A NT
mot appliqué aux personnes avancées en âge, ne* e dit guère qu en raillant. Il est un peu antique. Cetteremine a l’air antique ; c’est une beauté antique.
Onc médaille, ou quelque autre antique , avec cem ot, Majus erit poji facula nomen , est une deviseqni a été faite pour marquer que la gloire des Héros Scdes grands hommes augmente avec le temps.
Çe mot Antique s’est fait du latin Antiquus 3 queCuichard dérive allez vraisemblablement de l’hébreuatak j qui signifie, devenir vieux, devenir ou êtreancien.
Nti Que, en termes de Blason , se dit des couronnes àPeintes de rayons, des coiffures anciennes, grecques^ romaine^, des vêtemens, bâtimens,*ou niches go-thiques. Tête couronnée à l’ antique. Tête coiffée àA ^ antl que.
Nt *que. f. f. Se dit des ouvrages de Peinture , Sculp-*^ re - Sc Architecture, qui ont été faits du temps des^tÇcs Sc Romains , depuis Alexandre le Grand, juf-5 U a l'Empereur Phocas , Sc à la désolation des Bar-® a res. Antiquum signum. Cette statue n est pas d’unsculpteur moderne, c’est une antique.
On dit austi antique , d’une médaille, ou de quel-autre curiosité que ce soit. fletus numisma. Laaile des antiques du Louvre. En ce sens on le ditseu-.fttient des statues. Il y a des choses antiques , que°n nomme antiques modernes ; comme les Eglises an-tennes , & autres bâtimens gothiques, pour les distin-S u er de ceux des Grecs & des Romains. Il y a des Pein-es qui íe font entièrement attachés à X antique poures draperies. Félib.
. Quand ce mot se dit en général pour ce qui est an-tl que 3 il est masculin, comme tous les adjectifs deve-nus substantifs. Le moderne de F antique 3 c’est le 3 Scnon pas la 3 qu’il faut fous-entendre.
Dans cette maison magnifique 3
Ou le beau moderne & /’antiquc
Sont fi parfaits 3 que Vœil surpris
Ne fait auquel donner le prix. De Malezieu.
Antique, f. f. Terme en usage dans la Faculté de Théo-logie de Paris. On donne ce nom à l’argument que pro-pose un Bachelier aux tentatives, immédiatement aprèsque le Président a fini d’argumenter. Quand la thèse seoutient en Sorbonne, c’est un Bachelier de la maisonne Navarre en licence qui le propose ; & quand c’est àa varre, c’est un Bachelier de Sorbonne. On a donnét? n °m à cet argument, parce que le Bachelier,avant queo commencer l’argument, dit ces paroles. Propter an-HUam necessitudinem , inter regiam vestram focieta-^ , m o* pauperem noflram domum.
Antique, adverbe. A la vieille mode. Antiquo more 3II s’est fait peindre habillé à X antique. Ce buste de&NTr^ e â coîste à Xantique.
l 1 QUER. Terme de Relieur, C’est enjoliver la tran-e h’un petit livre de figures de diverses couleurs,ra^ Un ^ chaud. Exteriorem libri foliorum incifu-3 J e cï uram , adornare. Antiquer fur tranche. CetANTíof â Pl us heu j & la tranche de nos livres est unie.ANTinT " 5 ^E. part. Voye\ le verbe.
V 0 y hlERA, C’est la même chose ofl Antéquera.
été d ^QhJITÉ. s. f. Terme qui s’applique à ce qui aAntl nS ^ es tem P s fort éloignés de ceux où nous vivons.Xant[ U ^ a f‘ Oest dans ce sens qu’on dit les héros depérir L ’antiquité des temps. L ’antiquités faisant
fait y f S Pteuves de l’Histoire, en affoiblit la vérité, &p e les monumens qui se conservent.
P a r sa * uT" DE L Acad. Fr. dit, une maison illustreest D i uohleste Sc par son antiquité. Le mot anciennetés 0n ppJU'opre à l’égard de l’origine des familles. Mai-Par 1„ U re Par son ancienneté. Monumens respectablesfcr q> l n antl quité.
désirs quelquefois un terme collectif par lequel onti'hftrL ^ous ceux qui ont vécu dans les siècles fortfait d e CS • uotre. L 'antiquité croyoit... il ne s’est rienfier au x mieU ? h ans toute Xantiquité. Il ne faut pas se2’ o exag ^ at -l°ns de la glorieuse antiquité. S. Evr.
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Antiquité , se dit aussi des monumens qui nous restentdes Anciens. Voilà une belle antiquité: mais en ce sensil est ordinairement employé au pluriel. Les antiquitésde Rome, de la Grèce. Joíephe a écrit des antiquitésjudaïques. Le grand ouvrage de XAntiquité expliquéé& représentée en figures par le R. P. Dom Bernard deMontfaucon, a déja été imprimé deux fois en dix vo-lumes in-folio 3 Paris 1719 & 1722. Il épargnera lalecture d’un grand nombre de livres fatiguans Sc en-nuyeux. Les figures formées fur tous les monumens quinous restent de Xantiquité , font le fondement de cetouvrage, Sc portent, par le secours des yeux Sc de l’i-magination, la lumière à l’esprit sur une infinité d’an-ciens usages. On trouve dans ce Recueil hon-seulementce qui est dans les grands corps d 'Antiquités grecques& romaines, mais encore ce que leurs Auteurs n’ontpoint infère dans leurs vastes compilations.Le Sup-
plément en cinq volumes in-folio ,Paris 1724, est faitavec le même choix & la même exactitude. Méthodepour étudier rHifl. Le public est prévenu que la pre-mière édition de XAntiquité vaut mieux que la secon-de. Mais la seconde vaut au moins autant que la pre-mière : elle est plus correcte, & les planches ont été
fort bien retouchées.Il n’y a eu qu’une édition du
Supplément.
ANTIRRHÉTIQUE. adj. m. & f. &s. m. Terme Dog-matique. Contradictoire , fait pour combattre, pourréfuter. Antirrheticus 3 a 3 um. Un ouvrage antirrhé-tique. Nicéphore avoir fait trois antirrhétiques contrele concile tenu à Constantinople fous Constantin Co-pronyme. Plusieurs Savans ont donné à leurs ouvragesle titre d 'Antirrhétiques. Le P. Sirmond fit deux An-tirrhétiques dans la dispute qu’il eut avec Petrus Au-relius.
Ce mot est grec , Sc vient d’AA, contra 3 Sc p/»,dico.
ANTIRRHINUM. f. m. Antirrhinum. Plante. Elle porteune fleur rouge. Sa tige est semblable à celle de l’Ana-gallis, aullî-bien que ses feuilles. Dioscoride dit qu elleembellit ceux qui s en frottent. Cette plante est appeléeen françois, Mufle de veau.
ANTES ALLE. f. f. Procecus 3 Antoœcus. Pièce d’appar-renient, lieu qu’on trouve avant la salle. Une grandeanti-falle 3 une belle anti-falle.
AN TISATYRE. f. f. Réponse à une Satyre , ou Satyreopposée à une autre. Ce terme n’estpas usité; mais M.Fléchier s’en est fervi. M. Perrault, dit-il, ma envoyéson Apologie du mariage, & je sais qu’il y a beaucoupd’autres Antisatyres.
ANTÏSCES. Terme d’Astrologie judiciaire. Antiscïus.Les antiflees font deux points du ciel également éloi-gnés des tropiques. Le taureau Sc le lion font deux si-gnes antisces.
ANTISCIEN. f. m. Terme de Géographie. Hétéroscien,qui a les ombres opposées. Antifcius. Ce mot se ditdes peuples des zones tempérées , Sc en général despeuples & des pays qui font de part & d’autre au-delàdes tropiques ; Sc on les appelle Antisciens 3 parce qu’àmidi leurs ombres ont des directions opposées, celledes peuples qui font au-delà du tropique du capricor-ne , portant au sud ; & celle des peuples qui sont au-delà du tropique du cancer, comme nous en Europe ,se tournant vers le nord. Les peuples du nord font ^/2-tisciens à ceux du midi, parce qu’à midi les uns ontleur ombre vers le pôle boréal, & les autres vers leméridional.
Ce mot vient de àm, contre 3 Sc de , umbra 3 om-bre.
ANTISCORBUTIQUE. adj. de;, g. Contraire au scor-but , qui guérit le scorbut, f dT Épithete que l’on donneaux médicamens auxquels on attribue la propriété deprevenir ou de guérir le scorbut. Antifcorbuticus 3 a 3um. II est certain que par une providence particulièredu Créateur, chaque région produit les plantes propresà guérir les maux des peuples qui l’habitent. Dans lespays septentrionaux & marécageux, où le scorbut estsi ordinaire, pilluleiit de tous côtés des plantes and-scorbutiques t telles que la ficaria, la ménianthe, la car-