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nìtaires modernes, donne un petit abrégé de leur vie,& un catalogue de leurs ouvrages.
ANTITYPE. f. m. Antitypum. Mot grec , qui est lameure chose que type 33 ou figure. C’est en ce íens-que S. Paul dans son Epître aux Hébreux, chap. 9.v ‘ *4, dit, que JÉSUS n eft point entré dans le saintdes saints fait par des hommes 3 qui étoit le type duvéritable. Au lieu du mot de type , on lit dans le grecde Saint Paul antitypa 3 que MM. de Port-Royal, &E P. Amelotte, ont traduit par celui de figure. LeP- Amelotte a ajouté cette remarque : Jésus-Christn ft pas été Pontis e de V ordre d’Aaron , & par con-séquent Un a pas entré dans le saint des saints figu-uatifiaujour de la Purification du Temple ; mais il eftentré dans le vrai saint des saints , qui eft le Ciel, oùU se présente à Dieu pour nous. S. Pierre s’est auffilei 'vi du mot antitype dans fa première Epître, chap. 3v : 21 3 où il dit que s Arche de Noé étoit la figuredu baptême. On lit ici dans notre édition latine ,for-rna & au chap. 9 de l’Epître aux Hébreux, exem-P luria. Si l’on veut cependant exprimer à la lettre le1110 1 d ’antitype 3 il signifie un type qui répond à unautre type 3 ou plutôt, ce qui est en la place d’untype.
Ce même mot $ antitype, signifie dans les anciensjeres Grecs, & dans la Liturgie grecque de Saint Ba-e , les symboles du pain & du vin dans l’Eucha-ïutie, d'où les Calvinistes & les Zuingliens infèrentque les Grecs ne croient pas que le corps & le sang,. e Jesus-Christ íoient réellement dans l’Eucharis-î le > Puilque c’est après la consécration que ces sym-boles íont appelés antitypes. C’est ainsi que raisonneSuicerus dans son Trésor Eccléfiaftique , où il dit ,Que de l’aveu même de Léo Allétius, dans son troi-sième Liv. de Cons. Eccl. Occïd. & Orient, cap. / jnum^ a E. Clément dans ses Constitutions, S. Cyrillede Jeruíalem, cathechj. S. Grégoire de Nazianze,& quelques autres anciens Ecrivans Ecclésiastiques ,n’ont fait aucune difficulté de se servir du mo s £ an-titype 3 en parlant du corps de Jésus-Christ. Con-sultez ce que dit Allatius en cet endroit; car il n’ydemeure pas tout-à-fait d’accord que le corps de JÉ-sus-Christ soit véritablement appelé antitype aprèsla coníécration, quoique ce mot d ’antitype se trouve‘jpres la consécration dans la Liturgie de Saint Basile." es paroles, dit-il, num. 27 du même chap. se rap-portent , aux symboles avant la consécration, SaintBaille répétant après la consécration tout Perdre de laLiturgie.
Pour mieux comprendre cette difficulté, qui estUr s e siès-grande importance, on rapportera ici la ré-P.°, e de M. Simon fur ce même sujet à M. Smith,Lree de son Livre de la créance de P Eglise orientalela transubftantiation 3 imprimé à Paris en 1687.Voroi cequ’ildit à la page 3 4, & suivantes. Les sym-b °les du pain & du vin, dit-on, font appelés antìty-■P ej j même après la consécration dans la Liturgie desr Çcs, d’où Pon infère qu’ils font très-eloignes en cela/• Ja croiance des Latins. Mais M. Smith paroît peuj^ Va , nt dans la Théologie des Grecs, lorsqu’il dita, nient , qu’ils appellent antitypes les symbolesrue^ S a consécration. Il n’y a point de Grec presente-f dc même depuis neuf cens ans, qui soit de ced’a "^cut. II est constant que les Grecs SchismatiquesUest^^âhui prétendent tous, que la coníécrationc ■ Achevée qu’après la prière qu’on nomme Yinvo-] a -fi n du S. Esprit; laquelle prière est rapportée danslès f tUl ^ c » a près les paroles où les sacrés symbo-â nommés antitypes. Marc d’Ephèíe, qui étoitren C C P art * contre lès Latins dans le concile de Flo-p Ce ’ I e sert même de cet endroit de la Liturgie,sinvn! bouvet que la consécration ne consiste pointauls C ! llen ? dans ccs paroles, ceci eft mon corps ; maiseus/. danS . PE'lère ou bénédiction que le Prêtre faitf 0 j j ire ’ en invoquant le S. Esprit. Ce défenseur de lafl e f® Crecss’appuie principalement fur ce que S. Ba-^Près q S j appelle les symboles antitypes ,
m °n c ^ Ue ^rerre a prononcé ces paroles, ceci eftTornsp * " ou H conclut qu’ils ne font point encore
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consacrés, puisqu’ils retiennent le nom f antitypes oilfigure. Le Patriarche Jérémie parle auffi des antitypesde la même manière, & ii allure que ceux qui ont ap-pelle le pain & le vin antitypes 3 ne leur ont donné cenom qu’avantla consécration.
Ces Auteurs parlent en cela conformément atix au-tres Ecrivains Grecs qui ont vécu depuis le huitièmesiècle, où cette question fut agitée , dans le secondConcile de Nicée. Le Diacre Epiphane déclara dansce concile, au nom de tous les Evêques, que le mot£ antitypes ne pouvoit s’entendre autrement dans laLiturgie de S. Basile, que pour les dons avant la con-sécration ; & qu’après la consécration ils étoient appe-lés le corps & le sang de Jésus-Christ. S. Jean deDamas , Nicéphore Patriarche de Constantinople , enun mot tous les défenseurs du culte des images furentde ce sentiment, & l’opposèrent aux Iconoclastes,comme une forte preuve pour autoriler l’honneurrendu aux images, parce qu’on rend, disoient-ils, deshonneurs aux íaints dons, lorsqu’ils ne font encore qued es antitypes ou des images, avant la consécration. De-puis ce temps-là les Grecs parlent tous ce même langa-ge; & quelque difficulté qu’il y ait fur ce mot £ anti-type , pour savoir si quelques Peres Grecs sont appli-qué àl’Eucharistie,après ou avant la consécration, il estconstant que ceux des anciens Docteurs de l’église qui ontdonné le nom d ’ntitypes aux symboles après la consé-cration,ne croioient pas que ce mot contînt rien qui fûtopposé à la vérité de Jésus-Christ dans l’Eucharistie:& l’on peut prouver manifestement, par la dispute quiétoit entre les Iconoclastes & les défenseurs des ima-ges , qu’il n’y avoir entre eux aucune difficulté tou-chant le corps & le sang de Jésus-Christ , que lesdeux partis reconnoiffoient également être dans l’Eu-charistie après la consécration. Ainsi de quelque ma-nière qu’on explique le mot d 'antitypes , les Protes-tans n’en peuvent tirer en cette occasion aucune con-séquence contre le dogme de la transubstantiation ;puilque les deux partis supposent évidemment queles symboles du pain & du vin se changent aucorps & au seing de Jésus - Christ » etant feulementen diípute du temps auquel le changement s'accomplit.
ANTIVARI. Ville de Dalmatie. Antikarum. Elle est lurla côte du golfe de Venise, entre le golfe de Carraro &celui de Drin.
ANTIVÉNÉRIENS. íub. m. pi. Antivenerea 3 orum.Remèdes contre les maladies Vénériennes. Tels fontle nénuphar, le mercure & toutes ses préparations,les frictions mercurielles, la fumigation, &c.
ísT II est auffi adj. Remède antivénérien. Dont onfait usage contre les maladies vénériennes.
ANTIVÉROLIQUE. adj. m. & £ Qui guérit la petitevérole. Variolas fanans , Antïvarïolicus , a , um .Un remède antivérolique. Un Médecin d’Allemagnenommé Dolée , se vantoit d’avoir une liqueur ahti-vérolique 3 avec laquelle iln’avoit jamais manqué au-cune petite verole. Journaldes Sav. 171g .page 6 74.ANTIVERSIFICATEUR. f. m. Oppoíé à la poésie,partisan de la prose, íur-tout pour les pièces de théâ-tre. Voulez-vous donner gain de cause au íystèmeridicule des antiverfificateurs ? dit M. le Franc à M.de Merville , qui répond : à Dieu ne plaise que jedonne jamais dans le système des antiverfificateurs.Observations fur les Ecrits mod. tom. iP , p. 138139 -
Quoique M. de La Motte ait beaucoup écrit envers, il n’a pas laissé de se déclarer chef des Antiver-fificateurs j jusqu’à donner, pour établir son nou-veau système , une seconde Tragédie d’CEdipe enprose. Mais la cause commune des Poètes a ététrès-bien défendue par M. de Voltaire, dans faPréface de la Tragédie d’CEdipe , Edition de 1730.
M. Le Franc, après être demeuré d’accord que laTragédie n’exige pas auffi essentiellement la versifica-tion que l’Epopée, ajoute auffitôt, qu’il se serviroicvolontiers de la réflexion judicieuse & fans répliquede M. de Voltaire, qui dit, qui a le plus, ne sauroisse contenter du moins. . , . . . Obs. ibid. m
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