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sous le titre arabisé d’Analouhica. Merc. Fev. /73
ARABISME. f. m. Manière de parler propre des Arabes,ou de la langue arabe, idiome construction, ouphraíequi lui est propre. Arabicum idioma. R. Marin pré-tend que J marque quelquefois un jurement en hé-breu ,. comme en arabe. Âben-Ezra, qui savoit parfai-tement bien l’arabe, 8c qui s’en sert souvent pour in-terpréter l’hébreu, n’a point désapprouve ce sentiment.Toutefois il ne l’approuve pas non plus, il se contentede le rapporter ; & pour un aussi zélé partisan des ara-bismes , s'en est alsez pour nous faire entendre quecette découverte ne lui a pas paru bien solide. P. Sou c.
ARABLE, adj. m. 8c f. Ce terme n’est point dans l’usage.ordinaire ; il se trouve seulement dans quelques fac-tuins 8c écrits du Palais, & signifie Labourable. Ara-bilis , e. Ce .terrain étoit composé de terres arables.Normand. Il faut abandonner ce termeau Palais.
Ce mot vient du latin arabilis , dérivé du verbearare , aro , labourer.
ARABO UTEN. í. m. Arbre du Brésil. LesBrasiliens ontde certains arbres fort gros, qu’ils nomment Arabou-ten. C’est de cet arbre que l’on tire le bois de Brésil,si connu par fa bonne odeur. De la Neuville. Hifl.de Port. L. V 3 p. 6p. Voyez Brésil.
ARACADEP. f. m. Sorte de poisson qui se pêche dansles mers du Brésil. Il est plat, & rend en cuisant unecertaine graisse jaunâtre qui lui sert de íauce. Sa chairest fort bonne.
ÀRACAMIRI. s. m. Arbrisseau qui croît au Brésil , &qui porte un fruit qui mûrit au mois de Mars & deSeptembre. Ce fruit a la saveur douçâtre du musc ; &un peu de celle du fruit de l’arbousier. Lorsqu’il estconfi & gardé , il est rafraîchissant,il est aussi astringent,corroboratis, & il supplée fort bien au défaut de mar-melade de coings, de conserve de roses 8c autres cho-ses semblables.
ARACENA. Bourg d’Andalousie , en Espagne. Aracena.Il est à la source du Tinio, entre Séville & Xerca deBadajos. Aracena est, à ce que l’on croit, l’ancienneL&lia des Turdétans, dans l’Espagne Bétique.
ARAC-GELARAN. petit pays du Chusistan , provincede Perse. C’est la Melitene des Anciens. Melisene.
ARACH. Ville ancienne, bâtie par Nemrod.
ARACHIDNA , ou plutôt ARACHIDNOÏDE. f. f.Terme de Botanique. Ârachidnóides Americana , Ara-chidna quadris olia , villosâ , flore luteo. Plante de l’A-mérique, que le P. du Tertre,dans son II volume del’Histoire des îles de l’Amérique ,p. 121 , appelle pis-tache , & le P. Labat , dans ion voyage des îles de f Â-mérique, p. 3p , appelle manobi. La racine de cetteplante est blanche, droite & longue de plus d’un de-mi-pied, piquant en fond, accompagnée vers le milieude plusieurs fibres traçantes , 8c quelque peu cheve-lues, de disserentes longueurs; car il y en a quelques-unes qui n’ont que deux ou trois pouces de long, 8cil s’en trouve qui en ont bien quatre ou cinq, & mêmequelquefois davantage. Elle est épaisse en son colletd environ six ou sept lignes, & en diminuant inlensi-blement, esse va finir par une pointe très-déliée. Cetteracine pousse plusieurs tiges de huit à dix pouces delong, tout-à-fait couchées fur terre; il n’y a que celledu milieu qui foit tant soit peu relevée. Toutes ces ti-ges font rougeâtres , velues, carrées & noueuses, di-visées en quelques branches.
Les feuilles dont esses íor.t garnies, ont un demi-pouce de long fur un pouce de large. Esses font atta-chées immédiatement 8c fans pédicules à des queuesde près d’un pouce 8c demi de long , toujours au nom-bre de quatre , & opposées deux à deux : esses fontd’une figure presque ovale, d’un vert gai par dessus ,& blanchâtres par-dessous, relevees d’une petite ner-vure au milieu , accompagnée en fa longueur de petitsfil amens, qui s’étcndent obliquement jusqu’aux bords,médiocrement épaisses, 8c pliées légèrement en gout-tière.
Les queues qui les soutiennent, sortent des nœudsdes tiges , accompagnées de deux feuilles qui les em-brassent aulsi-bien que la tige. Elles font longues dehuit à neuf lignes, & n’en ont que quatre ou cinq de
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largeur à leur naissance, 8c en rétrécissant peu-à-peu,esses se terminent en Une pointe très-fine.
Les fleurs torrent des aisselles de ces queues & umilieu des feuilles qui les embrassent ; elles í°nt egumineuses, d’un jaune tirant un peu fur le rouge, 1°tenues par un pédicule d’environ sept à huit lignes elongueur. L’étendard ou feuille supérieure en a six * usept ou huit de largeur; ses ailes ou feuilles lateraleen ont quatre fur une de large. Il y a entre deux unepetite ouverture par où l’on découvre la base de lafleur appelée ordinairement Carina-. Elle est compost®de deux feuilles , entre lesquelles est placé le pilul,qui est tant soit peu relevé en haut, & qui sort du fonddu calice, lequel est formé en eípèce de cornet dentele.
Ce pistil, lorsque les fleurs commencent à passer,se fiche dans la terre, & y devient un fruit long & ob-long, blanc sale, tirant quelquefois fur le rougeâtre*Ce fruit est une eípèce de gousse membraneuse , In* 0 "née en sa longueur, garnie entre les sillons de plusieurspetites lignes, tantôt transversales, tantôt obliques >íuspendue dans la terre par une petite queue de sept 3huit lignes de long. La longueur de ses gousses variesouvent; il y en a d’un pouce & demi de long, &pld"sieurs n’ont pas plus de huit à neuf lignes. Leur groi'seur est assez irrégulière, les deux extrémités étant or *dinairement renflées, 8c le milieu comme creusé e»gouttière. Le bouc par où elles í ont attachées à la queue,est ordinairement plus gros que le bout opposé, qui íetermine íouvent en une espèce de pointe émoussée SCrelevée en façon de bec crochu. Chaque gousse eircomposée de deux cosses , dont les cavités quiinégales, & garnies en dedans d’une petite pessicul eblanche, Instante & très-déliée, renferment un ou deuxnoyaux ronds & oblongs, divisés en deux parties,couverts d’une petite peau rougeâtre, semblable à-p eU lprès à cesse qui couvre les amandes & les noisettes,noircit quand le fruit vieillit ou devient sec.
C es noyaux, lorsque chaque gousse n’en rensest^qu’un seul, sont assez réguliers, 8c ne ressemblent p aSmal aux noyaux de gland; mais lorsqu’il y en a deux,ils sont échancrés obliquement, l’un a la tête, l’autix 3la queue, aux endroits par où ils se touchent. La it 10 :”tance de ces noyaux est blanche 8c oléagineuse, &Í,goût en est fade 8c insipide , tirant íur le sauvage, ^ayant quelque rapport avec le goût des pois chien 0verts.
On avoir élevé cette plante au jardin royal de Mo» 1 'pellier, mais l’on n’a pu Fy conserver long-temps-
Le P. du Tertre & le P. Labat Font mal ou peu exa°ternent décrite. Le P. Plumier lui a donné le nontd’-**'rachidna. Cependant elle ne peut être rapportée 3cune des eípèces d 'arachidna dont les anciens Au :eUde Botanique ont parlé.Nous n’en connoilí ons que d £l! .^espèces ; savoir, Arachidna , aut potius AracH&s 1des Honorii Belli J. B. 2 3 3 23 3 que M. Tourner 01 ^appelle dans ses Institutions Vicia filiquas sup ra f 1 ,-jraque terram edens. 3 py 3 8c l' Arachidna TheopnsPapas Peruanorum. Cl. y p 3 que Gaípar Bauhsii 3 P -pelle Solaiium tuberosum esculentum.
Ces deux plantes portent régulièrement leurs& leurs fruits comme les autres plantes ; toute I 3 s "férence qu’il y a, c’est que l ’arachidna de J. B.les fleurs & les fruits ordinaires , porte encore des ^liques dans la terre, suspendues aux fibres de I 3 ’Aci ne ; 8c celle de Clusius y porte de grosses tubero 1tés. De forte que le P. Plumier auroit, ce sernh‘ e 'mieux fait de nommer cette plante ArachidnoiV 5 ’c’est-à-dire , plante qui a quelque léger rapport avl' Arachidna. Nissole, Mém. del’Acad. des Sc. I 7 2 '’P* ? f 7 3 &'suiv. . iltc
A V a X ‘ ts, “, Arachidna , c’est le nom grec d’une p* 3 ^du genre de celles que les Grecs appellentqui ont des fruits des deux côtés. Arachidnoìdesformé d’«/>«)(,ct'2, & de £<r«f, espèce , nessc^s 1ARACHNÉ. f. f. Terme de Mythologie. Fille d I l ^ v[ gdont parle Ovide au commencement du sixi £1Tiede ses Métamorphoses. Elle manioitl’aiguille ave ^ e ji ede dextérité, & brodoit avec tant de délicatesse » ss ^se vantoit de surpasser Minerve. Cette Déesse íe tr