APO
m e est une des nappes qu’on met fui' Lautel dansl’Eglisegrecque.
APlOMER. Vieux mot qui vouloir dire endormir 3 se-lon store!, & que Ton trouve dans Pathelin & dans Ni-c od. Je luis tout a p lomé, c'est-à-dire, je fuis tout ap-pésanti. Menac-e.
APLUSTRE, s. m. (Test, disent les Vocabulistes, lenom que les anciens donuoient à un ornement qu’ils :plaçoient à la partie la plus élevée des poupes. Cestle
^ mot latin francisé.
C’est proprement une petite pièce d'étoste qúi penddu haut des mats. Aplujlre , is , aplufira , orum ,a plujlrïa 3 um. Voyez Flamme, terme de Marine.
A P N.
APNÉE-, f. f. Apnoea, ck. Terme de Médecine. Etat dansle quel l a respiration paroît supprimée; c’est-à-dire,st u clle est íì petite, si rare & si tardive, qu’il sembleP Ue les malades ne respirent plus, & soient fans vie,colume il arrive quelquefois dans la passion hystérique,ta syncope, l’apoplexie, la léthargie. Ce mot est grec,st vient d’« privatif, & de , je respire.Col de Villars. Heraclite , dans Galieri, Liv. Ide dijsic . sp- ir .' f e f err J e cette expression en parlant deta respiration des malades qui font près de tomber ensyncope, & dont les extrémités font refroidies, laquellec st si foible, si difficile & si lente , qu’elle paroît enquelq Ue Loire éteinte.
APO.
APOBOMlES.s. f. pi. Apobomia. Fête chez les Grecs,où l’on ne íàcrifioit point fur Laurel, mais à terre &fur le pavé. C’est ce que le nom signifie ; d es ra ots A», 1 ,loin , & Ew/j-5!, autel.
APOCALYPSE, f.s. Apocalypfis. Terme grec, qui si-gnifie révélation. Il s’applique particulièrement au der-nier Livre du Nouveau Testament. Il contient les ré-vélations de S. Jean fur plusieurs mystères. Il écrivitson apocalypse dans l’île de Parhmos où il étoit relégué:° n ne convient pas si c’étoit fous le régné, & pendant laPersécution de l’Empereur Domitien. C’est le livre dunouveau Testament sur lequel les sentimens des Peres, <kS ^moignage de l’Eglise ont le plus long-temps varié.
• Jérôme rapporte que les Eglises grecques doutoient.ta canonicité del 'Apocalypse. S. Basile, & S. Gré-goire de Nazianze, la rej croient; &le concile deLao-^icee n’en fait point mention dans le Canon desemures. Quelques-uns même l’ont attribué à l’héré-stUe Cérinthus : & d’autres à un autre Jean, disciplee N Jean. Denys d’Alexandrie trouvoit que ì'Apoca-ypje etoit écrite en mauvais grec, & il y avoir remar-^ Uc des fo!écismes,de des barbarismes. “ Je crois pour-ta nt, difoit-il, que Y Apocalypse contient un sensSj Cac bé & mistérieux, & j’admire ce que je ne íau-S T° u- oomptendre , plutôt que de le condamner. »quMl 5 h'énée, &S. Augustin, n’ontpoint douté^ e e lle fût canonique. Le troisième concile de Car-C1 'éf C 597 3 l’a mise dans le Canon des Livres sa-litant r de P uìs - le s Eglises d’Orient & d’Occident la- ns le nom del’Apôtre S. Jean.
{ tanùs^ r ° m i e 5 í^ns une c * e ta’ s Epîtres qu’il écrit à Dar-
n’ctoir ]' ai c c ta ^Apocalypse comme d’un Livre quiJ e p Point reçu communément des Eglises grecquestas A 1 te |' n P s î niais le Cardinal Baronius prouve dansp as squales , que cette peníée de S. Jérôme ne peutpsian rC Vra j e dans toute son étendue, puisque S. Epi-fi e yjí vivoit en ce temps-là, a défendu l’autoritétr e cont re les hérétiques Alogiens, &ccn-
àçv- ueodotiens. Ces Alogiens, qui l’attribuoientc ette ^ iC ’ demandoient de quelle utilité pouvoir êtresept f P 0Cal ypse 3 où il est parlé des sept Anges &desdit j 0l ?P ertes - sis tournoient en ridicule ce qui y esten Ce j S e P r trompettes ; mais S. Epiphane les accusetas O" de malice, ou d’ignorance , par les para-dais s a ‘ a . , qui a fait mention de ces trompettesPïemiere Epître aux Corinthiens, ch. j f j 2 3
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où il dit, que la trompette sonnera , & que les mortsressusciteront au son de cette trompette.
Ces Alogiens traitoient de ridicules plusieurs autreschoses qui font dans l ’Apocalypse ; & entre autres cequi y est rapporté touchant les quatre Anges liés futl’Euphrate; mais pour répondre aux objections deceshérétiques, il suffit de remarquer en général, que ceLivre n’est pas une simple histoire, mais une prophé-tie , & qu’ainsi il n’est pas surprenant que l’Auteur íesoit exprimé à la manière des Prophètes, dont le styleest ordinairement figuré. Les Alogiens avoient donctort de s’inscrire en faux contre Y Apocalypse , à causedes expressions qui leur paroiíloicnt extraordinaires.Ce qu’ils oppoíoient de plus apparent contre l’auto-rité de ce Livre étoit ces paroles du chap. 2 ., f 1 y.Ecrive ^ à l Ange de l’Eglise de Thyatire : Iln’yavoitalors , disoient-ils , aucune Eglise Chrétienne dansThyatire. S. Epiphane, qui suppose avec eux qu’il n’yavoir en effet aucune église alors en ce lieulà, estoblige d’avoir recours a l’eíprit prophétique, commesi S. Jean avoir prévu ce qui y devoir arriver dans lafuite des tems. Il y a de l’apparence que quand S. Epi-phane écrivoit contre les Alogiens , on n’avoit nointde catalogue des Evêques de cette Eglise, ou d’autresactes d’où l’on pût connoître qu’elle fût une Egliíesondée des le temps des Apôtres ; c’est pourquoi Gro-íius a répondu sagement à cette objection , qu’il n’yavoit à la vérité aucune église des Gentils dans Thya-tire, lotique S. Jean écrivoit son Apocalypse 3 maisqu’il y en avoit une des Juifs , comme il y en avoitaussi une semblable dans Thesialonique avant queS. Paul y prêchât.
Il y a aussi eu des Ecrivains orthodoxes qui ont re-jeté {‘Apocalypse 3 comme un Livre qui autorisait lesrêveries de Cérinthe touchant le régné charnel de Jé-sus-C nxus t lur la terre. Denys , Evêque d’Alexandrie,écrivit deux Livres intitulés , Des Promesses 3 où ilcombattit fortement les explications d’un Evêque d’E-gypte appelé Népos 3 qui donnoit un sens tout-à-saitJuif auxpromestes que Dieu a faites aux hommes dansl’Ecriture. Voyc ^ le mot Millénaires. Consultez Eu-«èbe , Eift. Eccles. Liv. FII 3 ch. 24 .
Quoique Denysd'Alexandrie reconnût Y Apocalypsepour un Livre divin, il prétendoit qu’il étoit d’un au-tre Jean , que de S. Jean l’Evangéíiste, ce qu’ií pré-tendoit prouver par la diversité du style ; mais il n’y arien de plus foible que les rasions qu’on tire de cettediversité du style. Il est vrai que dans la plupart desexemplaires grecs,soit imprimés, soit manuscrits, onlit à la tête de ce Livre le nem de Jean le Théologien :mais ceux qui ont mis ce titre ont voulu désigner, parcette expression l’Apôtre S. Jean, que les Peres grecsnomment le Théologien par excellence, peur le dis-tinguer des autres Evangélistes.
Erasme a été censuré par les Théologiens'de Pa-ris , pour avoir avancé, qu on avoit douté long-tempsde■ V autorité de /'Apocalypse, non-seulementparmi leshérétiques, maïs même parmi les orthodoxes 3 quidoutoient dunom de VAuteur 3 bien qu’ils le recusentcomme un livre divin. Cette proposition fut censuréepar les Docteurs, qui dirent qu’on connoissoit mani-festement par l’usage de l’Eglise & par les définitionsdes conciles, que l’Apôrre S. Jean étoit fauteur de YA-pocalypse.
11 y a eu plusieurs Livres qui ont été publiés fousle titre d ‘Apocalypse. Sozomène rapporte, que dansles Eglises de la Palestine on lisoit une Apocalypsede S. Pierre. Ilparle aussi d’une .^poca/y^/e de S,Paul,que les Cophtesse vantent d’avoir encore aujourd’hui.Eusèbe dit aussi quelque chose de ces deux Apoca-lypses. S. Epiphane parle d’une Apocalypse d’Adam ;Nícéphore d’une Apocalypse d’Esdras. Gratien &Ce-drenus font mention d’une Apocalypse de Moyse. Onparle aussi d une du Prophète Elie. Gratien nomme en-core une-Apocalypse de S. Thomas,& une de S. Etienne;Porphyre , dans la vie de Plctin , parle des Apoca-lypses de Zoroastre , de Zostrien, & de Nicothée ,d’Allogène, de Mesus. Toutes ces Apocalypses fontapocryphes &des pièces supposées. Desnìarets a fait d.e