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Tiron. Sa Dissertation sur cela se trouve dansles Mé-jjpokes de Trévoux. A2" Les chiffres Arabes dont on*5 ssrt ordinairement dans les calculs d’Arithmétique ,1 > î, 3,4,5,6, 7, 8', n , & o qu’on nomme
\ero.
Les chevaux arabes 3 font ceux que nous appelonscommunément Barbes 3 parce qu’ils viennent de Bar-bane 3 mais ils font véritablement de race arabe. LeurVitelle est si grande, qu’ils attrapent une autruche à lacourse; Sc on les estime tant pour cela, que, si l’on encroît Marmol ,/iv. I 3 ch. 2 q 3 on les achete jusqu’à^•ste ducats d’or, & qu’on les change contre cent cha-^ Meaux.
E Golfe des Arabes , est dans la mer de Barbarie,e ' ltre la cote du royaume de Barca & celle d’Egypte.•drabumjinus , anciennement Gyqis. 11 a pris son nom* ÍL a Tour des Arabes.
A "ur des Arabes. Turris Arabum. Tour Sc vil»fi a §e d’Egypte situé fur le golfe des Arabes 3 auxcon-ns à royaume de Barca.
f- m. & f. Pris, non comme nom de peuple,lllais A comme signifiant un homme qui exige avec uneextrême dureté ce qui lui est dû. Arabs 3 Arabis intnorem ferus. Quand on a affaire à des sergens, ce font| S Arabes , qui tirent jusqu’au dernier sou. Les hô-e ûers de Hollande font des Arabes , qui rançon-nent cruellement leurs hôtes. Cet usurier est un Arabeenvers ses débiteurs, il ne leur relâche rien.
Tndurcis-toi le cœur : fois Arabe, Corsaire 3Injuste 3 violent 3 sans foi 3 double 3 faujfaire.
Bon..
x Çette expression a été apportée de la Terre-Sainte,
nu les pèlerins étoient cruellement traités parles Ara-bes.
ARABESQUE, adj. Qui est sait à la manière des Ara-bes. Arabicus. Les curieux vont voir le palais de Gre-nade , à cause des ornemens arabesques qui font mer-veilleux. On appelle Grotesques Moresques Sc Ara-besques j les peintures & ornemens où il n’y a pointde figures humaines ; des caractères arabesques 3 les let-fres des Arabes.
On appelle aussi Arabesques, en termes de pein-te , certains rinceaux ou fleurons d’où sortent desfeuillages faits de caprice, & d une manière qui n’allen dc naturel. On s’en sert d’ordinaire dans des ou-^ l 'ages de damasquinure , Sc dans quelques ornemensÀR a sinture Sc de broderie.
/SESSE, f. f. Femme Arabe. Mulier Arabs. Les Ara-fjjes des villes, différent de celles de la campagne,j el Anc. Traduci, de Marmolj Liv. /, ch. $2, dansAlU? ^ décrit leurs habillemens & leurs modes.
A 1.IE' Arabia. Grande contrée d’Asie habitée par lesr abes. Elle comprend tout ce qui est entre l’Egypte, laj? er arabique, autrement la mer rouge, Sc lamerper-/ Ue , l'Euphrate, la Syrie, la Phénicie, Sc la Pales-A Ule- Elle le divise en trois parties.
^Rabie Pétrée , Arabia Petrœa , ainsi nommée, ouc aus e de ses rochers, ou, comme on le dit plus com-à , Unei 'aenr, à cause de sa capitale, nommée Pe'tra , estf / ri , etlt de l’Egypte &de la mer rouge ; elle a au mididé( r^e heureuse, au couchant une partie del ’Arabie& p lte3 au septentrion la Palestine, ouTerre-Sainte ,L’A R / Core 1 ‘Arabie déserte.
. IE Heureuse, Arabia felix , Eudœmon, est enser-ra mer rouge Sc le détroit persique. C’est
en ai ]d £ presqu’île. Sa fertilité, sur-tout en baume,J u i ^. rr he, en encens & en toutes fortes d’aromates ,] es p ait dpnner le nom d’heureuse par les Grecs ScAí ec ° st aaìns. C’est dans XArabie heureuse qu est lai.’d RAi 7 Ue 3 h fameuse par le tombeau de Mahomet.rabiet DEser - te j Arabia deserta 3 s’étenddepuis XA-e ntr l’t lrC i l ^ eaura idi > ssisqu’à la Syrie au septentrion.Sc tu Phrate à l’orient, la Palestine, la Phénicie ,
^ABlnrrc** 6 ' a S y ric au couchant.l eva ç E. s. m. & f. Nom de secte. Arabicus. Il s’é-p n Arabie vers l’an 2.07, une secte d’hérétiques .utenoient que l’âme meuroit avec le corps, &
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qu’elle ressusciterait de même avec le corps. Ils surentnommés Arabiques de leur pays. Voyeq Saint Aug.her. S q. Nicéphore , Liv. V 3 ch. 2 q 3 Sc Eusèbe »Liv. VI , ch. s 8 j où il dit que l’on tint un concilepour arrêter le progrès de cette erreur, qu’Origcne yassista, & qu’il convainquit si bien les hérétiques, qu’ilsabjurèrent leurs erreurs.
ARABIQUE, adj. m. Sc f. Qui appartient à l’Arabie.Arabicus. La langue arabique. On appelle gomme Ara-,bique une forte de gomme qui se fond dans 1 eau, Scqui découle d’un acacia, commun en Egypte & en Ara-bie. Il y a plusieurs autres gommes qui íè dissolventde même dans des menstrues aqueux : telles font cellesde nos arbres à noyau. Le golfe arabique est la merrouge. Plusieurs Latins, le Géographe Denys & la plu-part des Auteurs Grecs distinguent la mer rouge du dé-troit arabique. Le golfe ou détroit arabique 3 sinusarabicus 3 est, selon eux, aussi bien que selon tous lesautres, le golfe qui commence au détroit de Babel-mandel , Sc s’étend entre l’Ethiopie & l’Egypte d’uncôté, & de l’autre l’Arabie heureuse jusqu’a la villede Suez. La mer rouge, Mare rubrum , Erithrum 3 ouErithr&um , selon les Anciens, estl’Océan qui se trouveentre l’Ethiopie & l’Inde. Ainsi c’est k mer rouge ,selon eux, qui entre également dans les deux golfes ,le persique Sc Xarabique j Sc de là vient qu’ils appel-lent indifféremment l’un & l’autre , Mer rouge , té-moin Sénèque. Troade, f n , Solin, ch. j8. Pline ,liv. VI 3 ch. 2q j 24 j 2s 3 Sc Liv. V3 ch. 11. D’oùvient donc qu’on a attribué le nom de Mer rouge au dé-troit arabique en particulier î Quelques Auteurs croientque c’est une erreur à laquelle les Septante, & S. PaulHebr. XI y iç , ont donné occasion; que comme ona vu qu’ils appellent le golfe arabique Mer rouge, ona cru, contre ce que nous venons de montrer, & con-tre 1 intention des Septante Sc de S, Paul, que c’étoitle nom propre & particulier de cette mer. Sc qu’il neconvenoit point à d’autres. Voyeq Mer rouge. Cedétroit s’appelle encore mer de la Mecque , Meccensepelagus. Il a environ 3 70 lieues de long. Sa plus grandelargeur n’est guère que de 80 lieues. Le golfe arabiqueest dangereux à cause des bancs de fable, des petitesîles, & des écueils qu’on y trouve. Il y a deux chosessingulières dans ce golfe. i° Une prodigieuse quantité
; de corail, dont on trouve en plusieurs endroits desforêts entières qui ont quelques milles d’étendue, Scdont les arbres font si grands qu’ils pouffent leurs cor-nes jusqu’au-delfus de l’eau. 2 0 . On y voit une très-grande quantité defherbe que les Ethiopiens appellent\uph 3 qui est rouge, & propre à faire une espèce deteinture de pourpre. Et c’est vraisemblablement decette herbe que ce golfe prit autrefois le nom de merrouge. Mat y; ou peut-être du corail Sc de cette herbetout ensemble. C’est aussi de-là que les Hébreux l’ap-pellent í)1D C3'i mer de Saph 3 qu’il faut par consé-quent traduire, mer pleine de l’herbe appelée Saph tSc. non pas en général, comme font tous nos Com-mentateurs, mer pleine de roseaux Sc d’herbes maré-cageuses.
Arabique., Pierre arabique. Elle ressemble à de l’ivoiremarqueté de taches. Broyée Sc appliquée en cata-plasme, elle dessèche les hémorrhoïdes. Calcinée ,c’est un remède contre les douleurs de dents , selonDioscoride cité par James.
Arabique , Arabicus. Titre , nom honorable qui futdonné à l’Empereur Sévère, parce qu’il conquitl’Ara-bie, & en fit une province romaine. Ses médailles por-tent L. SEPTIMUS SEVERUS PERTINAX AUG.
IMP. VII. & au revers, PARTHIC. ARABIC. ADIAB.COS II.P. P. Sc d’autres, PARTH. ARAB. PARTH.ADIAB. C’est-à-dire, Parthique, Arabique 3 Adiabé-nique ; ou Parthique, Arabique , Parthique, Adiabé-nique. Apparemment párce qu ilavoit vaincu les Par-thes en Arabie, Sedans laDiabene, Sc qu il leur a voieenlevé ces deux provinces.
ARABISER, v. a. Rendre Arabe. Ce mot est nouveau ,& ne peut pas être d’un grand usage. On attri-bue à un Turc nommé, Al-Fariabi 3 Sc parmi nousAlfarabius > la traduction des Aualy tiques d’Aristote ?