34Ó ANE
fois ; en Ávri! souvqpt , & dc mcinc jufqu’k ce qu’eîles <' soient en pleine fleur. Alors il faut les mettre à som-bre , Sc les garantir de la pluie, asin qu’elles durent plus ;longtemps. Les anémones k. doivent lever de terre tousles ans auffitôt que le fanage est sec , prenant soin deles nettoyer de la pourriture qui s’y trouve, la coupantjusqu au vif de leurs bulbes. Les bulbes à'anémone segardent.deux ou trois ans en lieu sec fans les replanter.Il y a des Jardiniers qui parmi la terre mettent pour lesanémones de la glaize , ou forte terre qui a passé unhiver à i’air. Elles y profitent merveilleusement.
Les Persans appellent les anémones , Laleh DeschetSc Laleh Gouhï , Tulipe de campagne , & de monta-gne,-, c’est a dire, sauvage Sc non cultivée. Les Arabesles nomment Schacaìk al Noôman 3 c’est à-dire, Fleursdécoupées, ou panachées de Noôman j à cause que cefut Noôman, Roi d’Arabie, qui les transporta le pre-mier de la campagne dans ses jardins, & qui en a faitle premier la culture. Cc n est peut-être cependantqu une allusion du nom de ce Roi avec celui d 'ané-mone. D’Herb. Cette allusion a pu suffire aux Arabes,pour dire, fans autres preuves , que ce Prince fut le
Î iremier qui cultiva ces fleurs. Voye\ fur les anémonese Traité de !a culture des fleurs 3 P. II. après la Quin-tinie, Tom. II.
.Anémone, chez les Botanistes, est un genre de plante ,qui comprend non-feulement les anémones des Fleu-ristes , mais encore plusieurs autres qù’ils ne cultiventpas. On distingue la renoncule d’avcc 1 ’anémone par lasemence, qui dans celle-ci est enveloppée d une coiffecotonneuse, ce oui ne s'observe pas dans l’autre.
ANÉMONOÏÒE. f. f. ANEMONOÏDES. Quel-ques-uns désignent par ce nom plusieurs plantes quiont de la ressemblance avec 1 anémone.ANÉMQNOSPERMOS. f. m. Hante qui a un calicehémisphérique, écailleux. Sa fleur est radiée, sa graineest garnie de beaucoup de duvet, cotonneuse commecelle de 1 anémone. Miller en compte quatre espèces,Si Boerhaave six. Elles ont été apportées originaire-ment du Cap de Bonne Espérance, en Hollande, pardes Curieux, & ont été de-là répandues dans les disse-rens pays de l’Europe, où on lesconnoît à présent. Cemot vient d’, vent , & , semence 3 parce
que le vent en emporte la graine fort aisément.ANÉMOSCOPE. f. m. C’est un nom que M. Gurike ,Bourguemestre de Magdebourg, & grand Mathématicicn , a donné à une machine de son invention , qu.fait connoítre le changement de Pair & du vent, oule beau & le mauvais temps, deux ou trois jours avan;qu’il arrive. C’est un petit homme de bois qui s’élevtou s’abaisse dans une colonne de verre où il est enferme. Le sieur Corniers a fait voir que ce n’étoit autrechose que 1 application du baromètre ; & que ce mou-ment ne se fuioit que par la pesanteur ou légéreté dcl’air, dans un Traité qu’il en a donné au public , quia été inséré dans le Mercure Galant du mois de Mars.1683. Ce mot vient d’«»«/*«{, vent , & »>cî^1»/c«i,y^regarde.
ANÉPIGRAPHE. adj. m. & f. Qui est fans titre, fansinscription. Anepìgraphus , a 3 um. Il y a des Pseau-mes anépigraphes , ç est-à-dire, fans titre. Voilà un basrelief antique qui est d une grande beauté ; c’est dom-mage qu’il soit anépigraphe , Sc qu’on n’ait point ex-pliqué par une inscription ce qu’il représente. Cettemédaille est anépigraphe.
Ce mot est grec, compose de 1 '-- privatif, & deN/;.fa(?w , j’inscris. Il faut peu íe servir de ces sortes demots dans notre langue, quand on peut, fans une troplongue périphrase, exprimer ce qu ils signifient. Dansles exemples rapportés cideflus j aimerais beaucoupmieux dire : ce Pseaume est sans titre ; c est dommageque ce bas relief íoit sans inscription. Cette médaillen’a point d’inscription.
'ANER. Ville de la demi-tribu de Manasse, a l’occidentdu Jourdain. Aner. Avant l’entrée des Israélites dans laT erre promise > c’étoit une ville royale des Chananéens.Elle fut donnée aux Lévites. C’est la même que Ta-nach ou Ténach, & Tanac.
'ANÉRLTE. Terme d’Astrologie. Vanérète est la planète
ANE
qui donne la mort, lorsqu’elle vient par direction *l’aphète.
ftT ÂNERIE. s. f. Il ne se dit jamais qu’au figuré. H si-gnifie ignorance provenant de la disposition d’efprit*C’est un défaut qui vient de la nature du sujet quin’est pas susceptible d’instruction. Stupor , aflninafto-ìiditas. Svn. Fr. L ’ignorance est un défaut que la pa-telle entretient ; celle-ci est moins pardonnable. Maiscelle-là rend plus méprisable. Voye^_ Ane,Ignorant*
Du vieux Zénon Vantique confrérieDifoit tout vice être issu d’ânerie. Rousseau.
(fT II signifie au ffi faute grossière, faute contre sart qu’ostprofeste. Il a écrit telle chose, c’est une grosse âneric-Hé bien, coquin, voilà de tes âneries. Mol. Quigoteroit suffisamment un amas des âneries de l’hu-maine Sapience, il diroit des merveilles. Mont.
ANESSE. La femelle d un âne. Afina. Dieu fit un mira-cle , en faisant parler 1 ’ânefle de Balaam , qui empêchale Prophète de maudire le peuple de Dieu.
Lait d âneJJ'e , lac asininum. On l’ordonne pour cer-taines maladies, Sc pour rafraîchir. Le lait à'ânesse estle meilleur après celui des femmes. J’ai appris de M*Patin que plusieurs personnes de ía connoissance, q ulreglément tous les ans avoient pris du lait d ‘ânesse pen-dant six semaines ou deux mois, avoient vécu plus dequatre-vingts ans. fssr Comme il est moins chargé departies butireuses &caséeuses que les autres laits, il estaussi plus léger Sc plus facile à digérer. Il est rafraî-chissant Sc propre à adoucir l’âcreté des humeurs. Le?gens mois Sc délicats se frottoient le visage & la peaude pain trempé dans du lait à'ânesse , ou peur la ren-dre plus blanche , ou pour empêcher que la barbe neleur vînt sitôt. Voye^ Suétone dans O thon, ch. 12 <Martial, Liv. X. ép. 6S. Ils se saisissent même un mas-que de ce pain, comme il paraît par Juvénal. Sat. Vl-v . 461. &suiv. Poppée, femme de Néron, fut la pre-mière , ou une des premières qui usa de cette délica-tesse , persuadée que le lait d ’ânese contribuoit à lablancheur, Sc qu’il ôtoit les rides en tendant la peau.C’est pour cela qu’elle avoir toujours à fa fuite cinqcens ânesses , Sc c’est aústì pour cela que Juvénal, Sut'VI. v,. 462 j appelle ces emplâtres de pain trempé dansdu lait d’ânese 3 Pinguia Popaana. Voyez íur ceciPlin. Hisi. nat. Liv. XI. c. 41. L. XXVIIL c. V-Suétone dans O thon, c. 12. Martial.!. X. ép. 68. J 11 'vénal, Sat. VI. v. 460 & suiv. l’ancien Interprète deJuvénal fur cet endroit, v. 468 3 Sc Saumaise surSpar-
A tien, c. 4 3 de la vie d’A d rien.
Anesse, se dit au figuré, peur signifier, ignorante, sotte,stupifle , Afina , fiupida , ftolida. Ote - toi d’ici,grosse ânese. Expression basse, bonne pour les h 3 *'les.
ANET. s. m. Anethum, s. n. Plante annuelle Sc ombri'liséré. Sa racine est menue, Sc donne une tige haiit ede deux à trois pieds, quelquefois branchue, garni?de feuilles semblables à celles du fenouil, mais p^ scourte & encores plus menues. Ses ombelles font com-posées de fleurs jaunes, Sc ses semences font ovalesaplaties , cannelées fur leur dos, Sc garnies d’n»?bordure fort mince. Toute la plante a une odeur d?drogue très-forte. On en faisoit autrefois des chape* 111 *dans les festins. Jésus-Christ reprochent aux Phari-siens , qu’ils payoient les dîmes de la menthe Sc yì'anet, en marquant leur hypocrisie. Ce mot vient d 11grec «va , sursujn , 3 >óv, crescere , parce qu’il croît f° rvîte.
Anet, se prend quelquefois pour la semence de là plan ted ’anet. On s’en sert dans les décoctions carrninatR?^Sc son huile est employée pour la colique.
ANET. Bourg de l’île de France , aux confins de I 3mandie. Anetum. Il y a dans ce bourg unchâteau, qui a été bâti par Henri II. pour Dia° s “Poitiers, Duchesse de Valentinois. Il appartient auj° ud’hui à la Maison du Maine. . u
ANETE. Ce mot, qui est formé du latin anas ,soit autrefois pom canard 3 Sc anetel, petit canard.lit dans l’Art de Rhétorique ancien ;