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Tome premier. [A - BOU.]
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ciens n’ont guères connu que P Archipel des Grecs,ou font les îles de la mer Egée, entre l’Áíie, la Macé-doine & la Grèce , c ; ue les Turcs appellent merblan-che , pour l’oppofer au Pont-Euxin , qu’ils appellentmer noire , &: que les matelots François nomment laForet des Larrons , parce que ces iles íont la retraitedes Pirates.

Depuis, les Géographes ont appelé 1 ’Archipélage deY Lazare , le grand nombre d iles qui font aux In-des , vers les côtes de Malabar Sc de Malaca. Ensuiteon a découvert l ’Archipélage d u Mexique ; 1 ’Archi-Pelcige des Maldives , ou il y a plus de douze censnés, divisées en treize provinces ou gouvernemens,Ru on appelle fur les lieux, Atollons : l ’Archipélagedes Philippines , où on dit qu’il y a onze mille îles ,dont les principales obéissent au Roi d’Efpagne. Il y aencore P Archipélage des Moluques , des Célèbes,des Amboines, des Papons, del Moro, des Larrons ,Vnest le même que celui de S. Lazare, de Chilve,P de L nouvelle Yorck. Ces deux derniers, auisi-ien que celui du Mexique, font de l’Amérique, lesau trcs de l’Asie. Maty. Quelques Dictionnaires écri-v ent Archipélague , au lieu & Archipélage , ni l’un111 1 autre n’est de l’ufage ordinaire ; on dit Archipel.

Le mot & archipélage vient par corruption àcAEgeo-pelagus • c’est-à-dire, la mer Egée, qu'on a dit auísiPar corruption de V? »--->«>»-, ou mer Sainte , qui est lenom que les Grecs ont donné originairement à cetteme Ç à cause des îles Cyclades, pour lesquelles ilsavoient une grande vénération.

Mais fans tant rafiner fur l’Etymologie de ce nom ,qtu a été inconnu aux anciens, ne feroit-il pas plusnaturel q e dire, que des Grecs dont les navigationsl f bornoient aux iles de la mer Egée, lui auroientdonné le nom d’ Archipel , ou d ’Archimer, parce queJ- c toit laplus importante de toutes à leur égard ? Ajouteza cela que presque toutes les iles dont cette mer est par-semée, ont été regardées de tout temps comme des dé-pendances de la Grèce.

■dnCHlPÈRE. f. m. Archipater. Ce titre s’est quelque-fois donné à un Archevêque ; mais il n'est point enen François.

AÎ ^CHIPÉRAC1TE, ou ARCH1PHERAC1TE. f. m.■drchiperacíta, Archipheracïta, Scriptura Explanator.L est Q nom d’un Officier dans les Académies des Juifs.

L Archiphéracitz n'étoit pas le même que le chef dea synagogue appelé Archisynagogus , comme l’a écritr °tius, & comme le disenc quelques DictionnairesR l n font copié : il étoit le premier ou le chef de ceuxMn av°ient la charge de lire & d’expliquer, de pro-, e , Y dans les écoles. C’est de-là que vient le nomAn'hìphéracite j composé du mot grec « f% -t , qujnarque l e chef, & du mot hébreu ou chaldéen, pqS ,k l “Jak 3 qui entre autres significations a celle de di-V y e L 3 partager ; d’où fe sonne p 7 2, phereh , qui si-une division > partage , chapitre dun livre. Il a, e Le de résoudre , dans le sens que nous disons résou-s Lln e difficulté. De ces significations, le nom P-,2,

3 a pris celle de résolution, dans lésons que nous"ons résolution dune difficulté, résolution dstrn cas deO'iícience, celle de Doctrine, faction d’enscigner,dè foofoifer, ou comme l'on dit en quelques corps,éc st le ^ ans une école publique. Ainsi le Pirke aboth 3y f s Pirke de R. Eliézer, ne sont point les lecturesEli-- 25 explications que les anciens Docteurs ou R.uiaiM* ’ ° nt fobes de l’écïiture dans les synagogues,fos e- f Ul Doctrine, leurs résolutions, leurs décisions,De '"^Tuemens qu’ils ont donnés à leurs disciples.bVff lTlot P‘L en ce sons, s’est fait par les Juifs Hel-r ac - es > Sc dans une forme grecque , celui de Phe-U^Phéradte; c’est-à-dire, celui qui enseigne dansq u ec °fo publique ; un Professeur, Sc comme quel-f ac - S c °namunatés disent, un Lecteur. Ainsi 1 ’archiphé-ac étoit le chef des Professeurs dans les écoles oup ar ern fos des Juifs. Je ne trouve point qu’on fait ditp e jjaux synagogues. A la vérité, les Juifs ap-fr Cnt P' 15 ' pherek , ce que nous appelons verset deturc tUle ’ mais Rappellent pas pour cela la lec-3 ou l’exphcation de l’Ecriture, pherek j ils se

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fervent du mot rwip, K criât h 3 pour exprimer la lec-ture de 1 Ecriture, Sc dewriPS , per use h , ou w'Tise-rasch , pour en signifier f explication.

ARCHIPOËTE. Archipoeta , est un nom qu’on a donnéen quelques endroits à quelques Poètes ; mais le plussouvent pat dérision, comme on fit du temps de LéonX, au Poète Barabaili de Gayette, à qui on donnales honneurs du triomphe qu’on avoir accordés autre-fois à Pétrarque ; Sc on le promena par la ville ,couronné de lauriers, & monté fur un éléphant. Maisce fut pour fe moquer de lui ; car c’étoit un mauvaisfaiseur de vers, de devises & d’infcrip rions, qui avoirobrenu un privilège exclusif, qui portoit défenses àtoutes autres personne d’en faire. Il en est parlé dansFamianus Strada, & dans les Anecdotes de Florencede Varillas. Ona vu en France des gens aussi ridiculesobtenir de semblables privilèges.

ARCHIPOMPii. f. f. Terme de Marine. Anthlia pri-maria. C est le puits du navire, ou une pompe placéeauprès du grand mat au lieu le plus creux du vaisseau,ou s écoulent les eaux pour les vider. Elle est garnie debringuebaìles, ou bascules, verges, heufes, jouets, &c.

ARCHIPRETRE. f. m. Curé, ou Prêtre, qui dans cer-tains diocèses , est préposé au-dessus des autres, prin-cipalement pour f office sacerdotal. Archípresbyter. An-ciennement f Archiprêtre étoit la première personneaprès fEvêque. Il étoit ion Vicaire pendant Ion ab-sence peur les fonctions intérieures. Il avoir le pre-mier rang dans le sanctuaire, Sc l’infpection fur toutle clergé. Dès le VI e siècle on voir plusieurs Archiprê-tres dans un diocèse ; on les appeloit auifi Doyens. Ondistinguo!t ( au IX e siècle) deux sortes de paroisses jles moindres titres, gouvernés par de simples Prêtres ;& lesplcbes, ou églises baptismales gouvernées parlesA rckiprêtres , qui outre le soin de leurs paroisses,avoientencore l’infpection íur les moindres cures ,& rendoientcompte à fEvêque, qui gouvernoit par lui-même ré-gisse matrice, ou cathédrale. Le concile de Paris ( en8 jo ) ordonne auxArch/prêtres de visiter tous les chefsde famille, afin que ceux qui sont des péchés publics,fassent pénitence publique ; pour les péchés secrets ilsse confesseront à ceux qui seront choisis par fEvêque,ou l’ Archiprêtre. Fleury. Chez les Grecs P Archiprê-tre préside au chœur qui est à gauche ; quand l’Evê-que officie il donne la communion au Patriarche, &la reçoit de lui. Il a la première pl^ce par-tout dansl’Eglise, après FEvêque-, il a la même autorité que leChorévêque, & dans les îles qui font fous la dominationdes Vénitiens , il fait des lecteurs, Sc juge en matière-ecclésiastique; il a autorité furies Prêtres en l’abscncede FEvêque. Voye\_ dans l’Eucologe la manière d’éta-blir un Archiprêtre chez les Grecs. Foyei aussi les no-tes du P. Goar fur l’Eucologe. Présentement le titreà’Archiprêtre n’est plus guère qu’un titre fans fonction ,affecté à certains Curés. Fleury. Il y a à Paris deuxArchïprêtres , celui de la Magdelaine, Sc celui de S.Severin, ainsi nommés, à cause qu’ils font les plus an-ciens de la ville.

ARCHIPRETRÉ, f. m. Ârchipresbiteratus. Il y en aqui disent Archipréveré , ou plutôt Archiprévré. Etc’est, fi l’on en croit M, Châtelain, l’ufage en Berri:c’est-à-dire, que c’est le t qui s’y éclipse, & non pasle h comme ailleurs. On le dit aussi en Nivernois, dumoins Coquille, dans son Hifloire du Nivernois , dittoujours Archipréveré ; mais il est infurportable. D’au-tres disent Archipresbitérat ; mais il est moins usité queArchiprêtre. C’est la dignité, la charge, le bénéfice del’Arcsiiprêtre. Il a conféré P Archiprêtre de Gagnac,vacant par mort. Patr.

ARCHIPRIEUR. f. m. Archiprior. Ce titre s’est donnéautrefois au Grand-Maître de f ordre des Templiers.

ARCHIPRIEURÉ. f. m. Ce mot fe confond avec Archì-diaconé. C’est une partie d’un diocèse fur laquelle uaArchidiacre, ou Archiprêtre a visite , ou inspection;comme dans le diocèse de Xaintes, on appelle Archi-prieurés , ce qu’on appelle dans les autres Archidia-conés. Il y en a plusieurs autres exemples dans le Rouillédes bénéfices.

Quelques-uns ont appelé Archìprìeurcs 3 les prieu-

c.