ANT
Ce mot vient cfdvri, 'qui signifie pour , Sc A’ "tapit,nom. v
ANTORA, s. f. Plante. Sa tige est rcncîc , il cn fort desfeuilles minces Sc découpées. Sa cime est chargéede fleurs purpurines. C est un préservatif contre les„ venins.
ANTOXA. f. £ Plante alexitère 8 c cordiale. Sá ra-cine est bonne contre 1a moríure des bêtes veni-meuses.
fr? ANTRAIN. Petite Ville de France, dàns la Haute-Bretagne, fur la rivière de CocTnon, entre Dol ScFougères, à huit lieues de Rennes*
ANTRAV1DA. Ville de la Moréc .Antravida. File est dansle Belvédère, íur la côte du golfe de C latence, au. septentrion de Castel-Tornèse.
ANTRE. s. m. Grande caverne, oU creux souterrainqui s’y est trouvé naturellement. Antrum. Uantre dela Sibylle de Lûmes. U antre de Trophonius. Il y aUn antre au pays du Mexique qui régné lotis terreplus de deux cens lieues. Voye\ Herrera. U antrede Corcos en Cilicie étoit fameux autrefois. Pompo-nius Mêla en fait une description magnifique dans sonLiv. chap. XIII.
v? Les premiers hommes se logèrent dans des antresou grottes, avant qu’ils enflent inventé les haches &•autres instrumens de fer, qui ont facilité la construc-tion des charpentes. Ils imitèrent ensuite ces grottesnaturelles par un tas de pierres qu’ils assemblèrent ; en-hn a force de réflexions, & par un effet de l’expé-tience, ils inventèrent la maçonnerie, que l’architectureacheva de perfectionner.
Lorsqu 3 un antre sauvàge , éclairé' s un faux jour ,Faí/oit de nos aïeuls le plus riche séjour ,
Et cachoitfous le frais de son ombre champêtreLes hommes & les Dieux , le bétail & son maître.
Perr,
Ce mot vient du grec , > qui signifie la incme
, chose.
ANTRIM, Antrïmum. Il y a en France Antrïrn , dans leNivemois, près de Douzy. Il y a en Irlande Antrim,ville ou bourg près du lac de Néaug, auquel il donneIon nom. Le comté Aê Antrim , Antrïmensis comita-tas 3 est une contrée de l’Ultonie, en Irlande, qui aaumidi le comté de DovVne ; au levant, celui de Lon-«ondery, dont le lac de Néaug & la rivière de Banne leseparent. 11 a l’océan Calédonien au nord, & la merd’Irlande au couchant. C’est la ville ou le bourg AAn-trim qui lui donne son nom.
ANTRISQUE. s m .Antriscus. Plante dont parlent Pline,ks Bauhins, Gesner Sc plusieurs autres. Elie est hauted’environ deux pieds , rameuse Sc velue. Sa tige estd un vert brun, rougeâtre, velue, moelleuse. Ses seuil-les^reflembient à celles du persil ou de la ciguë, d’ungoût presque insipide. Ses fleurs font en ombelle aubout de íes branches, composées chacune de cinqmuilles blanches. Sa semence est menue , longuette,n °ire, d’un goût aromatique, semblable à celle duCer feuîl, mais plus petite. Sa racine est simple, li-gueuse, blanche, aromatique, de goût de panais; elledans les haies. Elle contient du sel essentiel, deuile, beaucoup de flegme. Elle est apéritive, mais
/NTD U ^ e cn Médecine.
li ; ODoco - Bourg du Royaume de Naples, enlta-e < Interocrea 3 interocrium. Il est dans l’Abruzze ulté-^eure, s Ur le Vélino, entre les villes d’Aquila Sc. deMaty.
anÏ? OP ologie - -sanK OP omantie 0
ANTRopomORPHI-T
ANTrS )POPATH íE * ì * ^
NTr opophagie. 3 f
Anthropologie.
Anthropomantie.
Anthropomorphe
te.
AnthropopAthie.
anthropophage.
Anthropophagie.
T°us ces mots viennent d’, Peur écrire cor-ç e e Uient & exactement , il faut mettre un h ; ScOUs * es habiles gens n’y manquent point. Cependant
ÂNV 5P7
tomme lè plus grând nombre he saçhariï point le grec»ne voient pas la cause de cet A, il faut convenir quel'usage de les écrire fans h est très-eommun ; & qued’habiies gens même se laissent soUvënt entraîner patle torrent ; principalement quand ces mots font d’unuíage ordinaire Sc familier.
(fT ANTRUSTIONS.fi m. pi. Volontaires qui chez ÍesGermains, suivoient les Princes dans leurs entreprises*Voye\ Leudís-.
A N U*
A? ANUA. il y avoir deux villes de ce nom dans làPalestine,l’une dans la Tribu de Zabulon. Elle est nom-mée Noa dans la Vulgate, Neah Sc Nehak dans d au-tres versions, L’autre fur la route de Naploaíe à Jé-rusalem, dans la Tribu d’Ephraïm, íur les frontièresde celle de Benjamin,
ANUBIS, fi m, Anubis. Ancien Dieu des Egyptiens.On trouve ía figure fur plusieurs médailles latines ;entre autres fur une de k jeune Faustine, rapportéepar Tristan, 7’, I , p. ó jy , Sc fur une de Julien l’A-postat, gravée dans le fécond Tome de M, Bégcr*p^ 184. Ce Dieu y parois avec une tête de chien furun corps d’homme vêtu de l'habit de guerre des Em-pereurs , c’est-à-dire, avec k cuirafle, 1a cotte d’ar-mes, 1c paludamentum fur le tout, & la chaussurejufqu’à mi-jambe. Dans Tristan, au lieu de cuiraste& de cotte d’armes, il ne paroît avoir qu’une tunique*Il a toUjoursà la main droite un sistre Egyptien, & àk gauche un caducée, Ces Antiquaires prétendentque dans l’une de ces médailles, c’est Marc Aurèle;Sc dans Faune, Julien, íous k figure & Anubis* Oncroit op’ Anubis étoit le même que Mercure. Plutar-que, dans son Livre touchant Isis Sc. Osiris, dit qó! Anu-bis étoit appelé Hermanubís ; & Eásèbe, liv. III de:la Prép. Eváng. Rappelle ainsi, c’essà-ciire, MercureAnubis ; car Hermès est le nom grec de Mercure. Le P*Kirkcr croît que c’eroit la même Divinité que l’Hé-cate des Grecs. Les Anciens, Se fur touc Diodore deSicile, Liv* I. Plutarque Sc Eusèbe cités, Strabon »liv. IX 3 Sc Apulée, Liv . XI, le décrivent tel quenous le voyons fur les médailles, aux habits près,dont ils ne parlent pas. La statue AlAnubïs étoit tou-jours à k porte des temples, comme 1a garde d’Isis Scd’Osiris. On apporte disséttntes raisons de k tête dechien qu’on lui donne. On dit api Anubis , fils d’Osi-ris , qui fut mis aU nombre des Dieux, avoir beau-coup aimé les chiens & la chaste: qu à k guerre, oùil avoir toujours suivi son pere, il avoir une figure dechien sur son bouclier, & dans ses étendarts, D’autresdisent qu ’ Anubis sut un conseiller d’ííìs, à qui ondonna une tête de chien, pour marquer ía sagacité*D’auties veulent que les Egyptiens aient caché leUíThéologie fous cette figure, & exprimé par-là queleur Mercure étoit le seul Dieu voyant & conservanttout. Les Romains qui adoptèrent tous les Dieux desnations qu’ils avoient conquises, reçurent auffi Anu-bis dans Rome, lui bâtirent un temple, Sc lui donnè-rent des prêtres. Voye-j ce que le P. Kirker en ditdans le troisième tome de son (Edip. Egyp . p. 122 »Guichard dérive Anubis de l’hébrcu NP2, Nabahh,qui signifie latrare, aboyer.
ANVEC. adv. Vieux mot, qui veut dire avec. Borel*Le bas peuple prononce encore ainsi dans quelquesprovinces.
ês? ANUER. Terme de Chasse. Anuer les perdrix, e’eíìchoisir, quand elles partent, le moment favotabl®pour les tirer.
ANVERS. Antuerpia, Andoverpum ; Sc autrefois, à céque l’on prétend, Antuatum , Sc Antuaeutum. Les
; Flamands l’appellent Antwerpen , oU Handtwerpen ;les Allemands Antorff ; les Espagnols, Anveres, lesItaliens, Anverfa. Quelques Auteurs prétendent qu’ellfiest ainsi appelée du mot lîandt, qui signifie main , ScbPorp en qui veut dire jeter; Sc que ce nom luivient de ce qu’il y avoir là autrefois un chateau quetenoit un géant nommé Antigonus , qui exigeoit vmtribut de tous ceux qui passoient l’EÍcaut ; qu’à ceux