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Tome premier. [A - BOU.]
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ïe bout, ses yeux de couleur d’or entourés de noir. Ilporte fur fa tête une corne plus grosse que celle d’unveau, blanche comme un os, entourée de plumes très-courtes , blanches & noires. Son corps est d’un pied& demi ; ses ailes font grandes, & dc différentes cou-leurs ; íes pieds font chacun de quatre doigts ; fa voixest forte, & il paroît crier vihu. Il est toujours avec fafemelle ; le mâle est plus gros de moitié. Sa corne ré-siste au venin & aux s uffocations.iHjq ANHING. Ville de la Chine , la même que Gan-hing. y 0 y e ^ ce niot.

ANHOLT. Petite ville des Provinces-Unies. Anholtum.Elle est dans le comté de Zutphen, près de l’évêchéde Munster & du duché de Clèves , fur l’ancien Issel,a l’orient d’Emerik.

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dartres, ou autres maladies cutanées, invoquoient lesNymphes, leur faifoient quelques sacrifices, frottoientl’endroit de la peau malade , & passoient le fleuveAnigrus à la nage ; après quoi ils laissoient dans l’eautoute fimpureté, & íortoient entièrement nets & pu-rifiés.

L’ANIGRUS, étoit un fleuve d’Elide, dans le Pélo-ponnèfe, dont les eaux étoient amères & infectes. Pau-sanias attribue la cause de cette infection à ce que lesCentaures blessés par Hercule allerent y laver leursplaies. Ovide en parle fur ce ton-là. Metam. Liy. if.

Ante bibebantur nunc quas contingere nolisFundit Anigros aquas , pofi quam lavare bimembresVulnera , clavigeri que fecerat Herculis arcus.

ANI.

$ 3 “ ANI. Ville d’Asie , dans l’ Arménie , selon UlugbegEk Nailìr-Eddin qui lui donnent 79 d. long. & 41' deEt. sept. C’est probablement la même que l’Anikagaer .de Tavernier.

ANlAN. Le détroit âlAnian. Détroit célébré dans pla-ceurs relations de l’Aíie. Fretum Anianum. On rienlait point la situation. Quelques- uns le mettent entrela Terre de ïesso & la grande Tartarie. Si c’est là le dé-troit á’Anianj c’est celui que M. Delifle appelle Dc-troit de TeJJ'oi dans fa carte d’Afie, dans laquelle il nemarque point de détroit à'Anian. D’autres le placenter }tre E Terre de ïesso, ou Yéco Sel’Amérique septen-trionale , fous le 57 e & 58 e degré de latitude, & le 250 ede longitude, au couchant de la baie de Buttons , &du nouveauDannemarck. D’autres prétendent qu’il estentre la côte septentrionale de la Californie, & l’oc-cidentale de l’Amérique septentrionale , & la Terre deIesso. Plusieurs le regardent aujourd’hui comme ima-ginaire.

ANIANE , ou AGNANE , ou S. BENOÎT D’A-NIANE. Petite ville de fiance, dans le bas Languedoc,au di .cèle de Montpellier, au pied des montagnes ,

, quatre lieues de Lodéve.

ANìaNVILLE. Bourg près de Pluviers, dans le diocèíe.d Orléans. Aniani F dia.

AÌNJAR. Grand Bourg de Syrie. Anjarum 3 Anjafa. Il.ri;st fur le chemin d’Alexandrette à Alep.

NIAVA , ou ANIWA. Cap du pays d’Yupi , dansa grande Tartarie. Aniava , Aniva. Ce cap s’avancedu íeptentrion au midi, vers l’íle des Etats, vis-à-visc cap de la Croix qui est dans la Terre de ïesso. OnÁNqr^ UVe Point ce cap dans la carte de M. Delifle.

GETON. a’ï/xhIo» , invincible. Epithète d’un emplâ-re qu on attribue à Criton, & auquel on a donnéoc nom, à cause qu’il est un remède infaillible pour^Aehores.

ANïn I^ILER. Vieux v. n. qui signifioit anéantir.^CROCHE, f. f. Terme populaire, qui signifie em-a tras , difficulté. Obex 3 mora } obstaculum. Cet°rnme trouve toujours quelque anicroche en son che-ANlriM^ ^ a quelque anicroche dans cette affaire.

^ N. Autrefois on écrivoit ANIAN.-f. m. Anianus.ÂNiep P r ?P re d’homme. Voye y AgnAN. ^

n ■ 5 ERE. Celui ou celle qui conduit les ânes. AJï-on : lU ç S ' n fc dit à Paris dans le style familier de ceuxq ^^dissent du lait d’ânesse.ses v V e Ah figurément de celui qui traite rudementánieJ 1 r\ S * 011 deux qui ont affaire à lui. C’est un rude

ÂNlÈjjp ns f e ^ ens d dst bas.

Vo j t » • Qui a signifié autrefois un lieu où l’on éle-de vilU n ° Urr lst°it des ânes. AJinaria. De - là tant

villa:proche

ges enFrance nommés Anière.C esta Anieres,proche de Bourges,que Calvin commença à dogma-ri cr , pendant qu’il étudìoit en Droit dans l’Univer-ir e de Bourges.

Naudé a dit proverbialement dans son Mafcurat ,

C’est, un veau de dixme qui n a jamais étudié qffà1 école ri’ /*-: 1--

AKl GRmFc^ r V ” pour dire

muEs. f. f. n . n

un ignorant.

% llv e Anigrus ,

ou

ceux

qui

f. pi. Nymphes qui habitoient près duau Péloponnèfe. Elles avoient un antre 1y enrroient ayant la peau gâtée par des |

f -f 3 t ANIKAGAË. Grande ville d’Armenie, dont on nevoir plus que les raines. Ce mot signifie, en langueArménienne , la ville A’Ane. Elle fe trouve la secondejournée de caravane , en allant de Cars à Erivan.

ANIL. f. m. C’est une plante du Brésil, haute d’environdeux ou trois pieds, ressemblante au romarin. Sesfeuilles font rondes, assez épaisses. Ses fleurs fonrsem-blables à celles des pois ; elles font suivies de gousseslongues & recourbées, contenant des semences sem-blables à celles des raves. Toute la plante a un goûtamer & piquant. Elle est vulnéraire & détersive : onla met en poudre íur les plaies pour les mondifier; onen rire l’indigo. Voyez ce mot.

ANILCO. Bourg de la Floride, dans l’Amérique septen-trionale. Anìlco j enis. Il donne ion nom au pays danslequel il est situé.

ANILLE. f. f. Terme de Blason. C’est une figure enforme de deux crochets adcífés ct liés ensemble, dontchacun a la figure d’ùn C, ou d un sigma grec. Scuri-clatum uirinque ferrum. Il portoit d’azurà une anilled’argent entourée d une couronne de gueules. Quel-ques-uns la confondent mal-à-propos avec celle du ferqui sourient la meule du moulin. Anille est ainsi nom-mée , parce qi;e c’étoit d’abord un fer qui fe mettoitcomme un anneau autour des moyeux pour les forti-fier. on appela wJiïiAnilles , des croix ancrées qui fontfaites en forme d 'anille. Autrefois on appeloit aussiAnille j une potence d’eftropiés des jambes, ou devieilles: ce qui est dérivé du mot anus. Subalaris sci-pio. Quelques-uns écrivent AN 1 LLES.

ANIM. Ville de la tribu de Juda. Arum.

ANIMACHA. Rivière de la presqu’île de l’Inde deçà leGange. Animacha. Elle fort du royaume de Calccut,ct fe décharge dans l’Océan Indien, à quelques lieuesde Cranganor. Il y a fur cette rivière une ville demême nom.

ANIMADVERSION, f. f. Terme de Palais. Correction,en paroles seulement. Animadverso , Casigatio. L’al-légation téméraire d’un sait si faux, mérite \ animad-verso n de la Cour. Une prudence irrégulicre mériteanimadverson.

Animadversion, se ditauffi dans le dogmatique, poursignifier quelques notes, ou observations que les Cri-tiques font fur quelques Auteurs. Animadverso Ob-servatio 3 comme les Animadversions fur Pétrone.Dans ce sens animadversion est purement latin. Il fautdire notes 3 remarques , observations , réflexions j sui-vant les cas.

ANIMAL, f. m. Corps animé quiadu sentiment, & dumouvement. |CF C’est , dit M. de Buston , la ma-tière vivante & organisée, qui sent, agit, se meut,se nourrit & íe reproduit. Animal , Animans. Les Phi-losophes comprennent l’homme fous le genre d’ani-mal, ct le définissent, animal raisonnable. Ils y com-prennent aussi les oiseaux, les poissons, & les infectes.Tous les êtres en un mot, composés d’un corps orga-nisé, ct d’une ame sensitive. Il y avoir dans l’archetoutes fortes A' animaux. S. Augustin rapporte quebeaucoup de personnes scrupuleuses érendoient juf-qu’aux animaux la défense de la loi, tu ne tueraspoint. Ils fe fondoient fur quelques passages de l’E-criture , où Dieu à égard aux animaux , commes’ils avoient quelque principe de raison. Il dit qu’il

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