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Tome premier. [A - BOU.]
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pas les choses nécessaires pour exercer fa profession ,ou pour garnir sa boutique. Apothicaire fans lucre sedit peut-être à cause que les Apothicaires emploientdu lucre dans plusieurs de leurs compositions, &rques us manquent de lucre, ils naîtront pas les autresin-êtediens qui font nécessaires dans ces compositions.Ondit aussi d’un homme qui prend trop de remèdes,J 3 u> il fait de son corps une boutique à!Apothicaire.

AI OTHICAIRERIE. si si C’est la boutique où íè pré-parent, se gardent, Sc se vendent les remèdes. Pkar-m a.copolium. C’est aussi fart de les bien préparer. Arspharmacep&a , pharmaceutice. Cet homme entendbien 1 ’apothicairerie. Les Gardes de ïapotkicairerie Scépicerie; les Maîtres Gardes & Jurés en métier à’apo-thicairerie : le fait & état á’apothicairerie elt de plusgrande conséquence que tous les autres états quels^u’ils soient; sart d ’apothicairerie , les marchandises" a P°th'Lcairerie Sc épicerie : toutes ces phrases fontll rees des réglemens faits pour les Apothicaires Sc 1 ’a-Pothicairerie. Ces réglemens aureste écrivent toujoursPothiquaire Sc Apothiquairerie , au moins dans leIraité de la Police de M. de la Mare. Il y a dans lesCommunautés des lieux destinés pour 1 ’apothicaire-77 e. Vapothicairene de Dresde est lame use. On ditqu’il y a 14000 boe'tes d’argent toutes pleines de dro-gues Sc de remèdes lort renommés.APOTHICAIRESSE, si f. Religieuse qui a foin del’apo-rhicairerie de son Couvent , qui prépare les remèdespourles malades, &qui coníulteles Médecins en leurlaveur. Medicamentaria. C’est la Mere une telle quiApothicairesse de Ion Couvent.

On donne aussi ce nom à la femme d’un Apothi-caire , au moins parmi le peuple ; qui dit quelquefoisApothicarejfe.

APOTHRAUSE. si si Persraclìo. Terme de Chirurgie.Espece de fracture avec séparation Sc détachement dequelque esquille ou pièce de l’os. Ce mot est grec ,

, Perjraclio , fracture entière : on appelle aussicette fracture, Apocope.

tpT APOTOME. si m. Terme d’Algèbre. C’est la diffé-rence des quantités incommensurables ; l’excès d’uneligne donnée fur une autre ligne qui lui est incommen-surable , de la diagonale , par exemple, íur le côté du• carré. Apotome. Voyez les ElÉm. d’Euc. L.X.Apotome, en termes de Musique, est la partie qui rested un ton entier, quand on en ôte le demi-ton majeur.Apotomia, discijjìo. La proportion en nombre de Ya-Potome est de 2048, à 2187. Les Grecs ont cru quec ton majeur ne pouvoir être divisé en deux partiesp|les, Sc ils ont appelé la première partie a»»T*f«í,

. * a utre M/»,»* , suivant Pythagore Sc Platon- Les An-Eus ont appelé Apotome le demi-ton imparfait.Virelques-uns divisent encore Y apotome en majeur Sc

en mineur.

APn? e moc v l cnt du grec , abscindo.

"PRE. si m . Envoyé , disciple de JÉsus-Christ ,stuc a eu mission pour prêcher son Evangile par toutle Monde, & pour le porter à toutes les nations de laesí 1 ?’ A P°fi° lu s. Le symbole des Apôtres. S. Pierrem premier des douze Apôtres. S. Paul est appelé.excellence 1 Apôtre des Gentils , parce que c’estqui a fait le plus de conversions parmi eux,coi stère leur ayant été particulièrement destine,doj 111 ^ Etdui de Y Apôtre Saint Pierre aux Juifs. OnA n^p O.uelque marque distinctive à tous les Apôtres.lin ' leiTC des clefs ; à S. Paul une épée ; à S. Andréton en butoir; à S. Jacques le Mineur un ba-ser dC ^ ou ) on > à S. Jean un calice, d’où s’envole unJ' mlé ; à S. Barthélemiun couteau; à S. Philippecr ong bâton, dont le bout d’en haut a la forme deP a °^ ’ a S- Thomas une lance ; à S. Matthieu unejeur ’ Matthias un coignée; à S. Jacques le Ma-st; Ul b bourdon Sc une calebace ; à S. Simon unej a S - Thadée une massue.tl 'e ch l r 0t d 'Apôtrej dans son origine, ne signifieau-1 llémn 0 2 Clue délégué, ou envoyé; on le trouve dansII cst d <*een ce sens, qui est le sens naturel de ce mot.sòtte^Pdqué dans le Nouveau Testamenta diversesj. envoyés, premièrement aux douze disciples de

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JÉsus-Christ, qui font appelés Apôtres par excel-lence. C’est en ce fens-là que quelques faux prédica-teurs de l’Evangile contestèrent à S. Paul fa qualitéd ‘Apôtre , parce qu’il n’y avoir que ceux qui avoiencété témoins des actions de JÉsus-Christ, qui pussentprendre certe qualité. Pour répondre à ces faux doc-teurs , qui avoient séduit les Eglises de Galatie, ilcommença par ces mots la lettre qu’iNlçur écrivis,Paul Apôtre , non de la part des hommes, ni par au-cun homme ; mais par JÉsus-Christ & Dieu fortpere. Il voulut leur faire connoître que fa mission ve-noit immédiatement de Dieu, & qu’il étoit par consé-quent véritablement Apôtre.

En second lieu, le nom & Apôtre se prend pour desimples envoyés des Eglises ; comme quand S. Paul ditau ch. 16, de ion Epître aux Rom. v. 7 Salues An-dronicus & Junia mes parens , & qui ont étédVec moi ylesquels ont un grand nom parmi les Apôtres.

En troisième lieu, on donnoit le nom à Apôtres àceux que les Eglises envoyoient porter des aumônesaux sidèles des autres Eglises : ce qui avoir été prisdes usages des Synagogues , qui appeloient Apôtresces envoyés. C’est en ce fens-là que Saint Paul, écri-vant aux Philippiens, dit au chapitre second de sa lettre,qu’Epaphrodite leur a servi d ’Apôtre Sc de Ministrepour l’assister dans ses besoins.

Apôtre est aussi celui quia k premier planté la foi enquelque endroit. S. Denis de Corinthe est Y Apôtrede la France. S. François Xavier est Y Apôtre desIndes.

On donna encore au commencement de l’Eglise lenom d ’Apôtres à d’autres que les douze que JÉsus-Christ choisit. Ainsi S. Paul, Rom. XVI, ch. 7 ,dit qu’ Andronicus & Junia font considérables entreles Apôtres. Quelques-uns croient qu’on appeloit ainsiceux qui avoient annoncé l’évangile les premiers enquelque lieu.

fCF Les Evêques ont été appelés autrefois Apôtres ScApostoles. Depuis ce 110m a été donné au Pape seul,ensorte que nos écrivains François l’appeloient Apos-tole , comme Fa remarqué M. Bignon dans ses notesfur les; formules de Marculphe, pag. 2 j 1, édit. deParis i/7-4 0 . 1666.

S. Paul est aussi appelé simplement Sc absolumentY Apôtre. Les Prédicateurs fur-tout en usent souventainsi. Je sais que Y Apôtre Sc les Saints ont gémi devantDieu, de trouver dans eux l’ennemi le plus dangereuxde leur salut. Chemin. Voilà un excellent moyen dese conserver en grâce, &, si j ose le dire, de s’v con-firmer ; aspirer toujours à un nouveau degré de cha-rité , selon le conseil de Y Apôtre. Id. Loin de cettechaire cet art, qui loue vainement les hommes parles actions de leurs ancêtres, Sc qui s’arrête à des gé-néalogies fans fin, comme parle Y Apôtre , plus pro-pres à satisfaire une vaine curiosité, qu’à édifier unefoi solide. Fr ech. Avoir dé j a la mort à ses côtés, mou-rir, comme ditl’N/wre, a chaque moment, & ne s’em-presser pas d’arriver à la sainteté par la voie courte Scabrégée d’une vie fervente, il n’y a , ou qu’une stupi-dité grossière, ou qu’une infidélité au moins commen-cée, qui puisie aller jusques-là. Bourdat. Quelque-fois on dit, le grand Apôtre. Cette réponse , pourappliquer ici la parole du grand Apôtre, c’est la ré-ponse de la mort. Bourdal. Cette expression au restetsttrès-ancienne, Sc ne nous est pas particulière. Nouslavons prise des Peres Grecs & Latins, qui en usenttres-souvent. C’est aussi en ce sens qu’on appeloit àConstantinople 1 1 Docteur de l’ A pôtre une des digni-tés de l’Eglise de cette ville, dont la charge, ou lafonction, étoit d’expliquer au peuple les Epîtres deS. Paul.

On appelle aussi en termes de Liturgie, Sc mêmedans l’usiige ordinaire, les Epîtres de S. Paul du nomô Apôtre- S. Grégoire, dans son commentaire, dit,Deinde sequitur Apostolus , puis fuit Y Apôtre, c’est-à-dire, l’Epître qui est tirée des Epîtres de S. Paul.Lire Y A pôtre , c’est lire les Epîtres de S. PauL Ce nom,chez les Grecs, signifie aussi dans le même sens, & entermes de Liturgie, un livre d’Eglise qui contient les

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