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Tome premier. [A - BOU.]
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AOR

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qui le refusoient, il leur coupoit la main droite , & lajetcit dans la rivière. Ils soutiennent que cela íc con-firme par les armes & Anvers , qui font un château &trois mains. C’est une fable. O autres disent qu ’Ant-werpen signifie une levée avancée , Sc que c’est 1 an-cienne porte triangulaire de la ville avancée sur l’Es-caut qui lui a donné son nom ; que c : est auísi cetteporte qui se voit dans ses armes ; & que peur lesmains ce sont des armes parlantes, ájoutées à cauíedu mot hantdj qui signifie main. Chiflet, dans sonNatale solum legum Salicarum p. /09, penche àcroire que l ’Anhunerbo dont ces lois parlent, est An-vers . Il voudroit cependant bien pouvoir changer unelettre, & lire Auhunerbo. Il croit cependant, fansrien changer, en pouvoir tirer le nom c lé Anvers. Car,dit-il, repa , ou verpa 3 sont la même chose en gau-lois qu’cn latin ripa , c’est-à-dire, rive , rivage. Ainsiun lieu où les vailleaux venoient aborder, a dû , se-lon lui, s’appeler Anderepus , & Andwerpus , ou An-dowerpisj comme 011 trouve en effet qu.'Anvers Rap-pelle dans les anciens Diplomés, Sc dans les vies desSaints.

Anvers , est fur l’Esoaut, & capitale du marquisat duS. Empire. Elle est a 17 lieues de la mer dans leBrabant, íur les confins de la Flandre. Elle a un évê-ché suffragant de Malines. La citadelle d'Anvers a étébâtie par le Duc d’Álbe , & réparée par le Duc deParme. Il y a plusieurs belles éditions d’Anvers , sur-tout du fameux l lantin. La Polyglotte de Philippe II,le S. Augustin des Docteurs de Couvain, sont impri-més à Anvers. Les Jésuites d ’Anvers travaillent depuisplus de soixante ans à un recueil critique de toutesles vies des Saints, fous le titre déAcla Sanclorum. Ily en a déja 24 tomes in-fol. Sc ils n’ont fait encoreque les six premiers mois. Pour citer cet ouvrage, ondit souvent les Jésuites d 'Anvers. La longitude A' An-vers est 24 1 ,41', Sc fa latitude yi d , 16'. Mais , se-lon les Tables astronomiques de M. de la Hire , falongitude esta M, 59', 3 ", fa latitude j y 1 d 1 o', o". L’é-levationdupolea^wmestde yi d , 1 sozy".CsossiNt.

Le quartier àéAnvers. Ditio Antuerpienfis. Partiedu Brabant espagnol, borné au nord par le Brabanthollandais, qui, avec l’évcché de Liège , le borneauísi au levant. Il a le quartier de Louvain Sc celuide Bruxelles au midi, &Ja Flandre au couchant.

ANUIT. adv. Aujourd hui. Hodiè. Vieux mot,qui vientde l’ancien usage des Allemands, Sc des Gaulois,c;mcomptoient le temps par nuits, & non point par jours.Le P. Sirmond soutient que ce mot a été fait de hátnocte. Ménage prétend au contraire qu’il a été sonnéde en, Sc de huy 3 qui veut dire, au jour de huy. Lespaysans disent encore anuit 3 pour aujourd'hui.

ANUITER, S’ANUITER. v. récip. Pernoctem iter fa-cere. Qui ne se dit qu’avec le pronom personnel. Semettre erì chemin la nuit j voyager de nuit. Ceux quis’anuitent se mettent en danger d’être volés, ou de s’é-garer dans les bois, dans les montagnes. Ce mot vieillitfort.

ffT ANURODGBURR.O. Ville d’Asie, au royaume deCeylan , dans les parties septentrionales du royaumede Candi, à plus de 3 o lieues de la ville de Conde, ducôté dix nord.

ANUS. f. m. Terme d Anatomie. C’estl’orifice du solide-ment. Anus. Les fistules à Y anus sont difficiles à gué-rir. Les Philistins renvoyèrent des anus d or avec 1 Ar-che , pour être guéris d'une maladie qui les affligeait àVanus.

Anus, en termes de Botanique , est l’orifice postérieurd une ffeurmonopétale. M. Vaillant est le premier quiait employé ce mot.

£? ANWEîLER , OU ANWEIL. Anvelia. Ville deFrance dans la basse Alsace , & non dans le Palatinatdu Rhin , comme le dit Corneille, après Maty , sorla Qucich, au-deflus de Landau. Cette ville que lesComtes Palatins du Rhin possédaient à titre d ’Enga-gifies , Sc non parce quelle étoit une partie du Pala-tinat, a été cédée à ia France par le traité de West-phalie.

A N X.

ANXIÉTÉ, f. f. Peine , tourment, embarras , travail,grande inquiétude d’esprit. Anxietas , sollicitudo. 0 »ne le dit qu’en Morale , peur expliquer cette paisio®de lame qui vient du trouble où elle so trouve, quandelle est menacée , cu attaquée par des maux violens&accablans. Quciqu’on augure allez bien de ce mot,il y a de bons Auteurs qui ne s’en veulent point set'vir > les uns le regardant ccmme un vieux mot, ct'lcsautres comme un mot qui n’est point encore établi, un’a d usage que dans le style soutenu. Ilse trouve dansNiccd.

ALT ll est employé en Médecine pour défigner cette agi'ration excessive, qui fait que dans les maladies aiguë*un malade change continuellement de place, Sc se tour-mente pour trouver une posture favorable.

A N Z.

ísT ANZALE. Royaume d’Afrique, dans laCafrerie.sts’étend le lcng d une rivière qui se rend dans l’ccéan*Ce royaume, dont parle Corneille, ne se trouve pointsor les Cartes.

ANZERMA. sainte Anne dé An^erma. Ville de la pro-vince de Teire ferme, dans l’Amérique méridionale*An^erma. Elle est íur la rivière deCauca, entre la villede Popayan Sc celle de Santa-Fé d’ Antiochia , capitaled une province de même nom.

ANZICAîN. Voye\ Ansicain.

ANZIO, ANZC). ancienne ville d Italie. Antium. C’é-toit une ville des Vclsques , pré. du cap Ansia , aumidi de Vélitri, dans la Campagne de Renie. Elie

' avoir un temple célébré de la Fortune, sous la protec-tion de laquelle elle éteir. Horace nous 1 apprend dansf Ode 3 y de son premier livre. O Diva gratum qu&regis Antium. On n’en voit plus que les ruines. Le*Sarrazins l’ont détruite.

ANZUQUI, ou ANZUQUIAMA. Ville de File de Ni'phon , An\uquium. Elle est sor la côte orientale dugolfe de Méaco.

ANZY. Anyy-le-Duc. Bourg du Duché de Bourgogne*Arsiacum. Il est sor la Recouse, à une lieue debémur*

A O C.

AOCHARA. Bourg du Royaume d’Alger , en Afrique*Aochara. Il est dans la province de Tenez, entre laville de ce nem, Sc celle de Serlelly, ou Sercelles.§LF AOMBRER. Vieux mot. Couvrir de son ombre»Adumbrare 3 obumbrare.

AON.

AONIDES, f. f. pi. Surnom des Muscs, qui est tiré û £Smontagnes de Béotie , appelées les Aíonts Aoniens ’d’où cette province elle-même est souvent nonusi eeAonie. Les Muscs éteient particulièrement honorée*sor ces montagnes. f

AONIE. Aonia. La partie de la Béotie, où il y avoir estmontagnes. Quelques Auteurs disent , que d’ah<-’ rtoute la Béotie sut appelée Aonie ; d’autres prétendesqu’ellfc n est appelée ainsi que par les Poetes, cui P 3synecdoche prennent souvent la patrie peur le tc-t't*AONIEN, ENNE. adj. Aonius. Q ui est d’ Aonie.il se dit des Dieux , il signifie , qui est honoré da^F Aonie ■ qui a des lieux qui lui sont consacrés d* 111 ' Aonie j Sc ouïes poètes disent qu’il reside, o , !r soîcs Muses Aoniennes 3 qui font auísi appelccs quectfois Aonides. Aonides Musa. - . j e

On prétend que ces noms viennent d’Aon , mNeptune, qui chafléde l’Apcmlle par les E e, ' s, 1 '. n -s’établir en Béotie , & y donna son nom au* ^ .tagnes où il sc plaça , Sc aux peuples qui les habitu

AOR.

)RANT. part. act. Suppliant, désirant, souhaitai '