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belles moralités fur V Apocalypse. M. Bofluet , &M. l’Abbé de la Chétardie ont fait des Commen-taires fur 1 ’Apocalypse 3 ou explications de VApoca-lypse-
Apocalypse , fe dit aullì figurément dun langage oud’un discours obscur. Obscurus sermo. Tes volumes ne ]font rien qu’un éternel apocalypse. Main. Mauvaiselocution.
Ce, mot vient d’aVoxaAusrl», qui en grec signifie ,je me révélé 3 je découvre.
Apocalypse , Chevalier de Y apocalypse: c’est ainsique se nommèrent les membres d’une société de/Fa-natiques qui se forma à Rome en 1654. Augustin Ga-brino natif de Brescìa, leur chef, se fit appeler lePrince du nombre septennaire 3 Sc le Monarque de laSainte Trinité. Ces Fanatiques diíoient que leur del-sein étoit de défendre l’Eglise catholique contre l’An-téchrist qui seroit adoré dans peu. Les armes de cettesociété étoient un sabre & un bâton de commande-ment placés en sautoir, une étoile rayonnante & lestrois noms des Anges Gabriel,Michael Sc Raphaël. Plu-sieurs des Chevaliersportoient ces armes lur leurs man-teaux & fur leurs habits. Leur nombre s’accrut jusqu 3 à80. La plupart étoient des artisans quine travailloientjamais que Pépée au côté. Ils a voient des sentimensfort dangereux. Ils soutenoient entre autres chosesqu’une femme , pourvu qu’elle ne refusât rien à sonmari, pouvoir bien se livrer à d’autres, &qu’en échangeUri mari, sur-tout s’il étoit de leur ordre,avoir la libertéde renvoyer fa femme lorsqu’il en étoit dégoûté. Ilsétoient avec cela fort charitables envers les pauvres.JL’an 1694. le jour des Rameaux, augustin Gabrinoétant dans l’Eglise pendant qu’on chantoit l’antienne ,Quis est iste Rex gloria? courut à ces mots , l’épéeà la main au milieu des Prêtres, & cria à haute voix ,c est moi qui fuis ce roi de gloire. Là-deisus on con-duisit Gabrino au lieu où l'on renferme les fous. Peuaprès un autre de ces Fanatiques, qui étoit bûcheron ,découvrit tout ce qu’il savoir de la conduite & de ladoófrine de cette secte ; on en emprisonna une tren-taine, & le reste se dissipa.
APOCALYPTIQUE, adj. m. &f. Prophétique, qui tientde la révélation. Libri vaticinii. On appelle Auteursapocalyptiques 3 ceux qui ont travaillé fur l’Apoca-lypse. Ray le, dans son Dictionnaire critique, dit queBochard étoit un Auteur apocalyptique. M. Bossuetpaste pour le meilleur de tous les Auteurs apocalyp-tiques. Guillaume Griowé a recueilli tous les Auteursapocalyptiques.
fjCF APOCHYLINNE. Terme de Pharmacie. Suc vé-gétal épailsi.
ifT APOCINOS. Danse ancienne dont il ne nous estresté que le nom. Encyc.
A-POCO. Terme de mépris, emprunté du mot Italiendapoco 3 qui signifie, malhabile.
Tandis que mon moqueur par son critique écho 3Traitoit ainsi nos chantres d’a-poco,
Fort bien 3 dit un d’entreux 3 parlant pour tousles autres ,
Nos chants font imparfaits 3 mais montre^-nousdes vôtres. De £A Motte.
APOCOPE, s. f. Apocope 3 amputatio 3 recisto. Termede Grammaire. Racourcissement, figure par laquelleon coupe quelque chose à la fin d’un mot. Ce motest grec. Il vient de fast d’cAoxstr'lw , je coupe ,
qui est composé de la préposition °G°', & du verbexoxlu , je coupe 3 je retranche. Ingem 3 pour ingenii est
f une apocope.
Apocope. AbsciJJto. Terme de Chirurgie. Espèce de frac-ture ou coupure dans laquelle la pièce de l’os est sé-parée Sc enlevee : awoxoW signifie coupure entière.On appelle aussi cette fracture apothrausts. Col. deVillARS,
APOCRÉOS. f. f. Terme de Liturgie chez les Grecs.Carniprivmm 3 Septuagesima. C’est la semaine qui ré-pond à celle que l’Eglise latine appelle Septuagéfime.Qn l’appelle apocríos } ou privation do chair 3 parce
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qu’après le Dimanche qui la suit, on cesse de mangerde la chair, Sc l’on fait triage des laitages julquausecond jour après la Quinquagéíime , où commencele grand jeûne du carême. Durant ì’apocréos 3 on nechante ni triode ni alléluia.
APOCRISIAIRE, ou APOCRISAIRE. f. m. Apocrìffrius. Envoyé , Agent, qui portoit les réponíes d UNPrince. Il fut eníuite leChancelier du Prince, &S at "doit le sceau. Dans la basse latinité on trouve Aseef'ta j s. Secrétaire, pour Apocrisiaire. Zozime le de»'nit Secrétaire d Etat pour les affaires étrangères, Sc c e 'toit la même choie que ceux que Vos picus, dans ô u 'rélien, appelle Notarios Secretorum.-Jean de la P orredéfinit Apocrisiaire 3 Secrétaire.... Chancelier ; parcequ’il est le Secrétaire du Prince , & qu’il fait ses I e .'crets. Cette qualité a été depuis principalement attt 1 'buée au député du Pape, qui résidoit de fa part àConJ'tantinople pour y recevoir les ordres du Pape, &réponse de l’Empereur. S. Grégoire étoit Apocris alsCdu Pape Pélage à Constantinople, ce fut pendant cetemps-là qu’il composa ses Morales fur Job. L’Jpfcrisiaire faisoit la fonction des Nonces ordinaires ct 1Pape auprès des Princes catholiques. Les ApocrisiÁ rcSétoient ordinairement Diacres , 6 c ils n’avoient tansqu’après les Evêques, comme on le voir par le con-cile de Constantinople assemblé durant que MenN^en étoit Patriarche, ou Pélage, Diacre de l’église ro-maine , & Apocrisiaire du S. Siège,n’est nommé quprès tous les Evêques. Quelquefois cependant 1 ’Ap 0 'crisiaire avoir rang de Légat , & précédoit même h sPatriarches. L’hérésiedes Monothéistes empêcha quo-que temps les Papes d’envoyer u n Apocrisiaire à Cons-tantinople. Dans la fuite, le Pape Léon II en envoy aun à la prière de l’Empereur: mais enfin l’hérésie deîIconoclastes, que les Empereurs soutenoient, ne prismit plus aux Papes d’envoyer un Apocrisiaire à Cons-tantinople ; & c’est proprement en ce temps-là que ^coutume d’en envoyer,qui avoir été seulement inter-rompue auparavant, cessa entièrement ; car ceux < 5 ll v eles Papes envoyerent depuis à Constantinople ap reSque les François s’en furent rendus maîtres, n’étoie îltpoint de simples Apocrisiaires , mais des Cardinal >avec pouvoir de Légat à latere. Foye^Dxs CAst e£>Boullenger. Ce ne fut point au reste les seuls N° n 'ces du Pape-qu’on appela Apocrisiaires. Il semble P iCla Novelle 6 de Justinien, Ch. II, que tous les ck rcSenvoyés à la cour des Empereurs par les Patriarche 'Sc qui y résidoient pour avoir foin des affaires de l elí fEglises, s’appeloient Apocrisiaires. Quelques-unstendent que ce fut fous ce Prince que les Papes c° liamencèrent à envoyer des Apocrisiaires à Constant^ 0 'pie : quoique Hincmar, L. De ordine Palatii 3 C. st \dise que cette coutume commença dès que la cour Jlflpériale fut établie à Constantinople. On trouve cn c stque du temps de Charlemagne on appelost Ap°st __siaire 3 le Grand-Aumônier de France. Ainsi Elistmar, dans son quatrième Opuscule, de Or d. Pal A 11 'C. 16 3 dit que E Apocrisiaire étoit celui qu’en Fr 3I,c .on appelost Chapelain 3 ou Garde du Palais , Q u£, iNostrates Capellanum 3 vel Palatii Custodem apf jjlant 3 Sc qui gouvernoif tout le Clergé du Palab- ,prenoit connoissance de toutes les affaires eccïftiques. C’étoit aussi le confesseur de tous les offi cJÊ _de la maison du Roi. On lui donnoit le nom dcrisiaire 3 parce qu’on le consultoit sur tous les casssjjportans, Sc qu’on se régloit souvent sur sa répond-vient en effet du grec qui signifie rép° n J
Il est appelé, responfalis en latin, par Hincmar, Rp'^ *
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On trouve encore que l ’apocrisiaire étoit UN ^cier dans les monastères ; c’étoit comme le ga ftie r-trésor ; il avoir le soin d’ouvrir & de fermer les ? ~tes de l’église, Sc faisoit à peu près les mêmes en ^que les sacristains font aujourd’hui. P. HélY 01 ” 5
p r 3 p. iço 3 iqi. réou
On trouve apocrifariatus dans la vie de f-IX, écrite par Wibert. Apocrisariat 3 dignité d a Pcrisiaire. .
APQCROUSTIQUES. f. m. pi. Terme de Pharm» 64