ANÏ
de 1 ’aneral des Celtes, qui vient de ane ou ene, qui,dans cette langue lignifie Ame.
Animal, en ternies de Blason, reçoit plusieurs épithètesdifferentes. Quand les animaux íont représentés enleur aísiette naturelle, on les appelle paffans , animalgraáiens. On appelle la brebis, paissante, pascens •
& le lion, rampant , ereclus. Quand ils font en uneautre ailìette, il k faut exprimer, comme debout,Jlans • couché y stratus ; courant, currens ; en pied,ereclus in pedes , le cheval le cabrant est appelé pou-laìn gai j arréel a s , ou effrayé ,forcené, efferatus ;le loup, ravisant, rapiens le taureau , furieux ,fu-rens ; la licorne, saillante , saliens ; le chat, effa-rouché , ou hérijfònné , pilis horrentibus j le bélier Scle bouc,./autansj exïliens. Quand l’Ecu en contientau-delà de seize, on dit, qu’ils font semés , ou fansnombre.
Animal, ale. adj. Qui appartient W animal. Animalis-1 jCS Philosophes admettent des esprits naturels , vi-r aux Sc animaux , pour faire toutes les fonctions ani-males, Duncan, Médecin de Montpellier, a expliquétoutes les fonctions animales par une voie nouvelledt mécanique, après Willis Anglois. Les esprits ani-maux ne font autre chose que les parties les plus sub-tiles, Sc les plus agitées du sang. Si le sang est lub-tu, il y aura beaucoup d’esprics animaux ■ & s’st estgtoffier, il y en aura peu. Malb. Le vin est si spiri-tueux , que ks esprits du vin font des esprits animauxtout formés. Id. En Morale on oppose la partie ani-m . j qui est la partie sensuelle & charnelle, à lapartie raisonnable, qui est Inintelligence. Leurs con-Uoníances ne changent point cette manière animale,de ne concevoir les choses que par les sens. Nicol. Celont les défiances & l’incrédulité naturelle de ì'hommeanimal, qui vousséparent de nous. Peliss. L’hornmeanimal, cest-a-dire, sensuel, charnel, ne comprendpas ce qui est de Dieu. Acad. Franç.
13“ En termes d’histoire, on appelle règne animal laclasse des animaux. Règne animal, règne végétal, rè-gne minerai. Les animaux , les végétaux & les miné-raux.
En Chimie , huiles animales, celles qui ont ététuées des animaux.
ANl\>. ALCULE. f. m. Petit animal, ou animal en petit,t-cs petits vers qu’on apperçoit dans le sperme par lemoyen du microscope, sont appelés par les Philoso-phes Animalcules. On a commencé à douter si les ani-! 7 a lci/les du sperme Sc la poudre des étamines desíle pts contiennent l’organisation infiniment petite desuminaux Sc des plantes. On ne nie pas l’existencede cesani malculcs , mais on considère que leur quantité estP 10( -hgìeusc, comparée an petit nombre de fœtus;Ru il est inconcevable qu un seul de ces vers s’intro-duise dans l’œuf, à l’exclusion de tous ses semblables;c;ue les vers spermatiques ne sont que de petits ani-mau x q U j rivent dans le sperme, de même que lesrends , plats , ascarides , & autres viventa us ,e corps humain, qui est le monde ou ils nais-fs> croissent & meurent. Bourguet , Lettr. philo-- J°Phtques.
broute la terre est remplie d’une quantité inepuisa-re o . c Petits animaux , qui flottent dans Pair que nous***** j qui le jouent dans l’eau que nous buvons, ou& n ° nt crachés aux differens objets que nous voyonsà, ° Ue n °us touchons.
qu THEISTES, f m. pi. Physiciens qui enseignentm^ j,Embryons sont non-sculement tout formés,] a[ ais " e k vivans dans la semence du pere qui lesp a j lce a millions dans la matrice, & que k mere neqvf ^st. e sonnet le logement & k nourriture à celui,, _ 1 Est destiné à être vivifié. Voycq Animalcule.RATION, f. f. qui so dit en Médecine du temps,p lame est unie au corps de l’homme; union deptè C |’ ^ nimatL0 ‘ L ’animation du fœtus n’arrive qu’a-Flor• Ì oui:s - sc Y a un Traité latin du P. Jérômeri Vo ^ Utlsl h ls , Aorno dubius, five de Baptismo ahor-u -p j dans lequel il prétend que cette opinion-là
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est très-douteusc ; d’où il conclut qu’iî faut baptiserles avortons en quelque terme qu’ils viennent,
ANIMÉ, ou GOMME ANIMÉ. Terme de Pharma-cie. (Test une résine qu’on distingue en occidentale Sc.en orientale. La première sc tire paii’inciíìon d’un ar-bre de la nouvelle Eípagne. Elle est transparente, Scd’une couleur qui approche de celle de i’encens. Onl’apporte en grains, comme l'encens, mais qui sontplus gros. Ces grains étant rompus, paraissent d’unjaune clair, de même que la résine. Son odeur est très-douce & très-agréable. Si on la jette dans le feu, ellesc consume facilement.
La gomme anime orientale est de trois sortes. Il yen a, i°. Une blanche , z°. Une noirâtre,qui ressem-ble en quelque manière à k mirrhe , 3 0 . Une pâle ,rcUneusc & sèche. Toutes ces espèces d ’animé ferventpour les parfums, à caule de leur odeur agréable. Onremploie auffi extérieurement dans les affections froi-des de k tête & des nerfs ; dans les paralysies, & dans lescataires.
Animé. Espèce d’armure ancienne. Lorica textilibus la-minis conferta. Voye £ Corneille.
ANIMER, v. act. Mettre Pâme, le principe de la vie,dans un corps organisé. Animare. Dieu anima l’hommed’unsoufle de vie. Arn.Oii dit que le fœtus n’estpasanimé dès le temps de fa formation. Voye\ au motAnimation.
En parlant des Saints, on dit que Dieu les, animede son eíprit ; pour dire, que c’est lui qui les éclaire,qui les fortifie, qui les fait agit.
On dit dans le même sens que le zèle de Dieu ani-me un Saint homme, qu’un homme est animé d’unSaint zèle.
Animer , synonyme d’encourager , exciter. Concitare ,incendere.
Animer les soldats nu combat. Le Général anïmoit lesoldat par son exemple.
Animer, synonyme d’irriter, exciter à la colère. Ir-ritare , ad iracundiam concitare. On a pris plaisir à lesanimer les uns contre les auues. On a animé le perecontre le fils. :
ffT Animer, donner de faction, rendre plus vif, plusagissant. Il y a des gens que rien ne peur animer. Il estdifficile òlanimer le nonchalant. Il va lentement &mollement dans tout ce qu’ií fait. Stimulare ,JUmuíos
admovere.
fcCF II y a des gens dont l’esprit ne se montre qu’à me-sure qu’onles anime.
Animer , dans un sens figuré, toucher, vendre sen-sible, donner du mouvement. Movere. La Fable ditqu’Orphée animoit les rochers & les arbres.
fiCT Je pourvois de ma plainte animer une souche. Gomb.
| r fT Animer, en parlant des ouvrages d’esptìt, c’estdonner de k force au discours, soit par des traits vifsct brilkns, loir par la manière vive dont on le pro-nonce. Vïm addere.
$CT Pour entrer dans cette déclamation animée , il fautque les Orateurs entrent en enthousiasme en pronon-çant leurs discours, comme ils y sont entrés en les com-posant. Si Paine qui a inspiré les pensées, en dictepareillement la prononciation , le discours fera ani-mé, les tons vrais & variés à l’infinì.
On dit à peu près dans le même sens, animer laconversation, k tendre plus vive.
(fy Animer, en parlant des Peintres & des sculpteurs,c’est donner de k force Sc un air de vie a une figure.Rebus mutis sensuque carentibus animam addere. Ondit d’un bon Peintrequ’ilfait animer ses tableaux, quescs tableaux sont animés : Sc d un Sculpteur, qu’il faitanimer le marbre, que scs figures sont toutes ani-mées.
îsR Animer. Donner un nouvel éclat. La présenced’un homme aimé anime le teint d’une jeune fille.ífA’ On le dit généralement de tout ce qui fut le mou-vement, faction, la beauté, le plaisir , de quelquechose que ce soit, qui y répand de l’agrément.
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