4 3 2- APP
IjjCP Lc contte-applégement , est la défense da défen-deur, qui se plaint du trouble qui lui est fait.
§3* Ces mots ne font plus d’usage au Palais , mais setrouvent encore dans p labeurs de nos Coutumes.
APPLÉGER. v. a. Vieux terme de Coutume. Appléger6c cautionner un marché, c’est donner plege 3 ou cau-tion d’un marché que l’on fait. Ragueau.
APPLICABLE, adj. m. & f. Ce qu’on destine, ce qu’ondoit appliquer à quelque choie. Applicandus , addi-cendus. Dans les défenses des Lettres de Chancellerie,on met toujours, à peine d’amende applicable un tiersà nous, un tiers à l’exposant, & un tiers à THotel-Dieu. U faut blanchir ôc préparer une bordure, avantque l’or soit applicable dessus. Dans un sens figuré ondit qu’un pastage est ou n’est pas applicable au sujetdont il s’agit.
APPLICATION, f. f. Action par laquelle on appliqueune choie fur une autre. Applicatio. Application d’unemplâtre. Enseigner , apprendre Xapplication de l’ap-pareil. Application d’un remède sur la partie malade.
Application, sc dit au figuré, 6c signifie, attention del’esprit à considérer un objet auquel il s’attache. At-tentio , intentio. Il travaille avec une extrême appli-cation. La poësie demande une grande applicationd’esprit. God. On remarque que ceux qui Rappliquentaux mots & aux embelliífemens, conçoivent les chosesmoins fortement, parce que leur esprit n’étant pas ca-pable de cette double application , ce premier soin af-foiblit la vivacité de leurs pensées. Port-R. Ces es-prits profonds, dont la conduite est le fruit d’une ap-plication chagrine ou laborieuse, laissent lire sur leurvisage l’importance de leurs projets. Les Asiatiquesfuyoient le travail, jusqu’à Xapplication un peu tendueau discours. Perr. Nous ne considérons qu’avec dé-goût , 6c fans beaucoup d ’application 3 les idées abs-traites de l’entendement. Maleb. L ’application conti-nuelle des Sa vans à la lecture, les rend distraits, ôc lesenfonce en eux-mêmes. Bell.
Application , se dit austî de l’adaptation d’un passage,d’une maxime à un sujet. Accommodatio , traductio-Vapplication de l’Apologue me semble dangereuse.Voit. Cette application me paroît juste. j
Application, signifie auilì la destination d’une chose àson usage. Addiclio , deftinatio. On fait Xapplicationdes sommes d’argent qu’ií a labiées par son testament.
fíGT On dit aussi application d’une science à une autre,usage que l’on fait des principes de l’une pour perfec-tionner l’autre. Application de l’algèbre à la géométrie,de la géométrie à la physique.
ll Applicat ion des mérites de JÉsus-Christ , est unterme dogmatique, qui signifie, faction, ou lactéparlequcl Jésus-Christ nous donne, nous cède , noustransporte son droit aux biens qu’il a mérités par fatrès sainte vie, 6c par sa mort & paillon. C’est Xappli-cation des mérites de Jesus-Christ , qui nous renddignes de l’héritage céleste. L ’application des méritesde Jesus-Christ , demande en nous de grandes dií-positions. Ce sont celles qu’il faut apporter aux Sacre-mens, 6c que le Concile de Trente explique dans la VI eSession.
4J3” APPLIQUE, f. f. Terme qui désigne une chose qu’onapplique à d’autres dans certains ouvrages. Or Rappli-que. Pièces Rapplique.
fCT En Orfèvrerie, on appelle pièces R applique 3 tour cequi s’assemble pàr charnières, coulisses, goupilles, vis,écroues, agraffes, cliquets, crampons, boucles, clousou rivures.
Applique, signifie auísi l’art par lequel on applique, onenchâsse quelque chose sur une autre : comme dans lesouvrages de rapport & de marqueterie, de damasqui-nure. Vermiculatum , , tessellatum opus. :
APPLIQUÉE, adj. f. pris substantivement. Terme deGéométrie. Onsousentend ligne. Quelques Géomètresappellent Appliquées , ce que l’on appelle pl us com-munément Ordonnées. Ce sont des lignes parallèlesentr’elles, tirées à tous les points du diamètre d’unecourbe, & terminées de part 8c d’autre par la courbe, jOH, comme on le prend plus ordinairement, terminées I
A p P
d’un côté par la courbe, 8c de l’autre par le diametre auquel elles sont appliquées.
APPLIQUER, v. a. Poser, mettre une chose sur une au-tre, ensorte qu’elle y soit adhérente. Admovere 3 Û Pponere. Il y a plusieurs manières Rappliquer ; comn ^celle d’attacher avec des liens, appliquer un homme -carcan, à la question ; ou avec quelque matière gluantsappliquer une affiche à une porte, une emplâtre Wune plaie, de l’or fur une bordure; ou avec des che-villes 6c ferremens , appliquer des moplures fur unemenuiserie ; ou avec de simples filets, appliquer unebroderie fur un habit, &c. ,
Appliquer, se dit auilì de ce qui se fait par un simpattachement passager. Appliquer des venteuses , desangsues, des cautères. Cucurbitas imponere , aptare ,admovere. Appliquer un soufflet, un coup de pi c ’des coups de bâton. Colaphum , calcem , fuftein i mpingere. Cette dernière expression est familière.APPLIQUER, íe dit aussi en parlant de la destination d un?chose à certains usages ; ìf-t de l’emploi d’une ct 10à l’égard d’une autre. Addicere , defiinare. Il a apfpqué cette succession à payer ses dettes. On appliq ue ,?amendes aux pauvres, aux prisonniers. Un telBene 'cicr a appliqué aux réparations de son Bénéfice l’argende ses bois. ., r
ÌCF Appliquer , se dit aussi au figuré, en parlant de i e "prit, apporter une grande attention à quelque chol -Appliquer son esprit, ou Rappliquer à la Poësie, aU -Mathématiques. Se tradere.fiCF On dit absolument d’un homme qu’il s ’appl' Lt l ue Apour dire, qu’il s’attache fortement à quelque ch° ie 'Il sc dit encore figurément de l’adaption d’un pailag e ’d’une maxime , & que l’on fait convenir à qiicEfsujet. Accommodare. Et dans ce sens il s’emploie auau réciproque. On peut appliquer tel apologue • teapologue peut Rappliquer , & cet homme RappM u -bien des choses qui ne lui conviennent point. Unavane Rapplique jamais ce qu’on dit en général contrevarice.
Dans cette acception il signifie s’attribuer, ou psedre pour loi, ou s’approprier. S 'appliquer les louaisqu’on donne aux autres. Rappliquer le bien q llC ,autres font. Rappliquer une chose qui a été don 11pour les autres. .ç
Appliquer, íe dit aussi en matière de piété, 6c sig 111 ' 1 ’donner , procurer, conférer. Conferre , impertire-Sacremèns de la nouvelle Alliance sont des instrUto edu Saint Esprit, qui servent à nous appliquer lag 1 ^Boss. C’est aussi par les Sacremcns que Jésus-C» 5 *nous applique ses mérites, c’est-à-dire, qu’il ncus c ^_mimique ses droits, qu’il nous lait participans de*rites infinis qu’il a acquis , 6c du droit quìl aHomme-Dieu, en vertu de íes mérites, de ses ac& de ses souffrances, aux biens íurnaturels de la S 1& de la gloire. ^ ef -
Appliquer, s’emploie aussi souvent avec le pronom V ^sonnel, &sur-tout parmi les Chirurgiens, &sig lllB so,poser , se mettre. Imponi , accommodari , a dru , ^Les bandes 6c les compreííes s appliquent mie uXmouillées. , JuS
Appliquer, en Astrologie, se dit îorsqu’une plan £ ' telégère, ou d un mouvement plus violent, va à u f e ztre plus tardive, ou à son aspect. La Lune apP‘A^ e (la conjonction de Saturne , lorsqu’eìle est au P teldegré d’Ariès, & Saturne au sixième. . orsl -
APPLIQUÉ, ÉE. part. On appelle absolument, anme appliqué , celui qui est fort attaché à l’étude fscience, à une profession, à une chose dent nprincipale occupation. Jn-
APPLIS. Terme de Coutume. En Bresse, on nom. 0 ^plis j les outils que le propriétaire soumit a 1°rayer loríqu’il entre dans ia terre. u qtic
APPOINT, f. m. Menue monnoie que l’on donne^ p ClI cl’on ajoute pour achever une somme que 1 oJ1 ^ f a utfaire en grostes pièces. Pour faire cent fran c ^ ^ a p-quatre louis de 24 livres, un écu de 3 livres»point de 20 sols en monnoie.
(VP Appoint, terme de Banque. C’est la som® ^la solde d’un compte ou le montant