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est celui qui défend le jugement. Il est appelant decette sentence ; appellant comme de Juge incompé-tent ; appelant comme d’abus.
On dit proverbialement, qu’Un homme a un visaged 5 appelant, quand il relève de quelque maladie, ouquand il a souffert quelque grande perte, ou afflictionqui lui a beaucoup changé le visage.
Appelant. On donne commmunémcnt ce nom à ceuxqui ont appelé de la Constitution Unigenitus au fu-tur concile.
Appelant , terme de chasse se dit de ces oiseaux quiservent pour appeler les autres, & les faire venir dansles filets. Avis illex. On dit aussi appeau qui est moinsusité.
tCF APPELER, v. a. J’ appelle , tu appelle , il appelle ,nous appelons , vous appelez , ils appellent , Rappe-lois. J’ai appelé. ¥ appellerai. Nous íuivons cette or-thographe par déférence pour l’Académie. Plusieursmettent deux //partout. Appeler 3 c’est dire le nomd une chose ou d’une pertonne. Appellare , nomi-nare. Comment appele^-v ous cet homme ? Je ne faiscomment on appelle cette plante. Vous Rappellerezcomme il vous plaira.
Appeler signifie aussi désigner une personne ouune chose, par une qualité bonne ou mauvaise. Onne doit pas appeler charitable, celui qui prête avecintérêt. Cet homme est sincère, il appelle toutes leschoses par leur nom.
Que de pleurs vont couler!
De quel nom fa douleur me va-t-elle appeler?
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A? Dans ces deux acceptions, appeler est aussi réci-proque. Comment vous appelez vous? je m'appelleLouis. Cela s’appelle folie en bon françois. Nomi-nari 3 nuncupari.
ffT Appeler signifie quelquefois simplement, sur-nommer j & se dit principalement des surnoms qu’ondonne aux personnes illustres. Alexandre qu on ap-pelle le Grand. Denys appelé le Tyran.
ffc? Appeler Sc nommer, ont une idée commune - , ilsen ont aussi une qui leur est propre. On nommepour distinguer dans le discours. On appelle pourfaire venir dans le besoin. Syn. Fr. Le Seigneur ap-pela tous les animaux, & les nomma devant Adam ,pour l’instruite de leurs noms. Tel est le sens du textehébreu. Il ne faut pas toujours nommer les choses parleurs noms, ni appeler toutes sortes de gens à son se-cours.
ft? Appeler ( terme de maître d’école ( nommer leslettres d’un mot, afin de le lire & de le prononcer. Ap-pellare litteras , enunciare litterarum elementa. Ilest peu en usage. On dit épeler.
Appeler, prononcer à haute voix les noms deceux qui doivent se trouver à certaine heure pourquelque chose, à quelque montre, à quelque re-cette. Ce soldat ne s’est point trouvé à la montrequand on l’a appelé. Ce rentier n’a point réponduquand on la appelé. Il ne recevra rien aujour-d’hui.
fs? On dit a peu-pres dans le même sens, ( en termede Palais) a ppeler une cause, lire tout haut le nomdes parties pour qu elles viennent plaider. Citationqui se fait à l’audiance, lorsque la cauíe doit êtreplaidée. Causas agendas citare. On vient à’appelervotre cause. La cause sera appelée à tour derôle.
ft? Appeler signifie aussi citer en jugement, en témoi-gnage. Appellare , vocare in jus. On a mis sur la re-quête , soit partie appellée. On la assigne, appellé entémoignage.
fsi? Appeler , ssi pourvoir devant un juge supérieur,quand on prétend qu’on a été mal jugé par un jugeinférieur - , réclamer son secours 6c ion autorité, pourréparer l’injustice qu’on prétend avoir ete faite. Pro-vocare ad superiorem judicem , ad superius tribu-nal.
'ísT Appeler d'une sentence. Appeler comme d’abus.
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Appeler comme de juge incompétent. Voyez Appei.Dans cette acception il est neutre.
A? On dit encore au Palais, appeler en adhérantsquand on appelle d’une íeconde ientence rendue P arle même Juge en exécution de la première, au préju-dice de l’instanee pendante devant le Juge supérieur.
f ’fT On dit figurément, quand on réclamé contre quelqueproposition ou sentence que quelqu’un a avancé ,quen appelle. Appellare ab aliquâre sententiâ. Quanon est condamné par les autres, il ne faut point en af"peler fièrement devant soi-même, S. Evr.
A? Appeler, íe íèrvir de la voix, ou de quelque fig nCpour faire venir quelqu’un, obliger quelqu’un à s ap-procher. Vocare , evocare. Appeler ses domeftiq ueS ‘Ne pouvant Rappeler de la voix, il Rappelait encore dela main. .
fCT Appeler , se dit aussi du cri dont les animaux leservent pour faire venir à eux ceux de leur espèce. L®mâle appelle ía femelle. La poule appelle íes pculims.
§3” Appeler , se dit pareillement de toutes les choí<- sdont le son sert de signe pour qu’on se trouve en quel-que lieu. Les cloches appellent àl’Eglise. La trompetteappelle au combat.
fCF Appeler en duel. Défier , provoquer à un combatsingulier. Provocare ad fingulare certamen. Autrefoisles braves tiraient vanité de s’appeler en duel pour J*moindre chose. Mais les Ordonnances de Louis XI"ont réprimé cette barbarie.
Cr? Appeler , faire l’appel, en termes de guerre, c’estune des batteries du tambour.
03“ Appeler, invoquer. Invocare , implorare. Appel&Dieu à son aide, implorer son assistance.
03“ Appeler, mander,faire venir. Appeler an Conseil»dans le propre, c’est y mander. On a tenu un gratisconseil, où tous les Princes ont été appelés. Figuré-ment, c’est écouter y consulter y déférer. En tous le*,mystères de la religion, si nous ne voulons nous trom-per , il ne faut point appeler notre imagination adconseil. Audire in conjilium adhibere.
fsi? Appeler, se dit encore pour faire monter, faire p 3 **venir à quelque chose de grand. Evehere.
Quoi! vous à qui Néron doit le jour qu il respire•Qui savez appelé défi loin à l' empire. Racine
§3” Appeler , se dit figurément de tout ce qui excite ,qui oblige de sc trouver en quelque endroit, p oUrquelque chose que ce saisie être. J’irai où lhonn £urm ’appelle. Mes affaires m ’appellent ailleurs.
§3° Appeler, se dit encore des inspirations que Dieu noP*envoie, & des marques , soit intérieures , soit exte -rieures, par lesquelles il nous fait connoître quelle cj.fa volonté. Incitare , simulare. Il ne faut point remter quand Dieu nous appelle. Dieu appela S. Pam al’apostolat.
03“ Il se dit par extension du penchant que l’on a p olírun état, plutôt que pour un autre. Cet homme n’a 3l j,cune disposition pour la guerre ; il n’étoit point apf eà ce métier-là. Acad. Fr.
jfT On dit proverbialement d’un homme qui est lm ren paroles, ou qui est trop franc, qu’il appelle les eh°'ses par leur nom.
A? On dit proverbialement & figurément d’un hom^qui s’en va lorsqu’on veut le retenir, qu’il est com» 1le chien de Jean de Nivelle, qui s enfuit quand °Rappelle Cela Rappelle y pour cela veut dire, cela ^gnine , n’est bon tout au plus que dans le discours 3milier.
On dit en termes de chasse, qu’un chien ctpPf
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en faux, quand il aboie, & clatit où les perdrix ont ete»& à la rencontre du frai des perdrix. , . j a
Appelé, Ée. part. A la Chine, la qualité d 'Appek a e jj eCour par l’Empereur , est aussi considérable q° e cd’un Envoyé. P. Le Comte. 'desti-
f£T Appelé , se dit en parlant du mistère de la F re u „nation , suivant l’exprcffion de l’Ectiture ; b ? 3 ^
à'appelés y peu d’Elus. Mulávocati 3 pauci ’V ct0Voyez Prédestination. f aV jt
Appelé, rapporté. Pour entendre ces termes , 1