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redemandera le sang de la maindes animaux. Gen. e. 9»Et dans le même endroit, il contracte alliance tantavec Noé, qu’avec tout animal vivant, & toutes lesbêtes de la terre. C’est Porgueil de l’homme qui luifait croire que tous les animaux ont été crees pour lui,Sc qu’il a fur eux un empire despotique. Mote Vay.Nous avons un pouvoir royal fur les animaux j maisil ne doit pas être tyrannique. Id. Defcaltes a dépouil-lé les animaux de toute intelligence, & les a mis aurang des machines, qui ne font mues que par ressorts.LePere Daniel a réfuté l’hypothèse deDefcartes. Il faitvoir que les animaux ne font point destitués de con-noilfance, & qu’il est impossible d’expliquer tous leursmouvemens, & routes leurs sensations, par les lois dela Mécanique. Les animaux , avec leur íeul instinct,fontíouvent plus figes que P homme avec la raison.S. Evr. Aristote, Pline, Solin Sc AElian, ont écrit del’Histoire des animaux 3 chez les Anciens. Aldrovran-dus, Gefner, Jonston , en ont écrit plusieurs volumesentre les modernes.
fKF Les plantes viennent d’une graine qui est elle-mêmeune plantule qui ne fait que fe développer en naissant.La première plante de chaque espèce, suivant plu-sieurs Physiciens, a renfermé dans son sein toutes cel-les qui font nées & qui naitront d’elle. P^oye^ Plante.Tous les animaux viennent de même de germes oud’œufs renfermés dans les premiers de chaque espècequi ne font qu’éclore & se développer.
|CT Le germe des animaux vivipares, dit M. Duha-mel , de quelque façon qu’il soit formé, prend sonaccroissement dans le sein de sa mere , d’où le jeuneanimal sort pourvu de tous ses organes. Au momentde fa naissance il prend, pour ainsi dire, une nou-velle façon de vivre. Le fœtus qui recevoit continuel-lement de la nourriture de fa mere par les vaisseauxombilicaux, qui ne respiroit point, & dont le sangcirculoit par des routes qui se ferment après la naissan-ce; ce fœtus devenu enfant, au sortir du sein de samere, respire ; son sang suit une nouvelle route parles poumons, où il reçoit les avantages que Pair peutlui procurer.
fCP Privé du secours des vaisseaux ombilicaux, il prendfa nourriture par la bouche : néanmoins après cettemétamorphose, il n’est point encore en état de lcpalier du secours de fa mere : les dents lui manquent,Sc ion estomac trop délicat ne s’accommoderoit pas d’a-limens solides. Il a besoin de sucer les mamelles defa mere, pour en tirer une espèce de chyle qui n exigepresqu’aucune digestion : peu-à-peu ses parties se for-tifient , son estomac devient capable de recevoir & dedigérer des alimens plus solides & plus nourtissans :ainsi on peut dire qu’il acheve de fe former après fanaissance.
AI égard des animaux ovipares, voici ce qui fepasse. L’œuf est composé d’une coque, du blanc en-veloppe de sa membrane, du jaune enveloppé de lasienne , & du germe renfermé dans une petite vessiequi paroit comme une tache obscure.
fJCF Les poules peuvent pondre fans le ministère d’uncoq : mais ces œufs, très-bien formés d’ailleurs, neproduisent rien, s’ils n’ont été fécondés par le mâle.Après cette fécondation on n’apperçoit aucune diffé-rence entre cet œuf & celui qui est infécond. Sansdoute qu’il y existe un germe capable de devenir poujlet, mais ce poulet n’exìste pas, dit M. Duhamel , aumoins sensiblement. Pour que son existence deviennesensible, il ne faut qu’un certain degré de chaleur.Que cette chaleur soit produite artificiellement dansles fours de M. de Réaumur, ou qu’elle résulte ducorps même de la poule qui couve, cela est indiffé-rent. Cette chaleur qui doit durer tout le temps dePincubation , agite le blanc Sc le jaune, divise, atté-nue cette matière. Atténuée, elle coule par le nom-bril dans le corps du petit animal. On apperçoit furle jaune, vers l’endroit qu’on nomme la cicatricule,de petits points qui palpitent, de petits vaisseaux san-guins : peu-a-peu le poulet fe forme Sc se développepar degrés. Pendant tout le temps de Pincubation il senourrit par les vailleaux ombilicaux , aux dépens du
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jaune de Pœuf qui est continuellement réparé par leblanc, dont toute la substance passe dans le jaune pardes vaisseaux de communication que le vulgaire prendmal-à-propos pour le germe. Quand la nourriture vientà lui manquer, il fe remue, il s’agite , il fe dégagédes membranes qui le retiennent, il perce la coquineavec son bec, ou la poule la brise elle-même. Vouale poussin éclos, pourvu d’une suffisante quantité sta-liniens pour pouvoir se passer de nourriture pendant3 6 ou 48 heures. Mais après ce temps là il périroit, non ne lui en fournissoit pas. Mais la mere a loin delui fournir des alimens faciles à digérer. Au reste, aumoment qu’il fort de fa coquille, instant qu’on peutregarde r comme celui de fa naissance, il commence arespirer, ainsi que les animaux vivipares. Vcyey f £ -mences , graines , germinations.
|CT Quelques Philosophes ont attribué la naissance de sinsectes à la corruption. C’est une erreur. Si la cor-ruption les fait éclore, c’est que les œufs y avoientété déposés. Aussi, suivant les Observations de MM-LeClerc & Redi, íì un corps vient à fe corrompre dan sun endroit inaccessible aux mouches, il ne fait naîtreaucun infecte.
Les animaux fe divisent en animaux terrestres»animalia t erre fl ria ; aquatiques, aquatica ; oiseaux»volucres ■ amphibies, ancipites beflia ; infectes,fecla. Les animaux terrestres, ou font animaux 3quarte pieds, quadrupedia ■ ou animaux reptiles >reptilia. Ceux qui font à quatre pieds, ou bien ils ople pied fourchu, comme les bœufs ; ou ils l’ont so-lide , comme les chevaux ; ou ils l’ont divisé en pld'sieurs doigts, comme les chiens, les loups, les lions-Les autres divisions des animaux íe trouveront dansmots à'oiseau , poison , reptile , &c.
Diodore de Sicile a donné peur cause du culte dpanimaux chez les Egyptiens, la doctrine de la M e 'tempsycose. Voici commem il s’explique en parlant duDieu Apis. Le principe de ce culte, félon quelques-uns, est qu’à la mort d’Gsiris ion ame passa dans lecorps d’un taureau nommé Apis; & que depuis ce temp selle est entrée successivement, & s’est manifestée dau stous ceux qu’on a substitués à la place de celui-là. Maijcette doctrine ne peut pas être l’crigine d’un parestculte. i°. Cette opinion a été commune chez tous 1 £Speuples, & le culte des animaux a été particulier al’Egypte. 2°. Les anciens Egyptiens n’ont jamais cruque les âmes héroïques & démoniques fustent assu-jetties à ia loi commune de la métempsycose. Or les an-ciens Egyptiens n’ont déifié que les âmes héroïquescdémoniques. z". Suivant la doctrine de la métempis'cofe, on regardoit comme une punition des crimpcommis la demeure des âmes dans le corps des a nl 'maux. Leur prison ne pouvoir donc jamais devenir tìl1objet d’adoration, mais devoir plutôt être un objf"d’aversion Sc d’horreur, comme tout feu souterrain Ntoit chez les anciens Romains. 4°. Enfin, la doetnj 1 ^de la métempsycose est bien postérieure au prempculte des animaux. Elle a été observée pour réícupstoute objection contre la Providence. Essai fur les E lé 'roglyfh.jp. 270. ^ ' S
Lememe animal a qui l'on accordoit les honness^divins dans un endroit de l’Egypte, étoit chargé d’eVj'crations dans un autre. A Arsinoé, par exempt » 1 1adoroient le crocodile , parce qu’ils le regardoM 1 ^comme le symbole de la divinité , à cause qu’npoint de langue, Sc dans d’aurres villes on l’ a ^ j een horreur, parce qu’elles en avoient fait un symO 0de Typhon. Esaifur les Hiéroglyph. .
On appelle par injure, animas un homme 0dant, grossier, stupide. Stupidus , bardus * fí. £ ]eCelui qui vous a dit cela est un animal. Elle aJ1 ^ ine _plus sot animal qui jamais eut la forme dGom. Dans certaines terres nouvellement ^ cC °j M bj-tes, à peine font-ce des hommes que } cS po-tans, ce font des animaux à figure hums ine ‘t en. v j £P t
II n’est point nécessaire d’avertir que ce po c eà’animal 3 formé òïanima , ame , & qu’il Pf 11qui a une ame. Le P. Pezron prétend qu’il est f