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Tome premier. [A - BOU.]
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I&us. Chez les Macédoniens le mois Apellée étoic le der-mois de l’Automne. Chez les Syro-Macédoniensc ecoit le premier mois d’hiver,& chez les Tyriens le se-Çond. p'oyeç Fabricius dans son Menologium 3 &

■* es -tuteurs qu’il cice. Le quatorze de Décembre,ouApellée 3 on prit dans Césarée des fidèles qui alloienten Cilicie, pour secourir les Confesseurs condamnés aux

: Aiïcr nes ‘

, CLìTE. C m. Apellitm. Nom de secte. Les Apellitesetoient des hérétiques disciples d’un Apelle, qui sa-voir été lui même de Marcion, & qui s’éleva vers l’an*41 ou 146 : voyeç S. Epiphane , H&r. 44. S. Augustinyfr. 23. Tertul. de Pr&fcrip. ch. 30 6’ 31. Euseb.Eccl. Liv. V, ch. 13. Baron, à l’an 146. Voyez

'Ane Rcionites-

ENBOURG. Gros bourg de la vieille Marche de Bran-debourg en Allemagne. Apenburgum, Il est entre laVille de Gardeleben & celle de Soltvedel. IssF Les

APrxT Ures buttes n’en font qu une petite bourgade.a 11 • Vieux mot. Dépendre.

*1 ALENE. st m . Char attelé de deux ou quatre mu-c ] S 5 mis en usage dans les Jeux Olympiques par lesA T ~.s ens , qui s’en dégoûtèrent bientôt.

1 ENNïN. s. m. Apenninus. ( 7 est une des plus célèbresmontagnes de l’Europe. On peut regarder Y apetuunoonime une branche des Alpes. Il s’en sépare aux com-mis du comté de Nice, & des terres de Gènes, traversep partage en deux toute l’Italie jusqu aux confins dea Ivaíìli cate , oû il se diviíe en deux branches, quiu outil lent toutes deux à la mer Ionienne ; la branchefP tetlt ri°nale, en traversant les provinces de Barri &Ottantc ; & la .méridionale, en passant par laBasili-cate & les deux Calabres. Dans son cours il prend diffétens noms en différens endroits, mais trop peu célèbrespour les rapporter ici. Strabon dìvi/e le mont Apenninen deux branches-, mais la seconde est le mont nommévultur , qui ne s etend pas loin. L’endroit où Y Apen-nin touche les Alpes maritimes est près de Savone.

En ce lieu /"Apennin au-deffus des nuagesVa porter son orgueils braver les orages 3Elève jusqu au Ciel le front de ses rochers j .

Voit toute 1’ Hesperie , & commande aux deux mers ;E>e ses flancs spacieux il enfante des ondes 3Qui font au gré des Cieux les campagnes fécondesQui traînent l’abondance 3 b qui font en tous lieuxE ornement de la terre & le charme des yeux. BrÉb.fl Apennin n’est pas cependant si haut que les

Alpes.

Jadis cette montagne alongeant ses confins/flou la Sicile avecque les Latins :fis des flots conjurés les cruelles approches 3ouvrirent an passage au travers de ses roches 3Es A Sicilien détaché du Latin 3Helore garde encor le refle d’Apennin. BrÉbeue.

Isidore, Orig. Liv. I4 3 ch. S. Servius fur le XLivref Enéide 3 v. 13 3 & Paul Diacre, dans F Histoire£s Lombards 3 Liv. Z 3 ch. 18 3 tirent le nom Apen-// Alpes Ptmim 3 Alpes Carthaginoises, & pré-Par Cnt C I Ue ces montagnes ont été ainsi appelées,Me c est par-là qu’Annibal & les CarthaginoisClu etent en Italie. Mais il faut selon la remarque delû jnn lK eonnoître point l’Italie, & n avoir pointthaej ■ í re romaine, pour parler ainsi. Les Alpes car-ce pT^ffes, Pmnins, Alpes 3 ainsi appelées parce quef 0nt Ear-la qu’Annibal s’ouvrit un passage en Italie,Eer n ^ es on appelle aujourd’hui le Mont Saint-peu n • J pomme nous savons dit au mot ALPES. Onq ui £° lt . priver le mot Apennin du mot celtique Pen 3F arti f llle sommet d’une montagne, < 3 c qui avectoit P e A a , n, í e prononcerait Hapen d’où se se-cer a P enrnnus . On trouve dans la vie de S. Calo-April T TufciA J les Alpes de Toscane, Acia SS.qu’il " f f JL 3 p. S 2â& s 2 7. Si la leçon est bonne, &Une a lle ^ .L pas dire Alpes Cottia , comme porte]u n Utle vie du même Saint, il faut dire que c’estappeIle ainsi>

Jutl,n.. 1 Vdle du Duché de Slesvvick, dans la

«e. Apenroa. Elle a un bon port fur la mer

■ 0t ne 1.

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Baltique, entre la ville deFleusbourg & celle de Ha-derschleben.

APENS. adj. m. Csdes ex comparatis insidiis facla.Vieux mot, qui ne sedit qu’en cette phraíe : c est unguet apens ; pour dire, un assassinat concerté & déli-béré , fait en guettant son ennemi, en choiíîssant le temps& le lieu sav orables pour le surprendre. Aoy.Ap penser.

Un amoureux dit aussi, en se plaignant des yeuxd’une belle, qu’elle sa ailassiné, & que c’est un guetapens. style des précieuses ridicules. Les ignorans écri-vent guet d pend.

APEPSIE. f f. Digestion abolie. Ce mot est grec ««-sicomposé d’« priv. & de «A-rif coclion 3 digestion. Col

DE VlLLARS.

APERCEVABLE. adj. m. & f. Qui peut être apperçu.Quod observari 3 quod animadverti potest. Les petitesparties des corps naturels ne font apercevables qu’avecle microscope.

APERCEVOIR, v. a. Taperçoi 3 ou}’aperçois,} aperçus 3j’ai aperçu 3 ) apercevrai.Dtccmm de loin. Commen-cer à voir. Animadvertere 3 observare. Les pilotes re •doublent leurs foins, quand ils aperçoivent la terre.3 e vous ai aperçu Ôt distingué dans la fouie. Les Barba-res Y apercevant isolèrent approcher. Abianc. Onaperçoit 3 on découvre cous les jours de nouveaux as-tres clans le ciel avec les lunettes. Ménage dérive cemot du latin percipere 3 ou adpercipere.

Apercevoir signifie aussi, remarquer quelque chose parle moyen de quelque attention, réflexion ou examen,& se dit souvent avec le pronom personnel. Advertere 3deprehendere. On s’ aperçoit d’une erreur de calcul,quand on compte une íeconde fois. On ne s’ aperçoitpas d’abord qu’un argument est captieux. L’amour-pro-pre empêche qu’on ne s’ aperçoive de ses défauts.Combien de gens meurent fans s’ apercevoir de leurridicule ; Bell. Cette pente est insensible, on ne s’ aper-çoit pas qu on descend.

Apercevoir & voir, considérés dans une signifi-cation íynonime. Les objets qui ont quelque durée ,ou qui se montrent, sont vûs, dit M. 1 Abbé Girard!Ceux qui fuient, ou qui se cachent, sont aperçus.On voit dans un visage la régularité des traits, Sc'l’ony aperçoit les mouvemensde famé.

•fjtCT Une complaisance vue de tout le monde en expliquequelquefois moins qu un coup d’œil aperçu.

HéT L’amour qui se fait voir tombe dans le ridiculeaux yeux du spectateur : celui qui se laisse seulementapercevoir 3 fait sur le théâtre du monde une scèneamusante pour ceux à qui plaît le jeu des passions.

jfT Les novices Scies sottes en amour ignorent, les avan-tages du mystère, & font voir ce qu’elles ont intérêtde cacher. Les plus fines , quelqu’attention qu’ellesaient, ont bien de la peine à empêcher qu’on nes’aperçoive de ce qui se passe a u fond de leur cœur.

APERÇU, UE, part. Animadversus 3 observatus. Il alessignifications de son verbe.

APERCHER. v. a. Terme d’Oiseleur. Remarquer Fen-drait où un oiseau se retire pour y passer la nuit. Ondit, j’ai aperché un merle.

APÉRITIF, IVE. adj. Terme de Médecine, qui se ditdes remèdes qui ouvrent les pores, & ôtent l’obstruc-tion des passages des humeurs. Aperiens 3 aperitivus 3obflruclos corporis meatus aperiendi vim habens. Clys-tere apéritif & laxatif. Les cinq racines apéritivesqu’on ordonne souvent, sont celles d’ache, d’asper-ges, de persil, de fenouil, de bruscus, & celles, decâpres, d’arrête-bœuf, d’iringion.

Ce terme est aussi employé substantivement. Onfait usage des apéritifs dans les cas ou les obstruc-tions font la cause ou l’effet de la maladie.

Ce mot vient du verbe aperire 3 ouvrir.

•APERT. v. impersonnel. Patet 3 confiat 3 liquet. Termede Palais , qui n’est en usage qu’en cette phrase :c’est un fait dont il apert par telle pièce. Dans leslettres de Chancellerie le Roi dit toujours, s’il vousapert.

APERTEMENT. Vieux adv. Clairement. Apertè yclaré 3 manifeste. On voit apertement qu’un tel essetvient d’une telle cause*

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