Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
476
JPEG-Download
 

arc

-cre : c’est le.même;il n’y a que le dernier qui soir enusage en François, & même en latin.ARCHILOQU.IEN. adj. Archiloquius. Tenne dePeësie.On appelle vers archiloquiens 3 des vers dont Archi-loque est l’inventeur: ils ont sept pieds, dont les qua-tre premiers font ordinairement dactiles, Sc quelque-fois spondées , les trois derniers font trochées. Parexemple,

Solvitur acris hyems gratâ vice veris & Favoni.

Horace , Liv. I. Od. 4.

On appelle auffi ces vers Dacliliens 3 à cause desquatre dactyles qu’ils ont aucommencement. On mêleordinairement des vers ïambes de íìx pieds moins unesyllabe , alternativement avec les vers archiloquiens 3comme a fait Horace dans l’Ode que nous avons citée.Voye-q la nouvelle Méthode , la Préface du P. Jou-vency fur Horace, & Defpautère.

sjCT ARCHILUTH. f. m. Sorte de grand luth à deuxjeux,quiafes cordes étendues comme celles du thé or-be. Les Italiens s’en fervent pour l’accompagnement.Encyc.

■ÀRCHIMAGE. í. m. Chef de la Religion établie chez lesanciens Perses par Zoroastre chef des Mages. Archi-magus. Zoroastre qui vivoit fous Darius jfils d° Hys-taspes, établit à Baleh , ville de la Bactriane , le pre-mier temple de fa secte, & voulut y faire.fa résidenceen qualité d Arckirnage , ou de chef suprême de fa re-ligion, ayant par tout f empire des Perses, pour le spi-rituel , la même autorité qu’avoit le Roi pour le -tem-porel. Après que les Mahométans eurent ravagé laPerse dans le septième siècle, 1 ’ Archïmage íe retira dansleKerman, fur les bords de l’Océan méridional versles Indes , où fes successeurs ont fait jusqu ici leurrésidence. Les Mages font appelés par les Persans ,'G aures, c’est-à-dire, Infidèles. Voyez Gaure. Us fontfort méprisés en Perse. Quelques Gantes réfugiés auxIndes y font établis près de Surate. Voyc%_ lHistoirede l 3 ancien Testament par Prideaux.

ARCHIMANDRITAT. f. m. Bénéfice que possedeun Archimandrite. L ’Archimandritat de Meilìne estd’un revenu considérable.

ARCHIMANDRITE. Archimandrita. Mot grec , quisignifie, Supérieur d’un monastère , & ce que nous ap-pelons Abbé. Covarruvias, dans son Dictionnaire Es-pagnol , dit qu ’Archimandrite est la même chose queChef du troupeau : enforte que selon cette significa-tion generale, ilpourroit s’étendre à tous les supérieursecclésiastiques. Et en effet, on a donné quelquefois cenom à des Archevêques, même chez les Latins. On letrouve en ce sens dans la vie de S. Sévère Evêque deRavenne. Voyez Acta Sanci. Febr. T. I, p. 848c S j.Mais il ne signifie proprement chez les Grecs, où il estfort commun, que le chef d’une Abbaye. Macri a re-. ^nargué dans ion Hierolexicon 3 que cette dignité fe_ conserve encore aujourd’hui à Mestine dans une église

, de chanoines, où il y avoir auparavant des moines Grecsde l’ordre de S. Basile, & qui a été érigée en commandepar les Rois d’Efpagne. Quoique ce mot soit Grec,M. Simon, dans fes notes fur le voyage du Mont-Li-ban, p- 3 {P j cr °it qu’il vient originairement de lalangue syriaque, au moins pour ce qui est de mandrite.U prétend que Mandra 3 qui signifie dans le grec une. étable, ou lieu ou 1 on enferme des bêtes, 8c par mé-taphore un monastère, tire son origine de dour, qui si-gnifie en chaldéen & en fyriac , demeurer 3 habiter.;d’où l’on a fait médar , demeure 3 habitation ; & c’estde-là que les Grecs ont formé leur mandra, qui sigui-' fie métaphoriquement un monajlère 3 Sc mandâtes dansla même langue signifie, selon la même méthaphore ,un moine. Les Arabes fe serventauffi de ce mot, qu’ilsont pris des Syriens ; enforte que mandrite n’est autrechose chez ces nations , qu’un solitaire qui demeuredans fa petite cellule ; & celui qui étoit le chef de cesmoines, prenoit la qualité à’Archimandrite 3 c’est-à-dire , de chef & de maître des solitaires. On a dit auffien grec Apx^avíy"™, d’où l’on a formé Archimandri-tijja, comme, de Abbas on a fait Abbatissa j Abbesse.

ARC

ARCHIMARÉCHAL. f. m . Archimareschallus. Officierde i’Lnipiit, Grand Maréchal de l’Empire. VArchi-maréchal de l’Empire est l’Electeur de Saxe. En cettequalité il marche immédiatement devant l’Empereur,Sc porte Iépée de l’Empereur nue. Dans les dictes 10-lennelles de l’Empire, on met devant l’hôtcl ou ellesfe tiennent un monceau d’avoine auffi haut que le p 01 'trail ou la selle de son cheval, & tenant en main u»ebaguette d’argcnt & une mesure de même métal, "remplit celle-ci d’avoine, 8c la donne au premier orn-ei er qui íe présente ; il plante son bâton d’argent dansl’avoine,&fe retire. Voy ê^Imhoef, Net. Imp. P r0t ”Lib . II j c. 7.

ARCHIMIME, f. m. Archimimus. Ce mot vient du gre c, ■& Mime 3 qui vient de , f imite'

Archimime est la même chose que Archibouffon, Maî-tre bouffon. Les Archimimes étoient chez les Romainsdes gens qui contrefaiíoient les manières , les gestes >la parole des personnes mortes Sc vivantes. Les As'chimimes ne surent d’abord employés que fur le théâ-tre; on les admit ensuite dans les festins, & enfin dansles funérailles, où ils marchoient après le cercueil,contrefaisant celui que l’on conduisoif au bûcher. Hie-rone rapporte qu’aux obsèques de Vefpasien , [’Archsmime Favon , qui le contrefaifoit, ayant demande 3ccux qui avoientfoin de la cérémonie, combien est?coûteroit, 8c ceux-ci lui ayant répondu, cent mille ses-terces : «Donnez-moi,dit-il, cent sesterces, & jetez-nid» dans le Tibre. -- Il vouloir marquer l’avarice du Princemort. Cafauhon croit auffi que ce fur un Archimimeque celui qui fous Tibère voyant pasier un mort, > echargea d’allcr dire à Auguste, qu’on ne donnoit pointencore les legs qu’il avoir faits au peuple. Tibère l’aya» cfait venir, lui fit payer les legs d’Auguste, & l’envoy 3au supplice, en lui ordonnant d’aller dire à Augustequ’on payoit fes legs. Ces Archimimes prencient desmasques dans les funérailles; & Licet dans fou ouvragedes Lampes des Anciens 3 Liv. VI 3 ch.j & S , expli-quant une lampe, où il y a un masque la bouche béante»prétend que c’est un .masque d’ Archimime. Baudouinen a fait auffi graver plusieurs dans son livre, De C d'ceo j ch. 6. M. de Tillemont a évité de dire Archimime >il dit Comédien. Dans les funérailles de Vefpafien,l cComédien qui le repréfentoít, 8cc. Hist. des Etnp•T. II 3 p. 42.

ARCHIMINISTRE. f. m. Premier ministre d’un Prince,ou d’un Etat. Primus Adminijler. Charles le Chauve-ayant déjà déclaré Boíon son Vice-Roi en Italie ,fous le titre de Duc 3 il le fit encore son preuisttMinistre, fous celui d ’ Archiministre 3 composé du gt? c«fxG 8c du latin minïfler. Chorier , p. 6S7.terme au reste n’est point en usage, il faut dire , p re ~mier Ministre. Les Cardinaux de Richelieu & M ara-ri u ont été premiers Ministres, & non Archiminift reS 'Si l’on difoit aujourd’hui Archiminijlre 3 ce feroit enmauvaise part.

ARCHIMONASTÈRE.f. m. Monastère chef d’Ordte ou

de Congrégation. Archimonafterium. François deGoP'zague a appelé le monastère de Long-Champs Arc m"monastère 3 comme ayant été chef de plusieurs autres*P. Helyot, T. VII 3 p. 202. On donne auffi ce nomà quelques monastères célèbres pour les distinguer- L eSmonastères de Cluny, de Sa vigny, & quelques autres,font appelés ArcKimonafières dans quelques chartes*

ARCHINOBLES. adj. Très-noble. < c Sache , mon ami,» que les comédiennes font nobles, archinobles > P^ 1» les alliances qu’elles contractent avec les grands fe 1gneurs. Le Sage. Il est du style familier.

ARCHINOTAIRE. si m . C’est-à-dire , Chef des No-taires, ou Secrétaires du Roi. Archinotarius.Ce nom,auffi-bien que celui à’Ârckichapelain 3 s’est donne antrefois aux Chanceliers de France.

ARCHIPARAPHONISTE. si f. Grand Chantre

église. A’px^apaçffiviriíí-, qua(ì%rimus Acclamator.dit, Pr&cehtor. fsêT Grand Chantre. C’est le m oE:usage aujourd’hui.

ARCHIPEL, ou ARCHIPÉLAGE. (.m.Archipel^!JEgdium mare. Terme de Géographie. Etendue d e __entrecoupée par un très-grand nombre d’íles. Les

I

V