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Tome premier. [A - BOU.]
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Ce mot 11e feroit pas un bel effet dans un discourspoli. Il .doit s'écrire avec un seul p, venant du latinapercé , qui signifie la même choie. Mais Marot ré-crit avec deux p.

APERTISE. s. £ Ce mot est en usage en basse-Norman-die , où Ton dit, pour se mocquer d'un conseil ridi-cule, ou d’une imagination sotte : voila une belle aper-tise. D ’ adperhia , fait de peritus. Ménage. Il étoitfrançois du temps de Louis XI, lorlqu’on publia les•cent Nouvelles nouvelles, dans la dernière desquellesse voit l’exemplc suivant: les peres & les mcres pre-noient grand plaisir à voir leurs enfuis jouer 8c fairesouplesses & aperùfes ..... Les vieux Dictionnairesexpliquent aperùfes par agilité.

&T APÉTALE, adj. de t. g. Terme de Botanique, quise dit des Heurs qui font fans pétales. Apetalus. Voy.aux mots Fleur & Pétale.

APETISSEMENT. f. m. Diminution. Diminutio , im-minutio. Vapetijfement qui paroît dans les objets éloi-gnés , est une espèce de phénomène. Perr. Ce motse trouve dans une déclaration de François I, du a7Décembre 1541, pour signifier quelque espèce de tri-but. Car il disque ses prédécesseurs ont affranchi lesSecrétaires du Roi, de toutes entrées, illues, barra-ges, choquets, apetifscmens 3 8c autres subsides, tri-buts, & impositions quelconques. Tessereau.

APETISSER. v. a. Rendre plus petit. Minuere 3 immi-nuere. tfT Apetisser un manteau ; e est le rendre pluscourt, rapetisser vaudroit mieux. A petisse r un tas deblé ; mauvaise façon de parler des Vocabulistes, c’cstle diminuer.

fsiT Apetisser, est austî neutre. Les jours apetijsent 3deviennent plus courts. Decrescunt dies.

‘ifT II est aulli réciproque. Cette étoffe Rapetisse àPeau.

APETlSSE, EE. part. Minutus 3 imminutus.

APÉTOU. f. m. 8c f. Péuule de l’Amérique méridionale.Apetuba. Les Apétous font dans le Brésil, près dugouvernement de Porto Séguro.

A-PEU-PRÈS. adv. Presque tout. Pene 3 fermé totum.Je vous rapporte à peu-près la substance de la haran-gue. Vaug.

A-peu-près. adv. Presque. Ferè 3 penè ,ferme. Me voilàà-peu-près auisi incertain que j’étois.

fsT APEX. f. m. Bonnet à l’usage des Flamines & des'Saliens. Pour qu’il tînt bien fur leur tête , ils l’atta-choient fous leur menton avec deux cordons.

A P H.

$ 3 “ APHACE. Aphaca 3 lieu dans la Palestine, entreByblos & Heliopolis, où il y avoir un temple de Vé-nus Aphacitides, en l’honneur de laquelle tous ceuxqui y alloient, s’abandonnoient à toutes fortes delas-civetés, parce que Vénus y avoir embrassé Adonis.Cette infâme superstition vient peut-être de ce que lemot aphaca dans la langue Syriaque, 8c conséquem-ment dans celle des Phéniciens, signifie embras-sement.

APHAGITE. adj. £ Surnom de Vénus. Voyc\ Patri-cie précédent. Prés du temple de cette Déesse, étoitun lac semblable à une citerne. Ceux qui venoientconsulter 1 oracle de Vénus Aphacite 3 jettoient dansle lac leurs presens; il n’importoit de quelle espèce ilsfil fient : s ils croient agréables à la Décile, ils alloientau fond, si elle les re j étroit, ils surnageoient, fût-cede Por ou de Pargent.

APHARA. Ville de la Tribu de Benjamin, dans la Terre-Sainte. Aphara. Adrichomius la place près d’Almath,vers le nord.

APHEA. £ £ Terme de Mythologie. Divinité adoréepar Eginètes 8c par les Cretois. Pindare a fait uneOde en l’honneur de cette Déesse, qui avoir un templedans Pile de Crète. C'est la même que Diane.

APF 1 EC. Ville de la Tribu d’ Afer, dans la Galilée, pro-vince de la Terre-Sainte. Aphec.

Aphec, est auffi le nom d'une ville de la Tribu d’Issa-char. Aphec. Sous les Chananéens, elle étoit capitaled’un royaume. Elle se nomme aussi Apheca 3 fém.

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APEîECA, est encore le nom d’une ville de la Tiibude Judo. Apheca. On dit qu’elle se ncmnaoit auAseca . , . r

APHÉLIE, s. m. Terme d’Astronomie. £CF C’estle P°|^de Porbite d une planète où elle íe trouve'dans si-P lugrande distance du soleil, le point diamétrale 11 ’* 1 ' 11opposé au périhélie. Aphelium summa absis.îfj~ Les astres qui tournent autour du soleil, ne l0npas toujours également éloignés de lui. Ils font “ al lleur aphélie, lorfqu’ils font dans leur plus grande mtance; ils font dans leur périhélie, lorlqu'ils fontleur plus petite distance du soleil ; 8c ils font dans Ldistance moyenne, lorlqu’ils font auisi éloignés de Etaphélie, que de leur périhélie.fJ' M. Halloi a donné une méthode géométrique P° utrouver les aphélies des planètes.

|ÍCT Suivant les observations, la plus grande diffi-de la terre au soleil est de 20976— rayons ten ctres.

$CF Sa plus petite distance de 20275 3.fCF Et ía distance moyenne de 10616.

Un rayon terrestre contient environ 1433 lieues- /|CT Aphélie, est aussi adj. de t. g. La terre est nsisilie, lorlqu’elie est dans le point de son orbite le p lllSéloigné du soleil. Mars aphélie.

Ce mot vient de AU, & de /'aw , soleil.APHÉRÈSE. 1 . £ Aph&resis , abscisso. Terme de Gram-maire. Retranchement, figure par laquelle on retran-che quelque chose au commencement d uncomme conia , pour ciconia ; temnere , pour contas:nere. L’on a dit au commencement du mot ; car si ‘ eretranchement se faisoit au milieu, ou à la fin, cene seroit plus une aphérèse 3 mais une syncope, ûtlune apocope.

APHÉS 1 EN 5 . f. m. pi. ou adj. pris substantivementTerme de Mythologie. Surnom qu.’on donnoit quoquesois à Castor & Pollux , qu’on croyois prési^aux barrières, d’où l’on p arroi r dans les jeux puvlM-D ’ t emitto. ,

APHÈEE. Terme d’Astrologie. Aphète est la plan etíqui donne la vie. ,

•íp- APHÍOM CARASAR. Ville de la Narolie, dm[ liprovince de Germian, près de la rivière du Miu^ r f’011 croit que c’est l’ancienne Hiérapolis, près “Méandre.

APHONIE. £ £ Terme de Médecine. Extinction de* 0 '*qni arrive aux malades par le vice des organes desnés à cette fonction. Ce mot est grec, , comp 0 £

d’« privatif, 8c de , voix. Col de Villars- .APHORISME. £ m. Maxime, ou règle générale , P 1 ’ 1 ^cipe d une science, proposition qui renferme en f c dde mots une maxime générale. Aphorismus. U Iiedit guère qu’en Médecine 8c en Jurisprudence- ^aphorismes d’Hippocrate. Des aphorismes politH 112 ’'Des aphorismes de Droit.

Aphorisme, se dit quelquefois figurément de cest u °regarde comme un principe certain. Je tiens cela P° uun aphorisme. ,

Ce mot vient dugrec qui signifie la m c ‘ .

chose, d’açifi'Ça , separo ,seligo, jeíépare, jecho‘ llS ’c’est-à-dire, Sentences choisies, séparées.APHORISTIQUE. adj. m. & £ Terme de Mcdef^Aphorisiicus , a , um. Qui appartient à l’AphorU 111 ^’qui a la forme d’aphorisine. On auroit été au-d iVi1 ^de ces abus, si l’on avoir retenu en Médecine 1 * ffénière d’écrire d’Hippocrate, dont le style npho fi rque , simple 8c concis, n’a rien de superflu. Jo°^DES S.

APHOSIATIN. Port de la Romélie, dans la TflWjgd’Europe. Ephesorum portus. Il est fur la cot e rla Mer-Noire, à quelques lieues au nord de U°tantinople. i. s

CGF APHRACTE. £ m. Aphractus. Nom Grec a si e ^Anciens donnoient à une espèce de barque ° ubrigantin, sans pont., & fans tillac.

APHRODISÉE. Voye% Apodosia. j e

APHRODISIADE. £ f. Aphrodisias. Nom s » ten g, 3de Vénus, d’une île qui paroît avbir été , ?^r1que \Aphrodisie de la mer persique, &C de !