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Tome premier. [A - BOU.]
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damine , le cresson , la cochlearia , &c. Journ. desSav. p. 2Ç /-

%CT ll est aufli substantif. Ce malade fait usage des an-tiscorb utique s.

ANTISCOTI. Voyer Anticosti.ANT1SCRIPTURA1RE. s. m. & f. Contraire à l’Ecri-ture. Antiscripturarius. Nom de secte. Voye\ Anti-nome.

Ce mot est partie grecLc partie latin, «n 1 , contra ,

8c scriptura , écriture.

ANTISPASE. s. f. Antispasis. Terme de Médecine. Ré-vulsion, retour d’humeurs, cours qu’on leur fait pren-dre vers la pairie opposée à celle sur laquelle elles sejetoient. On s’en sert à l’cgard des humeurs qui fontdéja en mouvement, pour les jeter fur une partie op-posée; car une humeur qui est déja fixée dans une par-tie , ne peut point être évacuée par révulsion, mais pardérivation, à cause qu’on ne peut l’attirer que vers lesparties voisines. D’«*ti', contre , & m» , tirer.ANTISPASMODIQUES, ANTISPASMATIQUES ,ouANTISPASMIQUES.fi m. pi. Terme de Médecine.Remèdes contre les convulsions. Tels íont la thériaque,les sels volatils, le sel sédatif, seau impériale, l’esprit desuccin, la liqueur de corne de cerf succinée , les pa-régoriques, les narcotiques. Ce mot vient du grec «Vi,contre , 8c warpa , convulsion. Col. de Villars. Ilest aulîi adj. Remède antispasmodique.ANTISPASTIQUE. adj. Epithète générale des remèdesqui opèrent par révulsion.

|(Cr II est ausi substantif, fies antìspastiques opèrentpar révulsion, c’est-à-dire, en détournant les humeursfur des parties différentes de celles où elles s’étoientfixées.

ANT1SPODE. fi m. Faux ípode que les Médecins met-tent en usage à la place du vrai spodium , qui est dif-ficile à recouvrer. Voye^ dans le Dictionnaire des Artsla manière dont Diolcoride faisoitles médicamens sup-plétifs, que l’on appelle Antifpodes.V oyez auíîi Spode.ffá” ANTISTICHON. fi m. C’est ainsi qu’on a appelé lechangement d’une lettre en une autre, olli, par exem-ple , pour illi.

ANTISTROPHE. fi f. Antistrophe , alterna conversio, jFigure grammaticale, qui se ait quand de deux ter- imes ou choses conjointes 8c dépendantes l’une de l’au-tre, on fait la conversion, ou le renversement réci-proque: comme le serviteur du maître, & .le maîtredu serviteur. Cette dernière phrase est une antisirophe.Antistrophe. 0CF Terme de poésie chez les Grecs.C’est ainsi qu’on appeloit une des stances des chœursdans les poésies dramatiques. L ‘Antisirophe étoit unedes trois parties de l’ode, dontles deux autres senom-mo-ient strophe 8c spode, fia sirophe & l ’antistrophecontenoient toujours le même nombre de vers, tousde même mesure, &pouvoient conséquemment êtrechantées fur le même air. L’épode comprenoit des versplus longs & plus courts, fie chœur chantoit la stropheen se tournant adroite du côté des spectateurs,& Xan-tistrophe étoit la stance suivante que ce même chœurchantoit en se tournant à gauche, fie mot à’antistro-phe n’est pas connu dans notre poésie françoise.

Ce mot vient d’«si™, contre , & de *7 ^, strophe ,qui vient de r p £4 ? M , je tourne.

ANTiTACTE fi m.& f. Antitaclicus , AntitacLs,. Nomde secte ; Hérétiques sortis des Gnostiques. fies Anti-tacles avouoient que le Dieu Créateur del’universétoit bon & juste; niais ils soutenoient qu’une de sescréatures avoir créé la nature du mal, 8c nous y avoirengagés pour nous opposer au Dieu créateur ; & qu’ilFalloir nous opposer à cet Auteur du mal pour vengerDieu. C’est de là que leur vient leur nom , formé dugrec aVlila-rTM, qui signifie opposer, être contraire a dé-serté que Antitacle signifie, celui qui est opposé,qui estcontraire. Clément Alexandrin parle des Antitacles ,Strom. Liy. III. & c ’est de lui que nous tirons ceci.S. Augustin en parle auffi , hetres J S .ANTITAURUS. Chaîne de montagnes de l’Anatolie.Antitaurus . C’est une branche du mont Taurus ; elles’en sépare à la source du Cidne , & s’avance vers lenord-est jusqu’à l’Euphrate. Ces montagnes ont au cou-

ANT

chant les Beglierbeglicks deCaramanie 8c deSiwar,& au levant celui de Marasch. On les appelle Anti-taurus , parce qu’elles font opposées au mont Taurus,/qui est situé de l’cuest à l’est, & sépare le Bcsi íe sty'glich de Maraích de celui de Chypre, 8c d’une pMiede celui d’Alep. On dit que les habitans de ces i»F n 'tagnes les appellent Rohan-Taur. Au reste, il ^dire le Mont Taurus , 8c Y Antitaurus , 8c non p° IlirTaur 8c Antitaur.

ANT1THÉES.fi m. pi. C’étoientde mauvais génies,ditArnobe, qui invoquoient les Magiciens, 8c qui » e jtoient propres qu’à faire du mal. Arnobe est le st 11qui en ait parlé.

ANTITHÉNAR. fi m. Terme d’Anatomie. C’est un pe-tit muscle composé , placé obliquement sous les ° sdu métatarse. Il est attaché postérieurement à la P aI 'tie inférieure du second, du troisième & du quatrièmeos du métatarse près de leurs bases, au ligament vois»du premier & du second de ces os, aux ligamens voi-sins des os du tarse , 8c enfin aune aponévrose late ra ,du muscle , qu’on appelle communément Hypoth'-'nar. Toutes ces portions íe concentrent, 8c s’actache lll:au côté externe de l’os sésainoïde externe, 8c à h Y 31 'tie voisine de la première phalange du pouce. Vs IîiS slow. Il prend son origine de l’os du métatarse, st 1soutient le petit orteil, & paflant obliquement sucautres os, va s’insérer par un fort tendon à la p- r£ieinterne du premier os du pouce , qui tire en deh°r svers les autres orteils. Dionis. Il est nommé Anthistnar , parce qu’il est l’antagoniste de l’adducteur ,se nomme Thénar. fie pouce de la main a aufli fofiAntithénar , qui a de même son adducteur, fie mu»cle antithénar s’appelle autrement le demi-ojseux d* 1pouce ? le demi-interosfeux du pouce.

ANTITHÈSE, fi f. Figure de Rhétorique , qui consu [ídans l’opposition des pensées ou des mots. Antithèse>Contentio. Grand dans le petit, petit dans le gra»»*Ceux qui font des antithèses en forçant lesimitent ceux qui font de fausses fenêtres peur la vmétrie. Paso. S. Augustin, Salvian, & plusieurs aUtres Ecrivains, ont fort aimé les antithèses. Auj°*j^d’hui les antithèjes font fort décriées. Desinarêts si 1dire à son Poète des Visionnaires : » Puis j’aimai l’^ 72 '-- tithèsie au sortir de l’école. Jettez-vous fur les Ypsi'« res, & presque toujours fur les antithèses» êtes appelé à ce style , il fijut que chacun suive 3» vocation. Racine. Si on ne bannit pas absolu»» 11Y antithèse des discours, au moins ne doit-on lamettre que dans des discours d’appareil. ,

Antithèse, est aufli une figure de Grammaire, p ar aquelle on change une lettre pour en substituer ulieautre : comme on dit olli pour illi. gCT C’est ce q tì ’ 011appelle antistichon. M. du Mariais rapporte cette fiS lliSau métaplasme. Voye\ ce mot.

Ce mot vient du grec «M,'Sc--,- c’est - à - dire, °fposition. I

ANTITHÉTIQUE, adj. Qui tient de l’antithèse, fie cq ^de S. Augustin est antithétique. Le style antithétifstsaujourd’hui fort décrié ; cependant quand les antitf»sont bien justes & à propos, elles jouent agréablesdans un discours, fie style antithétique du P. d’On eíU \a ses agrémens que je lui passe volontiers. La 0»

fsl‘ ANTITRAGUES. fi m. Terme d’Anatomie. P âítie de l’oreille externe opposée au tragues. ç c

ANTITRIN1TAIRE. fi m. & f. Antitrinitarius jTrinitatis hostis. Hérétique, qui nie la Sainte Tr» 1 ’qui enseigne qu’il n’y a point trois personnes enLAinsi les disciples de Paul de Samosate, les P ,niens, qui ne croioient point la distinction d £S t ^sonnes en Dieu, les Ariens, qui nioientla divi» ltC ££.Verbe;les Macédoniens, qui nioient celle du . „| u sprit, étoient tous de vrais Antitrinitaires. On ^ ll s c \\cparticulièrement ce mot des Sociniens, qu’o» jssfaufli Unitaires, fia Bibliothèque des Antitf lTllta f.Bibliotheca Antìtrinitariorum 3 est un ouvrage F ^thume de Christophe Sandius, AntitrinitaU í . ^me, dans lequel, en suivant l’ordre des temps,une liste de tous les Auteurs Sociniens, ott &