le Sabvian , blanc ,marqueté d’incarnat ; le Parifien , incarnat & blanc ;le Gallipol , panaché blanc; le Turc ou B fan tin ,couleur de rose ; le Martelé , celui dont les feuillesfont couleur de paille fouettée de cramoisi, & la coupede même couleur; la Merveille de Bretagne , moitiéblanc, moitié cramoisi. Il y a encore le S. André, leS. Charles , Matedot, ì’Albret , le Pa[je-Albret, larouge à peluches , la violette , ía couleur de pêcher ,la Flamette , la Tricolor , la Chalcédoine , V Orbat ,la Régale , la Lire , la Perche Sc la Couleur de feu.

Il y a deux sortes A’anémones , l’une qui a la feuillede dessous étroite Sc tranchée comme celle de la co-riandre ; Sc celle de deíîus dans le tour de la Heur, lar-ge , quelquefois double , quelquefois simple. L’autreau contraire a la fleur de dessous large, Sc faite commecelle du persil, & étroite par en-haut, Sc est fans hou-pe. Les Jardiniers de ce temps appellent celles-ci Ar-gémones. Les anémone 4 nuancées font rares Sc précieu-ses ; les veloutées font auffi des belles; les panachéesfont préférables aux pures , pourvu qu elles aient lesautres qualités de la beauté. Les ternes font méprisées.Il y en a cependant de bizarres Sc de brunes qui íonttrès-estimées ; mais il faut qu elles foiestt lustrées.

léanémone est médicinale ; elle purge le cerveau,attire les flegmes, &c. Foye\ Matthiole, & C ho me 1 ,Diction, écon.

Une anémone, avec ce mot, Gloria vento discuti-tur j dans Ferro; ou celui-ci dansPicinelli, Tenui dis-cutitur aurâ, a servi de devise pour exprimer la fragi-lité de la beauté. Tenui corrumpitur aura seroit mieux.Et avec ce mot, B revis est usus, on a marqué là fra-gilité de la vie.

Ce mot vient du grec ««,««, ventus , Sc cette fleurs’appelle en grec, “V” 1 ’ \ c l ui signifie, Herbe du vent,parce qu’elle ne s’épanouit que quand le vent souffle,à ce que dit Pline; ou parce qu elle fe trouve dans deslieux exposés au vent, ou parce que le vent est propreà la faire éclore.

Kéfychius, dans son Dictionnaire, comprend fousle nom d ’anémone toutes les fleurs qui font de courtedurée, Sc qui font facilement abattues & gâtées par levent. D’autres disent que cette fleur a été ainsi nom-mée , parce que ses semences font aisément emportéespar le vent. Ovide, dans tes Métamorphoses, & Ni-cander , cité par le Scholiaste de Theocrite fur 1 Idilley, font naître l 'anémone du sang d’Adonis. Tzetzcs ,fur Lycophron, dit que le sang d’Adonis tomba lur desanémones , Sc que ses fleurs, qui auparavant étoientblanches, en prirent la couleur rouge.

(£T II riy a pas long temps que cette fleur est connue enFrance. M. Bachelier, fameux Fleuriste, l’apporta desIndes le siècle dernier.

Les anémones simples peuvent fe planter toute l’an-née; les belles anémones no fe plantent que depuis lemois de Septembre jufqu’à la fin d’Avril. A moins qu ilne faste un temps humide, il faut les mettre dans 1 eaupendant un jour, avoir de la terre bien préparée, avecde bon terreau bien vieux, & de bon fablon, le toutbien mêlé, Sc soit en pot, soit en pleine terre, s il faitsec & qu’il ne gele point, arrofez-les un peu; s’il geleil faut les couvrir, & quand le soleil paroit, les décou-vrir; si elles font en pot, il faut mettre les pots en terrejusqu’au bord, & ne les en point tirer, que les anémo-nes ne soient prêtes à fleurir. Aux pays froids, 011 leshivers font longs Sc rudes, comme en Picardie & enFlandre, on replante les anémones en Novembre parun beau jour, le f 011 ^ j° ur bine, dans des.pots que l’on met dans une ferre exposée au midi.Quand les pots sont petits, il faut dépoter ìes anémo-nes après l’hiver, & les mettre en pleine terre, bienproprement, tans rompre leur gafon ; leurs Leurs euferont plus belles. En Mars il faut les arroser quelque-

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