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Tome premier. [A - BOU.]
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faits de la même manière dans toutes les e'pècss à’arai-gnées. Dans quelques-unes elles reífemb ent parfaite-dentaux autres jambes, & dans d’autres elles en íonttout à-fait différentes.

. Y autour de l’anus de toutes les araignées quatrePetits mamelons musculeux , larges vers leurs baies ,pointus vers leurs extrémités. Ces mamelons ontu n mouvement fort libre en tous sens. Du milieu d’en-tj' e ces mamelons, fort , comme par une filière, latqueur gluante qui produit le fil dont elles font leurs> es & leurs nids. Cette filière a un sphincter pourouvrir 6c pour fe resserrer, moyennant quoi elles peu-vent silex phts gnos & plus fin; & X araignée étant fui -pendue en l’air par ce fil, s’arrête lorsque la filière íe'erre, & elle continue de descendre par ion proprePoids quand la filière s’ouvre.

”oici à peu près la manière dont les araignées fabri-da Ctir eUrs toiles. Loríqu une araignée fait un ouvrage

■J} s quelque coin d’une chambre, & quelle peut afferUuemenr 1 ... . 11 . _ _u...

• efie écarte les quatre mamelons donr nous venons1 ira r er 5 ^ en même rems il paroi t à l’ouverture dea uliere une très-petite goutte de cette liqueur gluante,H 11 1 cilla matière de ses fils: elle preste avec effort cettepetite goutte contre le mur, qui s’y attache par son& uten naturel, 8c Xaraignée , en s’éloignant de cetudroit ,♦ laisse échapper par le trou de fa filière leP^entier fil d e J a toile qu elle veut faire. Etant arrivéed e endro « du mur où elle veut- terminer la gran-de Ul ^oile, elle y prefle avec son anus l’autre boutch ,C | ,c ìui s’y colle de même, comme elle avoitatta-{ j. • Premier bout. Puis elle s’éloigue environ l’espacedemi-ligne de ce premier fil tiré; elle y attachec lec °nd fil, qu elle tire parallèlement au premier,j tatl - arrivée à l’autre bout du premier fil, elle attacheautre bout du second contre le mur, ce qu’elle con-jiiue de même pendant toute la largeur qu’elle veutanner à fa toile; 1 on pourroit appeler tous ces fils pa-rallèles, la chaîne de cette toile. Après quoi elle tra-nse en croix ces rangs de fils parallèles par d’autre filsPerpendiculaires fur ceux-ci, & parallèles entr’eux,jl u elle attache de même par les deux bouts. C’eíl comme^. a trame de fa toile ;& comme ces fils fraîchement filése collent à tout ce qu ils touchent, ils le collent lest fur les autres, & c’est ce qui fait la fermeté de cetteav C " ^ llc l ue les fils qui se croisent,se collent ensembletîi-i C P / US de fermeté, Xaraignée manie avec les quatrefen$ t 0ns de son anus, 6c comprime en disterensQ Xelí°T ^ es droits où les fils se croisent à mesureq u , e * es couche les uns furies autres. Elle triple oufi et ^ u .pl e lés fils qui bordent fa toile, pour les forti-le s empêcher de se déchirer aisément.niat i? e ara ignée peut fournir deux ou trois fois de laai t re .P°ur faire une toile neuve , pourvu qu’elle n’enfi e jj frit une trop grande la première fois. Après cela,] a ... banque de toile, il faut quelle occupe par forcetQjj^ddme autre araignée , ou qu’elle trouve quelquen ei ab andonnée : car les jeunes araignées abandon-fi j £ eurs premières toiles pour en faire de neuves, &n’ eil S Vle mes araignées , c’est-à-dire les domestiques,l Cs t 0 - l j 0llVen 5P a s,il fautqu’elles périssent. Voilà pourp es . Cfui fe font dans les coins des chambres.tem ps 1 i iodes des jardins, Xaraignée fe met en unfur ^ au bout de quelque branche d’arbre, outi ent M / h n autre corps qui s’avance en l’air: elle s’ydeux pat 1116 ^ Ul ^ es “ x P attes feulement, & avec lesUn fi} j 1 de derrière elle tire de son anus peu à peuqu’ell e ] -p-onguent de deux ou trois aunes, ou plus,Poufl’éc C docter en l’air, jusqu à cc que le veut l’airprompt 0"Uc quelque matière solide, où ce fil fe collete ^Psei mempar ^° n gluten naturel : X araignée tire deflotte enl’ tempS Ce ^ a , 5 P our connoître file bout quiUoi t . f lr attaché quelque part; ce qu’elle con-Al ors p a , re fistance qu elle sent lorsqu’elle lire ce fil.Camelot 6 j anc t e un P eu ee fil, & l’attache avec lesElle douta ae f° n anus a 1 endroit où elle se trouve,sur Un ^ ble & quadruple ce fil, passant dessus commecor e deT *’ puis ^ mettant au milieu, elle tire en-lon anus un autre fil, qu’elle laisse flotter &

-ment en tous les endroits où elle veut attacher ses

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s’attacher de même que le premier, & de meme untr .ilième, un quatrième, òcc. de forte que fe milieu dupremier fil devient ic centre de ces rayons. Tous lesray ons étant laits, elle attache un nouveau fil au centre,8c le cuuJie 8c 1 attache en spirale fur les rayons, depuisle centre jui.qa’a la grandeur qu’elle veut donner à Latoile. Cela étant fait, elle íe niche dans le centre de fatoile, la tete toujours en bas. M. Homberg donne la causede cette posture.

L'araignée ne fe tient dans le centre de fa toile quependant ìe jour. La nuit, ou quand il pleut, ou quandil fait grand vent, elle fe retire dans une petite logequelles est faite a I"extrémité de fa toile, fous la feuilled un arbre ou d une plante, ou en quelqu autre en-droit plus solide que fa toile. Elle choisit ordinairementcet endroit vers la partie la plus élevée de fa toile, ap-paremment pour s’y réfugier promptement dans la né-celîìté: car la plupart des araignées montent fort aisé-ment 8c bien plus vire quelles ne descendent.

Quand une mouche s’est prise dans fa toile, si elleest petite, elle la prend entre fes tenailles &l’emporredans ion nid pour s’en nourrir. Quand la mouche estun peu grosse, en comparaison de X araignée 3 elle l’en-toure de fils qu’elle tire de son anus &lagarotte, puisl’empcrte paisiblement, isi la mouche est trop forte &fe défend, X araignée la délivre, mente en rompant fatoile, qu’elle refait incontinent après, ou elle en fait uneneuve.

Toutes les araignées mâles font plus petites que lesaraignées femelles. Cinq ou tìx araignées mâles ne pè-sent pas plus qu’une semelle : ce qui est assez commundans la plupart des infectes, tout au contraire des qua-drupèdes.

Les araignées de toutes les espèces font ovipares.Les unes, comme celles des jardins, & les faucheursfont une grande quantité d’œuts, & les autres en fontfort peu, comme les domestiques, &c. Elles fondeursœufs fur une partie de leur toile, les lient ensembledans un peloton, & les couvent dans leur nid. Quandon les chaise pendant quelles couvent, elles prennentce peloton d œufs dans leurs tenailles & l’emportentavec elles.

Aulîitôtque les petits font éclos, ils commencent àfiler, & grossi fient presque à vue d’œil, fans que j’aiepíìdécouvrir qu’ils prennent de nourriture.

Il y a six principales espèces d ‘araignées , i °. \Jarai-gnée domestique, c’est-à-dire celle qui fait fa toile furles murs 8c dans les coins des appanemens. i°. U arai-gnée des jardins, c’est-à-dire, celle qui fait une toile àl’air , d’un tissu plus ferré, & qui fe niche pendant lejour dans le centre de cette toile. z°. L ’araignée noiredes caves, 8c qui demeure d_ns les trous des vieuxmurs. q°. Varaignée vagabonde, ou qui ne fe tientpas tranquillement dans un nid comme les autres.5 “. \J araignée des champs , appellée le Faucheur ,qui a les jambes fort longues. 6°. Varaignée enragée,ou la fameuse Tarentule.

Varaignée domestique a huit yeux placés fur sonfront en ovale. Ils font petits, &à peu près de mêmegrandeur. Cetre araignée fait une grande & large toiledans les coins & contre les murs des chambres. Ses brasressemblent parfaitement à fes jambes, à la réservequ’ils íont un peu plus courts, & qu’elle ne les posejamais à terre. Cette espèce quitte sa dépouille tousles ans, ce que ne font pas les autres. Elle vit long-temps, grandissant peu de corps, mais beaucoup dejambes.

Dans les pays chauds il vient à cette araignée unemaladie qui la fait paraître toute couverte d’écailleshérissées & pleines de petits animaux semblables auxpoux, qu’elle fait tomber en se secouant & se remuantbeaucoup.

L 'araignée des jardins fait une toile ronde en l’air.Elle a quatre grands yeux, places en carré au milieudu front, 8c deux plus petits à chaque ccté de la tête.Les femelles de cette espèce ont les plus gros ventresque j’aie vû aux araignées. Les mâles en íont fortme-n«f?. Elles font de differentes couleurs, ordinairementfeuille morte,tachetées de blanc & de gris, quelque-