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Société royale de Londres, dans un Traite de araneis ,dit encore quelques autres particularités des parties in-ternes de ces infectes ; mais il avoue que leur petitessel’a empêché d’y rien découvrir de certain. Il ne donnedonc ceci que pour des conjectures; & dit quel’uterusn’est composé que dune cellule dans celles qui fonttous leurs œufs en une íeule fois; & de deux ou plu-sieurs dans celles qui ne les déposent qu’à plusieurs fois ;que la conformation des intestins n’est. pas la mêmedans toutes les eípèces, puiíque les excrémens dequelques-unes font liquides & durs aux autres, quoi-qu'elles vivent routes également de mouches.
U y a différentes espèces d 'araignées. M. Bon les ré-duit en général en deux : celles qui ont les jambeslongues Sc celles qui les ont courtes. A l’égardde leursdifférences particulières, on lès distingue, dit-ïl , parla couleur; car il y en a de noires, de brunes, dejaunes, de vertes, de blanches, 8 c quelques-unes detoutes ces couleurs mêlées eníemble. On les distingueencore par le nombre Sc l’arrangemcnt de leurs yeux ;les unes en ayant six , les autres huit & les autres dix,rangés différemment fur le íommet de la tête. Listerne convient point de ce fait. U en reconnoît qui onthuit yeux & d’autres qui n’en ont que deux ; ce font-là, selon lui, les deux eípèces générales. Peut-être y-en a-t-il qui ont six yeux, mais il en doute. Il distin-gue encore la première elpèce en deux , dont les unesíont celles qui prennent des mouches par le moyen destoiles qu’elles font; & il en trouve encore lous cetteespèce 28 ou 30 différentes sortes, qui font distin-guées, ou par leurs couleurs, ou par la figure de leurscorps , ou par la forme de leurs toiles, ou par la ma-nière dont elles font leurs œufs. Les autres font cellesqui attaquent les mouches à découvert, & íans leurtendre des embûches avec des filets ; qui font, i°.les araignées loups , qui font de quatre lottes.a 0 . Les araignées qui ont la forme d un Cancre ,dont le propre est d avoir les pieds de derrièretrès - courts , & qui ne font que de deux fortes3°. Les araignées phalanges, qu il range en quatreclasses. Pour la seconde eípèce générale, qui font cellesqui ont deux yeux, il la íubdivife en quatre eípècessubalternes, qui ne différent que par leurs couleurs &Sc leurs crêtes. M. Bon croit que les araignées fontandrogynes, ayant toujours trouvé les marques dumâle dans celles qui font des œufs. Lister est d un sen-timent contraire. Il y reconnoît deux sexes; il ditqu’elles s’accouplent, mais que le mâle & la femellene vivent ensemble que dans ce temps là ; qu’elles necouvent point leurs oeufs ; qu’ordinairement les petitsne font éclos que vingt-un jours après qu’elles ont misbas leurs œufs; que cependant celles qui ne font leursœufs qu’au mois de Septembre n’ont des petits qu aucommencement du Printemps, ou même un peu plustard.
Toutes les araignées filent par l’anus. Elles le re-muent avec beaucoup de facilité en tous sens, à causede plusieurs anneaux qui y vont aboutir. Elles jettentplusieurs fils tour à la fois. M. Bon en a distingué jus-qu a quinze ou vingt au sortir de leur anus. Le premierqu’elles dévident est foible, Sc ne leur íert qu’à fairecerte eípece de toile dans laquelle les mouches vonts’embarrasicr. Le second est beaucoup plus fort que lepremier : elles en enveloppent leurs œufs, pour les met-tre à couvert du froid Si des insectes qui pourroientles manger. Ces derniers fils font entortillés fort lâchesautour de leurs œufs, Le dune figure semblable auxcoques de vers à foie, qu on a préparées Sc ramolliesentre les doigts pour les mettre íur une quenouille.Ces coques d’ araignées font grises d’abord, ensuiteelles deviennent noirâtres à l’air. C’est de ces coquesque M. Bon a trouvé le secret de tirer la íoie, dont onparlera au mot SOIE.
Voici la description de l’ araignée , selon M. Hom-berg. Tout le corps de Varaignée fe peut diviier en par-tie antérieure, en partie postérieure & en pattes. Lapartie antérieure contient la poitrine & la tête; la pofterieure est son ventre. Ces deux parties tiennent en-semble par un étranglement, ou par un anneau fort
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petit. La plupart des araignées ont la partie antérieure,ou la tête Sc la poitrine couverte d une croûte dure ouécailleuse, & le ventre, ou la partie postérieure est tou-jours couverte d une peau souple. Les pattes tiennentà la poitrine & font dures comme toute la partie an-térieure. Cette structure est différente de celle de F u ‘sieurs autres insectes rampans & volans : par exemple,les demoiselles Sc plusieurs autres ont le ventre Sipoitrine attachés ensemble tout d’une venue Sc ía'J Sétranglement fort étroit. Les fourmis, les guêpes Sí la
plupart des mouches ont la poitrine attachée au ventre
par un étranglement, & la tête attachée à la poitrrnepar un autre étranglement. ..
Toutes les araignées íont couvertes de poils, aul 1bien les parties dures que les souples.
Elles ont fur differens endroits de la tête plusieursyeux fort bien marqués, de différentes grosieurs,differens en nombre, & différemment placés. Ces yeuxfont tous fans paupières découverts d’une croûte dure >polie & transparente. .
Elles ont dans la partie antérieure de la tête une ebpèce de serres ou de tenailles, semblables en quelquefaçon aux serres ou aux partes d’écrevisses, qui m navec le front de cet animal tout le devant de fa tete-Ces tenailles consistent en deux branches un peu py 1 'tes, couvertes d une croûte dure. Elles font attachéesperpendiculairement à la partie inférieure du front p arune peau simple qui leur íert d articulation ou de cha». nière,.pour ouvrir & fermer ces tenailles. Ces bran-ches íont garnies de pointes fort dures aux deux boresqui íe joignent; elles servent a attraper leur proie & alatenir auprès de leur bouche, qui est derrière ces te 'naiilespour en tirer ce qui leur sert de nourriture. LÇ*branches de ces renardes ont à leurs extrémités infé-rieures chacune un ongle crochu, resièmbíanten q ue ‘'que façon aux ongles d’un chat. Ces ongles font grands»fort durs Sc articulés, de forte que 1 animal les p elItremuer de haut en bas & de bas en haut, fans qusi altbesoin de remuer les branches de ces tenailles, il y aapparence que ces ongles fervent pour fermer le h aSdes tenailles Sc pour embrasser la proie afin qu e ‘ icn’échappe pas des serres. Car moyennant ces ongles,l’ouverture des serres ou des tenailles fait un triangleclos de toutes parts, qui lans cela n’auroit que les deti*côtés. Ces ongles étant articulés, peuvent íervir atlí»peur hausser & pour bailler la proie que 1 ’arai$ neetient dans ses tenailles.
Toutes les araignées ont huit jambes articulées àemême que les jambes des écrevisses: elles ont à l’ eX "tremité de chaque jambe deux grands ongles croct ulS& articulés. Ily a à l’extrémité de chaque jambe en-tre les deux ongles, un paquet comme une éponge unpeu mouillée, semblable à celui qu’on observe ^extrémités des pattes des mouches. Ce paquet fposigieux sert apparemment aux mêmes fins que cchn demouches, pour marcher les jambes en haut contre “ ecorps polis, comme une glace de miroir, cù 1 m 3 -?des crochets des extrémités de leurs pattes n’a p aSlieu : mais ces éponges, fournissant une liqueur un P eUgluante, suffisent pour les y coller. Cette liqueur gluanttarit avec l’âge aussi bien aux araignées qu’aux m 011ches, de forte qu’elles ne peuvent plus marcher long£temps de bas en haut contre une glace de miroir,même une vieille araignée étant tombée par haiy rdans une jatte de porcelaine un peu profonde, elle n ensautoir sortir,& est obligée d’y mourir de faim. rfarrive autant à la matière qui fournit leur toile. Eeurêtre est-ce la même que celle des pattes, ou qu’esieest analogue, puisqu’avec l’âge elles tarissent à peu P rde même. ,
Outre les huit jambes dont nous venons de p ar e ’& qui fervent à marcher, les araignées en ont enedeux autres plus proches de la tête, avec lesquelles ene marchent pas, mais qui leur fervent de bras *- ^mains, pour placer & pour retourner la proie q° e $tiennent dans leurs serres, afin de la présenter de r0 . ^manières Sc en differens sens à leur bouche, fisi! „ £placée immédiatement derrière leurs tenailles-cinquième paire de jambes, ou ces bras ne fou P